Chavignon

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Chavignon
L'église Saint-Remi.
L'église Saint-Remi.
Blason de Chavignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Daniel Gard
2014-2020
Code postal 02000
Code commune 02174
Démographie
Population
municipale
806 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 47″ nord, 3° 31′ 19″ est
Altitude 90 m (min. : 57 m) (max. : 195 m)
Superficie 11,55 km2
Localisation

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Chavignon est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Chavignon est situé entre les villes de Laon et Soissons.
  • Près du village, direction Royaucourt-et-Chailvet, se trouve le hameau Les Bruyères appartenant à la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • L´habitat ancien, constitué de 225 maisons au milieu du 19e siècle, était compact, formant ainsi un tissu urbain continu. Les rues étaient entièrement pavées. Situé dans l´actuelle *rue Saint-Pierre, le château était en partie détruit à la période révolutionnaire. En 1870, le village, comme toutes les communes du Chemin des Dames, connut l'occupation *prussienne. Envahi par les Allemands dès le 6 septembre 1914, le secteur connut le calme pendant deux ans et demi, excepté lors de la prise de la creute d´Hurtebise le 25 janvier *1915. Convoité pour le canal reliant Paris à Bruxelles qui le longe, Chavignon fut soumis à la rigueur de l´occupation : les maisons, transformées en véritables quartiers généraux, *étaient numérotées, les rues portant alors des noms germaniques. C'est au cours de l´offensive d´avril 1917 que les obus français détruisirent en grande partie le village, *totalement rasé le 17 octobre 1917. Le 25 octobre, les Français enlevèrent le site, faisant 12 000 prisonniers. Les Allemands en reprirent possession le 27 mai 1918 et les alliés le *libérèrent en octobre 1918, achevant de détruire les dernières maisons. En mars 1919, les habitants revenus au village découvrirent un site lunaire. L'emplacement des rues était *invisible, mise à part la Rue Nationale. La surface détruite fut estimée à 1155 hectares (pour 300 immeubles). Le maire d'après-guerre, M. Bouteille, se battit pour faire supprimer *la Zone Rouge du territoire de sa commune. La réhabilitation du village s´effectua dès le début des années 1920. Rattaché à la Société Coopérative de Reconstruction de l'Extension *laonnoise, Chavignon possédait sa propre coopérative de reconstruction pour les immeubles bâtis appartenant à la commune. Avec la plus grande partie des dons de Haïphong (Viet-Nam) *(524 000 francs entre le printemps 1920 et juillet 1927), qui devint sa marraine en octobre 1919, Chavignon racheta les dommages de guerre destinés à la reconstruction de ses *bâtiments communaux. La place du Marché fut ainsi baptisée place de Haïphong. La municipalité fit l´acquisition de tout une partie de terrain afin d'y regrouper les bâtiments *communaux : auparavant située rue Saint-Pierre, la place bénéficia alors d'un agrandissement. La commune adopta alors un nouveau plan d´alignement et d´aménagement. Elle semble *également avoir servi de laboratoire aux entrepreneurs qui exposèrent leur catalogue immobilier aux éventuels acheteurs proposant ainsi un échantillonnage diversifié. En 1927, les *bâtiments communaux suivants étaient reconstruits : la mairie, l'école, le bureau de poste, la perception, les lavoirs ainsi que 202 bâtiments particuliers et 27 étaient en cours de *restauration. Le village eut à souffrir une fois de plus lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • Les maisons de Chavignon 304 bâti INSEE ; 76 repérées ; 46 étudiées Avant la guerre, les maisons du village étaient toutes accolées, pourvues d'un étage et longues de trois travées. La pierre de taille employée pour le gros-oeuvre était de dimension moyenne. Le hameau des Bruyères possédait un tissu urbain plus épars. Lors de la reconstruction, les premières maisons semblent avoir été édifiées route de Soissons dès 1920. L'ensemble des constructions du village ont utilisé les anciennes fondations. Le village de Chavignon semble avoir accueilli les modèles proposés par les divers entrepreneurs : ce fait tend à expliquer la diversité architecturale dont ont fait l'objet les constructions de Chavignon. En effet, deux types d´édifice sont observables : ceux dont l'architecture s'inspire des éléments classiques d'avant-guerre (grâce à l'utilisation de moulures, de baies rectangulaires...) et les autres dont le parti architectural est plus ambitieux (nouveaux matériaux, formes allongées, disposition originale...). Mises à part au coeur du village, les maisons sont toutes indépendantes, bénéficiant d'un retrait par rapport à la voie de circulation. Les habitations les plus imposantes, formant parfois de grands complexes, sont regroupées dans la rue de Soissons. Certaines caractéristiques sont prépondérantes : l'élévation des murs est constituée d'un blocage de moellons avec pierre de taille aux chaînages harpés et joints apparents, assortis au calcaire de couleur naturel. Sur l´ensemble des villages du Chemin des Dames, la brique n´est jamais autant employée qu´à Chavignon ; elle possède d'ailleurs une couleur spécifique, tirant sur un orangé vif dû à une faible cuisson. Lorsqu´elle ne constitue pas un élément architectonique, son rôle est réduit à la décoration, souvent associée au béton. Des éléments classiques en pierre de taille (porte à entablement mouluré et volutes, lucarnes à fronton triangulaire, corniche moulurée) sont introduits dans les constructions de structures relativement simple dont la façade est le plus souvent en brique. Les façades à pans coupés, mettant en valeur l'élévation principale de l'habitation, constituent un élément architectural souvent observable à Chavignon. Il s'agit d'une caractéristique intéressante, liée au nouveau plan d'alignement mis en place lors de la reconstruction du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la tour de gueules sur une nuée de sinople en arc de cercle, accompagnée en chef de deux grenades du même, enflammées d'argent, et en pointe d'une crosse issante de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 en cours
(au 12 mai 2014)
Daniel Gard LR Retraité Fonction publique
Ancien député (2002-2007)
Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 806 habitants, en augmentation de 7,32 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
698 781 828 836 966 1 025 1 045 1 168 1 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 077 1 139 1 086 1 067 1 089 1 131 1 153 1 064 1 014
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 876 825 460 593 665 642 540 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
621 584 572 629 769 793 752 762 806
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fort de la Malmaison.
  • Calvaire de l'Ange gardien, érigé en 1924, grâce à une souscription publique, conçu par Jean Topin, originaire de Vorges et ancien élève de la Villa Medicis à Rome, et réalisé par l'entrepreneur Bardin. Cette croix monumentale est dédiée aux 35 000 morts dans le camp ennemi et aux 15 000 prisonniers qu'engendra l'attaque du fort de la Malmaison sous le commandement de Pétain le 16 avril 1917. Il marque l'entrée occidentale du Chemin des Dames.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Yves Daudigny y est né.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]