Pont-à-Mousson

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Pont-à-Mousson
La Moselle et l'abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. En arrière plan, l'église Saint-Martin
La Moselle et l'abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson.
En arrière plan, l'église Saint-Martin
Blason de Pont-à-Mousson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Pont-à-Mousson
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Henry Lemoine
2014-2020
Code postal 54700
Code commune 54431
Démographie
Gentilé Mussipontain(ne)s
Population
municipale
14 929 hab. (2011)
Densité 691 hab./km2
Population
aire urbaine
26 948 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 19″ N 6° 03′ 17″ E / 48.9052777778, 6.0547222222248° 54′ 19″ Nord 6° 03′ 17″ Est / 48.9052777778, 6.05472222222  
Altitude Min. 172 m – Max. 382 m
Superficie 21,60 km2
Localisation

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Pont-à-Mousson

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Pont-à-Mousson
Liens
Site web www.ville-pont-a-mousson.fr

Pont-à-Mousson [pɔ̃tamusɔ̃][1] est une ville et une commune du nord-est de la France, en Meurthe-et-Moselle, dans la région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Mussipontains.

Tour à tour place forte, ville avancée ou pays frontière, Pont-à-Mousson a souvent eu à souffrir des rigueurs de la guerre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Pont-à-Mousson est située au cœur de la Lorraine et du département de Meurthe-et-Moselle, à mi-chemin entre Nancy et Metz, au pied de la colline de Mousson (382 mètres), ancienne place forte des comtes puis ducs de Bar. La ville est située de part-et-d'autre de la Moselle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Pont-à-Mousson est limitrophe de dix communes, toutes situées en Meurthe-et-Moselle et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Norroy-lès-Pont-à-Mousson Vandières / Champey-sur-Moselle Lesménils Rose des vents
Maidières / Montauville N Mousson
O    Pont-à-Mousson    E
S
Jezainville Blénod-lès-Pont-à-Mousson Atton

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par de nombreuses voies de communications, à la fois routières, autoroutière (autoroute A313), aérienne, ferroviaire et fluviale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • villa Pontus sub castro Montionis (896), Pont à Monçons (1261), Le Pont (1261), La Nueveville-au-Pont (1265), Pont à Monssons (1277), Pont Camoson (1510), Pont à Mousson (1793).
  • En allemand: Mussenbrück, Moselbrück et Brücke bei Mousson.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, la principale voie commerciale franchissant la Moselle était située plus au sud, au niveau de Dieulouard (à l’époque Scarpone). Ce pont précurseur disparut sans laisser de traces.

Les comtes de Bar, qui aux XIIe et XIIIe siècles, ne possédaient que peu de territoires autour de Mousson, se mirent rapidement, au cours du XIIIe siècle, en possession du pont sur la Moselle[2].

Ce lieu de passage sur la rivière, l’un des rares entre l’évêché de Toul, Nancy (capitale des ducs de Lorraine) et l’évêché de Metz, vit se développer un début d'agglomération relativement modeste.

Ce n'est qu'à partir du règne du comte Thiébaut II de Bar que la ville allait véritablement prendre son essor. En effet, ce-dernier fonda, le 20 avril 1261, la ville-neuve de Pont-à-Mousson [2], affranchissant la ville à la Loi de Beaumont[3]. Pont-à-Mousson allait, dès lors, prendre une place majeure dans les possessions des comtes, puis ducs de Bar. Effectivement, la ville, qui s'entoure de remparts, devient l'une des principales places commerciales du Barrois[4].

La ville qui comprenait quatre paroisses : Sainte-Croix, Saint-Laurent et Saint-Jean sur la rive gauche, (diocèse de Toul) et Saint-Martin sur la rive droite (diocèse de Metz), avait à sa tête un maire, sept échevins et quarante jurés.

En mars 1354, l’empereur Charles IV érigea la seigneurie de Pont-à-Mousson en marquisat au profit de Robert Ier de Bar[5]. Charles IV éleva encore, en 1372, la ville au rang de cité. Élévation honorifique, qui modifia le titre des officiers municipaux et changea le nom des portes de la ville[4].

