Dammard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dammard
Dammard
Église Saint-Médard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité Communauté de communes Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Denis Carion
2014-2020
Code postal 02470
Code commune 02258
Démographie
Population
municipale
387 hab. (2016 en diminution de 5,84 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 43″ nord, 3° 11′ 55″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 159 m
Superficie 7,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Dammard

Dammard est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France. Situé dans l'ancien Valois son origine est ancienne, son nom vient de l'évêque de Noyon, Saint-Médard[1].

La commune a été profondément marquée par les combats de la Première Guerre mondiale. Elle a été à ce titre décorée de la croix de guerre en 1920[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

OpenStreetMap [1] Limite de la commune

Dammard se situe au sud du département de l'Aisne aux confins de l'Oise et de la Seine-et-Marne, à la limite de l'Orxois et de la Haute-Brie[4]. Elle fait ainsi partie de l'aire urbaine de Paris selon la définition de l'Insee[5].

Elle est composée d'un bourg principal situé à l'Est de son territoire et des hameaux de Montmarlet et Montémafroy. Ses habitants sont appelés les Dammardois et les Dammardoises.

Une voie antique La Ferté-Milon - Château-Thierry aurait traversé la commune[6],[7].

La commune est proche de l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy, 45 min en voiture (57 km). Le village est desservi par l’autoroute A4 (24 km / 20 min) ce qui lui permet de relier Reims en moins d'une heure (77 km) ainsi que Paris en 1 h 15 (89 km).

Le village se situe à 20 km de Villers-Cotterêts et de la "Cité de la Francophonie" qui sera installée dans le château de Villers-Cotterêts. Ce projet, dont l'ouverture d'un "musée de la Francophonie" a été annoncé pour l'horizon 2022, s'inscrit dans sa stratégie internationale de promotion du français à l'étranger[8].

La commune est située à moins d'une heure de route du parc Astérix (62 km) et 45 min de Disneyland Paris (61 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dammard
La Ferté-Milon Passy en Valois Macogny
Mareuil-sur-Ourcq Dammard Monnes
Chézy-en-Orxois Saint Gengoulph Priez


Château de Monthoury

Le château de Monthoury pourtant très proche de la commune de Dammard ne fait pas partie de la commune. Il est situé sur la commune de Macogny (anciennement Montron[9]). Les cartes postale d’avant guerre illustre cette confusion entraîné par la proximité du château avec Dammard.

Jean-Baptiste Duchastel de Montflambert (1756- 1830) fait construire le château de Monthoury au coût de 127 777 francs en 1815.

Topographie[modifier | modifier le code]

Dammard se situe en majeur partie sur un plateau à une altitude de 159 m maximum, la partie méridionale de son territoire est marqué par une vallée où coule le ru d'Allan, 77 m au-dessus du niveau de la mer. Les bois de Montigny et de Borny enveloppent la partie ouest du territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est bercée par un climat de type océanique, Cfb selon la classification de Köppen.

Dammard est rattachée météorologiquement à la Station de Roissy-en-France, distante de 57 km. Une étude du BRGM vient corroborer ce rattachement, en effet il a été relevé entre 1959 et 1968 à Dammard selon cette étude, 620 mm de précipitation en moyenne et une température annuelle moyenne de 9,1 °C[10].

Dammard (Roissy-en-France 1981 - 2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 1,7 4,2 6,1 9,8 12,6 14,6 14,5 11,8 8,9 4,9 2,4 7,8
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,7 11,6 14,9 18,9 22 24,7 24,6 20,7 16 10,3 7 15,5
Record de froid (°C)
date du record
−17,8
1985
−12,4
1991
−9,1
2013
−3,9
1986
0,3
1981
2,6
1975
7,3
1977
6,1
1980
2,4
1977
−3,1
1985
−8,1
1998
−10,6
1996
−17,8
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16
2003
20,1
1990
23,5
1989
28,3
2018
31,9
2005
36,5
2011
36,4
2006
39
2003
32,1
2013
28,9
2011
19,7
1983
17,3
1989
39
2003
Précipitations (mm) 58 46 55,8 52 65,9 58,2 61,2 51,8 53,8 67,9 56,5 67,5 693,6
Source : « données climatiques », sur meteofrance.com (consulté en décembre 2013)

