Montgobert

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Montgobert
Mairie du village de Montgobert (Aisne)
Mairie du village de Montgobert (Aisne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité CC Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Alexandre de Montesquiou
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02506
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 28″ nord, 3° 08′ 57″ est
Altitude 160 m
Min. 70 m
Max. 162 m
Superficie 11,18 km2
Localisation

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Montgobert est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montgobert est situé à : 9,7 km de Villers-Cotterêts, 15,3 km de Vic-sur-Aisne, 19,5 km de la sous-préfecture Soissons, 38 km de Compiègne, 53 km de la préfecture Laon, 74 km de Saint-Quentin, 77 km de Reims, 94 km de Paris, 113 km d'Amiens et 180 km de Lille. Le bourg se trouve à la lisière nord de la forêt de Retz, qui couvre la plus grande part de la commune vers le sud.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Communes limitrophes de Montgobert
Soucy Cœuvres-et-Valsery Cœuvres-et-Valsery
Puiseux-en-Retz Montgobert Saint-Pierre-Aigle
Fleury Corcy Longpont

Géologie, hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est occupé par des étages géologiques du Tertiaire du Bassin Parisien. Vers le sud s'étend la forêt de Retz, qui est établi sur des sables du Bartonien. Vers le nord se trouve un plateau typique du Soissonnais, où le sol limoneux lœssique fertile de surface couvre un sous-sol calcaire du Lutétien[1]. Autrefois, des carrières de calcaire souterraines et à ciel ouvert étaient exploitées; la rue des Carrières en perpétue le souvenir.

La commune est traversée par la ru de Retz qui nourrit l'étang de Montgobert. Quant aux eaux souterraines, la forêt de Retz est riche en nappages d'eau lutétiennes et thanétiennes[2].

Le village s'étage en contrebas du plateau sur trois niveaux d'une colline en forme d'amphithéatre, ouvert vers l'ouest. En bas se trouvent le ru de Retz, l'étang de Montgobert et les prairies, au-dessus il y a l'église et le village, et tout en haut de la colline sur le plateau vers le nord se trouve le château et le parc du château, qui surplombent la vallée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Trois routes relient Montgobert aux communes voisines: la RN 2 Paris - Maubeuge, la D 2 et la D 250. L'accès à l'autoroute A26 - E17 Calais-Troyes est à 22 km.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Villers-Cotterêts à 10 km sur la Ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière).

Les grands aéroports parisiens sont à 60 - 110 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'ensemble des habitations est presque entièrement localisé dans le bourg. Les rues de Montgobert sont la rue de la Forêt (anciennement rue d'en bas), la route des Bauves (tronçon de la D 250; anciennement la rue d'en-haut), la rue de l'Église (tronçon de la D 250), l’Étang du moulin (tronçon de la D 250) la ruelle Poncette, la rue de la Croix, l’allée du Château, la rue des Carrières et la sente du Lavoir.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 108, alors qu'il était de 101 en 2007. Parmi ces logements, 86 (79,6 %) étaient des résidences principales, 18 (16,7 %) des résidences secondaires et 4 (3,7 %) des logements vacants[3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La commune de Montgobert n'a pas de Plan local d'urbanisme (PLU). Pourtant, l'urbanisme de la commune est concernée par le PPR Plan de Prévention des Risques Inondations et Coulées de Boue entre Laversine et Chézy-en-Orxois, Secteur Vallée du ru de Retz de décembre 2007. Dans ce cadre, Montgobert a aménagé dans le début des années 2000 des digues enherbées et des avaloirs[4]. Puis, au niveau de la communauté de communes, un premier Schéma de cohérence territoriale, le SCoT de la Communauté de communes de Villers-Cotterêts / Forêt de Retz pour les années 2014-2030 a été approuvé le 24 janvier 2014 [5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les anciennes formes du nom sont Mons Gunberti dans une charte de 1162[6], Mons Gumberti dans une charte de 1171 [7] et Montgombert dans une charte de 1239[8]. Les variantes dans les actes de Philippe II Auguste, au XIIIe siècle, sont Mons Goberti, Guberti, Gumberti et Gunberti[9]

Le nom de Montgobert, au XIXe siècle aussi écrit Mont-Gobert, signifie le mont, la colline de Gobert, du latin Gumbertus, nom de personne germanique composé des racines gund (bataille, racine qu'est présent aussi dans gonfanon) et behrt (brillant, excellent). Un certain Gumbert était un des premiers évêques de diocèse de Wurtzbourg, en 794-795. Le nom peut donc signifier Mont du combattant brillant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle existaient entre Montgobert et Longpont le village disparu de Chavigny (aujourd'hui hameau) et la ferme disparue de Mentard. Leurs noms survivent dans les noms des maisons forestières des Têtes de Chavigny et des Champs Mentard. Par une charte de 1070, Chavigny, son église et la ferme de Mentard sont données par Adélard, évêque de Soissons, à la collégiale Saint-Léger de Soissons[10].