Pont-à-Mousson est ensuite donné en apanage à divers princes de la maison de Bar, suivie par la maison d’Anjou (qui hérite du Barrois en 1430), puis par la maison de Lorraine (qui hérite du Barrois en 1480). À cette date, Pont-à-Mousson est rattaché au duché de Lorraine, et le titre de marquis de Pont est parfois concédé au prince héréditaire de Lorraine, fils aîné du duc et héritier du duché.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Façade renaissance de l'ancienne Université de Pont-à-Mousson

En 1572, le duc de Lorraine Charles III et son cousin, le cardinal Charles de Lorraine y fondent une université. Université confiée aux jésuites par le pape Grégoire XIII dans la bulle in supereminenti[6]. Aux portes de l’Allemagne protestante, encore terre d’Empire en passe de basculer dans le giron français, le pays mussipontain et le Duché de Lorraine en général prenaient ainsi position dans les guerres de religion et la Contre-Réforme. C'est une création tridentine qui s'inscrit dans le projet du Saint-Siège de créer une « dorsale catholique » dans les pays d'« entre-deux » (axe lotharingien)[7].

Au XVIIe siècle, l’université de Pont-à-Mousson se développa rapidement pour compter jusqu’à 2 100 étudiants[8]. Cette université comptait quatre facultés : théologie, arts, droit et médecine. Des étudiants venus de toute l’Europe occidentale et centrale viennent y parfaire leurs études[8]. Une rivalité oppose alors la rive droite (quartier Saint-Martin sous la houlette des jésuites) à la rive gauche (quartier Saint-Laurent réputé plus « chahuteur »). Ces divergences atteignent leur paroxysme lors de la violente querelle des imprimeurs, visant à savoir s’il fallait dire « Ponti Mussoni » ou « Mussiponti ». C’est cette dernière qui triompha, et les habitants du Pont sont désormais appelés les Mussipontains.

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

La Lorraine et le Barrois devenus français, en 1768, l’université fut transférée par Louis XV à Nancy au grand dam des mussipontains. La ville ne conserva qu’un collège et une école militaire de renom.

Pont-à-Mousson continue cependant de rayonner dans les arts à travers une imagerie réputée qui rivalise longtemps avec celle d’Épinal. Une fabrique de papier mâché contribua également au développement culturel de la cité[9].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Occupée en 1814 et 1815, elle fut en 1870 le théâtre de sévères combats de rue.[précision nécessaire]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pont-à-Mousson et sa région furent le lieu de redoutables et tragiques combats durant la Première Guerre mondiale. Lors des bombardements de la ville par les Allemands, la population intra muros descend à moins de cinquante habitants, la plupart des citadins préférant se mettre hors de portée des batteries impériales. Les artilleurs allemands, postés depuis les hauteurs de Bouxières-sous-Froidmont, donnent du canon grâce aux indications d'un ballon observateur surplombant la vallée. Par la suite, le front se déplace plus à l'ouest. Le Bois-le-Prêtre, la Croix des Carmes, le Xon, le Grand-Couronné évoquent les terribles batailles entre soldats français et allemands. Le cimetière du Pétan nous rappelle le prix payé par les belligérants durant cette guerre.

La ville a reçu de la main du président Raymond Poincaré, en 1921, la Croix de guerre 1914-1918 avec palme et peu après, du député Désiré Ferry, la croix de la Légion d'honneur. L'association « Les loups du Bois-le-Prêtre » maintient le souvenir des combats de la région de Pont-à-Mousson, et au Bois-le-Prêtre en particulier. Le nouveau monument de la Croix des Carmes conserve dans le béton les fragments en bois de l'ancienne croix.

Le kiosque qui trônait au centre de la place Duroc avant-guerre est remplacé par la fontaine actuelle, qui participe au cachet de ce lieu central de la ville.

