Clément Marot

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Clément Marot
Description de l'image ClementMarot.jpg.
Naissance
Cahors
Décès
Turin
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • L’adolescence clémentine (édité en 1532)

Clément Marot, né à Cahors en [1],[2] et mort le à Turin, est un poète français.

Bien que marqué par l'héritage médiéval, Clément Marot est un des premiers poètes français modernes. Précurseur de la Pléiade, il est le poète officiel de la cour de François Ier. Malgré la protection de Marguerite de Navarre, sœur du roi de France François Ier, ses sympathies marquées pour la Réforme et pour Luther lui ont cependant valu la prison, puis l'exil en Suisse et en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

À propos des données biographiques présentes dans l’œuvre de Marot, « il faut ... conclure à une fiction narrative montée de toutes pièces et destinée à accréditer une filiation, à légitimer une descendance, par imitation et répétition d'un destin premier[3]. »

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Clément Marot naquit à Cahors, d’une mère gasconne et d’un père originaire de Caen, Jean des Marets dit Marot. Ce Jean des Marets était marchand, mais, à la fin de l’année 1505 il fut révoqué par sa corporation. Il quitta alors la région du Quercy et se mit à écrire des vers. Comme ces vers plurent à Michelle de Saubonne, femme de Jean IV de Parthenay, seigneur du parc Soubise, il fut présenté à la reine Anne de Bretagne, qui en fit son poète en titre. Il fut bien reçu et devint un des poètes favoris de Louis XII, qu’il accompagna en Italie.

Il plaça son fils Clément, qui avait été « écolier » à Paris (c'est-à-dire étudiant à la Sorbonne), comme page chez Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, dans la maison duquel le jeune homme demeura peu. Très vite le jeune Clément Marot composa lui aussi des vers.

Marguerite de Navarre[modifier | modifier le code]

Dès 1513, Marot passe en qualité d'homme de chambre au service de Marguerite d'Angoulème, duchesse d’Alençon, sœur de François Ier[4]. Ce monarque, sachant combien elle aimait la poésie, lui fit présenter Marot par le seigneur de Pothon. S’il faut en croire l'un des éditeurs de ses œuvres, Nicolas Lenglet-Dufresnoy, le poète osa aspirer aux faveurs de Diane de Poitiers, et même, de Marguerite de Valois, liaison que plusieurs écrivains, entre autres, Laharpe, ne mettent pas en doute. Mais rien n’est moins prouvé. L’abbé Claude-Pierre Goujet assure que ces amours sont de pure invention. Marot, en effet, eut les plus grandes difficultés à se faire inscrire sur l’état de la maison de la princesse, au point qu’il s’en plaint dans sa huitième ballade.

François Ier[modifier | modifier le code]

Quoi qu’il en soit de cette liaison, le poète suivit François Ier, en tant que valet de chambre, à Reims et à Ardres en 1520, et le duc d'Alençon au camp d’Attigny, où ce prince, en 1521, était à la tête de l’armée française.

Il traduisit Virgile et Lucien. Dès 1515, il offrit au jeune roi, François Ier, un recueil intitulé, Le Temple de Cupido, fait par Maistre Clément Marot, facteur de la Royne. En 1517 ou 1518, il adressa au Roi une Petite Epistre.

En 1521, il se trouvait à l’armée du Hainaut, que François Ier commande en personne. On le voit en 1525 à la bataille de Pavie, où il est blessé au bras et fait prisonnier comme son roi.

La prison[modifier | modifier le code]

De plus grandes infortunes l’attendaient en France. Il y revint, comptant peut-être un peu trop sur la protection de la cour, où son talent, la politesse de ses manières et l’enjouement de sa conversation l’avaient mis en crédit. Marot, libertin d’esprit et de cœur, peu réservé dans ses propos et frondant ouvertement les observances ecclésiastiques, donnait prise à ses ennemis. On l’accusa d’être imbu des nouvelles opinions, d'avoir des sympathies pour la Réforme et pour Luther. Il fut arrêté, accusé d’hérésie et conduit dans les prisons du Châtelet, où il fut enfermé en 1525. Il protesta, dans son Épître à l’inquisiteur Bouchard, qu’il n’était ni luthérien, ni zuinglien, ni anabaptiste.

