Beaumont-de-Lomagne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaumont.
Beaumont-de-Lomagne
Beaumont-de-Lomagne, et son imposante église
Beaumont-de-Lomagne, et son imposante église
Blason de Beaumont-de-Lomagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Beaumont-de-Lomagne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne tarn-et-garonnaise
Maire
Mandat
Jean-Luc Deprince
2014-2020
Code postal 82500
Code commune 82013
Démographie
Gentilé Beaumontois, Beaumontoises
Population
municipale
3 884 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 02″ N 0° 59′ 21″ E / 43.8838888889, 0.98916666666743° 53′ 02″ Nord 0° 59′ 21″ Est / 43.8838888889, 0.989166666667  
Altitude Min. 96 m – Max. 252 m
Superficie 46,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte administrative de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Beaumont-de-Lomagne

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte topographique de Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Beaumont-de-Lomagne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaumont-de-Lomagne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaumont-de-Lomagne
Liens
Site web Site officiel

Beaumont-de-Lomagne est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Beaumontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans la Lomagne, elle est arrosée par la Gimone. Elle se trouve au carrefour de la RD 928 de Montauban à Auch (ancienne route nationale 128 déclassée) et de la RD 3.

Les communes limitrophes sont Sérignac, Esparsac, Gimat, Auterive, Escazeaux, Comberouger et Vigueron.

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaumont-de-Lomagne, bastide fondée en 1282 à la suite de l’acte de paréage entre l’abbaye de Grandselve et le roi Philippe le Hardi représenté par son sénéchal de Toulouse, Eustache de Beaumarchès, se voit octroyer en 1278 une charte de coutumes très libérale pour l’époque qui définit les droits et les devoirs de ses habitants.

En 1280 commence à s’élever la vaste église à chevet plat trahissant l’influence de Cîtaux. Le clocher, réalisé au XVe siècle, ressemble à celui de Saint-Sernin, à Toulouse.

La halle de Beaumont-de-Lomagne, au centre de la place, est destinée à abriter le marché du samedi. La construction de l’église se termine vers 1430 et l’évêque de Montauban, chassé de cette ville par les Anglais, en fait sa cathédrale jusqu’en 1432.

Le XIVe siècle est marqué par le début de la Guerre de Cent Ans. Prise par les Anglais en 1345, Beaumont est délivrée en 1350 mais continue à subir les pillages des routiers et la guerre civile due à l’opposition de deux chefs militaires : le comte de Foix et Jean d'Armagnac. Le siècle se termine par une épidémie de peste qui fait 500 morts.

Beaumont, cité catholique était entourée par trois villes protestantes : Montauban, Mas-Grenier et Mauvezin. En 1577, Henri III vendit Beaumont à Henri III de Navarre (futur Henri IV), chef des protestants dont une troupe venait de massacrer une centaine de beaumontois.

En décembre 1580, six cents mercenaires de Montauban, démobilisés, prirent Beaumont et y restèrent deux mois, causant beaucoup de dégâts. La paix revenue, beaucoup de Beaumontois avaient adopté les idées de tolérance d’Henri IV.

Au XVIIe siècle, Louis XIII fait assiéger plusieurs villes du Sud-Ouest dont Beaumont. Le « Château du Roi » est détruit par décret royal. En 1639 Louis XIII vend Beaumont au prince de Condé.

Sous Louis XIV, Beaumont ayant pour vicomte Arnaud de Conti, l’un des chefs de la Fronde, se voit engagée dans la rébellion, ce qui lui occasionne des pertes considérables. Il en résulta en 1651 une occupation de la ville par les troupes des Princes révoltés contre le roi. L’affaire se termina sans combat, mais Beaumont, ruinée, dut payer une lourde amende de 15000 livres, avancée par M. Fermat, M. de Toureil et Jean-Georges de Saliné, seigneur de Roujos, capitoul de la Dalbade à Toulouse en 1644 et en 1654, né à Beaumont en 1597, décédé à Beaumont en 1689 (fonds Saliné archives du Gers). Ces événements s'achevèrent par une terrible épidémie de peste.

En 1702, la ville ne compte que 2 400 habitants. Avec la période de paix, elle entreprend différents travaux et redevient prospère.

En 1777, les remparts sont détruits. Le passé guerrier de Beaumont n’est plus qu’un souvenir. Après avoir envoyé un délégué aux États Généraux, Beaumont crée un club révolutionnaire.

À partir de 1790, la ville fait partie du département de Haute-Garonne et se voit écartée au profit de Grenade, sa voisine et rivale, de la fonction de chef-lieu de district.

En 1808, suite au nouveau découpage des départements par Napoléon Ier, Beaumont est désormais en Tarn-et-Garonne.

Pendant la déuxième guerre mondiale, la ville était située dans la zone libre. Le 29 janvier 1943, la Gestapo y arrêta le commissaire de police et résistant Jean Philippe.