Paroisse[modifier | modifier le code]

Dammard fait partie de la paroisse de Saint Félix de Valois[11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de La Ferté-Milon, située à 9 km à au nord ouest par la D4. La gare est desservie par des trains de la Ligne P du Transilien qui assurent des liaisons avec la gare Paris-Est. (1h de trajet)

Pour rejoindre Paris-Nord il faudra se rendre à Crépy-en-Valois et prendre la ligne K du Transilien (25 min de voiture et 35 min de train soit 1h de trajet). La gare de Crépy-en-Valois permet aussi la déserte de la ville de Laon.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la D4 qui lui permet de rélié la Ferté-Milon à l'Ouest et Soissons et Château-Thierry via la D1 à l'Est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ru d'Allan[12], affluent de la rivière Ourcq, marque pour partie la frontière sud du territoire de la commune sur une longueur de 3,57 km. Ses affluent sont respectivement sur le territoire de la commune:

- Fossé de Saint-Quentin-sur-Allan[13] sur une longueur de 881 m.

- Ruisseau du Rossignol[14] sur une longueur de 104 m.

Il y avait sur le territoire de la commune à la fin du XIXe siècle deux moulins à eau, Rouzy qui n'était plus exploité en 1884[15] et un autre moulin au lieu-dit de Taillepied au sud ouest du territoire communale. Le moulin de Rouzy était probablement situé à la ferme du moulin neuf au lieu-dit du même nom.

L'eau potable d'origine souterraine provient de trois captages différents tous situés sur le Clignon[16]:

- Le captage de Licy-Clignon :

Ce captage a été créé en 1979 au lieu-dit « Les Zièbres ». Sa profondeur est de 5 mètres. En 2013, 117 432 m3 d’eau y ont été prélevés. L’eau est prélevée dans les marnes et caillasses du lutétien et les calcaires grossiers du lutétien.

- Le captage de Monthiers :

Ce captage a été créé en 1954 au lieu-dit « Le Four à Chaux ». Sa profondeur est de 12 mètres. En 2013, 81 283 m3 d’eau y ont été prélevés. L’eau est prélevée dans les marnes et caillasses du lutétien et les calcaires grossiers du lutétien.

- Le captage de Torcy-en-Valois

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1180 le village s'appelait Domnus Marthus[17] puis a pris le nom de Domnus Medardus.

La commune partage avec la ville de Dampmart en Seine-et-Marne l'origine de son nom actuel. Il vient de l'évêque de Noyon, Saint-Médard ; ainsi le nom de la commune signifie littéralement le domaine de Saint-Médard soit en latin Domnus Medardus (Domaine de Saint-Médard, en formule abréviée Saint-Mard), qui donne en français Dam - mard[18].

Le nom de la commune a beaucoup varié au cours des siècles ainsi on trouve[19]:

  • Dampmard-en-Orxois, 1518 (Hôtel-Dieu de Soissons).
  • Dampmard, 1569 (tombe de Robert de Lenoncourt, en l'église de Passy-en-Valois).
  • Dammart, 1582 (arch. commune de Dammard).
  • Damart, 1621 (tombe de Catherine de Fleurigny, en l'église de Rozel-Saint-Albin).
  • Damars, 1709
  • Domart, 1750 (intend, de Soissons).
  • Dammards (Cassini), Autrefois baronnie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Coupe géologique Dammard

Le sous-sol au droit du bourg est constitué de haut en bas par[20] :

  • des limons de plateau
  • des formations de gypse, du Bartonien supérieur (Ludien)
  • des marno-calcaires de Saint-Ouen, du Bartonien moyen (Marinésien)
  • des sables de Beauchamps, du Bartonien inférieur (Auversien)
  • des calcaires et des marnes et caillasses du Lutétien supérieur
  • des calcaires grossiers du Lutétien moyen
  • des pierres à liards et de la glauconie grossière du Lutécien inférieur
  • des sables de Cuise de l'Yprésien supérieur (Cuisien)

En allant vers Chézy-en-Orxois, une ancienne sablière encore visible au lieu-dit "la Grande Bruyère" (au sud de la commune) laisse apparaître le sable de Beauchamp au travers d'une carrière ainsi que par des affleurements directs[21].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les habitants de Dammard furent affranchis en 1246, par Jean de Dreux, comte de Braine, leur seigneur suzerain, lequel leur accorda la charte de Saint-Quentin[22], comme l'avait jurée Bernard de Saint-Valery (V. St-Quentin)[23].