Après la mort du duc d’Alençon en 1525, on rapporta qu’il se serait vengé d’une femme aimée, une certaine Isabeau[5], en publiant Élégie Iere à une Dame. Celle-ci, piquée de l’indiscrétion de son amant ou de ses satires, se serait vengée à son tour, et l'aurait dénoncé pour avoir mangé du lard en Carême. Mais « la délation mise au compte d’une femme, Luna ou Ysabeau, relève de la satire misogyne la plus traditionnelle et rappelle une nouvelle fois Villon » (F. Lestringant). Un pareil conte semble peu vraisemblable. Il paraît pourtant que ce fut une dame qui le dénonça, si l’on en juge par ces vers, où il raconta lui-même son aventure[6].

Vainement protesta-t-il de la pureté de sa foi, et réclama-t-il l’intérêt de ses maîtres et de ses protecteurs. La seule grâce qu’il obtint fut d’être transféré en 1526 des prisons du Châtelet dans celles de Chartres, moins obscures et plus saines que celles de Paris. Les visites des personnes les plus considérables de la ville adoucirent un peu les ennuis de sa captivité. Il y composa son poème, l’Enfer, description satirique du Châtelet, et invective contre les abus des gens de justice[7].

Il y retoucha aussi le Roman de la Rose, en substituant des phrases connues à celles qui avaient vieilli[8]. Il put sortir de prison[9], grâce à son ami Lyon Jamet, et à l’évêque de Chartres, Louis Guillard. Pour remercier son ami, il écrivit Epistre à son amy Lion.

Épître au roi[modifier | modifier le code]

Sa détention ne l’avait pas corrigé. En 1526-1527, Marot s’éprend d’une jeune fille et écrivit Dalliance de Grande Amye.

En 1527, s’étant avisé d’arracher des mains des archers un homme que l’on menait en prison, il y fut mis lui-même. Il implora la protection de François Ier par une jolie épître Epistre de Marot envoyée au Roy, qui fut si bien reçue, que ce prince écrivit de sa propre main à la cour des aides pour faire accorder la liberté au prisonnier[10].

En 1531, à l'occasion de la mort de Louise de Savoie, mère du roi, il la dépeignit comme une sainte qui avait réformé la cour de France, lui avait enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laissait le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux gémissant: une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

En 1532, il publia Epistre au Roy, par Marot estant malade à Paris. Le Roi fut sensible à tant d’esprit et accorda à Marot, qui était officiellement son valet de chambre depuis 1528, cent écus d’or au soleil en faveur et considération de ses bons et agréables services. À peine le poète commençait-il à respirer, que ses sentiments sur la religion élevèrent contre lui une nouvelle tempête. La justice saisit ses papiers et ses livres.

L’Italie[modifier | modifier le code]

En 1533, il publia la traduction du Pseaume VI, qu’il composa après avoir échappé à une terrible maladie qui le terrassa presque. À la suite de l’affaire des placards en 1534, catholiques et protestants s’affrontèrent violemment. François Ier, après avoir beaucoup tergiversé, se décida pour la répression. Clément Marot préfèra s’éloigner de la cour.

Il se sauva dans le Béarn en l’an 1535, et ensuite à la cour de la duchesse de Ferrare, Renée de France, en Piémont. Il y retrouva les dames de Soubise. Mais s’apercevant qu’il était vu d'un mauvais œil par le duc, il se retira en 1536 à Venise.

À la suite de son séjour en Italie, Clément Marot édicta la règle du participe passé s'accordant avec l'auxiliaire avoir quand l'objet est placé devant le verbe. Voltaire commenta plus tard ""Clément Marot a ramené deux choses d'Italie : la vérole et l'accord du participe passé... Je pense que c'est le deuxième qui a fait le plus de ravages !"[11],[12]

Le retour en France[modifier | modifier le code]

Ce fut de là qu’il obtint son rappel en France, puis à la cour, par le moyen d’une abjuration solennelle qu’il fit à Lyon entre les mains du cardinal de Tournon. Il obtint le pardon du Roi. Pour le remercier, il écrivit Epistre au Roy, du temps de son exil à Ferrare.

