Dammard

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Dammard
Dammard
Église Saint-Médard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Intercommunalité CC Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Denis Carion
2014-2020
Code postal 02470
Code commune 02258
Démographie
Population
municipale
396 hab. (2015 en diminution de 4,81 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 43″ nord, 3° 11′ 55″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 159 m
Superficie 7,96 km2
Localisation

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Dammard est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dammard se situe au sud du département de l'Aisne aux confins de l'Oise et de la Seine-et-Marne, à la limite de l'Orxois et de la Haute-Brie[1]. Elle fait ainsi partie de l'aire urbaine de Paris selon la définition de l'Insee[2].

Elle est composée des hameaux de Montmarlet et Montémafroy. Ses habitants sont appelés les Dammardois et les Dammardoises.

Une voie antique la Ferté-Millon - Château-Thierry aurait traversé la commune[3],[4].

La commune est proche de l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy, 45min en voiture (57km). Le village est desservie par l’autoroute A4 (24km / 20min) ce qui lui permet de relier Reims en moins d'une heure (77km) ainsi que Paris en 1h15 (89km).

Le village se situe à 20 km de Villers-Cotterêts et de la "Cité de la Francophonie" qui sera installée dans le château de Villers-Cotterêts. Ce projet, dont l'ouverture d'un "musée de la Francophonie" a été annoncé pour l'horizon 2022, s'inscrit dans sa stratégie internationale de promotion du français à l'étranger[5].

La commune est situé à moins d'une heure de route du parc Astérix (62km) et 45 min de Disneyland Paris (61km).

La commune est bercée par un climat de type océanique, la moyenne annuelle des précipitations se situe entre 750 et 800mm[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ru d'Allan, affluent de la rivière Ourcq, marque pour partie la frontière sud du territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune partage avec la ville de Dampmart en Seine-et-Marne l'origine de son nom. Il vient de l'évêque de Noyon, Saint-Médard ; ainsi le nom de la commune signifie littéralement le domaine de Saint-Médard soit en latin Domnus Medardus (Domaine de Saint-Médard, en formule abréviée Saint-Mard), qui donne en français Dam - mard[7].

Le nom de la commune a beaucoup varié au cours des siècles ainsi on trouve[8]:

Dampmard-en-Orxois, 1518 (Hôtel-Dieu de Soissons).

Dampmard, 1569 (tombe de Robert de Lenoncourt, en l'église de Passy-en-Valois).

Dammart, 1582 (arch. commune de Dammard).

Damart, 1621 (tombe de Catherine de Fleurigny, en l'église de Rozel-Saint-Albin).

Damars,1709

Domart, 1750 (intend, de Soissons).

Dammards (Cassini), Autrefois baronnie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol au droit du bourg est constitué de haut en bas par[9]:

- des limons de plateau

- des formations de gypse, du Bartonien supérieur (Ludien)

- des marno-calcaires de Saint-Ouen, du Bartonien moyen (Marinésien)

- des sables de Beauchamps, du Bartonien inférieur (Auversien)

- des calcaires et des marnes et caillasses du Lutétien supérieur

- des calcaires grossiers du Lutétien moyen

- des pierres à liards et de la glauconie grossière du Lutécien inférieur

- des sables de Cuise de l'Yprésien supérieur (Cuisien)

Coupe géologique Dammard

En allant vers Chézy-en-Orxois, une ancienne sablière encore visible au lieu dit "la Grande Bruyère" (au sud de la commune) laisse apparaître le sable de Beauchamp au travers d'une carrière ainsi que par des affleurements directs[10].

Sablière de Dammard
Affleurements directs de sable de Beauchamp, lieu dit "la Grande Bruyère"

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire et les environs de la commune ont été le cadre de nombreux faits d'armes. Ainsi le 3 mars 1814, où Napoléon Ier battit les troupes de Blücher qui tenaient la ligne La Ferté-Milon, Neuilly-Saint-Front et Oulchy-le-Château ; de vifs combats furent livrés aux environs de Chouy, du bois de Dammard (ce bois n’existe plus aujourd'hui, il été localisé aux abords de Neuilly-Saint-Front, à l'emplacement de la nécropole nationale de Neuilly-Saint-Front, établie en 1919 et abritant 2 039 corps), de Rozet-Saint-Albin, de Vichel-Nanteuil et sur les bords de l'Ourcq,[11].



