Ressons-le-Long

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ressons (homonymie).
Ressons-le-Long
Mairie-école, coté entrée de la mairie
Mairie-école, coté entrée de la mairie
Blason de Ressons-le-Long
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Vic-sur-Aisne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Vallée de l'Aisne
Maire
Mandat
Nicolas Rébérot
2014-2020
Code postal 02290
Code commune 02643
Démographie
Population
municipale
771 hab. (2012)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 20″ N 3° 08′ 58″ E / 49.3888888889, 3.1494444444449° 23′ 20″ Nord 3° 08′ 58″ Est / 49.3888888889, 3.14944444444
Altitude Min. 37 m – Max. 150 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Ressons-le-Long

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Ressons-le-Long

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ressons-le-Long

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ressons-le-Long
Liens
Site web www.ressonslelong.fr

Ressons-le-Long est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la limite du Soissonnais et du Valois, le terroir descend d’un coteau escarpé avec ses soubassements crayeux recouverts de forêt pour s’ouvrir sur la vallée de l’Aisne et ses sols variés, emblavés de cultures céréalières, sucrières, à proximité du pôle agro-alimentaire de Vic-sur-Aisne.

Le village avec ses maisons en pierre calcaire en neuf quartiers et s’étire sur six kilomètres.

À l’est, venant de Soissons:

  • Pontarcher, avec son ancien moulin à papier sur le ru de Retz et son ancienne maladrerie sur le lieu du camp romain[réf. nécessaire] qui défendait un pont sur l’Aisne.
  • Gorgny, après la Croix du Jubilé, avec le lavoir et la Tour Blanchard.
  • Mainville et le château du XVIIIe siècle
  • Le centre-bourg, et l'église (visite à demander à la mairie) entourée de la mairie-école.
  • Poulandon et le manoir près de la motte féodale.
  • La Montagne, avec la ferme d’abbaye et le lavoir de la Grue.
  • Le Cheneux, sur un petit promontoire.
  • Le Montois, son château.

Et à l’ouest vers Compiègne,

  • La Vache Noire et sa zone d'activités.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes : Ressontius. 872 (CH2, II, 642) ; Reisons 1192 (PH2, 490)[1].

Un rapprochement s'impose avec le nom de deux autres communes situées également en Picardie : Ressons-l'Abbaye (Oise, de Resons vers 1170, Ressons 1184, Reisons 1191, Roisuns 1198, de Ressons XIIe siècle, Raissons 1206, de Ressuns 1212) et Ressons-sur-Matz (Oise, Ressonto 587, Rosonto vers 679, Ressontum, Rossontus VIIe siècle, Resontium 658, Rossontum Xe siècle, Resons 1165)[2], plus riches en formes anciennes. À cette série, on peut ajouter Resson (Aube, Rosuntum avant 854) et Rançon (Seine-Maritime, Rosontio 829, Resentio 1025 - 1026)[3].

Origine du nom : Rosontio ou Resontio.

Le second élément s'explique par le suffixe gaulois -ontio, que l'on observe dans d'autres formations toponymiques comme, par exemple, Lihons (Somme, Leontium 1100).

Le premier élément est plus difficile à déterminer :

  • Ernest Nègre[4] ne tient pas compte des formes en Ros- qui apparaissent conjointement avec les formes en Res- et explique cet élément par le nom de personne gaulois Ressius (GPN 250).
  • François de Beaurepaire[5] compare avec le type toponymique Rosbakiz, issu du germanique, et signifiant « ruisseau aux roseaux ». Le terme raus > ros étant, par ailleurs, à l'origine du français ros-el > roseau. En effet, Rosbakiz a indifféremment abouti à Robecq, Rebets, Rebecq, etc.

On note la même évolution phonétique Ros- > Res-, sans doute liée au déplacement de l'accent, d'où [o] > [œ]. Ce terme serait donc similaire et représenterait donc un gallo-germanique ros[6]. Rosontio serait « un endroit où se trouv(ai)ent des roseaux ».

Cette hypothèse présente l'avantage d'expliquer les mentions anciennes en Ros- et de relier entre eux plusieurs éléments, ainsi ce type toponymique n'est-il attesté qu'au nord de la France, de même que le terme rosel > roseau, qui n'est propre qu'à la langue d'oïl (comparer par exemple avec l'occitan canavèra « roseau » et canaveral « endroit couvert de roseau »)

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les Municipalités à partir du XVIIIe siècle

Les Municipalités créées par l’édit de juin 1787 tinrent leurs premières réunions dans les premiers mois de l'année 1788. Le premier registre commence ainsi : « Registre concernant les actes de délibérations et procès-verbaux de la municipalité de Ressons du 4 mars 1788 ».