Pont-à-Mousson fut à nouveau gravement endommagée en 1944, avant d’être libérée par la troisième armée américaine du général Patton aidée par une résistance locale active. Le second conflit mondial voit la ville essuyer de nouvelles mises à mal de son patrimoine, telles la destruction de la chapelle Jeanne d'Arc à Mousson soufflée par les bombardements américains, mais aussi l'incendie de la bibliothèque des Prémontrés, qui comportait encore de nombreux ouvrages reliés. Le pont est démoli par les Allemands en 1940, remplacé par une passerelle puis redémoli en 1944.

La ville est titulaire de la Croix de guerre de 1939-1945 avec étoile d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Pont-à-Mousson est chef-lieu du canton du même nom, formé également par les communes de Atton, Autreville-sur-Moselle, Belleville, Bezaumont, Bouxières-sous-Froidmont, Champey-sur-Moselle, Landremont, Lesménils, Loisy, Millery, Morville-sur-Seille, Mousson, Port-sur-Seille, Sainte-Geneviève, Ville-au-Val et Vittonville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1774 1790 Trouard de Riolles Monarchiste  
    Gaston Laurent    
  mars 1989 Bernard Guy CNI Conseiller général du canton de Pont-à-Mousson (1985-1992)
mars 1989 juin 1995 Yvon Tondon (1922-2013) PS Ouvrier
Conseiller général du canton de Pont-à-Mousson (1976-1982)
Député (1978-1981)
juin 1995 juin 2009 Henry Lemoine UMP Conseiller général du canton de Pont-à-Mousson (1998-2004)
Réélection invalidée[10]
juin 2009 juin 2010 Jacques Choquenet UMP  
juin 2010 en cours
(au 16 avril 2014)
Henry Lemoine[11] UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 428 6 738 7 000 7 005 7 039 7 261 7 131 7 140 7 079
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
7 709 8 115 8 211 10 970 11 293 11 585 11 595 12 701 12 847
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
13 543 14 009 8 891 11 726 12 646 11 343 10 239 11 416 12 802
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
13 406 14 830 14 942 14 645 14 592 13 879 14 929 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville a accueilli les championnats de France de karaté minimes les 19 et 20 avril 2014.

Économie[modifier | modifier le code]

Les usines Saint-Gobain

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

L’usine de Pont-à-Mousson, fondée en 1856, a été rapidement dotée de deux hauts fourneaux (1857 et 1858) marchant tantôt au bois, tantôt au coke. Deux autres hauts fourneaux complètent ce premier ensemble fin 1861 et sans doute en 1867 avec des productions faibles de l’ordre de cinq à six tonnes par jour et par haut fourneau.

En 1869, la production est de 24 000 tonnes de fonte brute et de 7 000 tonnes de moulées.[réf. nécessaire] En 1894, cinq hauts fourneaux sont à feu, et ce jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale. L’usine est alors gravement endommagée puis redémarre progressivement, l’un des hauts fourneaux étant remis à feu en présence de Raymond Poincaré. Entre octobre 1924 et février 1925, les monte-charges des hauts fourneaux sont remplacés par des transporteurs aériens.

L’usine compte cinq hauts fourneaux avant et après la Seconde Guerre mondiale, et ce jusqu’en 1964, où elle n’a plus alors que quatre hauts fourneaux. Actuellement[Quand ?], trois hauts fourneaux assurent la production.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Plaque d'égout Pont-à-Mousson
  • Métallurgie
  • Constructions mécaniques
  • Brasserie
  • Production de béton (Vicat)

L’entreprise Saint-Gobain PAM (ex-Pont-à-Mousson SA), maintenant dans l’activité Saint-Gobain Canalisations, filiale de Saint-Gobain, fabrique des canalisations en fonte qui équipent de nombreux réseaux d’eau, notamment d’égouts en France. Elle est célèbre pour ses plaques d’égout qui ne représentent pourtant qu’une petite partie de sa production.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Panorama de la Place Duroc - De gauche à droite :
clocher de l'église Saint-Laurent - Hôtel de Ville - un clocher de l'église Saint-Martin (au loin) - Cinéma Concorde (au milieu) - Maison des sept péchés capitaux (à droite)
Édifices civils
  • La pierre au Jô, menhir gallo-romain dédié à Jupiter.
  • Substructions gallo-romaines à Montrichard et à la Vitrée ; la ville était située sur la grande voie menant d'Aix à Cologne par Lyon et Trèves.
  • Château urbain ou maison-forte des ducs de Bar à Pont-à-Mousson. Construite en 1359 par le duc Robert Ier de Bar, reconstruite en 1395, puis entièrement réaménagée en 1481 et encore en 1496 par René II de Lorraine. Il fut détruit sur ordre de Richelieu. parachevée par le maréchal François de Créquy en 1670. Il occupait l'emplacement des casernes actuelles. Y est née en 1429 Marguerite d'Anjou, épouse d'Henri VI d'Angleterre.
  • Château de Booz construit en 1775 pour Jean-François Trouard de Riolle, sauvagement rasé en 1970 pour élargir la route de Pagny-sur-Moselle.
  • La place Duroc XVIe au XVIIIe siècle, unique place historique triangulaire d'Europe est un vaste triangle ceinturé de maisons à arcades. Elle est notamment bordée de monuments classés.
  • La Fontaine Rouge doit son nom à l’eau ferrugineuse qui coule depuis des siècles au même débit soit 250 litres à l'heure et à 11 °C de température. Richelieu, venu araser la place forte de Mousson, ne manqua pas de profiter des vertus curatives de cette source.
  • La Cour d’Honneur de l’ancienne université (début XVIIe siècle), porte du parloir, aujourd’hui lycée.
  • Maisons XVIe siècle, rue Saint-Laurent.
  • Empreinte de la tour de Prague XVe siècle, rue des Fossés.
  • Manège de l'ancienne caserne Duroc XIXe siècle.
  • Façades de l'ancien observatoire.
  • Devanture du magasin Michel, 16, rue Clemenceau.
  • Maison de la Monnaie, 2, rue de la Poterne ; rue Magot-de-Rogeville construit dans le 4e quart du XVIe siècle.
Édifices religieux
  • l’abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson ou ancien petit séminaire XVIIIe siècle
  • l’église Saint-Martin de Pont-à-Mousson, XIVe et XVe siècles
  • l’église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson, XVe, XVIIIe , XIXe siècle. Elle possède un retable du XVIe siècle, un Christ montant au calvaire attribué autrefois à Ligier Richier, ainsi qu'un chandelier pascal en bois doré.
  • l’église Saint-Jean de Pont-à-Mousson, XIIIe siècle, devenue maison privée il en subsiste le porche.
  • La chapelle de l’institut, établissement créé en 1851, fondé par Joseph Magot à l'emplacement d'un couvent des minimes supprimé à la Révolution, devenue salle d'exposition.
  • l'ancien collège des jésuites (lycée) : façade sur la cour intérieure XVIIe siècle
  • L'ancienne chapelle au quartier Boozville aujourd'hui désaffectée.
  • la synagogue, datant de 1830, se trouvait rue Charles-Lepois (localisation : 48° 54' 1.68" N, 6° 3' 23.23" E). Elle n'est pas visible de la rue car elle se trouve au centre du pâté de maisons, derrière la maison du rabbin, transformée en logement. Selon Max Polonovski, elle devait être détruite à la fin du XXe siècle[14], toutefois, en 2010, le bâtiment est toujours debout car on peut apercevoir le faîte du toit avec ses deux épis de faîtage qui dépassent au-dessus des maisons. La rue de la Poterne est l'ancienne rue des juifs. Pont-à-Mousson a aussi un cimetière juif, rue Robert-Blum.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée au fil du papier retrace toute l’histoire de la ville et présente notamment une large collection de meubles et objets d’art en papier mâché, caractérisés par leurs décorations fortement inspirées par la mode des « chinoiseries » (courant parallèle à l’Art nouveau de l’école de Nancy).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cette liste n'est pas exhaustive.