À ces orages succéda un intervalle de paix dû au souvenir de ses disgrâces passées. La publication de ses premiers Psaumes troubla cette tranquillité. En 1541, il publia Trente Pseaulmes de David, mis en françoys par Clément Marot, puis les Cinquante Pseaumes. Cette traduction qu’il entreprit, à la sollicitation du célèbre Vatable, eut la plus grande vogue à la cour. François Ier chantait ces Psaumes avec plaisir. Chacun des seigneurs et dames de la cour en affectionnait un qu’il accommodait de son mieux aux vaudevilles, souvent burlesques, qui étaient alors à la mode. Mais on peut dire qu’ici Marot avait méconnu le genre de son talent. Les personnes sensées, dit l’abbé Goujet, ne tardèrent pas à s’apercevoir qu’il avait chanté sur le même ton les hymnes du roi-prophète et les merveilles d’Alix. Bientôt la Sorbonne crut remarquer des erreurs dans cette traduction et en porta des plaintes au roi. François Ier, qui aimait le poète et qui désirait la continuation de son travail, eut peu d’égard à ces remontrances[13]. La faculté de théologie n’en continua pas moins ses plaintes et ses censures, et finit par interdire la vente de l’ouvrage[14].

Après l'ordonnance de Villers-Côterets (1539), François 1er confie à Clément Marot la traduction des Métamorphoses d'Ovide[15].

La Suisse et les États de Savoie[modifier | modifier le code]

En 1542, François Ier fît rechercher les luthériens, et bien que son nom ne soit pas prononcé, Marot partit de nouveau en exil et gagna Genève. Victor Palma Cayet prétendit qu’il y débaucha la femme de son hôte, et qu’à la recommandation de Calvin, la peine capitale qu’il avait encourue fut commuée en celle du fouet. Cette accusation paraît calomnieuse. En effet, comment, après une telle aventure, aurait-il osé se présenter, comme il fit, devant ceux qui commandaient en Piémont pour le roi ? Il est possible que la licence de ses mœurs, qui ne pouvait être tolérée dans une ville comme Genève, ait donné lieu à ce bruit injurieux.

En 1543, il s’installa à Chambéry, capitale des États de Savoie où il ne courait aucun risque d'être inquiété pour des opinions réformistes. Au début de 1544, il passa quelque temps au château de Longefanla Biolle, près d'Aix-les-Bains), puis fut reçu au château de François de Bellegarde, grand amateur de poésie, pour lequel il composa une épître.

Voulant rejoindre l'armée française au Piémont, il gagna Turin où il décéda dans l’indigence en 1544, toujours occupé de nouveaux vers et de nouvelles amours, et laissant pour fils unique Michel Marot. Jodelle lui fit cette épitaphe dans le goût de son siècle :

Querci, la Cour, le Piémont, l’Univers,
Me fit, me tint, m’enterra, me connut ;
Querci, mon los, la cour tout mon temps eut,
Piémont mes os, et l’univers mes vers.

Le personnage[modifier | modifier le code]

Clément Marot gravure de Debrie.

Marot avait l’esprit enjoué et plein de saillies sous l’extérieur grave d’un philosophe. Il joignait, ce qui arrive souvent, une tête vive à un bon cœur. Doué d’un noble caractère, il paraît avoir été exempt de cette basse jalousie qui a terni la gloire de plus d’un écrivain célèbre. Il n’eut de querelle qu’avec François de Sagon et Charles de la Hueterie, qui l’attaquèrent pendant qu’il était à Ferrare. Le premier fut assez impudent pour solliciter la place de Marot, mais non assez favorisé pour l’obtenir. Le deuxième se dédommagea du déplaisir de voir cesser la disgrâce du poète par un calembour qui donne la mesure de son esprit. Marot en avait beaucoup mis dans une épître à Lyon Jamet, où il racontait les peines de son exil et où il se comparait au rat libérateur du lion. La Huéterie s’empara de l’application que Marot se faisait de cet apologue, et crut très plaisant de l’appeler le Rat pelé (le rappelé). Marot ne lui répondit que sous le nom de son valet pour mieux lui témoigner son mépris[16].

