Mont-Notre-Dame

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Mont-Notre-Dame
Image illustrative de l'article Mont-Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Val de l'Aisne
Maire
Mandat
René-Claude Rondeaux
2014-2020
Code postal 02220
Code commune 02520
Démographie
Population
municipale
736 hab. (2013)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 40″ Nord 3° 35′ 04″ Est / 49.2944444444, 3.58444444444
Altitude 70 m (min. : 53 m) (max. : 165 m)
Superficie 9,63 km2
Localisation

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Mont-Notre-Dame

Mont-Notre-Dame est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Dame du nom de Mont-Notre-Dame n'est pas la Vierge Marie, mais sainte Marie-Madeleine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s’est dénommé au VIIe siècle Saurèle (en latin Saurelius) ; il prit sous Gérard de Roussillon le nom de Sainte-Marie du Pont. Comme beaucoup de vicomtés et de vidamies, la vicomté du Mont Notre-Dame était à l'origine une tenure ecclésiastique, une "avouerie" concédée par l'abbaye du Mont Notre-Dame, bâtie au IXe siècle en l’honneur de Marie-Madeleine, par Gérard de Roussillon, comte de Provence et de Bourgogne, et sa femme Berthe, fille du comte de Soissons et petite-fille de Charlemagne. Leurs deux enfants, Théodore et Ave étant morts en bas âge, Gérard abandonna une partie de son domaine du Mont Notre-Dame à l'évêque de Soissons et aux clercs chargés de desservir la collégiale ; l'évêque en était le prévost né, et le doyen du chapitre exerçait les fonctions curiales sur tout le territoire". Or, rapporte l'abbé Boileau, curé du Mont Notre-Dame dans une notice publiée par lui en 1931-32 sur sa paroisse : "les archevêques de Reims et les évêques de Soissons, excédés des déprédations continuelles que les troupes de factieux et des gens sans aveu y exerçaient, prirent le parti de donner en fief une partie des terres de Bazoches à des gentilshommes - cadets de la maison de Châtillon (1040), qui se chargèrent du soin de revêtir le château de fortifications. Ces gentilshommes prirent la qualité de seigneurs de Bazoches, quoique vassaux des évêques de Soissons". Quand un nouvel évêque de Soissons venait prendre son siège, on le faisait asseoir dans une chaire que portaient le comte de Soissons, les seigneurs de Pierrefonds, de Montmirail et de Bazoches.

En 1102, on trouve le nom de Gervais de Bazoches au bas d'une charte ; il y est qualifié de baron et devait être de plus "avoué" ou vicomte du Mont Notre-Dame. Il fut à la Première Croisade, et, après la mort d'Hugues de Fauquemberg, reçut le gouvernement des principautés de Galilée et de Tabarie, ou Tibériade. Fait prisonnier par les Seljoukides, il fut mis à mort à Damas. Le roi de Syrie se serait fait faire une coupe avec son crâne enrichi de pierreries.

Après ce Gervais, on sait peu de choses des vicomtes du Mont Notre-Dame jusqu'en 1226, date à laquelle Jacques de Bazoches occupa le siège de Soissons, sacra Saint-Louis à Reims et obtint du Roi la dispense du service personnel aux armées, moyennant quoi il versa 120 livres au Trésor Royal. En 1232, Nicolas III de Bazoches mourut à la VIème Croisade. En 1263, Milton de Bazoches, évêque de Soissons, sacra à Reims Philippe le Hardi. En effet, le sacre du roi revenait de droit à l'évêque de Soissons, au cas où le siège de Reims était vacant. En 1288, Simon de Bazoches, mentionné en plusieurs titres, eut procès avec l'évêque de Soissons, coseigneur du Mont Notre-Dame. Un Gérard de Bazoches fut évêque de Soissons. Le dernier seigneur de Bazoches, vicomte du Mont Notre Dame, aurait été Jean III de Bazoches et du Mont-Sainte-Marie, comte de Valois vers 1344 ; il se fit par la suite ordonner prêtre et mourut après 1348, sans laisser de postérité.

Le successeur de Jean III de Bazoches à la Vicomté du Mont Notre-Dame fut Bernard de Moreuil-Soissons (branche cadette de Nesle-Soissons) dont les ascendances en la maison de Nesle et de Soissons ont été exposées par ailleurs en suite du mariage de Yolande de Soissons, sa mère, arrière-arrière-petite fille de Guillaume d'Eu, comte de Soissons avec Bernard, sire de Moreuil en Picardie (début du XIIIe siècle). La maison de Moreuil est connue depuis 1119. Bernard III de Moreuil se distingua aux Croisades. Jean de Moreuil fut tué à Azincourt en 1415.
"Le roi Philippe de Valois l'avait mis Bernard de Moreuil au nombre des seigneurs de sa Cour, en qui il avait le plus de confiance. Ce prince l'éleva d'abord au rang de chevalier, puis de conseiller ; il le fit ensuite Maréchal de France et le donna pour conseiller, c'est-à-dire pour gouverneur, à Jean, son fils aîné, duc de Normandie.

"Le 3 septembre 1346, année de la défaite de Crécy, Bernard fut nommé par le roi, général de l'armée de Picardie. Il vivait encore le 22 mai 1350. Il épousa Marguerite de Thorête, Dame d'Offémont, de laquelle il eut Roques, seigneur de Moreuil du Mont Notre-Dame et de Coeuvres. Roques fut frère de Thibault de Moreuil-Soissons qui devint vicomte du Mont Notre-Dame en 1391".

"Thibault se qualifiait seigneur de Moreuil, de Coeuvres et du Mont Notre-Dame, chambellan du Roi, capitaine et gouverneur de Soissons. Il portait les armes de France au lion naissant d'argent, armé et lampassé de gueules... Il mourut le 28 avril 1454 laissant deux fils, Valeran et Bernard.... "Bernard de Moreuil-Soissons, troisième du nom, succéda à son père dans la vicomté du Mont Notre-Dame. Il fut marié à N... d'Autrèches et n'eut qu'une fille, Jeanne, qui épousa un gentilhomme nommé Jean d'Aumale et lui porta en mariage la vicomté du Mont Notre-Dame".

histoire de la maison d'Aumale

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1874 1875 Huvenoit[2]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 1er février 2011[3] Martine Blanc[4]   Démissionnaire
1er avril 2011[5] en cours
(au 12 mai 2014)
René-Claude Rondeaux DVD Professeur des écoles
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 736 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453 451 511 562 600 619 646 665 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
630 608 577 567 554 541 542 531 573
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
547 569 565 717 770 749 550 610 599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
700 715 653 580 617 633 649 736 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie-Madeleine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le prince André Poniatowski, ancien maire de Mont-Notre-Dame pendant plusieurs années, fut l'ancien chef de cabinet du général Henri Giraud et officier de liaison du général Dwight David Eisenhower lors de la Seconde Guerre mondiale. Il a été ensuite après la guerre, président de la Bibliothèque Polonaise de Paris. Il est mort en 1977.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 323.
  2. Almanach annuaire historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1875, Reims p185.
  3. « Démission du maire de Mont-Notre-Dame : Avant de nouvelles élections, la réaction des conseillers », L'union l'Ardennais,‎ (lire en ligne).
  4. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  5. « Mont-Notre-Dame La création d'un syndicat scolaire est à l'étude : Élu le 1er avril 2011, à la suite de la démission de Martine Blanc, René-Claude Rondeaux, maire, a présenté ses premiers vœux au nom du conseil municipal. », L'union l'Ardennais,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 8 août 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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