Cœuvres-et-Valsery

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Cœuvres-et-Valsery
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Vic-sur-Aisne
Intercommunalité CC Retz-en-Valois
Maire
Mandat
Monique Bruyant
2014-2020
Code postal 02600
Code commune 02201
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 23″ nord, 3° 09′ 21″ est
Altitude Min. 59 m – Max. 154 m
Superficie 12,52 km2
Localisation

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Cœuvres-et-Valsery est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France, formée par ordonnance du 29 mai 1830 par fusion de Cœuvres et Valsery.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cœuvres-et-Valsery se situe dans le département de l'Aisne à 50 km de la préfecture Laon, à 15 km de la sous-préfecture Soissons et à 9 km de Vic-sur-Aisne, siège du bureau centralisateur du canton. Compiègne est à 28 km, Saint-Quentin à 65 km et Paris à 85 km.

Le territoire de la commune est limitrophe de 6 communes.

Communes limitrophes de Cœuvres-et-Valsery
Mortefontaine Laversine Cutry
Cœuvres-et-Valsery Saint-Pierre-Aigle
Soucy Montgobert

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1814 les troupes russes qui assiègent Soissons se dirigent sur Paris. Un détachement passa à Coeuvres et se livra à des actes de brutalités envers les habitants.

Le 13 septembre 1870, les Prussiens pénètrent dans le village ils l'occuperont jusqu'à fin mars 1871. De nombreuses violences et pillages auront lieu pendant cette occupation.

Le Maire le Baron d'Estave de Valsery sera particulièrement touché et éprouvé, il décèdera des suites de ces épreuves en 1871

Le 18 octobre 1870 le ballon monté Victor-Hugo s'envole du Jardin des Tuileries à Paris alors assiégé par les Prussiens et termine sa course à Cœuvres après avoir parcouru 117 kilomètres[1].

Le 1er septembre 1914, les troupes allemandes entrent au chateau.Le Comte Albert De Bertier De Sauvigny maire de Coeuvres et propriètaire du chateau devra y loger le Duc Ernst-Gûnther de Slesvig-Holstein et le Prince de Saxe-Meiningen. Le Général Von Kluck et son État Major logera à la villa Jeanne d'arc. Le 12 septembre 1914 les allemands sont repoussés par l'offensive de la 1re bataille de la Marne et c'est l'Etat Major de la VIe armée française avec le Général Maunoury et Franchey D'Espérey qui les remplacent au chateau.

Pendant quatre années durant de nombreux régiments, division d'Infirmiers, chirurgiens et ambulances se succédèrent au chateau de Coeuvres et de Valsery. Beaucoup de soldats cantonnèrent dans le village, pour prendre du repos avant de monter au front sur les tranchées de Nouvron, Vingré, Fontenoy, Vic-sur Aisne etc. Le bourg subira des bombardements d'artilleries et divers incendies de granges.

En 1917, une mutinerie se déclara et les soldats"mutins" se regroupèrent dans des bois de la commune.

Puis ils se dirigent à Missy-aux-Bois où ils feront reddition le 8 juin.

Le conseil de guerre se tiendra du 23 au 25 juin au palais de justice de Soissons. 17 condamnations à mort seront prononcées. Le 4 juillet le Président de la République commue 16 peines de mort en travaux forcés.

Seul RUFFIER Joseph sera éxécuté le 6 juillet 1917 à Saint Pierre Aigle, Il repose au cimetière militaire de Vauxbuin Aisne.

Combat de Cœuvres juin et juillet 1918[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Pour relier les troupes allemandes d'Oskar von Hutier et celles de la VIIe armée du général Max von Boehn, Ludendorff lance celui-ci à l'attaque, en direction de Pierrefonds, entre les deux forêts de Villers-Cotterets et de Compiègne : Après une violente préparation d'artillerie, von Boehn attaque dans la région de Saint-Pierre-Aigle et sur le plateau des Trois-Peupliers. De forts détachements réussirent à s'infiltrer dans les bois par Vertes Feuilles. Il y avait la une division d'élite : la 2e division de cavalerie à pied du général Hennocque. Les 5e8e et 12e cuirassiers résistèrent héroïquement, et ce ne fut qu'après un terrible corps à corps, et au prix des plus lourds sacrifices, que les allemands réussirent à progresser jusqu'au Ru de Retz

