Saint-Michel (Aisne)

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Saint-Michel
L’Abbaye de Saint-Michel
L’Abbaye de Saint-Michel
Blason de Saint-Michel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Hirson
Intercommunalité CC des Trois Rivières
Maire
Mandat
Thierry Verdavaine
2014-2020
Code postal 02830
Code commune 02684
Démographie
Population
municipale
3 528 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 07″ nord, 4° 08′ 01″ est
Altitude Min. 172 m – Max. 278 m
Superficie 42,2 km2
Localisation

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Saint-Michel

Saint-Michel est une commune française, située dans la région naturelle de la Thiérache, au nord-est du département de l'Aisne en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Saint-Michelois(es).

La commune est également appelée, sans que ce nom soit officiel, Saint-Michel-en-Thiérache.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Michel est limitrophe de 5 communes : Martigny, Bucilly, Hirson, Momignies (Belgique) et Watigny[1].

Rose des vents Hirson Momignies (B) Momignies (B) Rose des vents
Hirson N Watigny
O    Saint-Michel    E
S
Bucilly Martigny Watigny

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

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Le village se trouvait sur le Voie romaine menant au camp romain de Macquenoise.

Au début du Xe siècle, à l'emplacement de la ville n'existait qu'un oratoire dédié à saint Michel-Archange. Depuis le VIIe siècle, il donnait lieu à un pèlerinage. En 945, quelques missionnaires irlandais ou écossais vinrent s'établir près de cet oracle et y fondèrent une abbaye dont les dispositions ont été étudiées pour répondre aux exigences de la règle de saint Benoît. Plus tard, des habitations se formèrent autour, le Chamiteau d'abord puis Nantuel, l'actuelle Bovette, et ainsi naquit le village de Saint-Michel-Rochefort-en-Thiérache que l'on désignera de la sorte jusqu'au début du XXe siècle (en 1794 la ville s'appelle Michel Rochefort sur les actes d'état-civil.) Le village possédait un moulin et le fut brûlé en 1557 par un parti espagnol. Construisant un fort à Souglang tenu par Jean Pétré pour le prince de Condé, le général Roze avec les espagnols vint le raser lors de la guerre de Trente Ans.

Forges et fonderies (Sougland bâtie en 1543 par Thomas de Canone), laminoirs. Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1689-1697, ces forges fournissaient beaucoup de munitions d’artillerie. Dans l’ancienne abbaye de Saint-Michel, une verrerie avait été installée sous la Révolution française et, sous l’Empire, une filature de coton, puis à la fin du XIXe siècle, une fabrique de chaussures, où travaillaient des orphelines dirigées par des sœurs. Durant le mois de septembre 1870, une ambulance militaire turinoise s'établit à l'orphelinat de l'abbaye[2].


Quatre foires franches annuelles à la Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Anne.
Carrière de Micorda.
Voie ferrée d'Hirson à Mézières.

Ernst Jünger y est cantonné avec l'armée d'occupation allemande en mars 1941[3].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Musée de la vie rurale et forestière dans les dépendances de l'abbaye.
Industries : bois, produits béton, moules métalliques, produits en fonte et tôles fines, fabrication d'accessoires automobiles.
Festival annuel de musiques baroques dans le site de l'abbaye, sons et lumières, concerts d'orgue

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Michel

Les armes de Saint-Michel se blasonnent ainsi : De sable au vol d’argent, au chef du même chargé d’une aigle issante du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1791 Courteville[4]    
1908 1914 (1919) Albert Dormoy   Directeur des Forges et Fonderies de Sougland
1965 1991 Maurice Brugnon PS Député et conseiller général d'Hirson
1992 mars 2001 Thierry Verdavaine PS  
mars 2001 mars 2008 Paul Cherdon DVD  
mars 2008[5] en cours
(au 12 mai 2014)
Thierry Verdavaine DVG Fonctionnaire
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Michel, cela correspond à 2004, 2009, etc[7]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 528 habitants, en augmentation de 0,17 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 315 2 455 2 567 2 759 3 162 3 197 3 201 3 272 3 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 262 3 277 3 190 3 637 3 963 4 251 4 403 4 522 4 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 003 5 140 5 114 4 727 5 430 5 249 5 119 4 334 4 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 502 4 342 4 155 4 044 3 783 3 656 3 540 3 522 3 528
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Michel.
Article détaillé : Mausolée Savart.
  • Forêt domaniale
  • Forges de Sougland. Ces forges dateraient de 1540 environ. D'après Alfred Desmasures, auteur de l'histoire de Saint-Michel-en-Thiérache, « la forge de Sougland a pour possesseur M. de Tonnay, qui, dans un bail de 1591, est indemnisé par l'abbaye de Saint-Michel pour les désastres que lui ont causés les guerres civiles et pour la sous-location qu'il fait à Jean Petré »[12]. Les forges de Sougland auraient fabriqué des armes commandées par Louis XIII et Henri IV.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Lelong (1715-1793), dit dom Lelong, bénédictin de l'Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers, historien, né à Saint-Michel. Il est l'auteur de Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon, 1783, un vol. in-4°[14].
  • César Savart (1824-1907), industriel, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Edmond Dormoy (1838-1904), maître de forges, directeur des forges et fonderies de Sougland.
  • Roger Vasseur, pilote-aviateur, Royal Air Force Bomber Command, 1943-1945.
  • Maurice Brugnon (1909-1997), député.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Saint-Michel sur Géoportail (consulté le 05 janvier 2012).
  2. Les actes de décès de plusieurs militaires qui y moururent figurent aux registres de la commune (Archives départementales de l'Aisne en ligne, 5Mi 0665 - 1870-1872).
  3. Premier journal parisien, Le Livre de Poche p. 9 à 12
  4. Histoire de la ville d'Hirson par Alfred Desmasures
  5. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  6. Benoît Taquet, « Vendredi 18 avril, les élus de la majorité et de l’opposition ont constitué les commissions et voté les délégations. Seule pierre d’achoppement : les indemnités », Le Courrier La Gazette, no 2342,‎ , p. 15
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 4 janvier 2012)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Tome II - Page 98 - Histoire de Saint-Michel
  13. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  14. Maximilien Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, volume 2, 1865, page 34
  • Histoire de Saint-Michel en Thiérache par Alfred Desmasures - rééditions-1984 éditions du Chertemps-Marcel Carnoy -Hirson de l'œuvre originale datée de 1883

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]