Aiguillon (Lot-et-Garonne)

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Aiguillon
La mairie.
La mairie.
Blason de Aiguillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Canton Le Confluent
Intercommunalité Communauté de communes du Confluent
Maire
Mandat
Jean-François Sauvaud
2014-2020
Code postal 47190
Code commune 47004
Démographie
Gentilé Aiguillonais
Aiguillonaises
Population
municipale
4 324 hab. (2014)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 01″ nord, 0° 20′ 30″ est
Altitude Min. 22 m – Max. 168 m
Superficie 28,28 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Aiguillon est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide située dans l'Agenais, en Guyenne, au confluent du Lot et de la Garonne, et non loin du confluent de la Baïse et de la Garonne entre Agen et Tonneins.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aiguillon
Monheurt Nicole Bourran
Saint-Léger Aiguillon Galapian
Lagarrigue
Buzet-sur-Baïse Port-Sainte-Marie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Duche D'Aiguillon. Geographia Blaviana. - Amsterdam: Johannes Blaeu, 1659.

En 1345-1346 pendant la guerre de Cent Ans, la ville, alors à la couronne d'Angleterre, est assiégée par le duc Jean de Normandie.

Article détaillé : Duché d'Aiguillon.

Aiguillon n'avait autrefois que le titre de baronnie. Le roi Henri IV par ses lettres données à Blois au mois d'août 1599, registrées au parlement de Paris le , érigea les baronnies d'Aiguillon, Montpezat, Sainte-Livrade et Dolmayrac en duché-pairie en faveur d'Henri de Lorraine, fils aîné de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, pair de France, et de ses successeurs et ayants cause. Ce duché et pairie fut éteint par son décès sans enfant, le . Voir Liste des ducs d'Aiguillon

Le duché d'Aiguillon est recréé à plusieurs reprises en 1634 au bénéfice de Antoine de l'Age et en 1638 pour Marie-Madeleine de Vignerot dans la famille de laquelle il restera jusqu'à la Révolution.



Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aiguillon Blason De gueules aux trois bandes d'or[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1807 Simon-Pierre Merle de Massonneau[2]    
1807 1814 Jean-Antoine Merle de Massonneau    
1815 1815 Bernard Nugue de Lille    
1817 1830 Jean-Symphorien Turpin    
1838 1850 Bernard Nugue de Lille    
1850 1870 Léonard-Antoine-Saint-Germain Merle de Massonneau    
1870 1871 Charles Charbouneau    
1871 1878 Louis Cabrié    
1878 1885 Charles Charbouneau    
1885 1889 Jean Buffandeau    
1889   Ferdinand Grimard    
1977 1994 Pierre Espiau PS  
1994 juin 1995 Bernard Dèche PS  
juin 1995 mars 2008 Pierre Polivka UDF Inspecteur général de l'Éducation nationale
mars 2008 mars 2014 Jean-François Sauvaud DVG[3] Professeur d'histoire et géographie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 324 habitants, en diminution de -0,73 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 280 3 037 3 541 4 010 4 080 3 919 4 079 3 994 4 020
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 173 3 781 3 876 3 577 3 596 3 370 3 160 3 119 3 094
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 988 2 886 2 811 2 597 2 748 2 644 2 778 3 002 3 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 409 3 754 3 867 4 121 4 169 4 219 4 325 4 283 4 324
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Aiguillon construit par les ducs d'Aiguillon : 2e moitié du XVIIIe siècle, anciennement résidence ducale puis magasin des tabacs au début du XXe siècle, et restauré en 1958 pour devenir le lycée Stendhal[8]. Le château est précédé d'une place encadrée des anciens communs, côté droit en regardant le château, et du pavillon de la Comédie, côté gauche, inauguré en 1780[9].
  • Caves gallo-romaines[10] (privées) : il s'agit de vastes entrepôts gallo-romains appelés horrea et destinés au stockage de marchandises qui devaient transiter par le fleuve la Garonne. Ces caves sont au nombre de trois, deux sont encore accessibles. Elles sont voûtées et construites en opus vittatum alternant des assises de petit appareil et de briques. L'ensemble réalise un vaste monument cubique de 20 mètres de côté et de 12 mètres de hauteur rigidifié dans sa partie ouest par des grands contreforts. Ces caves font partie d'un vaste monument de 80 mètres de longueur dont une partie a servi de substruction au château de Lunac (XIIe siècle)[11]
  • Château de Lunac[12],[13].
  • Mur du Ravelin (fortifications) : le mur du Ravelin est une fortification récente de la ville érigé à l'est du bourg au XVe siècle. Ce mur était destiné à la protection du secteur est, une partie de l'actuel "quartier du Lot", après qu'un des bras du Lot qui passait au bas d'Aiguillon, se fut retiré. Ce mur était flanqué de deux tours à ses extrémités. L'une d'entre elles, à l'extrémité sud du mur, a servi d'assise pour l'édification de la sénéchaussée d'Aiguillon au XVIIe siècle.
  • Musée Raoul-Dastrac[14], ancienne chapelle Notre-Dame-du-Lot, construite dans le deuxième quart du XVIIIe siècle[15]. Sa façade actuelle est la façade refaite au XVIIIe siècle devant l'ancienne église Saint-Félix.
  • Médiathèque du Confluent[16]; 68 rue Gambetta. Un premier corps de bâtiment porte la date de 1590. Un deuxième corps de bâtiment a dû être construit après 1637 quand Richelieu a acheté le duché d'Aiguillon pour sa nièce et y a installé le présidial d'Aiguillon ou parlement de justice.
  • Église Saint-Félix, reconstruite en 1858 dans le style néogothique d'après les plans de l'architecte bordelais Gustave Alaux. L'église a été consacrée en octobre 1861. L'église possède un orgue de Jules Magen, inauguré en décembre 1877. Les vitraux sont réalisés entre 1859 et 1860 par Joseph Villiet[17].
  • Église Saint-Côme, à Saint-Côme, inscrite au titre des monuments historiques en 1925[18],[19].
  • Église Saint-Vincent, dite des Gouts, construite au XVe siècle, restaurée en 1762-1764 par André Mollié[20].
  • Église Sainte-Radegonde[21] reconstruite à partir de 1824. La décoration néo-classique a été terminée en 1829.
  • Église Notre-Dame, dite chapelle de Pélagat[22] se trouvant dans une boucle du Lot avant la confluence. Le site présente des traces de constructions gallo-romaines. L'église a été restaurée en 1875. Le décor peint a été réalisé par le peintre Jean-Bertrand Quérillac (1828-1893).
  • Église du couvent des Carmes. Le couvent des Carmes est devenu la mairie[23], l'église a été transformée en salle de spectacle. La façade avait été reconstruite en 1786. Le couvent des Carmes est transforme en locaux municipaux. Un incendie se déclare dans la mairie en 1922. L'église est restaurée en 1924 suivant les plans de l'architecte Georges Pujol et transformée en salle de spectacle[24].
  • La Tourasse : monument circulaire plein, la pile de La Tourasse était un monument funéraire érigé à proximité d'une nécropole gallo-romaine et certainement au bord de la voie romaine d'Agen à Bordeaux. Ce monument a fait l'objet d'une restauration en 2001, après avoir été libéré d'une construction moderne dans laquelle il était englobé depuis plus d'un siècle. Il figure désormais au sein d'un jardin d'agrément.
  • Gare d'Aiguillon construite pour la compagnie des chemins de fer du Midi par les architectes Georges Bourrières et Léopold Payen[25].
  • Pont Napoléon Ier dont la construction avait été décidé par Napoléon Ier lors de sa visite dans la région en 1808. Il a été construit sous la direction de l'ingénieur des ponts et chaussées Jacques-Samuel de Bourrousse de Laffore entre 1813 et 1827[26],[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aiguillon a vu naître le troubadour Lantelmet d'Aiguillon au XIIe siècle, au XIXe siècle les peintres Fernand Sabatté, Raoul Dastrac et le musicien Marc de Ranse, au XXIe siècle le peintre Louis Lamarque. Un célèbre écrivain du XXIe siècle, Robert Merle repose au cimetière d'Aiguillon. Une incertitude plane sur le lieu de naissance de Théophile de Viau, poète libertin du XVIIe siècle.

Divers[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de France
  2. Raymond-Louis Alis, Histoire de la ville d'Aiguillon et de ses environs : depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, Agen, Ferran Frères, , 564 p. (lire en ligne), p. 499-500
  3. Ministère de l'Intérieur
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Ville d'Aiguillon : Lycée Stendhal, ancien château ducal d'Aiguillon
  9. « Inventaire général : lieu de spectacle dit pavillon de la comédie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Ville d'Aiguillon : caves gallo-romaines
  11. Raymond-Louis Alis, Histoire de la ville d'Aiguillon et de ses environs : depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, plan du château de Lunac et caves gallo-romaines, Ferran frères, Agen, 1895 ( lire en ligne )
  12. « Inventaire général : Château Lunac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Ville d'Aiguillon : château de Lunac
  14. Ville d'Aiguillon : Musée Raoul Dastrac
  15. « Inventaire général : Chapelle Notre-Dame du Lot, actuellement musée Raoul-Dastrac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Ville d'Aiguillon : Médiathèque du Confluent, ancien présidial dit parlement d'Aiguillon
  17. « église paroissiale Saint-Félix », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Eglise Saint-Côme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Côme, prieuré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Inventaire général : église paroissiale Saint-Vincent dite église de Gouts », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Ville d'Aiguillon : église paroissiale Sainte-Radegonde
  22. Ville d'Aiguillon : église paroissiale Notre-Dame, dite chapelle de Pélagat
  23. Ville d'Aiguillon : Hôtel de ville
  24. « Inventaire général : couvent de carmes, actuellement hôtel de ville, halle et salle de spectacle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Ville d'Aiguillon : gare d'Aiguillon
  26. « Inventaire général : pont sur le Lot dit pont Napoléon Ier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Ville d'Aiguillon : Pont Napoléon Ier
  28. Aiguillon 47 : Raoul Dastrac