Le 12 juin, les forces allemandes ne purent avancer du côté d'Ambleny, mais parvinrent au ravin, à l'est de Laversine, pénétrèrent dans Cœuvres, Valsery et Saint-Pierre-Aigle et rejetèrent les troupes françaises vers Montgobert. Le 13, après de terribles combats, au cours desquels elles n'avancèrent que pied à pied, elles réussirent à emporter Laversine, mais ne purent déboucher de Cœuvres ni progresser à l'ouest de la Ferme Vertes Feuilles. Violemment bombardées et attaquées par les chars d'assaut, elles subirent de grosses pertes; la 11e division bavaroise fut fort éprouvée par les obus toxiques dans la région de Cœuvres; deux compagnies notamment, en soutien à Cutry, furent presque entièrement intoxiquées.

Le 14, les allemands, essoufflés et décimés, étaient contenus partout. Dès le 15, les contre-attaques françaises les rejetaient de Cœuvres et de Valsery ; un bataillon du 9e zouaves captura 130 prisonniers et 7 mitrailleuses dans Cœuvres ; le 17, la progression continua à l'est d'Ambleny, au sud de Valsery et de Montgobert ; le 28 juin, une attaque sur 7 kilomètres, du sud d'Ambleny à l'est de Montgobert permit de regagner près de 2 kilomètres en profondeur : les villages fortifiés de Fosse-en-Haut, Laversine, les hauteurs nord-ouest de Cutry et les croupes sud de Saint-Pierre-Aigle furent enlevées et près de 1 100 prisonniers capturés ; le lendemain, à deux reprises, les Allemands tentèrent de reprendre les positions perdues, mais se firent durement repousser. Les troupes françaises les harcelèrent sans cesse, à la fin de juin, dans la région de Saint-Pierre-Aigle ; la 14e division allemande, très éprouvée, dut être relevée par la 42e division, venue du front de Lens. Le 28 juin au matin, deux bataillons du 1er régiment de tirailleurs marocains de la 153e division d'infanterie et des chars d'assaut soutenus par l'artillerie de la division du Maroc, emportaient, le plateau de Cutry et s'emparaient de 7 officiers, 32 sous-officiers, de 164 hommes, de 25 mitrailleuses, de 5 minen et d'un canon de 77.

Puis la bataille s'éteignit à l'est comme au nord. L'offensive sur Compiègne était définitivement enrayée.

Les pertes françaises et américaines s'élèvent à 35 000 hommes, on estime que les pertes allemandes sont beaucoup plus élevées. Ludendorff, qui souhaite de plus en plus marquer une victoire décisive, prévoit une cinquième offensive ailleurs sur le front occidental.

Cette offensive de la 2e bataille de la Marne, provoqua par ces violents combats d'artilleries et de chars la destruction presque totale du village. Chateau, Église, Mairie, Ecoles, commerces, fermes et maisons d'habitations tout n'était plus que ruines.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Cette brève généalogie donne à ce lieu un lien familial de la terre de Cœuvres à une dame de la cour très proche du souverain Henri IV :

Jean d'Estrées, seigneur de Valieu et de Cœuvres, né en 1486, chevalier de l'Ordre du Roi, élevé page de la reine Anne de Bretagne, rendit des services signalés dans les armées, sous le roi François 1er.

Henri II lui donna la charge de maître et capitaine général d'Artillerie, par lettres du 9 juillet 1550. Il fut capitaine de Folembray en 1556, servit à la prise de Calais en 1558, et mourut en 1567.