Le nom de Montgobert pour la localité se laisse retracer jusqu'au XIIe siècle. Une charte de 1162, co-signé par Theobald de Montgobert et Jean son frère «S. Theobaldus de Monte Gunberti et Johannes frater ejus» fait mention de la donation par l'Abbaye Notre-Dame de Longpont de l'autel[Note 1], ses dîmes, censes, terres et possessions de Montgobert à l'Abbaye Saint-Léger de Soissons[11]. Une charte de 1174 décrit les dîmes de Montgobert aux abbayes de Valsery et de Saint-Léger.

Seigneurs et Dames de Montgobert[modifier | modifier le code]

Jean de Montgobert sert sous Philippe II Auguste lors de la phase finale de la conquête de la Normandie, en 1204, et reçoit du roi la terre de Sotteville [12] en récompense (1206). Il participe à la bataille de Bouvines en 1214.

Selon un acte de 1218, Philip de Montgombert laisse une veuve, un fils et une fille, déjà mariée[13].

En 1239, Raoul de Montgobert est seigneur de Montgobert, le village disposant alors d'une maladrerie et d'un moulin[14]. Il s'agit de Raoul II de Clermont, seigneur de Tartigny, marié avec Marguerite de Mello, dame de Montgobert.

Passant par Adam de Montgobert (actes de 1255 et 1264) et Robert de Montgobert (acte de 1277)[15], la seigneurie de Mongobert échoit en héritage à l'arrière-petit-fils de Raoul et Marguerite, Raoul IV de Clermont-(Nesle), puis au fils de celui-ci, Jean de Clermont, maréchal de France. À la mort de ce dernier, en 1356, à la bataille de Poitiers, le fief passe à sa sœur Marguerite de Clermont, née en 1320, dame de Montgobert, deuxième épouse de Nicolas, seigneur de Menou (1305 - 1356). Pendant cette période, en 1358, Montgobert subit la Grande Jacquerie.

Le fils de Marguerite, Jean de Menou, est seigneur de Montgobert de 1378 à 1398, et grand chambellan de Charles VI[16].

Au XVe siècle, la seigneurie de Montgobert appartient à la Famille du Chastel de la Howarderie[17]. En 1433, Howardries, village du Hainaut, entre dans les Pays-Bas bourguignons : Arnoul du Chastel de la Howardrie (1395 - 1466 ou 1473) se bat pour Philippe le Bon contre la France. Ses héritiers vendent Montgobert à Robert de Malortie en 1474 .

Temps modernes ; les Joyeuse[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, Robert de Malorie revend Montgobert à François de Barbançon. Sa fille Marguerite de Barbançon se marie en 1519 avec Robert de Joyeuse et Montgobert passe ainsi à la branche cadette de la maison de Joyeuse. Cette branche en reste propriétaire jusqu'en 1762, avec les seigneurs successifs Antoine, Robert, ses fils Michel puis Alexandre, puis la fille de Michel, Marguerite, qui se marie en 1658 avec son cousin Jean-Armand de Joyeuse, maréchal de France[18].

On peut citer de cette branche le fils d'Antoine, René de Joyeuse, tué en 1589 devant Neufchâteau en Lorraine, pendant la huitième guerre de religion de Henri IV contre la Ligue ; le petit-fils d'Antoine, Robert de Joyeuse, tué en 1641 à la bataille de la Marfée pendant la guerre de Trente Ans[Note 2] ; et l'arrière-petit-fils d'Antoine, Robert de Joyeuse, tué en 1677 au siège de Valenciennes pendant la Guerre de Hollande[19].

