François de Créquy

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François de Créquy
Marquis de Marines
Image illustrative de l'article François de Créquy

Surnom Maréchal de Créquy
Naissance 1629
Décès 3 février 1687 (à 59 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Maréchal de France
Conflits Guerre de Trente Ans
Guerre de Hollande
Famille Famille de Créquy

Emblème

François de Blanchefort de Créquy de Bonne[1], marquis de Marines, dit le « Maréchal de Créquy », Maréchal de France, possédant le château de Marines, (né en 1629 - mort le 3 février 1687 à Paris), est un homme de guerre du règne de Louis XIV, qui s'illustre dans les nombreuses campagnes qui jalonnent le XVIIe siècle à partir de la guerre de Trente Ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Né dans la famille de Créquy, une famille de la noblesse remontant au Xe siècle pour la branche Créquy et au XIIIe siècle pour la branche Blanchefort, héritière d'une grande tradition militaire, François de Créquy est le plus jeune fils de Charles (mort en 1630), de son vivant sire de Créquy et de Canaples, et d'Anne Grimoard du Roure, et petit-fils de Charles Ier de Créquy (1573-1638), le gendre de Lesdiguières[2]. Son frère aîné, Charles III de Créquy (1624-1687), duc de Poix, était ami de Louis XIV et ambassadeur. Son autre frère, Alphonse, comte de Canaples, devint duc de Lesdiguières et Pair de France.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

François de Créquy se fait remarquer, très jeune, lors de la guerre de Trente Ans, où il se distingue si particulièrement, qu'à l'âge d'à peine vingt-six ans, il est nommé maréchal de camp, et qu'il devient lieutenant-général avant d'avoir atteint trente ans.

Il est considéré comme l'un des plus brillants jeunes officiers, et il gagna les faveurs du roi Louis XIV par sa fidélité envers la Cour lors de la seconde Fronde (1652-1653).

Il poursuit sa carrière dans les guerres de Flandres et de Catalogne, et se fait à nouveau remarquer par ses victoires contre le comte de Marsin (1667) et contre le prince de Ligne. Il est nommé maréchal de France en 1668. En 1670, il s'empare de la Lorraine. Mais il ne veut pas servir sous les ordres de Turenne, qui venait d'être nommé par Louis XIV capitaine général, et il est disgracié. En 1675, après la mort de Turenne et le retrait de Condé, il revient en service (Guerre de Hollande). En août 1675, il est battu par Charles de Lorraine à Consarbrück et à Philippsbourg. En septembre 1675, il se laisse enfermer dans Trèves où il est fait prisonnier. En octobre 1676, il prend la ville de Bouillon, et l'année suivante, il prend sa revanche contre le duc de Lorraine à la bataille de Kokersberg (octobre 1677) et s'empare de Fribourg (novembre 1677).

En juillet 1678 il bat l'électeur de Brandebourg Frédéric Guillaume Ier le Grand, ce qui met fin à la troisième guerre de Hollande (1672-1678)[3].

Il dirige le siège de Luxembourg secondé par l'excellent Vauban et prend la ville le 4 juin 1684, permettant à Louis XIV de l'annexer temporairement et de s'y rendre avec sa nouvelle épouse, la marquise de Maintenon. Décédé en son hôtel de la rue Saint-Nicaise à Paris le 3 février 1687, il fut inhumé dans l'église des Jacobins-Saint-Honoré, une chapelle édifiée par sa veuve, où fut placé son tombeau dessiné par Lebrun et réalisé par Antoine Coysevox, J. Joly, N. Coustou.

Dans l'Église Saint-Roch à Paris, on peut voir le buste en marbre de François de Créquy par Antoine Coysevox (vers 1690), vestige de son tombeau[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Également écrit Créqui
  2. « Les Créquy-Blanchefort », sur René Lesage
  3. « Portrait du Maréchal de Créquy », sur René Lesage
  4. « Monument funéraire de François de Créquy », sur Patrimoine de France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]