Neuville-sur-Margival

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Neuville-sur-Margival
Neuville-sur-Margival
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Laurent Leclercq
2018-2020
Code postal 02880
Code commune 02551
Démographie
Population
municipale
122 hab. (2015 en augmentation de 4,27 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 12″ nord, 3° 24′ 04″ est
Altitude 170 m
Min. 73 m
Max. 161 m
Superficie 3,65 km2
Localisation

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Neuville-sur-Margival est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de Neuville-sur-Margival.

Localisation[modifier | modifier le code]

Village situé au nord-est de Soissons, en bordure du plateau rive droite du vallon de la Jocienne, affluent de l'Aisne.

La commune est desservie par la gare de Margival[1], où circulent par des trains TER Hauts-de-France, omnibus, qui effectuent des missions entre les gares de Crépy-en-Valois et de Laon, sur la Ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale

Le village est occupé par l'armée allemande dès le 31 août 1914, qui utilise la zone comme base arrière, notamment au moment de la bataille de Crouy en janvier 1915. Après le retrait allemand sur la ligne Hindenburg, les Français reprennent possession de Neuville le et les ruines du village se trouvent pendant plusieurs mois à proximité du front et des combats de Vauxaillon ou du Moulin de Laffaux, servant de base de départ à ceux-ci. Neuville, réoccupé le , est définitivement libéré le [2].

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[3] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [4].

Seconde Guerre mondiale

En 1942, 22 000 hommes, prisonniers de guerre ou de droit commun, requis du service du travail obligatoire (STO), construisent à Margival, Laffaux et Neuville-sur-Margival le Wolfsschlucht II (ou W2), ou « ravin du loup », l'un des vingt quartiers généraux du Führer (Führerhauptquartiere ou FHQ), qu'Adolf Hitler a fait construire à travers l'Allemagne et l'Europe occupée. Ce quartier général, décidé dès 1940, était destiné à servir lors de l'invasion programmée de la Grande-Bretagne[5],[6],[7]. Sa localisation bénéficiait du voisinage de la voie ferrée Soissons-Laon, à proximité immédiate d'un tunnel de 600 mètres (afin de pouvoir éventuellement abriter le Führersonderzug).

Dès mars 1944, le terrain devient une zone militaire allemande sous haute protection et les habitants de Margival et de Neuville-sur-Margival sont évacués suivis de la population des villages environnants le mois suivant. Les 16 et , Hitler, accompagné de Jodl et de son état-major, se rend pour la première fois au Wolfsschlucht II dans le but de faire un point avec les maréchaux Von Rundstedt et Rommel sur l'évolution du front de Normandie[8].

Ce camp a été utilisé, après-guerre, par des installations de l'OTAN, l’Otan, puis est devenu un centre d’entraînement commando de l'armée française. Désaffecté, le camp de 110 ha a été vendu aux communes concernées, et Aisne Club 44 — ainsi qu'une autre association — participe aux travaux de défrichage, de sécurisation et de mise en valeur de l’ancien camp[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Soissons du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Vailly-sur-Aisne[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Fère-en-Tardenois.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Val de l'Aisne (CCVA), créée fin 1994.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Suite à la démission du maire André Caer en janvier 2018, ainsi que de la démission de deux autres conseillers municipaux, des élections municipales partielles sont organisées le [11], qui aboutissent le à l'élection d'un nouveau maire, Laurent Leclercq, et de deux maires-adjoints[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 janvier 2018 André Caer   Retraité
Démissionnaire
mars 2018[12] en cours
(au 24 mars 2018)
Laurent Leclercq    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 122 habitants[Note 1], en augmentation de 4,27 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
159180182164189192187170168
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
156170174159141165160148139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
146137135641089799103135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
779083775891108110127
2015 - - - - - - - -
122--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent.
  • L'ancienne mairie-école.
  • Une plaque monument aux morts sur l'ancienne mairie, une plaque monument aux morts sur la nouvelle mairie.
  • Un calvaire mémorial des fins de guerres, commémorant la libération de 1918 et celle de 1944.
  • Une partie du Wolfsschlucht II, vaste complexe de bunkers allemands de la Seconde Guerre mondiale et l'un des quartier-généraux de Hitler se trouve sur la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site SNCF TER Hauts-de-France, Informations pratiques sur les gares : Halte ferroviaire de Margival lire (consulté le ).
  2. Gil Alcaix, « N comme Neuville-sur-Margival », Dictionnaire du Chemin des Dames, (consulté le 20 juillet 2018).
  3. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  4. Journal officiel du 28 octobre 1920, p. 16685.
  5. Antony Beevor (trad. Jean-François Sené, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière), D-Day et la bataille de Normandie,  éd. Calman-Lévy, Paris, 2009, 636 p. (ISBN 978-2-7021-4016-1), p. 246-248.
  6. « Camp fortifié dit Wolfschlucht 2 ou W 2 à Neuville-sur-Margival », 10/7/2018 monumentum - carte des monuments historiques français (consulté le 20 juillet 2018).
  7. « Camp fortifié dit " Wolfschlucht 2 " ou " W 2 " », notice no PA02000083, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Franck Viltart et Vincent Dupont, « La Seconde Guerre mondiale et le Chemin des Dames », Histoire du Chemin des Dames, sur https://www.chemindesdames.fr (consulté le 20 juillet 2018).
  9. Pierre Hallade, « Margival : le chalet d’Hitler mais pas que… : Le camp de Margival, né au cours de la Seconde Guerre mondiale, revit grâce aux passionnés d’Aisne Club 44. Un lieu chargé d’histoire qui pourrait devenir un centre mémoriel », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Élections de trois conseillers ce dimanche à Neuville-sur-Margival dans le Soissonnais : Six candidats se présentent pour trois sièges vacants au sein du conseil municipal. C’est la démission du maire qui a déclenché ces élections », L'Union,‎ (lire en ligne).
  12. a et b « Aisne: un nouveau maire à Neuville-sur-Margival », L'Union,‎ (lire en ligne).
  13. « Les maires de Neuville-sur-Margival », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 20 juillet 2018).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.