Marguerite et Jean-Armand restent sans postérité et Montgobert passe à leur neveu Daniel de Joyeuse de la branche de Grandpré, marié en 1739 en seconde noces avec la jeune Marie-Louise-Aimée d'Alès[20]. Après le décès de Daniel de Joyeuse, ses héritiers vendent Montgobert en 1762 au notaire parisien Desplasses (parfois écrit Desplaces), qui fait détruire la maison-forte féodale et construire l'actuel château de plaisance[21].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1791, Montgobert est vendu à Clément de Malleran, professeur à l'université de Paris et secrétaire du roi, puis en 1798, par adjudication, au général Charles Leclerc, qui avait épousé l'année précédente Pauline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier. Le général Leclerc, qui est aussi maire de Montgobert , meurt jeune en 1802, pendant l'expédition de Saint-Domingue[22]. Pauline fait rapatrier son corps, qui est inhumé dans le parc du château de Montgobert[23] ; elle se remarie au prince italien Camille Borghese et délaisse peu à peu Montgobert. En 1814, les membres de la famille de Napoléon doivent se défaire de tous leurs biens, Pauline et sa belle-mère, madame Leclerc, simulent une vente à un sieur Edon, lequel transmet Montgobert au comte Leclerc, sénateur, beau-frère de Pauline. Montgobert passe en 1821 ou 1822 à Louis Nicolas Davout, prince d'Eckmühl, époux de Louise-Aimée-Julie Leclerc, la belle-sœur de Pauline. Davout meurt en 1823. Sa veuve, princesse d'Eckmühl, cède Montgobert en 1831 à son gendre, le comte Étienne-Armand-Napoléon de Cambacérès. Ce dernier meurt en 1881, et Montgobert passe en 1883 à sa petite-fille Zénaide de Cambacérès, duchesse d'Albuféra[24]. La famille d'Albuféra reste jusqu'à ce jour propriétaire du château de Montgobert.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À une vingtaine de kilomètres en retrait des premières lignes, Montgobert est à la fois proche du front et de Paris. Après avoir vu plusieurs détachements allemands qui partaient vers le sud, fascinés par le voisinage de Paris, Montgobert fut délivré en septembre 1914. Le village mena pendant près de quatre ans une existence assez calme, à 20 km du front. Les régiments français y séjournaient au repos, allant au front ou en revenant. Cette quiétude s’évanouit brusquement quand l’état-major allemand profitant de la faiblesse du front au Chemin des Dames, fait une percée qui les conduit d’abord jusqu’à Soissons, puis à la lisière de la forêt de Retz. Montgobert, évacué depuis le 1° juin 1918, est alors le théâtre de combats acharnés pendant un mois et demi comme tous les villages de la vallée du Retz.

Montgobert n’était pas seulement un lieu de repos. Il y avait une « ambulance » et plusieurs cimetières militaires[Note 3]. Le château servit de poste de commandement pour plusieurs états-majors français et alliés. C’est ici que Maunoury reçut Joffre à plusieurs reprises. Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, vint également y rencontrer les généraux. Le 25 juillet 1918, Raymond Poincaré, Président de la République, rendit visite au général Berdoulat, commandant le XXe corps d’armée, en son P.C. de Montgobert [Note 4].

La Reconstruction[modifier | modifier le code]

Le village, qui a beaucoup souffert de la guerre, fonde dès décembre 1919 une coopérative de reconstruction qui rassemble une quarantaine de propriétaires. Présidée par le duc d'Albufera, cette coopérative est active jusqu'en 1932. En 1920, Montgobert reçoit la Croix de guerre 1914-18.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[25].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 > 1795 François Maillard    
(1799 ?) (1802 ?) Charles Victoire Emmanuel Leclerc    
....        
1826 1837 Nicolas Thierry    
1837 1846 Louis François Véron    
1846 1846 Louis Fédéric Désobeaux   Maire par interim
1846 1855 Charles Desprez    
1855 1855 Auguste Aristide Véron   fils de Louis Véron
1855 1865 Auguste Desprez   fils de Charles Desprez
1865 8 nov. 1868 Louis-Joseph-Napoléon, comte de Cambacérès    
8 nov. 1868 1878 Étienne de Cambacérès   père du précédent. Maire de 8 novembre 1868 à octobre 1870, puis Président de la Commission Municipale[Note 5], puis maire en mai 1871.
1878 1884 Auguste Aristide Véron    
1884 1892 François Chauvin    
1892 1895 Raoul-Napoléon Suchet   3e comte Suchet, 3e duc d'Albuféra
1895 > 1905 Charles Cassebras    
....        
< 1914 > 1919 Louis Joseph Suchet [Note 6]   4e comte Suchet, 4e duc d'Albuféra
....        
1945   Napoléon Marie Joseph Suchet   6e comte Suchet, 6e duc d'Albuféra
1952 1989 Napoléon Marie Joseph Suchet   6e comte Suchet, 6e duc d'Albuféra
1989 1997 Pôl Neveux    
mars 2001 réélu mars 2008 Alexandre de Montesquiou LR Cadre supérieur
Réélu pour le mandat 2014-2020[27], [28]

Répartitions administratives et électorales[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, Montgobert fait partie de l'arrondissement de Soissons et du canton de Villers-Cotterêts, qui avant la réforme territoriale de 2014 était composé de 20 communes et qui depuis mars 2015 est composé de 76 communes.