Dès les premiers jours de l'année 1790, de nouvelles municipalités sont constituées. Dimanche 14 février 1790, les citoyens actifs de la communauté de Ressons le Long sont convoqués pour la composition de la municipalité. Pierre Ignieux, laboureur, est élu maire avec 26 voix sur 46 votants : c'est le premier maire de la commune.

Liste des maires de la commune

  • 14/02/1790 Pierre Ignieux
  • 13/11/1791 Charles Guérin
  • 07/10/1792 Claude Toupet
  • 11/04/1795 Philippe Lucot
  • 08/11/1795 Louis Mansier
  • 02/04/1797 Simon Amory

La Constitution de l'An III indiquait que dans chaque commune de moins de 5 000 habitants, il n'y avait plus qu'un agent communal à Ressons : Mansier puis Amory et un adjoint, ceux-ci formant la municipalité du canton dont le président était choisi par tout le canton.

Cet état de choses dura jusqu'à la Constitution de l'An IV : à la fête de la commune, il y eut de nouveau un maire ; la commune retrouvait son autonomie.

  • 23/09/1800 Amory Simon
  • 19/02/1803 Toupet Claude
  • 10/05/1815 Serval Pierre (pendant les Cent jours ; n'a jamais été installé)
  • Juillet 1815 Toupet Claude
  • 1817 Lucot Philippe
  • 1821 Eudelinne Pierre (nommé par le préfet ; révoqué par Charles X)
  • 1825 Violet Jean
  • 1826 Véroudart Henri
  • 1844 Juge Louis
  • 1848 Moutailler François
  • 1854 Igneux Pierre
  • 1855 Véroudart Louis (décédé en 1876 au cours de son mandat)
  • 1876 Danre Prince
  • 1878 Le Cornier Pierre
  • 1888 Amory Maxime
  • 1900 Baraquin Auguste
  • 1908 Ferte Henri
  • 1935 Jolly Alphonse
  • 1941 Thévenin Paul
  • 1953 Ferte Marc
  • 1983 Meyssirel Pierre
  • 1989 Ménard Henri
  • 1990 Brin Françoise
Liste des maires successifs depuis 1995
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Michel Lefranc    
mars 2001 mars 2008 Éric Debosque    
mars 2008[7] en cours
(au 12 mai 2014)
Nicolas Rébérot Sans étiquette Réélu pour le mandat 2014-2020[8]
Le conseil municipal jeunes

La commune connaît un CMJ (conseil municipal jeunes) depuis 2008. Les maires juniors :

  • Élodie Lencel (2008)
  • Axel Destrez (2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 771 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543 601 588 625 708 737 710 764 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
699 665 668 644 611 637 614 591 566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
576 587 613 375 709 691 564 642 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
641 652 692 698 711 740 757 762 771
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Georges de Ressons-le-Long, datant du XIe siècle, Monument historique depouis 1921.
  • Monument aux morts dans le bourg
  • Monument du massacre du Bois des châssis sur RN31
  • Monument du 8e cuirassiers (tombe en granit sur le plateau)
  • Château de Montois (non visitable)
  • Château de Mainville (non visitable)
  • Ferme de la Montagne (non visitable)
  • Manoir de Poulandon (non visitable)
  • Les trois lavoirs restaurés dont celui de la Grue
  • Les pignons à échelons, caractéristiques pour le département de l'Aisne.
  • Les nombreuses croix de rogations et de carrefours
  • Les points de vues sur la vallée de l'Aisne
  • Les premières géocaches de la CCPVA
  • Plus de 23 km de sentiers de randonnées

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Constant Huret, coureur cycliste

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école (même bâtiment que la mairie)

Sports[modifier | modifier le code]

  • Skate park
  • Parcours santé
  • Boulodrome
  • Terrain de football

Culture[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Georges-Brassens
  • Land'Art à proximité du lavoir de la Montagne
  • Les boîtes à livres voyageurs

Associations[modifier | modifier le code]

  • Croq livres
  • Club Saint Georges
  • Association culturelle et sportive de canton de Vic-sur-Aisne
  • Entente cycliste de la vallée de l'Aisne
  • Association des parents d'élèves Ressons
  • Association cantonale loisirs et culture
  • Oxyz'n
  • Site Nature Arlaines
  • Groupéco
  • Association des chasseurs
  • Office du Tourisme du Pays de la Vallée de l'Aisne
  • Mémoire et Patrimoine du Ressonnais

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 1, Librairie Droz, 1991, p. 222.
  2. Ernest Nègre, op. cit.
  3. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150). p. 127.
  4. op. cit.
  5. op. cit..
  6. François de Beaurepaire, op. cit.
  7. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  8. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 12 août 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]