Seigneurs de Dammard :

  • 1227 Guillaume de Dompmart.
  • 1240 Guy de Dompmart, chevalier, femme, Marthe
  • 1246 Oudard, écuyer de Dompmart, leur fils.
  • 1284 Thibaudin de Passy, seign.dud., 3e fils de Pierre IV, seign. de Passy.
  • 129. Thibaut de Passy, son fils; sans enfants,
  • vers 1400, Jean de Craon, chevalier, seign. de Dompmart, vidame de Laon; femme, Marguerite de Châtillon.
  • 1499 Jean de Villers-Mélon, s. de Dommard, vicomte de Soissons; femme, Marguerite de Soissons
  • Vers 1520 Florimond de Villers-Saint-Paul, chev., seig.dud.;femme, Jeanne de Conflans.
  • 15.. Robert de Lenoncourt, comte de Vignory; femme, Josseline de Pisseleu. Leur fille Guillemette porta cette terre à
  • 15.. Louis de Fleurigny, dont la fille cadette nommée Catherine la donna en dot à
  • 1564 Charles de Ligny, s. de Plessier-Huleu
  • 1660 N. de Gourlay, vicomte de Dammart. En dernier lieu, ce domaine était dans les mains de M. de Vassan (V. Puiseux)
  • On voyer autrefois à Dammart, les fiefs de Bois de Noloy et de l'Evéché, qui étaient possédés en 1694, par René de Gréle, écuyer.


Village de l'ancien Valois, autrefois de la généralité de Soissons, du bailliage de Château-Thierry, élection de Crespy, diocèse de Soissons.

Carte pays du Valois en 1620 (Hondius)

Le territoire et les environs de la commune ont été le cadre de nombreux faits d'armes. Ainsi le 3 mars 1814, où Napoléon Ier battit les troupes de Blücher qui tenaient la ligne La Ferté-Milon, Neuilly-Saint-Front et Oulchy-le-Château ; de vifs combats furent livrés aux environs de Chouy, du bois de Dammard (ce bois n’existe plus aujourd'hui, il été localisé aux abords de Neuilly-Saint-Front, à l'emplacement de la nécropole nationale de Neuilly-Saint-Front, établie en 1919 et abritant 2 039 corps), de Rozet-Saint-Albin, de Vichel-Nanteuil et sur les bords de l'Ourcq,[24].

Durant la grande guerre, les 17e et 18e régiments de chasseurs ont libéré la commune les 1er et 2 juin 1918. Au cours de ces combats les soldats furent des exemples d'audace, de dévouement, d'endurance et même d'héroïsme donnés par les gradés et chasseurs du 18e malgré la fatigue occasionnée par cinq jours et cinq nuits consécutives passés sans pouvoir prendre aucun repos. Ainsi une plaque inauguré le 19 mai 1931 par les généraux Rivain, Prax et de Gastines[25] commémore ces faits d'armes dans le village[26],[27].

En juillet 1918 le village a été le cadre de violents combats qui ont conduit à sa libération définitive. Cette libération s'inscrit dans le cadre de la seconde bataille de la Marne[28],[29],[30]. De tous les départements, ravagés par la guerre, l’Aisne est incontestablement celui qui a le plus cruellement souffert [31]. La grande guerre a ravagé en grande partie le village, voir les illustrations de l'église en ruine et des maisons du village.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le conseil municipal se compose de onze membres[32].

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée depuis le de l'arrondissement de Château-Thierry pour intégrer l'arrondissement de Soissons[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Guy Ferte    
mars 2008[34] En cours
(au 12 mai 2014)
Denis Carion DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[35]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de commune de Retz-en-Valois[36].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].

En 2016, la commune comptait 387 habitants[Note 1], en diminution de 5,84 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302344323317343352352343338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
317272286272261238230240223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250279301245342281370408437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
433461421373441418419419419
2013 2016 - - - - - - -
401387-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dammard se trouve dans l'académie d'Amiens (Rectorat), l'école élémentaire public de la commune dépend de l'inspection académique de l'Aisne. Elle compte 2 classes et un total de 42 élèves[41],[42].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Le village a été jumelé avec Teichwolframsdorf (de) en République démocratique allemande[43]. dans les années 1960.

Média[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’un réseau Internet très haut débit via fibre optique depuis février 2019[44].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Dammard abrite un club de tir à l'arc depuis 1622[45]. Elle est aussi doté d'un club de football[46] ainsi que d'un club aquariophile[47].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plan de l'église post et avant guerre de 14-18 (en rouge l'ancien tracé)

Après la Première Guerre mondiale, l'église Saint-Médard a vu son architecture profondément remaniée. Durant les combats de la bataille de la Marne, le monument a été presque totalement détruit. Celle-ci faisait 38,5 mètres de long alors qu'aujourd'hui elle n'en fait plus que 24,6 mètres. Les modifications liées aux dommages de guerre ne concernent pas uniquement les dimensions de l'église, voir photos actuelles de l’église et à la sortie de la grande guerre. La comparaison du plan de l'église avant la grande guerre et du plan actuel[48] met en lumière les nombreux changements opérés sur le bâtiment. À l'origine l'église était composée d'une nef sans bas-côtés, d'un transept pourvu d'un unique croisillon au nord. Le chœur datait du XIIe siècle ainsi que la croisée du transept, ces parties ont été assez bien conservées malgré les bombardements de la grande guerre. Les voûtes de la nef dataient de 1631[49].

La cloche de l'église Saint-Médard a fait l'objet d'un classement au monument historique. Celle-ci d'une hauteur de 90 cm et d'un diamètre de 1,20 m pèse 1 066 kg. Elle comprend cinq ornements (appelés cartouches) : les armes royales, la crucifixion, une Vierge à l'enfant, sainte Barbe et Saint Eloi[50]. La cloche reçut le nom de Charité, elle a été coulée en bronze en 1583.

Cloche de l'église, sur le mur, avec deux marteaux
Cloche de l'église Saint-Médard, placée sur le mur - cloche de l'église sonnant la demie :

On peut y lire les inscriptions suivantes[51] :

1re ligne:

Croix très forte sur piédestal, Mc CHARLES DE ROUCY ESUESQUE DE SOISSONS MESSIRE NICOLAS DE LION Sr DESPAULX DAME IVACINE DE PICELEU DAME DESPAULX CONTESSE DOIRIERE DE VIGNORY MESSIRE L DE

2e ligne :

Croix, FLEURIGNY DAME G DE LENONCOURT SA FEME HENRY DE QUINQUANPOIS CONTE DE VIGNORY AAGE DE CINQ ANS R DE FONTAINE ESCUIER DAEL A DE LIMER R DU VERIOLET.

3e ligne :

Croix très forte sur piédestal, A DE MONOY SA FEME IOS DU VERIOLET ESCUIER Mr A POIGNANT LIEUTn DU ROY Me V. POIGNANT PRr DU ROY M. GAULTIER CAPte DE NULLY Mme C MONTUELLE ESLEU Me I RACINE ARGENTIER.

4e ligne :

En minuscule gothique de plus grande taille à la suite d'une crucifixion avec la Vierge et St-Jean.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Une distillerie a vu le jour à Dammard en 1903 puis à la fin des années 1960 a été progressivement transformée en conserverie[52].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2016, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 002 [53].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le ru d'Alland fournissait des écrevisses de premier choix appréciées et connues jusque Paris[54]. Elle se faisait déjà rare à la fin du XIXe siècle[55], elles ont malheureusement complètement disparues à ce jour.

Littérature[modifier | modifier le code]

Illustration de la Mer aux Vosges: église de Dammard en ruine

De la Mer aux Vosges, Franc-Nohain Paris de Boccard 1921, illustration de Paul Adrien Bouroux[56]. Dans cet ouvrage, l'auteur raconte au travers de la seconde bataille de la Marne, la reconquête entre autres du village de Dammard, y figurent de nombreuses illustrations de Dammard en ruine à la suite de la grande guerre.

Le nom de la commune figure dans un Épître de Franc-Nohain à Jean de La Fontaine "du Pélican et quelques autres" [57]dont voici un extrait:

Il n'est pas jusqu'au cormoran

Qui, sur le bord d'un étang,

N'apparaisse :

Et pas un mot du Pélican !

Et l'on viendra encor prétendre

Que vous étiez observateur,

Et que vous aviez l'art d'étudier les mœurs

Des bêtes petites et grandes!...

Vous avez l'inouï bonheur

De voir un pélican tête à tête, – une aubaine –

Et l'ample comédie à cent actes divers

Se déroule sans lui, sans qu'il soit, dans vos vers,

Un rôle à lui donner, Monsieur de La Fontaine !...

Lors ne nous dites plus que, sans autre souci,

Quand vous vous promeniez tout autour de Chaûry,

Sur les bords de la Marne ou dans le bois de Blesmes,

« Flore, écho, les zéphirs et leurs molles haleines.

Le vert tapis des prés, et l'argent des fontaines »,

Les animaux grands et petits

Occupaient seuls vos yeux et vos esprits,

Vous leur demandiez tous vos thèmes.

Vous parlez dix-sept fois- du lion ; mais d'hasard

En voyiez-vous beaucoup en allant à Dammard,

Ou à la Fontaine-Regnard,

De lions ou de léopards ?

Non plus de dauphins, que je sache !

Et si vous avez vu des singes, des guenons,

Chez la duchesse de Bouillon,

Les écureuils, à la queue en panache,

Fuyant de branche en branche aussitôt que paraît

Monsieur le Maître des Forêts,

Les écureuils roux qui croquaient

Des noisettes, non des pistaches

Vous ne les avez remarqués

Que sur le blason de Fouquet !....

L'auteur fait allusion directement au lien qu'entretien Jean de La Fontaine avec Dammard (voir Personnalités liées à la commune).

Pierre Marcel PATHIAS alia Annibal de Monchanut, poète et avocat[58] a écrit un recueil de poésie "La muse casquée et les héros bleus[59]". Dans celui-ci il y décrit la bataille de Dammard du 18 et du 19 Juillet 1918 au travers d'un long poème dont voici un extrait:

[ ]

Mais trève à ce doux badinage!

Dis-toi bien que tu vas au feu

Et que terrible est le carnage;

Recommande ton âme à Dieu;

Reporte toute ta pensée

Sur la pauvre mère angoissée

Qui prie en t'attendant là-bas;

Implore ton salut pour elle

Qui souffrirait peine mortelle

Si tu ne t'en revenais pas.

[ ]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paysages[modifier | modifier le code]

Les peintres Fernand Pinal et Joseph Le Tessier surnommé "le fauve de l’Orxois", ont immortalisé au début du XXe les paysages aux alentours de Dammard.

Paysage de l'Orxois par Joseph Le Tessier

Faune et flore[modifier | modifier le code]

On rencontre et surtout on entend, au gré des promenades sur le territoire de Dammard, des crapaud sonneur à ventre jaune en particulier à proximité des étangs[67].