Montgobert fait partie de la communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz, créée le , et qui regroupe 18 communes.

Sur le plan électoral, Montgobert est l'une des 236 communes de la cinquième circonscription de l'Aisne et depuis le redécoupage cantonal de 2014, l'une des 76 communes du canton de Villers-Cotterêts.

Coopération intercommunale[modifier | modifier le code]

En plus de la communauté de communes de Villers-Cotterêts - Forêt de Retz, Montgobert participe aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) suivants:

  • le Syndicat des eaux de Montgobert, Soucy et Puiseux-en-Retz, syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) qui a son siège à Montgobert et qui compte six communes en 2015 [29] ;
  • le Syndicat intercommunal pour l'aménagement du ru de Retz, également un SIVU, qui a son siège à Cœuvres-et-Valsery et qui compte 12 communes en 2015.
  • La commune de Montgobert participe indirectement au Syndicat mixte des personnels communaux des communes de Cœuvres-et-Valsery, Cutry, Laversine, Saint-Pierre-Aigle, Soucy, du syndicat des eaux de Montgobert et du syndicat scolaire de Cœuvres-et-Valsery, un Syndicat mixte fermé qui a son siège à Cœuvres-et-Valsery [30] ;
  • l’Union des secteurs d'énergie du département de l'Aisne (USEDA), un syndicat mixte ouvert (SMO) qui a son siège à Laon et qui compte 802 communes en 2015.

En 2015, Montgobert s'est retiré du Syndicat intercommunal du secteur scolaire de Cœuvres et Valsery, un SIVU qui comptait 7 communes en 2014 [31].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33],[Note 7].

En 2014, la commune comptait 199 habitants, en augmentation de 3,65 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 287 287 280 312 304 353 369 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402 394 385 340 295 275 270 248 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264 245 225 249 364 176 205 208 311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
171 155 184 197 194 185 195 204 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune, qui est située dans l'Académie d'Amiens, ne dispose d'aucune école.

Fin XVIIIe siècle et pendant la première moitié du XIXe siècle, il y avait une école publique mixte. Cette école siégeait dans un bâtiment, construit à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, et qui sert aujourd'hui de mairie (17, route des Bauves)[36]. En 1850, Madame de Cambacérès fonde une école privée et congrégationiste de filles; la même année, la commune installe la mairie et l'école publique mixte, qui devient par la suite école des garçons, dans un bâtiment existant, qui sert aujourd'hui de maison (20, rue des Bauves)[37], [38].

Sports[modifier | modifier le code]

Montgobert dispose d'une salle polyvalente (Foyer rural - Maison pour tous, ouverte en 1986) et d'une aire de jeux (boulodrome, espace bascket).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Dans la Maison pour tous siègent le Foyer rural de Montgobert et l’Association Saint-Sulpice de Montgobert. Dans le château de Montgobert siège l’Association Club de Retz.

