Beaumont-de-Lomagne
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| Beaumont-de-Lomagne | ||||||
Beaumont-de-Lomagne, et son imposante église |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||||
| Département | Tarn-et-Garonne | |||||
| Arrondissement | Castelsarrasin | |||||
| Canton | Beaumont-de-Lomagne (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes de la Lomagne tarn-et-garonnaise | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Luc Deprince 2008-2014 |
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| Code postal | 82500 | |||||
| Code commune | 82013 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Beaumontois, Beaumontoises | |||||
| Population municipale |
3 852 hab. (2010) | |||||
| Densité | 83 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 96 m — Max. 252 m | |||||
| Superficie | 46,16 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site officiel | |||||
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Beaumont-de-Lomagne est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Beaumontois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune située dans la Lomagne, elle est arrosée par la Gimone. Elle se trouve au carrefour de la RD 928 de Montauban à Auch (ancienne route nationale déclassée) et de la RD 3.
Les communes limitrophes sont Sérignac, Esparsac, Gimat, Auterive, Escazeaux, Comberouger et Vigueron.
Histoire [modifier]
Beaumont-de-Lomagne, bastide fondée en 1282 à la suite de l’acte de paréage entre l’abbaye de Grandselve et le roi Philippe le Hardi représenté par son sénéchal de Toulouse, Eustache de Beaumarchès, se voit octroyer en 1278 une charte de coutumes très libérale pour l’époque qui définit les droits et les devoirs de ses habitants.
En 1280 commence à s’élever la vaste église à chevet plat trahissant l’influence de Cîtaux. Le clocher, réalisé au XVe siècle, ressemble à celui de Saint-Sernin, à Toulouse.
La halle de Beaumont-de-Lomagne, au centre de la place, est destinée à abriter le marché du samedi. La construction de l’église se termine vers 1430 et l’évêque de Montauban, chassé de cette ville par les Anglais, en fait sa cathédrale jusqu’en 1432.
Le XIVe siècle est marqué par le début de la Guerre de Cent Ans. Prise par les Anglais en 1345, Beaumont est délivrée en 1350 mais continue à subir les pillages des routiers et la guerre civile due à l’opposition de deux chefs militaires : le comte de Foix et Jean d'Armagnac. Le siècle se termine par une épidémie de peste qui fait 500 morts.
Beaumont, cité catholique était entourée par trois villes protestantes : Montauban, Mas-Grenier et Mauvezin. En 1577, Henri III vendit Beaumont à Henri III de Navarre (futur Henri IV), chef des protestants dont une troupe venait de massacrer une centaine de beaumontois.
En décembre 1580, six cents mercenaires de Montauban, démobilisés, prirent Beaumont et y restèrent deux mois, causant beaucoup de dégâts. La paix revenue, beaucoup de Beaumontois avaient adopté les idées de tolérance d’Henri IV.
Au XVIIe siècle, Louis XIII fait assiéger plusieurs villes du Sud-Ouest dont Beaumont. Le « Château du Roi » est détruit par décret royal. En 1639 Louis XIII vend Beaumont au prince de Condé.
Sous Louis XIV, Beaumont ayant pour vicomte Arnaud de Conti, l’un des chefs de la Fronde, se voit engagée dans la rébellion, ce qui lui occasionne des pertes considérables. Il en résulta en 1651 une occupation de la ville par les troupes des Princes révoltés contre le roi. L’affaire se termina sans combat, mais Beaumont, ruinée, dut payer une lourde amende de 15000 livres, avancée par M. Fermat, M. de Toureil et Jean-Georges de Saliné, seigneur de Roujos, né à Beaumont en 1597, décédé à Beaumont en 1689 (fonds Saliné archives du Gers). Ces événements s'achevèrent par une terrible épidémie de peste.
En 1702, la ville ne compte que 2 400 habitants. Avec la période de paix, elle entreprend différents travaux et redevient prospère.
En 1777, les remparts sont détruits. Le passé guerrier de Beaumont n’est plus qu’un souvenir. Après avoir envoyé un délégué aux États Généraux, Beaumont crée un club révolutionnaire.
À partir de 1790, la ville fait partie du département de Haute-Garonne et se voit écartée au profit de Grenade, sa voisine et rivale, de la fonction de chef-lieu de district.
En 1808, suite au nouveau découpage des départements par Napoléon Ier, Beaumont est désormais en Tarn-et-Garonne.
Pendant la déuxième guerre mondiale, la ville était située dans la zone libre. Le 29 janvier 1943, la Gestapo y arrêta le commissaire de police et résistant Jean Philippe.
De nos jours, si l’importance des grandes foires a décru, Beaumont demeure un marché agricole important grâce à la culture de l’ail.
De son passé qui ne fut pas sans gloire, elle garde la mémoire grâce à ses vieux édifices : l’église, semi-forteresse dont la masse imposante domine la ville, la grande halle à l’importante charpente ainsi qu’une quinzaine d’hôtels particuliers dont la majorité date de la période allant du XVIIe au XIXe siècle.
