Vivières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Aisne
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Aisne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Vivières
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité CC Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Christophe Stanley
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02822
Démographie
Population
municipale
409 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 04″ nord, 3° 06′ 16″ est
Altitude 70 m (min. : 68 m) (max. : 226 m)
Superficie 13,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Vivières

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Vivières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vivières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vivières

Vivières est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vivières est situé à 5 km au nord-est de Haramont. Les autres communes avoisinantes sont Taillefontaine, Mortefontaine, Soucy et Puiseux-en-Retz. Villers-Cotterêts, chef-lieu du canton, se trouve à 6 km. La commune de Vivières appartient au Zone d'emploi Roissy - Sud Picardie qui fait elle-même partie de l'Espace urbain Grand Bassin Parisien.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin vivarium (« vivier »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles faites, il y a quelques années, pour tirer les pierres nécessaires à l’entretien des routes, ont mis par hasard à jour au sommet de la route du Faîte et sur les deux versants, des tuiles à rebord et des tuiles creuses (imbrices et tegula), des monnaies romaines en bronze en grande quantité (28 kg) des empereurs Maximus, Tétricus, Posthumus et autres ; des ustensiles, des vases, des débris de poteries de toutes sortes et les fondations d’un certain nombre d’habitations. Deux meules de moulins à bras, mola manuaria ou trusatilis, ont été recueillies depuis. […]
Ce sont là des témoins irrécusables prouvant le séjour des Romains. Ces fondations s’étendent sur une longueur de 500 mètres. On voit des tuiles près de la butte appelée Tour Réaumont et tout le long de la route du Faîte jusqu’auprès de la Croix-Morel. Cette agglomération d’habitants a conservé le nom de Houssoye et c’est sans doute ce nom qu’on lui a donné à l’origine. […] Plusieurs habitants du Houssoye ayant trouvé, dans le voisinage, un étang dans lequel abondait le poisson (ce qu’on appelle communément un vivier), ils construisirent auprès leurs maisons. Ce furent d’abord quelques chaumières éparses que l’on désigna sous le nom de Vivarium, le Vivier. Le Vivier était une dépendance de la colonie du Houssoye. Plus tard, lors de l’invasion franque, les habitants de la colonie ne se trouvant plus en sûreté sur la hauteur et redoutant les approches des vainqueurs – ou peut-être repoussés par eux – allèrent grossir le hameau du Vivier.

Le seigneur du lieu, satisfait de ce surcroît de population et voulant en augmenter encore le nombre, fit construire un château fort pour protéger ses serfs et ses vassaux. On ne sait pas en quel endroit s’élevait ce château, ni quelle en était l’importance. On sait seulement qu’il existait bien avant le IXe siècle. À cette époque, on ne parlait que des Normands ; ils commençaient leurs incursions dévastatrices et leurs noms seuls terrifiaient les paysans. La terre du Vivier dépendait du domaine de La Ferté-sur-Ourcq (La Ferté-Milon). En 845, Hémogalde, seigneur de ce pays, en fit réparer et augmenter les fortifications pour se mettre à l’abri des barbares. […] Pendant longtemps, les gouverneurs de la Ferté furent aussi seigneurs châtelains (Dominus) de Vivières. Seuls les noms de deux de ces seigneurs sont parvenus jusqu’à nous. L’un se nommait Hugues le Blanc ; il prenait le titre de châtelain de La Ferté-Milon et Vivières et mourut après 1121. L’autre était Hugues Soibers de Laon, qui vivait en 1250. Ils étaient chargés de la défense du fort, y résidaient et en avaient le commandement.

Vivières devint une bourgade importante, tant à cause du fort et des établissements religieux qui s’y fondèrent dans la suite, que des reliques de sainte Clotilde qui attiraient toujours un grand nombre de pèlerins. Un prévôt particulier y résidait et il étendit sa juridiction sur les petites localités d’alentour : Villers-Saint-Georges (Villers-Cotterêts), Pisseleux, le fief de Noue, Dampleux, etc. […] En 1126, Hugues le Blanc établit les religieux prémontrés à Vivières.