  • Le Foyer rural organise annuellement la fête communale, la fête de Noël, les fêtes nationales des 14 juillet et 11 novembre. Depuis 2013, le foyer organise des cours et stages de danse Éveil et danse[39] et une troupe de théatre amateur Le Petit théâtre de Montgobert[40] (http;//www.theatredemontgobert.fr) produit régulièrement des spectacles .
  • L’Association Saint-Sulpice de Montgobert, qui a pour objet la sauvegarde des monuments culturels de Montgobert, l'amélioration du cadre de vie et la protection de l’environnement, organise annuellement en avril la brocante de Mongobert.
  • L’Association Club de Retz, créée en 1989, s'occupe de la gestion du Musée du bois et de la vie locale, installée dans le château, et des attractions touristiques dans le jardin du château[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Montgobert ne possède pas de réserve naturelle.
  • Trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont partiellement sur le territoire de la commune: le massif forestier de Retz, le marais de Longpont et la vallée du ru de Retz et ses affluents[42].
  • Trois secteurs du massif forestier de Retz forment un site Natura 2000, reconnu Site d’importance communautaire (S.I.C.) en 2004[43]. Ces trois secteurs s'étendent sur le territoire de 5 communes: Chouy, Fleury, Haramont, Montgobert et Retheuil. Le secteur concernant Montgobert se trouve à l'est du Chapeau des Cordeliers[44].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sulpice de Montgobert [45] a été restaurée au XVIe siècle (sauf la façade qui date du XIIe siècle), puis au cours des années 1980, d'importants travaux de rénovation rendant son lustre à cette belle église de village au plan très particulier (le chœur englobe à la fois la nef principale et les nefs latérales). Les boiseries et l'autel du XVIIIe siècle sont remarquables. Dans la chapelle, à droite de la nef, sont inhumés Louis de Cambacérès et son épouse Bathilde Bonaparte, fille de Charles Lucien Bonaparte et Zénaïde Bonaparte, donc petite-fille de Lucien et de Joseph, frères de l'empereur Napoléon Ier.
  • Les Tombes militaires : plusieurs militaires tombés au front reposent au cimetière de Montgobert, dont le général Pierre des Vallières, tué à Juvigny.
  • Le monument aux morts, situé au croisement de la rue de la Croix et de la rue des Bauves. Une plaque sur le monument aux morts rappelle la mémoire de tous les enfants de Montgobert, morts pour la France, ainsi que celle du général des Vallières.
  • Le Monument érigé en mémoire du capitaine Joost van Vollenhoven [46].
  • Le Mausolée du Général Leclerc dans le parc du château.
  • Le lavoir communal, datant de 1873-1874[47]. Une source l'alimente en eau. Laissé à l'abandon pendant plusieurs décennies, il a fait l'objet d'une rénovation en mai 2013, travaux réalisés par la mairie et soutenus par le Conseil départemental de l'Aisne et la Fondation du Patrimoine.
  • L'ancien prieuré-cure, portant date de 1767, qui dépendait de l'abbaye Saint-Léger de Soissons. Devenu ferme à la Révolution, le bâtiment sert aujourd'hui de maison (rue Bourbette)[48].
  • Le château de Montgobert [49]. Le château fut construit à la fin du XVIIIe siècle. Le parc du château a été dessiné au début du XIXe siècle et repris par Achille Duchêne. Il appartient de nos jours au duc d'Albufera et abrite un musée du bois et de l'outil. Il est depuis peu ouvert aux réceptions privées de mai à octobre[50].
    • L'exposition Montgobert et la guerre 14-18 : Le château dispose de plusieurs salles d’exposition consacrée à la guerre 14-18. Ces salles resituent la forêt en tant que zone des armées et présentent la vie d’un village de l’arrière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Capitaine Joost van Vollenhoven (1877-1918). À quelques kilomètres du village, en allant vers Longpont, au lieu-dit les Têtes de Chavigny, se trouve le monument érigé en mémoire du capitaine Joost van Vollenhoven (né le 21 juillet 1877 à Rotterdam et mort 20 juillet 1918 à Montgobert) après la Première Guerre mondiale. Sur le mausolée, on peut lire la citation à l'ordre du RICM (Régiment d'infanterie et de chars de marine, aujourd'hui basé à Poitiers) et sa propre citation à l'ordre du régiment, décernée le 28 juillet 1918 par le général Mangin. Hollandais naturalisé français, Van Vollenhoven était gouverneur général de l'Indochine française quant a éclaté la Première Guerre mondiale. Il rejoint le front en 1915 aux côtés des Africains des colonies que la France mobilisait pour refouler les troupes allemandes, dans le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc (RICM). Nommé gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française, il démissionne pour revenir sur le front, toujours avec le RICM. Il est mortellement blessé le 20 juin 1918 alors qu'il est à la tête de sa compagnie sur la commune de Parcy-et-Tigny. Ramené à l'arrière, il meurt à Montgobert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. dans les actes de cette période autel refers à une église ou chapelle