Il portait pour armes : écartélé au 1 et 4 fretté, d'argent et de sable ; au chef d'or, chargé de 3 merlettes de sable (qui est d'Eestrées) et au 2 et 3 d'or, au lion d'azur, couronné et lampassé de gueules (qui est de la Cauchie).
Il avait épousé Catherine de Bourbon, fille aînée de Jacques de Bourbon, bâtard de Vendôme, seigneur de Bonneval, de Ligny et de Lambercourt, et de Jeanne de Rubempré, en reconnaissance de ce qu'en une rencontre il avait sauvé la vie à ce seigneur de Bonneval, que les ennemis avaient renversé par terre. Il eut :
1) Antoine
2) Françoise mariée à Philippe de Longueval, seigneur de Haraucourt et de Cramail, chevalier de l'Ordre du Roi, maître de la Garderobe d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, mort en 1610, âgé de 107 ans.
3) Barbe, mariée en 1) à N... de Pymont, seigneur de Bulleux, en 2) à Jean de Broc, seigneur de la Cour de Broc et de la ville aux Fouriers ; et en 3) à René de Vendômois, seigneur de Chamarain.

Antoine d'Estrées, 4e du nom, portait : écartelé au 1 et 4 (qui est d'Estrées) ; au 2 de Bourbon, au bâton de gueules péri en bande, chargé d'un bâton d'argent péri en barre ; et au 3 de la Gauchie.

Il fut gouverneur, sénéchal et premier baron du Boulonnois, vicomte de Soissons et de Bersy, seigneur châtelain et marquis de Cœuvres, chevalier des Ordres du Roi à la première création, de l'an 1578, gouverneur de la Fère, de Paris et de l'Île de France, pourvu au Camp de Pas en Artois en 1597 de la charge de grand-maître de l'Artillerie de France, que son père avait possédée. Il en donna sa démission en 1599, et avait épousé à Chartres, le 14 février 1559, Françoise Babou, seconde fille de Jean Babou, seigneur de la Bourdaisière, comte de Sagonne, maître de l'Artillerie de France, et de Françoise Robertet. Elle fut tuée à Issoire en Auvergne, dans une émeute pendant les guerres de la Ligue, le dernier décembre 1593.

Gabrielle d'Estrées était mariée à Nicolas d'Amerval, seigneur de Liencourt près Nesle en Picardie, gouverneur de Chauny, duquel elle fut séparée.

Elle fut depuis favorite du roi Henri IV, qui la fit marquise de Monceaux, ensuite duchesse de Beaufort, par lettres du 10 juillet 1597. Elle en eut plusieurs enfants, et mourut le samedi avant Pâques 1599[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1842 1871 Baron Mathieu Charles D'Estave De Valsery    
1871 1881 Augustin Joseph Desevre    
1881 1892 Charles Rouzé    
1892 1896 Emile Cauchemé    
1896 1904 Charles Rouzé    
1904 1919 comte Albert Bertier de Sauvigny    
1979 1984 Octave Anceaux    
1984 1994 Jacqueline Ben Rebby DVG  
1994 1995 Jean-Pierre Duet    
1995 mars 2001 Hervé Le Jean Proche du FN  
2001[3] en cours
(au 12 mai 2014)
Monique Bruyant PS Retraitée Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 458 habitants, en diminution de -0,65 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
437 472 483 528 693 670 678 684 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 683 718 659 643 621 596 566 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
597 610 607 432 534 557 579 556 486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
453 402 399 480 449 432 471 462 458
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Valsery
1793 1800 1806 1821
41 59 61 88
Habitants
(Sources : Cassini[8])

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Trois sites sont classés Monument historique :

Il y a plusieurs mémorials de guerre :

  • Le monument aux morts
  • Tombes de guerre britanniques de la Commonwealth War Graves Commission au cimetière : cinq tombes de 1918, six tombes de 1944.
  • La pierre tombale de la famille Rancy / Bertier de Sauvigny, qui fait mention de Alexis Benigne Henri Bertier de Sauvigny, caporal du 153e RI, mort à Douaumont en 1916.
  • Un mémorial de Léon Garnier mort en 1918.
  • Une plaque commémorant l'abbé Petin, curé, déporté, mort à Neuengamme en 1944.
  • Une plaque commémorant John Blair Beach, libérateur de Cœuvres (1944).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Du Moulin (1568-1658), théologien protestant, qui vécut deux ans de sa petite enfance à Cœuvres (de 1570 à 1572), alors que son père y était pasteur.
  • René Dulieu (1903-1992), artiste peintre né à Cœuvres-et-Valsery. Primé au Salon des indépendants, ainsi qu'au salon Violet de Paris. Il repose au cimetière de Cœuvres-et-Valsery.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]