À droite de l'église se troivait dans une cour les vestiges d'une tour, reste du château fortifié par Philippe d'Alsace en 1174, c'est aussi là que vint Philippe-Auguste pour présider l'assemblée qui délimitait en 1215 les bois du soissonnais et du valois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2004 Francis Hermand    
2004 2014 André Pommier[1]    
2014[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Christophe Stanley DVD Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 409 habitants, en augmentation de 4,07 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 548 536 610 636 642 620 607 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
587 580 547 546 512 503 466 510 527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 452 476 430 461 441 495 487 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
356 372 360 313 337 385 394 407 409
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école primaire public, école maternelle et élémentaire, au 10, Rue du château.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme de l'Épine (XIIIe siècle, propriété privée).
Elle avait comme nom Spinaen 1229 puis L'Espine en 1688. Elle se situe entre Vivières et Longueavesne[7]. Ferme défrichée par le Lètes germain, elle a appartenu aux comtes de Valois puis au roi de France, elle a appartenu au Temple jusqu'en 1307, Les frères qui y furent arretés furent conduits à Senlis[8] et un frère Drogon de Vivières figure aux minutes du procès de 1310. Ensuite elle relevait de l'abbaye prémontrée de Valsery. Des bâtiments sont construits au XIIIe siècle ou au XIVe siècle (des caves voûtées subsistent sous l'actuel logis). Elle est détruite par les Huguenots vers 1592, puis réédifiée entre 1680 et 1683 (datation par archives). Elle est venue comme bien national et achetée par le citoyen Laurent-Antoine Lavoisier le 12 février 1792. Elle fut revendu en 1852 à M. Gilles puis à M. Boulingre en 1854. Plusieurs bâtiments agricoles sont reconstruits ou modifiés au XIXe siècle après 1835 ou au XXe siècle : modification de l'aile nord qui porte la date de 1889, de l'aile est et l'aile sud. Construction du hangar sud, accroissement du logis et extension de la ferme vers l'est (source : base Mérimée)
Èdifice du XVIe siècle complètement refait au XVIIe siècle, à l'exception d'une tourelle conservée. Colombier édifié en 1721. Remises et granges dateraient de 1794. L'aile nord des bâtiments agricoles et une demeure à l'est du château auraient été détruites après 1835. Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications ; édification dans le parc d'une étable en forme de hutte, destinée à des lamas, et une fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduits. De 1930 à 1960, le château est utilisé comme ferme. A appartenu à la famille de Mazancourt jusqu'à la Révolution où il a été vendu comme bien national. source : base Mérimée)
  • Église Paroissiale Sainte-Clotilde, de L'Assomption (XVIe siècle).
Église construite au XIIe siècle ; il en subsiste la base du clocher qui sert de sacristie ; elle est transformée au XVIe siècle ; dans la 1re moitié du XIXe siècle, son intérieur est totalement restauré et les fenêtres sont agrandies ; elle reçoit alors une nouvelle façade et un portique néo-classique ; elle porte depuis peu le vocable de l'Assomption (source : base Mérimée). Dans l'église se trouent les reliques de Sainte Clotilde. La fête locale de Sainte-Clotilde (3 juin) est célébrée depuis des siècles dans la paroisse de Vivières. Depuis 1947 y est ajouté un pèlerinage national des dévots de sainte Clotilde venus de toute la France. Le pèlerinage national de Vivières a lieu chaque année l'avant dernier dimanche de juin, et est organisé et animé spirituellement par la confrérie Sainte-Clotilde[9].
  • La chapelle-fontaine Sainte-Clotilde: un 'Oratoire Sainte-Clotilde, situé en lisière de la forêt et une Source Sainte-Clotilde, située dans la vallée en contrebas de la source. On rejoint la chapelle par la Rue de la Vallée ou par un chemin de terre qui débute à hauteur d'une croix dans la Rue du Château.
  • Rue du chateau, face à cette croix, se trouve un autre petit patrimoine historique : un mur épais. C'est là où la Compagnie de tir à la carabine, fondée vers la fin du XIXe siècle faisait ses exercises de tir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Constant Cauchemez, Grand officier de la Légion d'honneur, général né en 1844 en la ferme Mauperthuis[10].
  • Gabriel-Auguste de Mazancourt.
  • La famille Lavoisier, puis Rumfort puis sa nièce Jeanne Rimey de Sugny y possédaient la ferme l'Essart et le château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site internet officiel de Vivières

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 17 août 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. C-A Barot, Vivières er ses maisons historiques, in Alamnach Matot-Braine de 1911, p350.
  8. Neuf Templiers furent brûlés à Senlis.
  9. Confrérie Sainte Clotilde - Pèlerinage national
  10. sur le site de l'ESG