Durant la grande guerre, les 17e et 18e régiments de chasseurs ont libéré la commune les 1er et 2 juin 1918. Au cours de ces combats les soldats furent des exemples d'audace, de dévouement, d'endurance et même d'héroïsme donnés par les gradés et chasseurs du 18e malgré la fatigue occasionnée par cinq jours et cinq nuits consécutives passés sans pouvoir prendre aucun repos. Ainsi une plaque dans le village commémore ces faits d'armes.[12],[13]

Plaque commémorative 1918

En juillet 1918 le village a été le cadre de violents combats qui ont conduit à sa libération définitive. Cette libération s'inscrit dans le cadre de la seconde bataille de la Marne[14],[15],[16].

La grande guerre a ravagé en grande partie le village, voir les illustrations de l'église en ruine et des maisons du village.

Ruine guerre 1914-1918
L'église en ruine 1918

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée depuis le de l'arrondissement de Château-Thierry pour intégrer l'arrondissement de Soissons[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Guy Ferte    
mars 2008[18] en cours
(au 12 mai 2014)
Denis Carion DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[19]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2015, la commune comptait 396 habitants[Note 1], en diminution de 4,81 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302344323317343352352343338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
317272286272261238230240223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250279301245342281370408437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
433461421373441418419419419
2013 2015 - - - - - - -
401396-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard a fait l'objet d'un classement au monument historique via sa cloche. Celle-ci d'une hauteur de 90 cm et d'un diamètre de 1,20 m pèse 1066kg. Elle comprend cinq ornements (appelés cartouches) : les armes royales, la crucifixion, une Vierge à l'enfant, sainte Barbe et Saint Eloi[24]. La cloche reçut le nom de Charité, elle a été coulée en bronze en 1583.

On peut y lire les inscriptions suivantes[25]:

1ère ligne:

Croix très forte sur piédestal, Mc CHARLES DE ROUCY ESUESQUE DE SOISSONS MESSIRE NICOLAS DE LION Sr DESPAULX DAME IVACINE DE PICELEU DAME DESPAULX CONTESSE DOIRIERE DE VIGNORY MESSIRE L DE

2e ligne :

Croix, FLEURIGNY DAME G DE LENONCOURT SA FEME HENRY DE QUINQUANPOIS CONTE DE VIGNORY AAGE DE CINQ ANS R DE FONTAINE ESCUIER DAEL A DE LIMER R DU VERIOLET.

3e ligne :

Croix très forte sur piédestal, A DE MONOY SA FEME IOS DU VERIOLET ESCUIER Mr A POIGNANT LIEUTn DU ROY Me V. POIGNANT PRr DU ROY M. GAULTIER CAPte DE NULLY Mme C MONTUELLE ESLEU Me I RACINE ARGENTIER.

4e ligne :

En minuscule gothique de plus grande taille à la suite d'une crucifixion avec la Vierge et St-Jean.

Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne (CSA)[modifier | modifier le code]

Château-Thierry, ville de 15000 habitants située dans le Sud du département de l'Aisne, a été dès 1849-52 desservie par la ligne Paris-Strasbourg de la Compagnie de l'Est. La partie méridionale du département n'a pas profité de l'élan du plan Freycinet en 1878 et il a fallu attendre la vague de construction des chemins de fer départementaux pour qu'en 1910 la ville natale de Jean de la Fontaine voit circuler des trains entre :

  • Château-Thierry et Mareuil-sur-Ourcq (1910-1946, 36 km) avec embranchement sur Neuilly-Saint-Front à partir de Gandelu (1910-1961, 19 km), c'est la ligne sur laquelle se trouve la commune de Dammard.
  • Château-Thierry et Verdelot (1910-1938, 28 km).

La déclaration d'utilité publique de ces trois lignes eut lieu en 1906 et quatre années de travaux furent nécessaires pour leur ouverture à l'exploitation sous le nom de Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne. (C.S.A.).

Pendant la première guerre le réseau eut à souffrir des hostilités et ses lignes furent mises à contribution pour le transport des approvisionnements militaires en direction du front.

L'exploitation normale reprit en 1920. Entretemps une boucle sur le quai de la rive droite de la Marne fut installée pour le retournement des trains à la suite de la destruction du pont sur la Marne.

Le trafic a toujours été très faible malgré l'apparition d'automotrices, la première fermeture eut lieu en 1938 et le déclassement l'année suivante. En 1942, la ligne de Mareuil-sur-Ourcq fut à son tour fermée.

L'antenne nord sur Neuilly-Saint-Front eut un sursaut en devenant une voie industrielle de huit kilomètres pour la sucrerie Say qui la racheta au département. Des trains de betteraves y circulèrent jusqu'en 1961[26],[27],[28].

Exemple de fiche horaire de l'époque ou l'on retrouve la commune de Dammard sur la ligne de Gandelu à Neuilly-Saint-Front : [1]

Cloche de l'église, sur le mur, avec deux marteaux
Cloche de l'église Saint-Médard, placée sur le mur - cloche de l'église sonnant la demie :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean de la Fontaine y a possédé une ferme[29] ainsi que Jean Racine[30].

Jean Pigot dit Jean le Mauve avait son atelier de typographie à Dammard durant les années 70 et 80. Il était lui-même auteur[31],[32],[33],[34].

Hélène Gutemberg dite Vera Belmont, réalisatrice et productrice de cinéma, a possédée une maison secondaire dans le village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « atlas et paysages du sud de l'Aisne »
  2. « Aire urbaine Paris »
  3. « Département de l'Aisne. Carte pour servir à l'histoire des itinéraires ... Piette, Amédée »
  4. « voie antique la Ferté-Milon- Château-Thierry via Dammard »
  5. « Cité de la Francophonie »
  6. « Atlas hydrogéologique numérique de l'Aisne (BRGM) »
  7. Histoire Du Diocese De Paris : Contenant la suite du Doyenné de Chelle, Prault, (lire en ligne)
  8. Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne, Paris, Imprimerie Nationale, , 408 p., p. 91
  9. « Rapport BRGM Dammard »
  10. « Ministère des travaux publics. Bulletin des services de la carte géologique de la France et des topographies souterraines »
  11. « BezuSaintGermain », sur bezusaintgermain.uniterre.com (consulté le 19 octobre 2017)
  12. « Combat de Dammard »
  13. « Plaque commémorative combat de Dammard 1er et 2 juin 1918 »
  14. « Bataille 1418 »
  15. Bataille de Château-Thierry (1918)
  16. Manufacture française des pneumatiques Michelin Auteur du texte, La Deuxième bataille de la Marne, Michelin, (lire en ligne)
  17. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de l'Aisne - Recueil n°195 des actes administratifs du 21 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 12 janvier 2017).
  18. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  19. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « Cloche Charité Dammard Monument historique »
  25. « Cloche de Dammard »
  26. « Château-Thierry et la Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne »
  27. « L'AVENTURE DU CSA »
  28. « Château-Thierry et la Compagnie des Chemins de fer du Sud de l'Aisne »
  29. Jean-Jacques Lévêque, Jean de la Fontaine: le conteur fabuleux, 1621-1695, www.acr-edition.com, (ISBN 9782867700880, lire en ligne)
  30. « Dammard terre d'écrivain? »
  31. Frédéric Jacques Temple, Divagabondages, 384 p. (ISBN 978-2-330-09654-0, lire en ligne)
  32. « Jean Le Mauve (1939-2001) », sur BNF
  33. « Portrait de Jean Le Mauve auteur et éditeur de poésie », sur INA,
  34. « Edition de l'arbre »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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