Passy-en-Valois

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Passy-en-Valois
La mairie-école.
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité Ourcq et du Clignon
Maire
Mandat
Alexandre Quenardel
2014-2020
Code postal 02470
Code commune 02594
Démographie
Population
municipale
159 hab. (2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 06″ Nord 3° 11′ 42″ Est / 49.1683333333, 3.195
Altitude Min. 120 m – Max. 159 m
Superficie 3,41 km2
Localisation

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Passy-en-Valois est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

En 1256, la commune est dénommée Paciacus terme qui devient ensuite Paci, Pacy puis Passy.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un plateau qui domine le bassin de l'Ourcq, rivière qui se jette dans la Marne à Lizy-sur-Ourcq. Elle est traversée partiellement par un ru qui nait d'un marais et prend le nom de rû du Gris. Il alimentait les fossés de défense du château.

À la fin du XIXe siècle, selon la monographie de M. Levêque, la commune qui fait une superficie de 131 hectares est essentiellement agricole avec une culture de céréales (blé, avoine et seigle) et un peu de betteraves. La commune est peu boisée (5 hectares). L'élevage est compose des bêtes de traites (chevaux et bœufs) et quelques vaches et surtout un troupe de moutons 1200 têtes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne place-forte des XIIe et XIIIe siècles entourée d'une enceinte fortifiée autour d'une cour carrée. Les douves furent comblées dans les années 1920. Ce château fut donné par le roi Philippe Auguste à Pierre Tristan son chambellan après la bataille de Bouvines en 1214. L'édifice était flanqué de neuf tours circulaires. C'est Alice qui, mariée à Pierre de Châtillon seigneur de Château-Porcien, y transporta sa demeure et permit à ses descendants de porter le titre de seigneurs de Passy. Le château est en grande partie ruiné lors de la Première Guerre mondiale.

La commune est la seule de tout le canton de Neuilly-Saint-Front a ne pas avoir d'école. La première école sera ouverte en 1887 avec comme première institutrice Madame M. Lévêque. La classe comprend alors une vingtaine d'enfants (filles et garçons).

Passy-en-Valois fut occupé par les troupes allemandes lors de la Première Guerre mondiale. L'ancienne église avec son chevet de style gothique a été détruite lors de la guerre. L'église a été reconstruite au même emplacement dans un style 1920 après la guerre et possède de magnifiques vitraux. Un terrain d'aviation militaire aurait existé durant la guerre près de la ferme du Mosloy.

Les ruines de l'ancienne place-forte sont rachetées après la Première Guerre mondiale par Jacques Ferté qui en fit une ferme de plus de 400 hectares qui reste le moteur économique de ce petit village du Valois. En 1940, elle comptait une quarantaine de salariés. Elle comprenait alors une partie d'élevage important avec notamment des bovins et des vaches laitières. C'est sous l'impulsion de Jacques Ferté et de la JAC que se développe les premières coopératives agricoles avec la coopérative de blé à la Ferté-Milon. Sous son impulsion, après la Seconde Guerre mondiale, une huilerie est créée pour valoriser les productions des agriculteurs du secteur dans le même esprit toujours à la Ferté-Milon. C'est aussi la création d'une coopérative fruitière associée avec une endiverie. C'est Pierre Ferté qui développe la production fruitière à Mosloy qui va s'étendre dans tout le Valois. C'est lui qui le premier importe des États-Unis la pomme Golden. Jacques Ferté développe à Passy-en-Valois une expérience originale. En 1947, il met à disposition d'une dizaine de personnes pour une part des employés de la ferme une dizaine d'hectares de terres qui sont divisés en lots égaux afin qu'ils puissent les exploiter eux-mêmes et ) leur bénéfice, sous forme de coopérative. L'expérience originale dura jusqu'en 1987 et ne fut pas renouvelée faute de successeurs aux premiers coopérateurs. La ferme développe aussi une "cantine", lieu de restauration et d'hébergement et aussi de rencontres et de jeux pour les travailleurs célibataires et les jeunes du village et les stagiaires de l'INRA accueillis à la ferme. Elle était tenue par Mme Fernande Dalla Mouta décédée en 2014. Une partie des employés de la ferme en 1925 formèrent une colonie polonaise importante de plus de quarante personnes sur les 122 que comptait la commune [1].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'école fonctionne avec une classe unique et a été tenue par Mme Thérèse Pata jusqu'à son départ en retraite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis, François Bernier (1754 - 1823) fut député à l'Assemblée nationale de 1791 à 1792. Il est né à Passy-en-Valois, le 28 décembre 1754 et est mort à Marizy-le-Grand (Aisne), le 12 avril 1823. Il était simple cultivateur à Marizy, lorsqu'il fut élu député de l'Aisne à l'Assemblée législative, le 9 septembre 1791, par 317 voix sur 574 votants.
  • Jacques Ferté (1889-1967). Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand. Il fut maire de Passy-en-Valois depuis 1925. « Jacques Ferté fut un fondateur, un défricheur, il fut surtout - dans sa modestie et sa conviction - un témoin ». Un des fondateurs de la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC) et son premier Président national, il contribua à la naissance de l'Action Catholique Rurale Adulte. Il devient le premier Président national du M.F.R. (Mouvement des familles rurales). On lui doit notamment la création des allocations familiales agricoles. En 1939, il devient le premier président de la Ligue agricole catholique. Au Centre français du patronat chrétien, il fut responsable de la branche agriculture et, à ce titre, créa des liaisons avec l'organisme international correspondant, l'UNIAPAC. L'Amérique latine a été sa passion des dernières années. Ce travail long et lourd - auquel il s'est épuisé - a eu des dimensions internationales parce qu'il avait commencé à la base, dans les dimensions familiales et régionales de sa vie d'exploitant agricole du Valois », Jacques Ferté avait composé une prière qui commençait ainsi : « Aide-nous Seigneur, à frayer des routes sociales nouvelles ». Les familles Ferté et Demory sont toutes deux de vieille souche terrienne : leurs descendants extrêmement nombreux occupent, pour la plupart, des fermes dans le Soissonnais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Joseph Mrula    
mars 2008 2 décembre 2009[2] Francis Mauge   Démissionnaire
janvier 2010[3] en cours
(au 12 mai 2014)
Alexandre Quenardel DVD Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 159 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
99 94 110 99 107 104 81 94 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
95 88 99 104 104 102 131 108 115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116 119 112 71 123 169 112 132 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
147 172 121 118 123 140 138 156 162
2013 - - - - - - - -
159 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Ancienne coopérative.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église.

La première église semble avoir été celle du château. Il s'agit d'une chapelle fondée en 1222 en avant de l'entrée du château, à l'emplacement de l'église actuelle, par Pierre Tristan, seigneur de Passy. Elle est desservie par les religieux génovéfains (Congrégation des Chanoines de Sainte Geneviève) établis à Marizy-Sainte-Geneviève. En 1542, Jeanne de Villers s'installe chez son gendre, le seigneur de Passy. C'est à cette occasion que la chapelle est agrandie. Elle fait une vingtaine de mètres de long. Elle est dédiée à saint Roch. À la fin du XIXe siècle, elle est en mauvais état et nécessite des réparations. Elle sera détruite lors de la Première Guerre mondiale.

L'église a été reconstruite en 1925 après la Première Guerre mondiale dans un style Art déco par l"architecte diocésain Henry Faucheur, DESA (1889-1961) à l'emplacement de l'ancienne église [1]. Elle a été élevée en pierre et béton avec un toiture en ardoise. Elle possède de aussi magnifiques vitraux modern style.

Monument au morts[modifier | modifier le code]

Calvaire[modifier | modifier le code]

Le calvaire, près de l'église encadre l'entrée de la "ferme" avec un magnifique Christ en croix Art déco.

La ferme (ancienne maison forte)[modifier | modifier le code]

La ferme, unique ferme du village, dont l'entrée se situe entre l'église et le calvaire est l'ancienne maison forte partiellement ruinée lors de la Première Guerre mondiale. Elle fut achetée par Jacques Ferté avant la Première Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Janine Ponty, Polonais méconnus - histoire des travailleurs immigrés en France dans l'entre-deux guerre, Paris, Ed. de la Sorbonne, (ISBN 2-85944-155-7)
  2. « Passy-en-Valois / Démissions du maire et de ses conseillers Retour aux urnes en janvier », L'union l'Ardennais,‎ (lire en ligne).
  3. « Passy-en-Valois Alexandre Quenardel élu maire », L'union l'Ardennais,‎ (lire en ligne).
  4. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 12 août 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, Picard, , 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 276-280
  • « Passy-en-Valois, une communauté villageoise autour d'une ferme », L'Union, 23 mai 1987
  • Louis Pata, Les canada gris, Belfort, À l'écoute des poètes, 2008 (ISBN 9782913851795)
  • Henri Stein, « Pierre Tristan, chambellan de Philippe-Auguste, et sa famille », Bibliothèque de l'école des chartes, 1917, tome 78, p. 135-153.
  • J.J. Baget et A. Lecointe, Dictionnaire des communes du département de l'Aisne, Laon, Ed. Lecointe, 1832
  • sur Bernier, Notice in Biographie des hommes vivants, tome 1, Paris, Ed. Michaud, 1816
  • sur Jacques Ferté, voir notamment Les catholiques dans la République (1905-2005), de Brune Duriez, Paris, Ed. de l'Atelier, 2005, (ISBN 2-7082-3820-5) et voir Chrétiens dans le monde rural, Jean-Loup Ducasse, Paris, Ed. Ouvrières, 1989, (ISBN 2-7082-2581-2) et aussi Jacques Ferté (1898-1965), la foi dans les actes, Hugues Beylard,
  • Jean Mesqui, « Maison, maisons fortes et châteaux ? Les implantations nobles dans le comté de Valois aux XIIe et XIIIe siècles », La maison forte au Moyen Âge, Paris, CNRS, 1986
  • M. Lévêque, Monographie de Passy-en-Valois, 1887, manuscrit, Archives départementales de l'Aisne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]