De nos jours, si l’importance des grandes foires a décru, Beaumont demeure un marché agricole important grâce à la culture de l’ail.

De son passé qui ne fut pas sans gloire, elle garde la mémoire grâce à ses vieux édifices : l’église, semi-forteresse dont la masse imposante domine la ville, la grande halle à l’importante charpente ainsi qu’une quinzaine d’hôtels particuliers dont la majorité date de la période allant du XVIIe au XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Beaumont-de-Lomagne

Son blasonnement est : D'or au mont d'azur sommé d'un saule de sept branches sans feuilles de sinople, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Luc Deprince PRG Agriculteur
mars 2001 2008 Faustin Llido UMP Docteur
1986 2001 Pierre Calvignac PS Professeur
1912 1924 Marc Frayssinet PRS Député
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 700 3 713 3 412 3 770 4 130 4 211 4 112 4 164 4 176
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 285 4 300 4 456 4 344 4 513 4 371 4 199 4 040 3 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 732 3 494 3 577 3 093 3 242 3 062 3 066 3 183 3 469
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 486 3 629 3 625 3 579 3 488 3 690 3 691 3 884 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture: ail blanc de Lomagne et est orientée principalement vers la production de céréales et des oléo-protéagineux,

Élevage du cheval de race trotteur français

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel Toureilh (XVIIe), place Gambetta (actuellement la Mairie)
  • Halle du XIVe et couverts sur deux côtés
Article détaillé : Halle de Beaumont-de-Lomagne.
  • Statue du mathématicien Pierre de Fermat
  • Hôtel Fermat (1500 - 1800), rue Fermat (actuellement Office de tourisme de la communauté de communes)
  • Maison à deux croisées du XVIe siècle, rue de l’Église
  • Église de style gothique méridional et clocher octogonal toulousain. Sa construction a débuté vers 1280.
  • Presbytère (vers le XVe siècle), rue du Presbytère
  • Maison du Seigneur d’Argombat (XVIe), rue de l’Église. Jean-Jacques de Saliné sieur d'Argombat épouse Ursule de Garaud de Vieillevigne. Il possède aussi le château d'Argombat acheté aux religieux de l'abbaye de Belleperche (Abbé Frayssinet)
  • Hôtel de Saliné puis de Ruble, rue Fermat
  • Maison de Jean d’Armagnac, (XVe siècle), rue de la République
  • Hôtel de Noble (XVIIIe), rue de la République
  • Hôtel Vergnes (XVIe et XVIIIe), rue de Lomagne
  • Les Cordeliers, Hôpital Saint Jacques au XIIIe et XIVe, couvent au XVIIe, rue Despeyrous
  • Couvent des Clarisses XVIIe, rue Toureilh
  • Hôtel Long, fin du XVIIIe, rue Nationale
  • Hôtel de François Bordes, rue Nationale
  • Maison de François-Isidore Darquier, rue Darquier
  • Premières maisons de Beaumont, rue Launac et rue Toureilh

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le mathématicien Pierre de Fermat y est né entre 1601 et 1608.
  • Jean-Georges de Saliné, Seigneur de Roujos, avocat, parent et ami de Pierre de Fermat (Lettre de Pierre Fermat adressée à Jean-Georges de Saliné : fonds Saliné archives du Gers). Né à Beaumont-de-Lomagne, il y meurt le 2 juin 1689 à l'âge de 92 ans, il fut Capitoul de la Dalbade à Toulouse en 1644 et 1654 (la plus haute marche de la fonction municipale Chef du consistoire de Toulouse). Sa fille Claire de Saliné née à Beaumont le 12/07/1669 épouse en 1693 Jean-Bertrand de Faudoas de Séguenville. En 1720 sa petite-fille Jeanne-Paule de Faudoas de Séguenville épouse Jean-Pierre Castel, receveur des finances de Toulouse, et vend en 1757 sa métairie de Roujos au noble Zacharie Vernhes de Beaumont de Lomagne.
  • Françoise de Saliné, née à Beaumont-de-Lomagne en 1604, fille des seigneurs d'Argombat. Elle fonda à Paris le monastère de Saint Thomas d'Aquin dont elle devint prieure sous le nom de Françoise des Séraphins, et où elle meurt le 19 octobre 1660.
  • François-Isidore Darquier (1770-1812) : militaire français.
  • L'homme politique Marc Frayssinet y est né en 1871 et y est décédé en 1949.
  • Le poète Pierre Frayssinet y est né en 1904 et y est enterré.
  • Jean Salut, Max Barrau, Jean-Pierre Rives, Mathieu Barrau, Lionel Faure, Jean-Louis Dupont : joueurs de rugby.
  • Clair-Marie Fourcade, pêcheur, a grandi dans la commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement[modifier | modifier le code]

Événement[modifier | modifier le code]

  • Fête à Fermat (chaque année en juin)
  • Fête de l'ail (chaque année en juillet)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]