Personnalités nées à Pont-à-Mousson
Autres personnalités liées à la commune

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pont-à-Mousson 54.svg

La ville porte : de gueules au pont de trois arches d’argent flanqué de deux tours crénelées couvertes du même, le tout posé sur des ondes de sinople mouvant de la pointe et surmonté d’un écusson d’azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d’or, chargé de deux bars adossés du même brochant sur le tout et d’une bordure aussi d’or.

Le pont fait référence à celui sur la Moselle — qui a donné son nom à la ville et qui est à l’origine de son développement — et l’écu est celui des comtes de Bar qui furent aussi seigneurs de Mousson, puis marquis de Pont-à-Mousson.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

La ville est citée dans la chanson Sans ma barbe de François Corbier[16].

Jean-Pierre François, joueur de l'AS Saint-Étienne puis chanteur dans les années 1980 a également interprété une chanson nommée Pont-à-Mousson en référence à sa ville de naissance.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lallemand, Pont-à-Mousson : au cœur des rues, la mémoire d'une ville, Pierron, Sarreguemines, 1994
  • Jean-Pierre Bardot, Les actes fondateurs : Pont-à-Mousson au Moyen Âge, origines et développement d'une ville neuve, musée Au fil du papier, 2011
  • Jean-Luc Fray, Villes et bourgs de Lorraine : réseaux urbains et centralité au Moyen Âge, Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2006
  • Alain Girardot, Les origines de la ville de Pont-à-Mousson (1261-1300), in : Annales de l'Est, 1972, p. 107-126
  • Manuel Bazaille, « Souvenirs de l’occupation à Pont-à-Mousson », in La Revue lorraine populaire, no 169, décembre 2002
  • Manuel Bazaille, « Une enfance sous l’occupation à Pont-à-Mousson », in La Revue lorraine populaire, no 179, août 2004
  • Manuel Bazaille, « Le canton de Pont-à-Mousson à l’amende », in La Revue lorraine populaire, no 203, août 2008
  • Julien Florange, Pierre Loevenbruck, Notre cher pont-à-Mousson, M. Mutelet, Metz, 1956

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 104.
  2. a et b Jean-Pierre Bardot, Les actes fondateurs : Pont-à-Mousson au Moyen Âge, origines et développement d'une ville neuve, musée Au fil du papier, 2011, p. 15
  3. Pierre Lallemand, Pont-à-Mousson : au cœur des rues, la mémoire d'une ville, Pierron, Sarreguemines, 1994, p. 11
  4. a et b Jean-Pierre Bardot, Les actes fondateurs : Pont-à-Mousson au Moyen Âge, origines et développement d'une ville neuve, musée Au fil du papier, 2011, p. 28
  5. Jean-Pierre Bardot, Les actes fondateurs : Pont-à-Mousson au Moyen Âge, origines et développement d'une ville neuve, musée Au fil du papier, 2011, p. 40
  6. Pierre Lallemand, Pont-à-Mousson : au cœur des rues, la mémoire d'une ville, Pierron, Sarreguemines, 1994, p. 13
  7. Pierre Fourier, Sa Correspondance 1598-1640 recueillie par Sœur Hélène Derréal. Presses Universitaires de Nancy 1989, tome 1, préface, page XII
  8. a et b L'affrontement des religions, in Histoire de la Lorraine; Les temps modernes, t.1, PUN, Nancy, 1991 (p. 113-114)
  9. Cf. Musée au fil du papier
  10. Décision du Conseil d’État du 29 mai 2009, voir Le Monde du 5 juin, p. 13
  11. « Pour six années de plus », sur l'Est Républicain,‎ 29 mars 2014 (consulté le 29 mars 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. judaisme.sdv.fr
  15. « L'ARCHITECTE LORRAIN FRANÇOIS MANGIN, HÉROS INVOLONTAIRE D'UNE « AFFAIRE » IMMORTALISÉE PAR GOETHE DANS SON « SIÈGE DE MAYENCE » — 1793 »
  16. Bide & Musique - François Corbier - Sans ma barbe