La poésie[modifier | modifier le code]

Le nom de Marot, dit Laharpe, est la première époque vraiment remarquable dans l’histoire de notre poésie, bien plus par le talent qui lui est particulier, que par les progrès qu’il fit faire à notre versification. Ce talent est infiniment supérieur à tout ce qui l’a précédé, et même à tout ce qui l’a suivi jusqu’à Malherbe. La nature lui avait donné ce qu’on n’acquiert point : elle l’avait doué de grâce. Son style a vraiment du charme et ce charme tient à une naïveté de tournure et d’expression qui se joint à la délicatesse des idées et des sentiments. Personne n’a mieux connu que lui, même de nos jours, le ton qui convient à l’épigramme, soit celle que nous appelons ainsi proprement, soit celle qui a pris depuis le nom de madrigal, en s’appliquant à l’amour et à la galanterie. Personne n’a mieux connu le rythme du vers à cinq pieds, et le vrai ton du genre épistolaire, à qui cette espèce de vers sied si bien. Son chef-d’œuvre en ce genre est l’épître où il raconte à François Ier comment il a été volé par son valet. C’est un modèle de narration, de finesse et de bonne plaisanterie.. Cette estime pour les poésies de Marot a triomphé du temps et des vicissitudes du langage.

Boileau a dit dans les beaux jours du siècle de Louis XIV : Imitez de Marot l’élégant badinage. La Fontaine a prouvé qu’il était plein de sa lecture. II n’y a guère, dit la Bruyère, entre Marot et nous que la différence de quelques mots. Jean-Baptiste Rousseau, qui lui adresse une épître, fait gloire de le regarder comme son maître. Clément l’a défendu contre Voltaire, qui s’est attaché à le décrier dans ses derniers ouvrages, probablement par haine pour Jean-Baptiste Rousseau, coupable, selon lui, d’avoir donné le dangereux exemple du style marotique, qu’il est plus aisé d’imiter que le talent de Marot.

« Mais, dit encore Laharpe, il fallait que la tournure naïve de ce poëte fût bien séduisante, puisqu’on empruntait son langage depuis longtemps vieilli pour tâcher de lui ressembler. »

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Ses Œuvres... publié en 1731 avec article de l'évêque d'Avranches Huet et une gravure de Pierre Filloeul.

Poète varié, plus grave qu’on ne l’imagine, mais incapable de s’accommoder de l’austérité d’un Calvin, Clément Marot participe encore de la tradition médiévale. L’œuvre de Marot est très abondante et « l’élégant badinage » auquel Boileau l’associe dans son Art Poétique n’est qu’un aspect. On remarque, en lisant ses Œuvres, comme le poète a évolué de la discipline des Rhétoriqueurs, vers un art très personnel qui le rapproche de l’humanisme. Dans les pays francophones, il est surtout connu pour l'élaboration de nombreux psaumes protestants qui seront chantés dans le monde entier.

L’Adolescence clémentine (1532-1538) comprend les poèmes de jeunesse. Ils se caractérisent par la variété des formes et des sujets abordés :

  • La première Églogue des Bucoliques de Virgile (traduction)
  • Le Temple de Cupido (inspiré du "Temple de Vénus" de Jean Lemaire de Belges)
  • Le Jugement de Minos (inspiré de la traduction latine du "Dialogue des morts" de Lucien de Samosate)
  • "Les Tristes vers de Philippe Béroalde" (traduction du "Carmen lugubre de die dominicae passionis" de Philippe Béroalde)
  • Oraison contemplative devant le Crucifix (traduction de l'"Ennea ad sospitalem Christum" de Nicolas Barthélemy de Loches)
  • Épîtres : 10 pièces (11 si l’on compte L’Épître de Maguelonne). Cette épître de Maguelonne relève de l’héroïde.
  • Complaintes
  • Épitaphes: forme brève, l’épitaphe peut ne comporter que deux vers. Au début de la section le ton est grave, puis le sourire fait son apparition.
  • Ballades: elles comprennent une trentaine de vers répartis en trois strophes et demie, un refrain d’un vers et un envoi-dédicace. La Ballade joue sur trois ou quatre rimes. Le poème se termine par une demi-strophe, adressée au Prince (ou à la Princesse).
  • Rondeaux: qui comprennent de 12 à 15 vers, caractérisés par le retour du demi-vers initial au milieu et à la fin du poème.
  • Chansons: La chanson est propice à toutes les acrobaties de la rime.

Ces trois derniers genres étaient pratiqués par les rhétoriqueurs.

L’organisation de L’Adolescence clémentine montre que Marot compose une œuvre et que le recueil n’est pas le fruit d’un épanchement spontané. La chronologie n’y est pas respectée. Marot opère des modifications. Ainsi la "Ballade V" change de destinataire en 1538. Gérard Defaux fait observer que Marot construit sa vie dans le recueil, comme un romancier compose un roman. Marot aime inscrire son nom dans ses poèmes : il représente volontiers dans le poème "l’activité scripturaire". Son goût le porte vers les genres brefs.

Marot traducteur des Psaumes[modifier | modifier le code]

Marot a traduit cinquante psaumes de David en vers français (en fait, 49 psaumes et le Cantique de Siméon). Après sa mort, le nombre total a été porté à 150 pour compléter le psautier, par Théodore de Bèze. Ce corpus a été approprié par les calvinistes qui, après l'avoir doté de mélodies, en ont fait leur principal livre de chant pour le temple et l'ont appelé Psautier de Genève ou Psautier huguenot.

Marot passeur de l'œuvre de François Villon[modifier | modifier le code]

On peut enfin considérer comme part de l'œuvre de Marot le rôle essentiel qu'il joua dans la reconnaissance de la poésie de François Villon. Marot publia en effet la première édition critique des œuvres de Villon en 1533 soit soixante-dix ans après la disparition du plus célèbre poète français de la fin du Moyen Âge. Dans le prologue de cette édition, Marot écrit :

« Entre tous les bons livres imprimés de la langue française, il ne s'en voit un si incorrect ni si lourdement corrompu que celui de Villon. Et m'ébahis, vu que c'est le meilleur poète parisien qui se trouve, comment les imprimeurs de Paris et les enfants de la ville n'en ont eu plus grand soin. »

— Clément Marot, Les œuvres de Françoys Villon, de Paris, reveues et remises en leur entier, par Clément Marot... -Paris, G. Du Pré, 1533[17]

Études[modifier | modifier le code]

  • Pierre Villey, « Tableau chronologique des publications de Marot », Revue du XVIe siècle, II, p. 206-234, Paris, 1920
  • Michael Screech, Marot évangélique, Genève, Droz, 1967
  • Claude A. Mayer, La Religion de Marot, Genève, Droz, 1960
  • Robert Griffin, Clement Marot or the Inflections of Poetic Voice, Berkeley, University of California Press, 1974
  • Gérard Defaux, Le Poète en son jardin. Étude sur Clément Marot, Paris, Champion 'Unichamp', 1996
  • Gérard Defaux, Clément Marot - vigne et vins, Toulouse, leperegrinateurediteur.com, 1996
  • Mireille Huchon, « Rhétorique et poétique des genres : ‘L’Adolescence clémentine’ et les métamorphoses des œuvres de prison », Le Génie de la langue française autour de Marot et de La Fontaine, Éditions Fontenay-Saint-Cloud, 1997 (dir. J.-Ch. Monferran)
  • Thierry Martin, Poésie homosexuelle en jobelin, de Charles d’Orléans à Rabelais. GKC/Question de Genre, 2007, p. 82-85.
  • Frank Lestringant, Clément Marot de l’Adolescence à l’Enfer, Orléans, Paradigme, 2006.
  • Simone Domange, Lire encore Marot, Viroflay, Roger, 2006
  • Douglas Hofstadter, Le Ton beau de Marot (en), Basic Books, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 1496 – Vers la fin de l'année, naissance à Cahors de Clément Marot » Gérard Defaux, « Chronologie », in Clément Marot, Œuvres poétiques, t. I, Classiques Garnier, 1996, p. v
  2. « Comme tout permet de penser que ces vers furent très vraisemblablement composés au printemps 1526 […] nous pouvons conclure que Marot [naît] dans les derniers mois de 1496 (on s'accorde généralement pour dire qu'il naquit un 23 novembre, jour de la saint Clément) » Gérard Defaux, Le Poète en son jardin, Honoré Champion, 1996, p. 34
  3. Frank Lestringant, Clément Marot : de L'adolescence à L'enfer, Paradigme, « Publications universitaires », 2006, p. 31.
  4. Une variante affirme que le roi le recommanda à sa sœur Marguerite, duchesse d’Alençon, qui le fit secrétaire de son mari, le duc d'Alençon, qu’il accompagna dans ses campagnes.
  5. Une variante donne Diane de Poitiers
  6. Un jour j’écrivis à ma mie
    Son inconstance seulement ;
    Mais elle ne fut endormie
    A me le rendre chaudement :
    Car dès l’heure tint parlement
    A je ne sçais quel popelard,
    Et lui a dit tout bellement :
    Prenez-le, il a mangé le lard.
    Lors six pendards ne faillent mie
    A me surprendre finement,
    Et de jour, pour plus d’infamie,
    Firent mon emprisonnement.
    Ils vinrent à mon logement.
    Lors se va dire un gros paillard :
    Par la morbleu ! voilà Clément.
    Prenez-le, il a mangé le lard.

