Laffaux

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Laffaux
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Leguiel
2014-2020
Code postal 02880
Code commune 02400
Démographie
Population
municipale
150 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 57″ nord, 3° 25′ 34″ est
Altitude 156 m (min. : 79 m) (max. : 172 m)
Superficie 6,76 km2
Localisation

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Laffaux est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme fay[1]. est issu du latin fagus, le hêtre commun, c'est l'une des plus attestation de l'usage de Faux connue, elle remonte au VIe siècle Latofao pour latus large[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Laffaux (Latofao au VIe siècle) fut le théâtre, en 596, d'une bataille qui opposa le royaume de Neustrie au royaume d'Austrasie. Thibert II d'Austrasie fut défait par Clotaire II de Neustrie. L'originalité de cette bataille réside dans le fait que les deux rois étaient tous deux sous la régence de leur mère : Frédégonde pour Clotaire II et Brunehilde pour Thibert II.

En 680, victoire d'Ébroïn sur Pépin de Herstal.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Chemin des Dames.

Le nom de Laffaux est indissociable de l'offensive du Chemin des Dames de 1917. Les 5 et 6 mai 1917, les régiments de cuirassiers à pied montèrent à l'assaut du « moulin de Laffaux » qui formait un saillant sur le front allemand depuis son repli sur la ligne Hindenburg en mars 1917. Les soldats français se heurtèrent aux mitrailleuses allemandes installées dans les trois Blockhaus. Des chars (Schneider et Saint-Chamond) furent utilisés par les Français pour venir à bout des positions allemandes.

« Créneaux de la mémoire ici nous accoudâmes
Nos désirs de vingt ans au ciel en porte-à-faux
Ce n’était pas l’amour mais le Chemin des Dames
Voyageur, souviens-toi du Moulin de Laffaux »

Louis Aragon, Les Yeux d'Elsa, 1942

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Commune voisine de Margival, une partie du Wolfsschlucht II, un complexe de bunkers allemand de la Seconde Guerre Mondiale, construit pour abriter l'un des Führerhauptquartiere (quartiers généraux du Führer) d'Adolf Hitler, se trouve sur le territoire de la commune. Cela entraina l'évacuation du village en mars 1944. Hitler ne se rendit sur le site, qu'une seule fois, le 16 et 17 juin 1944, pour faire un point sur le front normand avec les maréchaux Rommel et Von Rundstedt. Courant août 1944, le site fut occupé, une dizaine de jours, par le maréchal Model et son état-major, après sa prise de commandement allemand sur le front de l'Ouest mais l'évacua, assez vite, face à l'avancée alliée. Plus tard, une base de l'Armée française puis, une base de l'OTAN furent installées dans les anciennes installations allemandes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Merlin    
mars 2008[3] en cours
(au 12 mai 2014)
Jean-Pierre Leguiel PS Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 150 habitants, en augmentation de 1,35 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
191 226 243 249 272 318 291 270 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
265 254 233 212 189 211 205 209 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 223 195 116 129 145 130 134 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
137 139 148 130 144 145 125 148 150
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Laffaux[modifier | modifier le code]

Le Moulin de Laffaux[modifier | modifier le code]

Monument des crapouillots

Au lieu-dit le Moulin de Laffaux a été aménagé en 2013-2014 un Jardin de mémoire sur l'aire de repos de la RN 2 qui rassemble différents monuments commémoratifs de la Grande Guerre (inauguration 14 juin 2014).

Monument national des crapouillots[modifier | modifier le code]

Ce monument rend hommage aux artilleurs de tranchées tombés au combat de la Première Guerre mondiale. Cette œuvre de Marcel Loyau a la forme d'un crapouillot, c'est-à-dire d'un canon de tranchée. Il a été érigé en 1933 à la mémoire des artilleurs français des fronts de France et d'Orient. Mutilé au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été restauré en 1958.

Pendant l'hiver 2007, le monument des crapouillots fut frappé par la foudre, très sérieusement endommagé, il a été démonté, déplacé et reconstruit sur le site actuel en 2012.

Autres monuments commémoratifs du Jardin de mémoire[modifier | modifier le code]
  • Monument des sténographes sous la forme d'un obélisque
  • Monument du Général Estienne
  • Monument du 4e régiment de cuirassiers
  • Monument au 9e régiment de cuirassiers à pied
  • Monument au sergent pilote Georges Damez
  • Monument à Henri Dupouy du 7e régiment d'infanterie coloniale
  • Monument à Maurice Thiriez, cuirassier, tué à Laffaux
Autres lieux de mémoire du Moulin de Laffaux[modifier | modifier le code]
  • Monument des fusiliers-marins, érigé en 1938. Le bataillon de fusiliers marins a combattu au moulin de Laffaux le 14 septembre 1918. Il combattit jusqu'à Laon, au tout début d'octobre, il perdra les trois-quarts de ses officiers (18 tués) et plus de la moitié de son effectif (430 tués).
  • Carrière de Fruty, où les fusiliers-marins combattirent le 14 septembre 1918. Les marques des combats sont encore visibles.
  • Monument à la mémoire de Frédéric Taillefert, fusillier-mitrailleur du 4e régiment mixte de zouaves-tirailleurs.
  • Monument à la mémoire de Serge Real del Sarte frère de Maxime Real del Sarte, blessé mortellement le 30 avril 1917.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Charles Laurent, grand-père maternel de Gérard Labrunie dit de Nerval, décédé le 19 janvier 1834, né en 1757. Ce grand-père a inscrit l'ascendance maternelle de Gérard dans le Valois et s'est par la suite installé à Paris, devenant marchand linger, au 23 rue Coquillière, non loin des Halles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Offenstadt, "Voyageur souviens toi du Moulin de Laffaux. Laffaux, village-mémoire, 1917-2004", in id., Le Chemin des Dames de l'événement à la mémoire, Paris, Stock, 2004, pp.373–381.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Gendron, L'origines des noms de lieux en France, éd. Erance, 2008, 2e éd. p 215.
  2. Jacques Chaurand, Le nom régional du hêtre et du merisier ou Cessier, in : Nouvelle revue d'Onomastique, n° 25-26, 1995, pp. 109-117.
  3. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  4. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .