Dammard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dammard
Dammard
Église Saint-Médard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité Communauté de communes Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Denis Carion
2014-2020
Code postal 02470
Code commune 02258
Démographie
Population
municipale
387 hab. (2016 en diminution de 5,84 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 43″ nord, 3° 11′ 55″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 159 m
Superficie 7,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Dammard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Dammard

Dammard est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France. Situé dans l'ancien Valois son origine est très ancienne et probablement antérieur à 546 date de la béatification de Saint-Médard qui a donné son nom au village. [1]

La commune a été profondément marquée par les combats de la Première Guerre mondiale. Elle a été à ce titre décorée de la croix de guerre en 1920[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dammard se situe au sud du département de l'Aisne aux confins de l'Oise et de la Seine-et-Marne, à la limite de l'Orxois et de la Haute-Brie[4]. Elle fait ainsi partie de l'aire urbaine de Paris selon la définition de l'Insee[5].

Elle est composée des hameaux de Montmarlet et Montémafroy. Ses habitants sont appelés les Dammardois et les Dammardoises.

Une voie antique la Ferté-Millon - Château-Thierry aurait traversé la commune[6],[7].

La commune est proche de l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy, 45min en voiture (57 km). Le village est desservie par l’autoroute A4 (24 km / 20min) ce qui lui permet de relier Reims en moins d'une heure (77 km) ainsi que Paris en 1h15 (89 km).

Le village se situe à 20 km de Villers-Cotterêts et de la "Cité de la Francophonie" qui sera installée dans le château de Villers-Cotterêts. Ce projet, dont l'ouverture d'un "musée de la Francophonie" a été annoncé pour l'horizon 2022, s'inscrit dans sa stratégie internationale de promotion du français à l'étranger[8].

La commune est située à moins d'une heure de route du parc Astérix (62 km) et 45 min de Disneyland Paris (61 km).

OpenStreetMap [1] Limite de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dammard
La Ferté-Milon Passy en Valois Macogny
Mareuil-sur-Ourcq Dammard Monnes
Chézy-en-Orxois Saint Gengoulph Priez

Le château de Monthoury pourtant très proche de la commune de Dammard ne fait pas partie de la commune. Il est situé sur la commune de Macogny (anciennement Montron[9]). Les cartes postale d’avant guerre illustre cette confusion entraîné par la proximité du château avec Dammard.

Château de Monthoury au début du XXe siècle

Jean-Baptiste Duchastel de Montflambert (1756-1830) fait construire le château de Monthoury au coût de 127 777 francs en 1815[10].

Topographie[modifier | modifier le code]

Dammard se situe en majeur partie sur un plateau à une altitude de 159 m maximum, la partie méridionale de son territoire est marqué par une vallée où coule le ru d'Allan, 77 m au-dessus du niveau de la mer. Les bois de Montigny et de Borny enveloppent la partie ouest du territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est bercée par un climat de type océanique, Cfb selon la classification de Köppen, la moyenne annuelle des précipitations se situe entre 750 et 800 mm[11].

Paroisse[modifier | modifier le code]

Dammard fait partie de la paroisse de Saint Félix de Valois[12].

Liste des curés de Dammard[13]
début Nom Particularité début Nom Particularité
1495 Gaspard Dumont 1621 Guillaume Morin
1529 Pierre Prévost 1623 Antoine Bourgeois
1540 Louis Deverjolet 1666 Antoine Bourgeois
1542 Toussaint Anadin 1698 Jacques de Saint Jude
1552 Jean Regnault 1740 Joseph Lions
1581 Jean Gauché 1760 Jean Drémont

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ru d'Allan[14], affluent de la rivière Ourcq, marque pour partie la frontière sud du territoire de la commune sur une longueur de 3,57 km. Ses affluent sont respectivement sur le territoire de la commune:

- Fossé de Saint-Quentin-sur-Allan[15] sur une longueur de 881 m.

- Ruisseau du Rossignol[16] sur une longueur de 104 m.

Il y avait sur le territoire de la commune à la fin du XIXe siècle deux moulins à eau, Rouzy qui n'était plus exploité en 1884[17] et un autre moulin au lieu-dit de Taillepied au sud ouest du territoire communale. Le moulin de Rouzy était probablement situé à la ferme du moulin neuf au lieu-dit du même nom.

L'eau potable d'origine souterraine provient de trois captages différents tous situés sur le Clignon[18]:

- Le captage de Licy-Clignon:

Ce captage a été créé en 1979 au lieu-dit « Les Zièbres ». Sa profondeur est de 5 mètres. En 2013, 117 432m3 d’eau y ont été prélevées. L’eau est prélevée dans les marnes et caillasses du lutétien et les calcaires grossiers du lutétien.

- Le captage de Monthiers:

Ce captage a été créé en 1954 au lieu-dit « Le Four à Chaux ». Sa profondeur est de 12 mètres. En 2013, 81 283m3 d’eau y ont été prélevées. L’eau est prélevée dans les marnes et caillasses du lutétien et les calcaires grossiers du lutétien.

- Le captage de Torcy-en-Valois

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune partage avec la ville de Dampmart en Seine-et-Marne l'origine de son nom. Il vient de l'évêque de Noyon, Saint-Médard ; ainsi le nom de la commune signifie littéralement le domaine de Saint-Médard soit en latin Domnus Medardus (Domaine de Saint-Médard, en formule abréviée Saint-Mard), qui donne en français Dam - mard[19].

Le nom de la commune a beaucoup varié au cours des siècles ainsi on trouve[20]:

Dampmard-en-Orxois, 1518 (Hôtel-Dieu de Soissons).

Dampmard, 1569 (tombe de Robert de Lenoncourt, en l'église de Passy-en-Valois).

Dammart, 1582 (arch. commune de Dammard).

Damart, 1621 (tombe de Catherine de Fleurigny, en l'église de Rozel-Saint-Albin).

Damars, 1709

Domart, 1750 (intend, de Soissons).

Dammards (Cassini), Autrefois baronnie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol au droit du bourg est constitué de haut en bas par[21]:

- des limons de plateau

- des formations de gypse, du Bartonien supérieur (Ludien)

- des marno-calcaires de Saint-Ouen, du Bartonien moyen (Marinésien)

- des sables de Beauchamps, du Bartonien inférieur (Auversien)

- des calcaires et des marnes et caillasses du Lutétien supérieur

- des calcaires grossiers du Lutétien moyen

- des pierres à liards et de la glauconie grossière du Lutécien inférieur

- des sables de Cuise de l'Yprésien supérieur (Cuisien)

Coupe géologique Dammard

En allant vers Chézy-en-Orxois, une ancienne sablière encore visible au lieu-dit "la Grande Bruyère" (au sud de la commune) laisse apparaître le sable de Beauchamp au travers d'une carrière ainsi que par des affleurements directs[22].

Sablière de Dammard
Affleurements directs de sable de Beauchamp, lieu-dit "la Grande Bruyère"

Histoire[modifier | modifier le code]

Village de l'ancien Valois, autrefois de la généralité de Soissons, du bailliage de Château-Thierry, élection de Crespy, diocèse de Soissons.

Carte pays du Valois en 1620 (Hondius)


Les habitants de Dammard furent affranchis en 1246, par Jean de Dreux, comte de Braine, leur seigneur suzerain, lequel leur accorda la charte de Saint-Quentin, comme l'avait jurée Bernard de Saint-Valery (V. St-Quentin)[23].

Seigneurs de Dammard:

- 1227 Guillaume de Dompmart.

- 1240 Guy de Dompmart, chevalier, femme, Marthe

- 1246 Oudard, écuyer de Dompmart, leur fils.

- 1284 Thibaudin de Passy, seign.dud., 3e fils de Pierre IV, seign. de Passy.

- 129. Thibaut de Passy, son fils; sans enfants,

- vers 1400, Jean de Craon, chevalier, seign. de Dompmart, vidame de Laon; femme, Marguerite de Châtillon.

- 1499 Jean de Villers-Mélon, s. de Dommard, vicomte de Soissons; femme, Marguerite de Soissons

- Vers 1520 Florimond de Villers-Saint-Paul, chev., seig.dud.;femme, Jeanne de Conflans.

- 15.. Robert de Lenponcourt, comte de Vignory; femme, Josseline de Pisseleu. Leur fille Guillemette porta cette terre à

- 1564 Charles de Ligny, s. de Plessier-Huleu

- 1660 N. de Gourlay, vicomte de Dammart. En dernier lieu, ce domaine était dans les mains de M. de Vassan (V. Puiseux)

- On voyer autrefois à Dammart, les fiefs de Bois de Noloy et de l'Evéché, qui étaient possédés en 1694, par René de Gréle, écuyer.


Le territoire et les environs de la commune ont été le cadre de nombreux faits d'armes. Ainsi le 3 mars 1814, où Napoléon Ier battit les troupes de Blücher qui tenaient la ligne La Ferté-Milon, Neuilly-Saint-Front et Oulchy-le-Château ; de vifs combats furent livrés aux environs de Chouy, du bois de Dammard (ce bois n’existe plus aujourd'hui, il été localisé aux abords de Neuilly-Saint-Front, à l'emplacement de la nécropole nationale de Neuilly-Saint-Front, établie en 1919 et abritant 2 039 corps), de Rozet-Saint-Albin, de Vichel-Nanteuil et sur les bords de l'Ourcq,[24].

Durant la grande guerre, les 17e et 18e régiments de chasseurs ont libéré la commune les 1er et 2 juin 1918. Au cours de ces combats les soldats furent des exemples d'audace, de dévouement, d'endurance et même d'héroïsme donnés par les gradés et chasseurs du 18e malgré la fatigue occasionnée par cinq jours et cinq nuits consécutives passés sans pouvoir prendre aucun repos. Ainsi une plaque dans le village commémore ces faits d'armes[25],[26].

Plaque commémorative 1918

En juillet 1918 le village a été le cadre de violents combats qui ont conduit à sa libération définitive. Cette libération s'inscrit dans le cadre de la seconde bataille de la Marne[27],[28],[29]. De tous les départements, ravagés par la guerre, l’Aisne est incontestablement celui qui a le plus cruellement souffert [30]. La grande guerre a ravagé en grande partie le village, voir les illustrations de l'église en ruine et des maisons du village.

Ruine guerre 1914-1918
L'église en ruine 1918

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Guy Ferte    
mars 2008[31] En cours
(au 12 mai 2014)
Denis Carion DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[32]

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée depuis le de l'arrondissement de Château-Thierry pour intégrer l'arrondissement de Soissons[33].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2016, la commune comptait 387 habitants[Note 1], en diminution de 5,84 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302344323317343352352343338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
317272286272261238230240223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250279301245342281370408437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
433461421373441418419419419
2013 2016 - - - - - - -
401387-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dammard se trouve dans l'académie d'Amiens (Rectorat), l'école élémentaire public de la commune dépend de l'inspection académique de l'Aisne. Elle compte 2 classes et un total de 42 élèves[38],[39].

Média[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’un réseau Internet très haut débit via fibre optique. La mise à disposition de la fibre aux particuliers et entreprises se fera au printemps 2019[40] .

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Dammard abrite un club de tir à l'arc depuis 1722 [41]. Elle est aussi doté d'un club de football.[42].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Suite à la première guerre mondiale, l'église Saint-Médard a vu son architecture profondément remaniée. Durant les combats de la bataille de la Marne, le monument a été presque totalement détruit. Celle-ci faisait 38,5 mètres de long alors qu'aujourd'hui elle n'en fait plus que 24,6 mètres. Les modifications liées aux dommages de guerre ne concernent pas uniquement les dimensions de l'église, voir photos actuelle de l’église et à la sortie de la grande guerre . La comparaison du plan de l'église avant la grande guerre et du plan actuel[43] met en lumière les nombreux changements opérés sur le bâtiment. À l'origine l'église était composée d'une nef sans bas-côtés, d'un transept pourvu d'un unique croisillon au nord. Le chœur datait du XIIe siècle ainsi que la croisée du transept, ces parties ont été assez bien conservées malgré les bombardements de la grande guerre. Les voûtes de la nef dataient de 1631[13].

Plan de l'église post et avant guerre de 14-18 (en rouge l'ancien tracé)

La cloche de l'église Saint-Médard a fait l'objet d'un classement au monument historique. Celle-ci d'une hauteur de 90 cm et d'un diamètre de 1,20 m pèse 1 066 kg. Elle comprend cinq ornements (appelés cartouches) : les armes royales, la crucifixion, une Vierge à l'enfant, sainte Barbe et Saint Eloi[44]. La cloche reçut le nom de Charité, elle a été coulée en bronze en 1583.

On peut y lire les inscriptions suivantes[45]:

1re ligne:

Croix très forte sur piédestal, Mc CHARLES DE ROUCY ESUESQUE DE SOISSONS MESSIRE NICOLAS DE LION Sr DESPAULX DAME IVACINE DE PICELEU DAME DESPAULX CONTESSE DOIRIERE DE VIGNORY MESSIRE L DE

2e ligne :

Croix, FLEURIGNY DAME G DE LENONCOURT SA FEME HENRY DE QUINQUANPOIS CONTE DE VIGNORY AAGE DE CINQ ANS R DE FONTAINE ESCUIER DAEL A DE LIMER R DU VERIOLET.

3e ligne :

Croix très forte sur piédestal, A DE MONOY SA FEME IOS DU VERIOLET ESCUIER Mr A POIGNANT LIEUTn DU ROY Me V. POIGNANT PRr DU ROY M. GAULTIER CAPte DE NULLY Mme C MONTUELLE ESLEU Me I RACINE ARGENTIER.

4e ligne :

En minuscule gothique de plus grande taille à la suite d'une crucifixion avec la Vierge et St-Jean.

Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne (CSA)[modifier | modifier le code]

Château-Thierry, ville de 15 000 habitants située dans le sud du département de l'Aisne, a été dès 1849-52 desservie par la ligne Paris-Strasbourg de la Compagnie de l'Est. La partie méridionale du département n'a pas profité de l'élan du plan Freycinet en 1878 et il a fallu attendre la vague de construction des chemins de fer départementaux pour qu'en 1910 la ville natale de Jean de la Fontaine voit circuler des trains entre :

  • Château-Thierry et Mareuil-sur-Ourcq (1910-1946, 36 km) avec embranchement sur Neuilly-Saint-Front à partir de Gandelu (1910-1961, 19 km), c'est la ligne sur laquelle se trouve la commune de Dammard.
  • Château-Thierry et Verdelot (1910-1938, 28 km).

La déclaration d'utilité publique de ces trois lignes eut lieu en 1906 et quatre années de travaux furent nécessaires pour leur ouverture à l'exploitation sous le nom de Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne. (C.S.A.).

Pendant la première guerre le réseau eut à souffrir des hostilités et ses lignes furent mises à contribution pour le transport des approvisionnements militaires en direction du front.

L'exploitation normale reprit en 1920. Entretemps une boucle sur le quai de la rive droite de la Marne fut installée pour le retournement des trains à la suite de la destruction du pont sur la Marne.

Le trafic a toujours été très faible malgré l'apparition d'automotrices, la première fermeture eut lieu en 1938 et le déclassement l'année suivante. En 1942, la ligne de Mareuil-sur-Ourcq fut à son tour fermée.

L'antenne nord sur Neuilly-Saint-Front eut un sursaut en devenant une voie industrielle de huit kilomètres pour la sucrerie Say qui la racheta au département. Des trains de betteraves y circulèrent jusqu'en 1961[46],[47],[46].


Exemple de fiche horaire de l'époque ou l'on retrouve la commune de Dammard sur la ligne de Gandelu à Neuilly-Saint-Front : [2]

Gare de Dammard au début du XXe siècle
Cloche de l'église, sur le mur, avec deux marteaux
Cloche de l'église Saint-Médard, placée sur le mur - cloche de l'église sonnant la demie :

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Une distillerie a vu le jour à Dammard en 1903 puis à la fin des années 1960 a été progressivement transformée en conserverie[48].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le ru d'Alland fournissait des écrevisses de premier choix appréciées et connues jusque Paris[49]. Elle se faisait déjà rare à la fin du XIXe siècle[50], elles ont malheureusement complètement disparues à ce jour.

Dammard dans la littérature[modifier | modifier le code]

De la Mer aux Vosges, Franc-Nohain Paris de Boccard 1921, illustration de Paul Adrien Bouroux[51]. Dans cet ouvrage, l'auteur raconte au travers de la seconde bataille de la Marne, la reconquête entre autres du village de Dammard, y figurent de nombreuses illustrations de Dammard en ruine suite à la grande guerre.

Illustration de la Mer aux Vosges: église de Dammard en ruine

Le nom de la commune figure dans un Épître de Franc-Nohain à Jean de La Fontaine "du Pélican et quelques autres" [52]dont voici un extrait:

Il n'est pas jusqu'au cormoran

Qui, sur le bord d'un étang,

N'apparaisse :

Et pas un mot du Pélican !

Et l'on viendra encor prétendre

Que vous étiez observateur,

Et que vous aviez l'art d'étudier les mœurs

Des bêtes petites et grandes!...

Vous avez l'inouï bonheur

De voir un pélican tête à tête, – une aubaine –

Et l'ample comédie à cent actes divers

Se déroule sans lui, sans qu'il soit, dans vos vers,

Un rôle à lui donner, Monsieur de La Fontaine !...

Lors ne nous dites plus que, sans autre souci,

Quand vous vous promeniez tout autour de Chaûry,

Sur les bords de la Marne ou dans le bois de Blesmes,

« Flore, écho, les zéphirs et leurs molles haleines.

Le vert tapis des prés, et l'argent des fontaines »,

Les animaux grands et petits

Occupaient seuls vos yeux et vos esprits,

Vous leur demandiez tous vos thèmes.

Vous parlez dix-sept fois- du lion ; mais d'hasard

En voyiez-vous beaucoup en allant à Dammard,

Ou à la Fontaine-Regnard,

De lions ou de léopards ?

Non plus de dauphins, que je sache !

Et si vous avez vu des singes, des guenons,

Chez la duchesse de Bouillon,

Les écureuils, à la queue en panache,

Fuyant de branche en branche aussitôt que paraît

Monsieur le Maître des Forêts,

Les écureuils roux qui croquaient

Des noisettes, non des pistaches

Vous ne les avez remarqués

Que sur le blason de Fouquet !....

L'auteur fait allusion directement au lien qu'entretien Jean de La Fontaine avec Dammard (voir Personnalités liées à la commune)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Société historique et archéologique de Château-Thierry. Notice sur Dammard 1879 (Tome 15 page 113&114; page 1&2 de l'extrait) »
  2. « Liste des communes décorées de la Croix de Guerre »
  3. « JO 24/10/1920 (p.16440) »
  4. « atlas et paysages du sud de l'Aisne »
  5. « Aire urbaine Paris »
  6. « Département de l'Aisne. Carte pour servir à l'histoire des itinéraires ... Piette, Amédée »
  7. « voie antique la Ferté-Milon- Château-Thierry via Dammard »
  8. « Cité de la Francophonie »
  9. « Décrets du 8 janvier 1925 autorisant des changements de noms de communes », Journal officiel de la République française, 26 janvier 1925, p. 12093 »
  10. « Jean-Baptiste Duchastel de Montflambert (1756-1830) »
  11. « Atlas hydrogéologique numérique de l'Aisne (BRGM) »
  12. « paroisse Saint Félix-de-Valois »
  13. a et b Etienne Moreau-Nélaton, Les églises de chez nous (ISBN 2-84373-067-8), p. 78
  14. « Ru d'allan »
  15. « Le fossé de Saint-Quentin-sur-Allan »
  16. « Ruisseau du Rossignol »
  17. « Notice ville de Dammard par un instituteur en 1884 »
  18. « Usesa Union des services d'eau du Sud de l'Aisne »
  19. Histoire Du Diocese De Paris : Contenant la suite du Doyenné de Chelle, Prault, (lire en ligne)
  20. Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne, Paris, Imprimerie Nationale, , 408 p., p. 91
  21. « Rapport BRGM Dammard »
  22. « Ministère des travaux publics. Bulletin des services de la carte géologique de la France et des topographies souterraines »
  23. Melleville, Dictionnaire historique généalogique et géographique du département de l'Aisne, p. 224
  24. « BezuSaintGermain », sur bezusaintgermain.uniterre.com (consulté le 19 octobre 2017)
  25. « Combat de Dammard »
  26. « Plaque commémorative combat de Dammard 1er et 2 juin 1918 »
  27. « Bataille 1418 »
  28. Bataille de Château-Thierry (1918)
  29. Manufacture française des pneumatiques Michelin Auteur du texte, La Deuxième bataille de la Marne, Michelin, (lire en ligne)
  30. « La reconstruction dans le département de l’Aisne après la Grande Guerre »
  31. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  32. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  33. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de l'Aisne - Recueil n°195 des actes administratifs du 21 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 12 janvier 2017).
  34. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  38. « Effectif école Dammard »
  39. « Regroupement scolaire MONNES DAMMARD CHEZY EN ORXOIS »
  40. « Couverture fibre aisne »
  41. « Club de Tir à l'arc Dammard »
  42. « Club de football de Dammard »
  43. Plan cadastral commune de Dammard section D02
  44. « Cloche Charité Dammard Monument historique »
  45. « Cloche de Dammard »
  46. a et b « Château-Thierry et la Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne »
  47. « L'AVENTURE DU CSA »
  48. L. GRANDIEAU, Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique 69. ANNÉE. — 1905, 21 SEMESTRE Nouvelle série. — TOME 10, Dammard, Librairie de la Maison rustique du XIXe siècle (Paris), , 1140 p. (lire en ligne), p. 73 à 77
  49. « Histoire du duché de Valois : ornée de cartes et de gravures : contenant ce qui ... Carlier, Claude (1725-1787) page 99 (liij) »
  50. « Société historique et archéologique de Château-Thierry. Notice sur Dammard 1879 (Tome 15 page 114; page 2 de l'extrait) »
  51. « De la mer aux vosges »
  52. « Je sais tout : magazine encyclopédique illustré »
  53. Jean-Jacques Lévêque, Jean de la Fontaine: le conteur fabuleux, 1621-1695, www.acr-edition.com, (ISBN 9782867700880, lire en ligne)
  54. « Dammard terre d'écrivain? »
  55. Frédéric Jacques Temple, Divagabondages, 384 p. (ISBN 978-2-330-09654-0, lire en ligne)
  56. « Jean Le Mauve (1939-2001) », sur BNF
  57. « Portrait de Jean Le Mauve auteur et éditeur de poésie », sur INA,
  58. « Edition de l'arbre »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :