Laffaux

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Laffaux
Laffaux
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Christophe Goin
2020-2026
Code postal 02880
Code commune 02400
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2018 en diminution de 0,67 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 57″ nord, 3° 25′ 34″ est
Altitude 156 m
Min. 79 m
Max. 172 m
Superficie 6,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Soissons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fère-en-Tardenois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Laffaux
Liens
Site web https://laffaux.com/

Laffaux est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Laffaux est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Soissons, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,9 %), forêts (22,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), prairies (2,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme fay[8] est issu du latin fagus, le hêtre commun, c'est l'une des plus attestation de l'usage de Faux connue, elle remonte au VIe siècle. Latofao pour latus, large[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Laffaux (Latofao au VIe siècle) fut le théâtre, en 596, d'une bataille qui opposa le royaume de Neustrie au royaume d'Austrasie. Thibert II d'Austrasie fut défait par Clotaire II de Neustrie. L'originalité de cette bataille réside dans le fait que les deux rois étaient tous deux sous la régence de leur mère : Frédégonde pour Clotaire II et Brunehilde pour Thibert II.

En 680, victoire d'Ébroïn sur Pépin de Herstal.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ferme de Laffaux en , Le Miroir.

Le nom de Laffaux est indissociable de l'offensive du Chemin des Dames de 1917. Les 5 et , les régiments de cuirassiers à pied montèrent à l'assaut du « moulin de Laffaux » qui formait un saillant sur le front allemand depuis son repli sur la ligne Hindenburg en . Les soldats français se heurtèrent aux mitrailleuses allemandes installées dans les trois Blockhaus. Des chars (Schneider et Saint-Chamond) furent utilisés par les Français pour venir à bout des positions allemandes.

« Créneaux de la mémoire ici nous accoudâmes
Nos désirs de vingt ans au ciel en porte-à-faux
Ce n’était pas l'amour mais le Chemin des Dames
Voyageur, souviens-toi du Moulin de Laffaux »

Louis Aragon, Les Yeux d'Elsa, 1942

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Commune voisine de Margival, une partie du Wolfsschlucht II, un complexe de bunkers allemand de la Seconde Guerre mondiale, construit pour abriter l'un des Führerhauptquartiere (quartiers généraux du Führer) d'Adolf Hitler, se trouve sur le territoire de la commune. Cela entraina l'évacuation du village en mars 1944. Hitler ne se rendit sur le site, qu'une seule fois, le 16 et , pour faire un point sur le front normand avec les maréchaux Rommel et Von Rundstedt. Courant , le site fut occupé, une dizaine de jours, par le maréchal Model et son état-major, après sa prise de commandement allemand sur le front de l'Ouest mais l'évacua, assez vite, face à l'avancée alliée. Plus tard, une base de l'Armée française puis, une base de l'OTAN furent installées dans les anciennes installations allemandes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Laffaux est membre de la communauté de communes du Val de l'Aisne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Presles-et-Boves. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[10].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Soissons, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[11]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Fère-en-Tardenois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[11], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[12].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  octobre 1815 Jean-Marie Boulle    
octobre 1815 juillet 1820 Louis Borniche   cultivateur
juillet 1820   Jean-Pierre Chauvin    
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Merlin    
mars 2008[13] mai 2020 Jean-Pierre Leguiel PS Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[14]
mai 2020 En cours
(au 12 juillet 2020)
Christophe Goin   Contremaîtres, agents de maîtrise

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 148 habitants[Note 3], en diminution de 0,67 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
191226243249272318291270266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
265254233212189211205209203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217223195116129145130134224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
137139148130144145125148150
2018 - - - - - - - -
148--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument des crapouillots.

Église Notre-Dame de Laffaux[modifier | modifier le code]

Le Moulin de Laffaux[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit le Moulin de Laffaux a été aménagé en 2013-2014 un Jardin de mémoire sur l'aire de repos de la RN 2 qui rassemble différents monuments commémoratifs de la Grande Guerre (inauguration ).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Charles Laurent, grand-père maternel de Gérard Labrunie dit de Nerval, né en 1757, décédé le . Ce grand-père a inscrit l'ascendance maternelle de Gérard dans le Valois et s'est par la suite installé à Paris, devenant marchand linger, au 23 rue Coquillière, non loin des Halles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Offenstadt, "Voyageur souviens-toi du Moulin de Laffaux. Laffaux, village-mémoire, 1917-2004", in id., Le Chemin des Dames de l'événement à la mémoire, Paris, Stock, 2004, pp.373–381.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 21 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 21 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux en France, éd. Erance, 2008, 2e éd. p 215.
  9. Jacques Chaurand, Le nom régional du hêtre et du merisier ou Cessier, in : Nouvelle revue d'Onomastique, n° 25-26, 1995, pp. 109-117.
  10. « communauté de communes du Val de l'Aisne - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  11. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Laffaux », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  12. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  13. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  14. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.