Sissonne (Aisne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sissonne
Sissonne (Aisne)
L'église Saint-Martin et le cimetière.
Blason de Sissonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité Communauté de communes de la Champagne Picarde
Maire
Mandat
Christian Vannobel
2020-2026
Code postal 02150
Code commune 02720
Démographie
Gentilé Sissonnais(es)
Population
municipale
2 034 hab. (2019 en diminution de 1,83 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 18″ nord, 3° 53′ 37″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 131 m
Superficie 53,53 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Villeneuve-sur-Aisne
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Sissonne
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Sissonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sissonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sissonne
Liens
Site web sissonne.fr

Sissonne est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sissonne se trouve à près de 20 km à l'est de Laon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entrée de Sissonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Souche y prend sa source.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sissonne est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sissonne, une unité urbaine monocommunale[4] de 2 055 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,8 %), terres arables (28,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), zones urbanisées (2,8 %), prairies (2 %), zones humides intérieures (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponymiste Ernest Nègre indique que le nom tire son origine des Saxons (saxon-ia terra, terre des saxons). Il atteste la forme latine Sessonia dans une charte de 1107 comme plus ancienne connu ; d'autres formes anciennes sont Suessonia 1141 et Sisona en 1210[11].

Sens probable : « lieu où habitent des Saxons ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Dans un acte de 1210 on parle de Milon, seigneur de Sissonne et de setiers de blé, mesure de Sissonne[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Sissonne est membre de la communauté de communes de la Champagne Picarde, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Laon, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Villeneuve-sur-Aisne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la première circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1875 après 1876 Laisnée[20]    
Les données manquantes sont à compléter.
octobre 1944 16 août 1957 Hector Porez   Décédé en fonction
octobre 1957 février 1971 Jean Horemans    
mars 1971 octobre 2006 François Lesein UDF Sénateur
Décédé en fonction
2 novembre 2006 mars 2008 Michel Devrière    
mars 2008[21] 2014 Pierre-Marie Lebée PS Conseiller général
2014[22] En cours
(au 26 mai 2020)
Christian Vannobel MoDem Médecin
Réélu pour le mandat 2020-2026[23]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2019, la commune comptait 2 034 habitants[Note 2], en diminution de 1,83 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0401 0941 0741 2091 3151 3231 4031 3721 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5021 5091 4551 4301 5511 5171 5271 4821 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6791 7371 9802 1143 1616 3278 2711 7422 789
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 1622 4052 3032 2292 3152 1132 2422 1492 072
2018 2019 - - - - - - -
2 0342 034-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle.
  • École primaire Guillaume-Dupré (rue Guillaume-Dupré).
  • Collège Froehlicher (rue des Vieux-Moulins).

Sports[modifier | modifier le code]

  • Judo club
  • Salle des jeunes
  • Skate Park
  • Football
  • Tennis
  • Salle omnisports
  • Pétanque
  • Moto cross axonais
  • Piscine en réhabilitation jusque fin 2021[28]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque municipale
  • École de musique

Camp d'entraînement militaire[modifier | modifier le code]

Elle est le lieu d'un camp d'entraînement militaire principalement destiné à la guerre en milieu urbain dans le cadre du Mandat Azur : « Action en zone urbaine »[29],[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cimetière militaire allemand, vue panoramique.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sissonne Blason
D'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules, au croissant d'argent brochant[32].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Armes du dernier seigneur particulier de la commune, Miles (ou Milon) de Sissonne.
Blason officiel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime de Sars, Histoire de Sissonne (Laon, 1938. In-12, IX, 259 p.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Unité urbaine 2020 de Sissonne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1999, p. 738 [lire en ligne], consulté le 5 novembre 2015.
  12. Acte n°208012 dans Chartae Galliae. Edition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). [lire en ligne] Date de mise à jour : 16/09/2011. Première version : 10 juin 2010.
  13. Guy Marival, Les fermes de l'Aisne à travers l'histoire, Société des éditions techniques agricoles de l'Aisne, 2007 p. 96-99
  14. Laurent Monelli, Chartes de douaires en Laonnais, in : Bibliothèque de l'École des chartes, Volume 41, Librairie Droz, 1880 p. 248-250 [lire en ligne]
  15. Catalogue analytique des chartes, documents historiques, titres nobiliaires etc. composant les archives du Collége héraldique et historique de France. Picardie, Volume 8, 1866, Pierre Aroutcheff, Perfectionnement au go : le travail des pierres, Paris, éditions Chiron, , 2e éd. (ISBN 2-7027-0511-1). [lire en ligne]
  16. « communauté de communes de la Champagne Picarde - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  17. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Sissonne », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  19. « Les maires de Sissonne », FranceGenWeb, (consulté le ).
  20. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1876, p172.
  21. Préfecture de l'Aisne consulté le
  22. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  23. « Christian Vannobel retrouve son fauteuil de maire à Sissonne », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. « Réhabilitation de la piscine - Communauté de Communes de la Champagne Picarde », sur www.cc-champagnepicarde.fr (consulté le )
  29. (Philippe Leymarie, Défense no 135), septembre-octobre 2008
  30. Hacène Belmessous, Opération banlieues. Comment l’État prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, 2010, 204 p.  Le journaliste spécialiste des banlieues est l’invité de l’émission radiophonique Les Jeudis de l’architecture du 25 novembre 2010 de François Chaslin, France Culture
  31. Association pour le Développement dans les Ecoles de la Micro-Informatique et des Réseaux
  32. « 02720 Sissonne (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]