  7. Là (dit-il) les plus grands, les plus petits détruisent,
    Là les petits peu ou point aux grands nuisent,
    Là trouve l’on façon de prolonger
    Ce qui se doit ou se peut abréger :
    Là sans argent povreté n’a raison ;
    Là se détruit mainte bonne maison, etc.
  8. Paris, 1529, in-8° (voir : Lorris)
  9. On attribua aussi sa liberté au retour de François Ier en 1526
  10. Cette lettre, si honorable pour le protecteur et pour le protégé, est rapportée par Ménage dans son Anti-Baillet, part. 2, chap. 112, p. 235, édit. in-4°.
  11. « Règles d'orthograhe - « les fraises que j’ai mangé » ou « les fraises que j’ai mangées » ? - Orthographe et Projet Voltaire », Le Projet Voltaire, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  12. « Clément Marot et le participe passé », sur heraldie.blogspot.fr (consulté le 26 janvier 2017)
  13. , comme Marot le témoigna dans ces vers :
    Puisque vous voulez que je poursuive, ô sire,
    L’œuvre royal du Psautier commencé,
    Et que tout cœur aimant Dieu le désire,
    D’y besogner ne me tiens dispensé.
    S’en sente donc qui voudra offensé,
    Car ceux à qui un tel bien ne peut plaire
    Doivent penser, si jà ne l’ont pensé,
    Qu’en vous plaisant me plaist de leur déplaire.
  14. Sur ces psaumes et leur incorporation dans les chants calvinistes, voir le Psautier de Genève.
  15. Bibliothèque nationale de France, « BnF - Traduire en « langue françoyse » : humanisme et traduction au XVIe siècle - Bibliographie », sur www.bnf.fr, (consulté le 7 mai 2017)
  16. et l'exhortant à "ravaler plume, encre papier et venin". On trouvera les détails de ce démêlé dans la Bibliothèque française, de Goujet, t. 11, p. 86, et dans les Querelles littéraires de l’abbé Irailh, t. 1, p. 105. Nous nous contenterons d’extraire de la réponse de Marot les vers qui prouvent l’union dans laquelle il vivait avec les bons écrivains de ce temps-là, et l’estime qu’ils avaient pour lui
    Je ne voy point qu’un Saint-Gelais,
    Un Heroel, un Rabelais,
    Un Brodeaux, un Seix, un Chappuy,
    Voysent escrivant contre luy.
    Ne Papillon pas ne le poinct :
    Ne Thenot ne le tenne point :
    Mais bien un tas de jeunes veaux,
    Un tas de rimassins nouveaux,
    Qui cuydent eslever leur nom,
    Blasmant les hommes de renom
  17. Gallica

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Clément Marot », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]

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