  2. Près Sedan, la bataille précède le rattachement de la Principauté de Sedan à la France.
  3. Les corps des militaires français sont transférés au Nécropole nationale de Villers-Cotterêts, ceux des militaires allemands sont transférés en 1922 au cimetière militaire allemand de Nampcel [1]
  4. Mention portée sur la plaque commémorative de l'événement apposée sur l'ancienne mairie
  5. Pendant la guerre de 1870-1871, le Gouvernement de la Défense nationale installe dès septembre 1870 une commission administrative municipale dans toutes les communes en remplacement du conseil municipal.
  6. Louis Suchet est connu pour avoir formé un triangle d'amitiè amoureuse avec Marcel Proust et Louisa de Mornand. Il a été pendant la guerre 1914-18 le chauffeur du maréchal Joffre. Amateur-photogrape, il a laissé près de 3000 photo's de la guerre (Exemple d’un don privé à l’ECPAD : le fonds Suchet d’Albufera, Site web EXPAD, 6 juin 2012 [lire en ligne]
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert F. de Lapparent, Région de Paris. Excursions géologiques et voyages pédagogiques, Hermann, Paris, 1964, p. 77-78 (Excursion X, Soissons, Laon et Saint-Gobain).
  2. Communauté de communes de Villers-Cotterts - Forêt de Retz, Schéma de cohérence territoriale, 2012 p. 83[lire en ligne]
  3. Commune de Montgobert (02506), Résumé statistique, INSEE [lire en ligne]
  4. Plan de Prévention des Risques Inondations et Coulées de Boue entre Laversine et Chézy-en-Orxois, Secteur Vallée du ru de Retz décembre 2007 [lire en ligne]
  5. SCoT de la Communauté de communes de Villers-Cotterêts - Forêt de Retz
  6. Acte no 205534 dans Chartae Galliae. Édition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). Date de mise à jour : 16/09/11. Première version : 10 juin 2010. [lire en ligne]
  7. Louis Victor Pecheur, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Léger de Soissons, 1870, p. 67, 86, 32 [lire en ligne]
  8. Acte no 205582 dans Chartae Galliae. Édition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). Date de mise à jour : 16/09/11. Première version : 10 juin 2010. [lire en ligne]
  9. Leopold Delisle, Catalogue des actes de Philippe-Auguste p. 618 [lire en ligne]
  10. Louis Victor Pecheur, op.cit. p. 15, p. 17. Cette charte de 1070 est la plus ancienne acte du cartulaire de l'Abbaye Saint-Léger de Soissons; la donation a été à la collégiale, l'abbaye n'étant fondé qu'en 1139.
  11. Acte no 205534 dans Chartae Galliae, op.cit.
  12. Leopold Delisle, op.cit. p. 226
  13. Acte no 211386 dans Chartae Galliae. Édition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). Date de mise à jour : 16/09/11. Première version : 10 juin 2010. [lire en ligne]
  14. Acte no 205582 dans Chartae Galliae, op.cit.
  15. M. de Berthier, Notes sur Montgombert, in Bulletin de la Societé Archéologique et Historique de Soissons, Tome 20, 2 série (1889-90), 1892 p. 5 [lire en ligne]
  16. A.-F.-J. Borel d'Hauterive, Preuves de l'histoire de la maison de Menou, 1852, p. 24 ([lire en ligne]
  17. Paul-Armand du Chastel de la Howarderie, Les toparques héréditaires des deux Howardries ou Crayon généalogique de la maison comtale du Chastel de la Howardries 1880 [lire en ligne]
  18. Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume, 1759 p. 261-264 [lire en ligne]
  19. Encyclopedie méthodique, ou par ordre de matières: Histoire Tome 3, 1788 p. 207 [lire en ligne]
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  21. Marc Thibout, Note sur la construction du château de Montgobert, in: Féderation des societés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne - Mémoires, Tome 12, 1966, p. 160-164 [lire en ligne].
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  23. Bernard Ancien, Retour des cendres du Général Leclerc (Soissons-Montgobert), in: Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne - Mémoires, Tome 12, 1966, p. 167-171
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  33. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
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  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  36. Notice no IA00067074, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Notice no IA00067073, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Monographie manuscrite de Montgobert, Archives de l'Aisne 13 T 286, sans date (vers 1880) [lire en ligne]
  39. Éveil et danse
  40. Le Petit théâtre de Montgobert
  41. Club de Retz
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  47. Archives de l'Aisne, FRAD002_E_DEPOT_0238_D2 - Montgobert 1873 1873 [lire en ligne]
  48. Notice no IA00067078, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. Notice no IA00067084, base Mérimée, ministère français de la Culture, Notice no PA00115825, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Site du château de Montgobert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Montgobert dans la littérature[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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