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : D'or au mont d'azur sommé d'un saule de sept branches sans feuilles de sinople, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ[1]. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 852 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Agriculture: ail blanc de Lomagne et est orientée principalement vers la production de céréales et des oléo-protéagineux,
Élevage du cheval de race trotteur français
Lieux et monuments [modifier]
- Hôtel Toureilh (XVIIe), place Gambetta (actuellement la Mairie)
- Halle du XIVe et couverts sur deux côtés
- Statue du mathématicien Pierre de Fermat
- Hôtel Fermat (1500 - 1800), rue Fermat (actuellement Office de tourisme de la communauté de communes)
- Maison à deux croisées du XVIe siècle, rue de l’Église
- Église de style gothique méridional et clocher octogonal toulousain. Sa construction a débuté vers 1280.
- Presbytère (vers le XVe siècle), rue du Presbytère
- Maison du Seigneur d’Argombat (XVIe), rue de l’Église. Jean-Jacques de Saliné sieur d'Argombat épouse Ursule de Garaud de Vieillevigne. Il possède aussi le château d'Argombat acheté aux religieux de l'abbaye de Belleperche (Abbé Frayssinet)
- Hôtel de Saliné puis de Ruble, rue Fermat
- Maison de Jean d’Armagnac, (XVe siècle), rue de la République
- Hôtel de Noble (XVIIIe), rue de la République
- Hôtel Vergnes (XVIe et XVIIIe), rue de Lomagne
- Les Cordeliers, Hôpital Saint Jacques au XIIIe et XIVe, couvent au XVIIe, rue Despeyrous
- Couvent des Clarisses XVIIe, rue Toureilh
- Hôtel Long, fin du XVIIIe, rue Nationale
- Hôtel de François Bordes, rue Nationale
- Maison de François-Isidore Darquier, rue Darquier
- Premières maisons de Beaumont, rue Launac et rue Toureilh
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le mathématicien Pierre de Fermat y est né entre 1601 et 1608.
- Jean-Georges de Saliné, Seigneur de Roujos, avocat, parent et ami de Pierre de Fermat (Lettre de Pierre Fermat adressée à Jean-Georges de Saliné : fonds Saliné archives du Gers). Né à Beaumont-de-Lomagne, il y meurt le 2 juin 1689 à l'âge de 92 ans, il fut Capitoul de la Dalbade à Toulouse en 1644 et 1654( la plus haute marche de la fonction municipale Chef du consistoire de Toulouse). Sa fille Claire de Saliné née à Beaumont le 12/07/1669 épouse en 1693 Jean-Bertrand de Faudoas de Séguenville. En 1720 sa petite-fille Jeanne-Paule de Faudoas de Séguenville épouse Jean-Pierre Castel , receveur des finances de Toulouse, et vend en 1757 sa métairie de Roujos au noble Zacharie Vernhes de Beaumont de Lomagne.
- Françoise de Saliné, née à Beaumont-de-Lomagne en 1604, fille des seigneurs d'Argombat. Elle fonda à Paris le monastère de Saint Thomas d'Aquin dont elle devint prieure sous le nom de Françoise des Séraphins, et où elle meurt le 19 octobre 1660.
- François-Isidore Darquier (1770-1812) : militaire français.
- L'homme politique Marc Frayssinet y est né en 1871 et y est décédé en 1949.
- Le poète Pierre Frayssinet y est né en 1904 et y est enterré.
- Jean Bessodès historien a écrit : Beaumont-de-Lomagne son Histoire[4]
- Pierre Gairin, historien a écrit : Pierre Fermat et ses ascendants, publication Syndicat d'Initiatives de Beaumont-de-Lomagne
- Claudette Gilard, historienne a écrit : Les femmes de Beaumont-de-Lomagne devant la justice au XVIIIe siècle, Les Cahiers de la Lomagne 2009, n° 24
- Jean Salut, Max Barrau, Mathieu Barrau, Lionel Faure, Jean-Louis Dupont : joueurs de rugby.
Vie locale [modifier]
Service public [modifier]
Éducation [modifier]
Sport [modifier]
Stade beaumontois Lomagne rugby club de rugby à XV qui évolue en Championnat de France de 3e division fédérale,
Sport hippique avec le Grand Prix du Sud-Ouest et le Prix de Grand Selve
Tennis Club Beaumontois avec son tournoi open 1re quinzaine d'août
Volley-ball : Beaumont Lavit Lomagne Volley Club de volley-ball qui évolue en championnat régional féminin
Équipement [modifier]
Hippodrome de Borde-Vieille, Stade Gaston-Vivas,
Événement [modifier]
- Fête à Fermat (chaque année en juin)
- Fête de l'ail (chaque année en juillet)
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- http://www.coll82.com/beaumont/juratoire/armes.php
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Auch imprimerie Bouquet
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