Crapaud sonneur à ventre jaune

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Société historique et archéologique de Château-Thierry. Notice sur Dammard 1879 (Tome 15 page 113r page 1&2 de l'extrait) »
  2. « Liste des communes décorées de la Croix de Guerre »
  3. JO 24/10/1920 (p.16440) disponible sur Gallica
  4. « atlas et paysages du sud de l'Aisne »
  5. « Aire urbaine Paris »
  6. Département de l'Aisne. Carte pour servir à l'histoire des itinéraires ... Piette, Amédée disponible sur Gallica
  7. « voie antique la Ferté-Milon- Château-Thierry via Dammard »
  8. « Cité de la Francophonie »
  9. « Décrets du 8 janvier 1925 autorisant des changements de noms de communes », Journal officiel de la République française, 26 janvier 1925, p. 12093 disponible sur Gallica
  10. « Rapport BRGM 71 SGN 303 PNO »
  11. « paroisse Saint Félix-de-Valois »
  12. « Ru d'allan »
  13. « Le fossé de Saint-Quentin-sur-Allan »
  14. « Ruisseau du Rossignol »
  15. « Notice ville de Dammard par un instituteur en 1884 »
  16. « Usesa Union des services d'eau du Sud de l'Aisne »
  17. « Journal de la communauté de commune de Retz en Valois (page 6) »,
  18. Histoire Du Diocese De Paris : Contenant la suite du Doyenné de Chelle, Prault, (lire en ligne)
  19. Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne, Paris, Imprimerie Nationale, , 408 p., p. 91
  20. « Rapport BRGM Dammard »
  21. Ministère des travaux publics. Bulletin des services de la carte géologique de la France et des topographies souterraines disponible sur Gallica
  22. « Charte de Saint-Quentin »
  23. Melleville, Dictionnaire historique généalogique et géographique du département de l'Aisne, p. 224
  24. « BezuSaintGermain », sur bezusaintgermain.uniterre.com (consulté le 19 octobre 2017)
  25. « Inauguration plaque 1918 Dammard 17e et 18e Chasseur »
  26. Combat de Dammard disponible sur Gallica
  27. « Plaque commémorative combat de Dammard 1er et 2 juin 1918 »
  28. « Bataille 1418 »
  29. Bataille de Château-Thierry (1918)
  30. Manufacture française des pneumatiques Michelin, La Deuxième bataille de la Marne, Michelin, (lire en ligne)
  31. « La reconstruction dans le département de l’Aisne après la Grande Guerre »
  32. « Nombre de conseiller municipaux »
  33. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de l'Aisne - Recueil n°195 des actes administratifs du 21 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 12 janvier 2017).
  34. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  35. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  36. « CC de Retz en Valois »
  37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  41. « Effectif école Dammard »
  42. « Regroupement scolaire MONNES DAMMARD CHEZY EN ORXOIS »
  43. « ROARD Clément »
  44. « Couverture fibre aisne »
  45. Lenoir, G.-Félix, Les compagnies du noble jeu de l'arc.1927, Crepy en Valois, p.149
  46. « Club de football de Dammard »
  47. « Club Aquariophile De Dammard »
  48. Plan cadastral commune de Dammard section D02
  49. Etienne Moreau-Nélaton, Les églises de chez nous (ISBN 2-84373-067-8), p. 78
  50. « Cloche Charité Dammard Monument historique »
  51. « Cloche de Dammard »
  52. L. GRANDIEAU, Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique 69. ANNÉE. — 1905, 21 SEMESTRE Nouvelle série. — TOME 10, Dammard, Librairie de la Maison rustique du XIXe siècle (Paris), , 1140 p. (lire en ligne), p. 73 à 77
  53. « Dossier INSEE Dammard »
  54. « Histoire du duché de Valois : ornée de cartes et de gravures : contenant ce qui ... Carlier, Claude (1725-1787) page 99 (liij) »
  55. « Société historique et archéologique de Château-Thierry. Notice sur Dammard 1879 (Tome 15 page 114 ; page 2 de l'extrait) »
  56. « De la mer aux vosges »
  57. « Je sais tout : magazine encyclopédique illustré »
  58. « Poésie Grande Guerre » (consulté le 17 novembre 2019)
  59. Annibal de Monchanut, La muse casquée et les héros bleus, DIJON, Librairie L. VENOT, , 288 p., p. 235 - 253
  60. Jean-Jacques Lévêque, Jean de la Fontaine: le conteur fabuleux, 1621-1695, www.acr-edition.com, (ISBN 9782867700880, lire en ligne)
  61. « La Fontaine Roger Duchêne »
  62. « Dammard terre d'écrivain? »
  63. Frédéric Jacques Temple, Divagabondages, 384 p. (ISBN 978-2-330-09654-0, lire en ligne)
  64. « Jean Le Mauve (1939-2001) », sur BNF
  65. « Portrait de Jean Le Mauve auteur et éditeur de poésie »
  66. « Edition de l'arbre »
  67. « Les Bois de l’Orxois, une biodiversité à découvrir ! - Juin à septembre 2016 » (consulté le 17 novembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :