Comté de Valois

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Le comté de Valoispagus vadensis à l'époque mérovingienne, valesia à l'époque carolingienne — est un ancien pagus ou comté dont le chef-lieu se nomme d'abord Vez — en latin Vadum — puis devient Crépy-en-Valois dans la région du Valois.

Le gentilé du Valois est Valoisien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers titulaires héréditaires du comté sont des membres de la noblesse carolingienne qui regroupent dans leurs mains les comtés de Vexin, de Valois et d'Amiens. Lorsque le dernier d'entre eux devient moine, en 1077, ses possessions sont partagées, et le Valois passe aux Herbertiens, par ailleurs comtes de Vermandois qui le transmettent par mariage aux Capétiens en 1080. En 1183, à la mort de la comtesse Élisabeth de Vermandois, le Valois et le Vermandois sont disputés entre son mari, Philippe d'Alsace, et sa sœur, Éléonore de Vermandois. Le roi Philippe Auguste se pose en arbitre et en profite pour rattacher les deux comtés au domaine royal en 1185.

Il est alors concédé en apanage à quelques princes, comme Jean-Tristan, fils de Saint Louis.

Charles, second fils de Philippe III Le Hardi reçoit en apanage le Valois et fonde la maison du même nom qui règne sur la France à partir de Philippe VI de Valois son fils, roi de France en 1328. Ce dernier transmet le comté à son fils cadet Philippe d'Orléans. Après sa mort sans héritier, le comté passe à Louis, duc d'Orléans, frère de Charles VI et fondateur de la branche de Valois-Orléans. Lorsque son petit-fils, Louis II d'Orléans, devient roi sous le nom de Louis XII, le Valois, érigé en duché, passe à son cousin, François d'Angoulême, futur François Ier. Le Valois rentre alors dans le domaine royal.

En 1344, le comté de Valois est érigé en comté-pairie, puis en duché-pairie en faveur de son comte, le duc Louis d'Orléans, en juillet 1406[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anselme, Histoire Genealogique de la Maison royale de France, 1726.
  • Laurent Bouchel, Les coûtumes générales des bailliages de Senlis, comté de Clermont-en-Beauvaisis et duché de Vallois, Paris 1631, 898 p. ; Lire sur Google livres.
  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, Le rôle de la noblesse du Duché de Valois en 1591, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1892, Imprimerie d'Eugène Dufresne, Senlis 1893, 192 p. ; p. 24-37 ; Lire sur Gallica
  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, Les francs-fiefs du Duché de Valois à la fin du XVIIe siècle, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1892 et 1893, Imprimerie d'Eugène Dufresne, Senlis 1893 / 1894, 192 p. ; p. 59-70 resp. p. XLVI-XLVII ; Lire sur Gallica et Lire sur Gallica (avenant).
  • M. Fouquier-Cholet, Histoire des Comtes héréditaires du Vermandois, Saint-Quentin, 1832.
  • Ed. Guizot, Antiquités de Valois par Me Anthoine Bataille, procureur du Roi en Duché de Valoys en 1598, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1895 et 1896, Imprimerie d'Eugène Dufresne, Senlis 1896 et 1897, 244 p. / 334 p. ; p. 1-76 en annexe resp. 1-118 ; Lire sur Gallica (1re partie) et Lire sur Gallica (2e partie).
  • Ioh. Mabillon, Annales ord. Sancti Benedicti. Ticinense. Lucae, 1739.
  • Louis Moreri, Le Gran Dictionnaire Historique, Paris, 1743-1749.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Carlier, Histoire du Duché de Valois, livre 6, Paris, , livre 6, p. 369