Thorame-Basse

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Thorame-Basse
Thorame-Basse
Vue du village depuis la montagne de Cordoeil.
Blason de Thorame-Basse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Bruno Bichon
2014-2020
Code postal 04170
Code commune 04218
Démographie
Population
municipale
221 hab. (2015 en augmentation de 3,27 % par rapport à 2010)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 31″ nord, 6° 30′ 06″ est
Altitude Min. 985 m
Max. 2 395 m
Superficie 97,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.thorame-basse.fr/

Thorame-Basse (en occitan vivaro-alpin Torama Bassa) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Thoramians[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Thorame-Basse et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Thorame-Basse sont Prads-Haute-Bléone, Villars-Colmars, Beauvezer, Thorame-Haute, La Mure-Argens, Saint-André-les-Alpes, Lambruisse, Tartonne et Draix.

Le village de Thorame-Basse est situé à 1 145 m d’altitude[2].

Son point culminant se situe à 2 395 m, le point le plus bas est à 985 m dans la vallée de l'Issole.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

la commune se compose de 5 villages principaux ; outre le chef-lieu, on trouve :

  • le Moustier, situé à mi-distance entre les deux Thorame ;
  • la Valette, au fond de la vallée de l'Issole ; le long de la Départementale 752 qui mène à ce village se trouve aussi la ferme isolée de la Moutière ;
  • Château-Garnier à proximité de la petite vallée de l'Estelle ;
  • la Bâtie, située le long de la vallée de l'Issole (lorsque la D2 rejoint la vallée en direction de Saint-André-les-Alpes).

Chacun de ces villages a sa propre chapelle ou église (lorsqu'elles étaient succursales de la paroisse de Thorame-Basse), et avait parfois son école comme la Valette.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, d’importants glaciers occupent les vallées supérieures de la commune. C’est notamment le cas de la vallée de l’Issole, avec trois glaciers naissant sous le col de Lachen, sous la montagne de Boules et entre le Peymian et le Raichas. Un autre naissait sous la montagne du Cheval Blanc. Les glaciers de Würm sont moins épais que ceux de Riss[3].

Sommets et cols[modifier | modifier le code]

Montagne du Cheval Blanc et hameau de Château Garnier.
  • Montagne du Cheval Blanc (2 323 m)
  • Sommet de Mourre Frey (2 287 m)
  • Petit Cordœil (1 780 m)
  • col piéton de la Séoune (1 387 m)
  • sommet du Piégut, immédiatement à proximité du village (1 288 m)

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 932 ha de bois et forêts[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

L'Issole, affluent du Verdon, prend sa source sur la commune. L'Estelle est un gros ruisseau qui se jette dans l'Issole.

La commune est traversée par plusieurs cours d'eau : l'Issole et ses affluents la Mastre et l'Estelle qui prennent leur source sur la commune.

Bien que située dans le pays du Haut Verdon, la commune n’est pas traversée par cette rivière qui passe à 5 km du chef-lieu.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

  • torrents chanolette, l'issole, l'estelle,
  • le riou sec, le riou tort, le riou blanc, riou maurel,
  • ravins de favier, du riou de séourne, de merdèlique, de rigaudrau, de la moulière, de fouranne,

Plan d'eau :

  • Une partie du lac artificiel des Sagnes à la limite de la commune avec Thorame-Haute est située sur la commune de Thorame-Basse ; celui-ci sert en partie à l'arrosage des champs agricoles situés à proximité.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Thorame-Basse est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • avalanche (mais ce risque ne figure pas dans le dossier départemental des risques naturels)[5] ;
  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : certains versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[6].

La commune de Thorame-Basse n’est exposée à aucun des risques d’origine technologiques recensés par la préfecture[5] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5], le Dicrim existe depuis 2016[7].

Les inondations peuvent être provoquées par plusieurs rivières, même petites. Ainsi, la place du hameau de la Valette était, jusqu’aux travaux de 2013, régulièrement ravagée par les eaux d’un petit torrent[8].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars auquel appartient Thorame-Basse est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4].

Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune, ayant atteint une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[10] :

  • le séisme du 8 février 1974, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Thorame[11],
  • le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de civitas Eturamina (cité d’Eturamina), cité en 442, est formé sur la racine préceltique *etur, et d’un suffixe préceltique, tous deux d’origine et de sens inconnus[13], qu’il est possible de rapprocher d’Etruria. Charles Rostaing, dans son Essai sur la toponymie de la Provence (1950), donne une autre explication, et considère comme probable que le toponyme soit plus ancien que les Gaulois[14].

Une autre hypothèse lui assigne comme origine Turris (racine Celto-Ligure) Amaéna (racine latine) littéralement « tour agréable », provenant sans doute à la fois de la position administrative romaine de Thorame, et de son site agréable : vallée perpendiculaire au Verdon, orientée est-ouest, son ensoleillement et la qualité du sol. Le terme de "turris" ne désigne pas seulement la tour au sens ou nous l'entendons aujourd'hui, mais plus généralement un lieu urbanisé pouvant remplir différentes fonctions[15].

Ce nom de civitas Eturamina cité au Ve siècle ne concerne toutefois que Thorame-Haute[16]. Thorame-Basse n’est citée en tant que telle qu’au XIe siècle, sous la forme de Toramina[17], qui devient « Toramena » (1109) ou « Thoramena ». Sur plusieurs cartes datant du XVIIe siècle, il est mentionné Thoramenes. Thorame est du genre féminin.
Il s'avère que le déterminant -Basse n'a pas été choisi en fonction de l'altitude, mais en fonction du rang social des deux villages voisins: Thorame-Haute était plus important administrativement parlant: ce fut le siège d'un évêché dès la fin de l'Antiquité et durant toute une partie du Haut Moyen Âge[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

La commune fait l'objet d'une "Zone archéologique de saisine des dossiers d'urbanisme", en vertu de l'arrêté préfectoral n°04218-2011, en date du 5 décembre 2011[19].

Thorame : Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire des "deux Thorame" se confond jusqu'à la scission du territoire d'Eturamina au Moyen Âge en deux communautés distinctes. La tribu des Eguiturii était peut-être installée dans la vallée de l’Issole, et donc à Thorame-Basse[20]. Au milieu du Ve siècle, un évêché est installé à Thorame, peut être sur la colline du Piégut (donc à Thorame-Basse)[21].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité de Thorame-Haute apparait distincte pour la première fois dans les chartes au début du XIIIe siècle (Toramina superioris), suivie de celle de Thorame-Basse (Thoramina inferior) : les deux communautés sont donc séparées à cette date[21],[22]. Ses premiers seigneurs connus sont les Piégut (XIIe-XIIIe siècles) ; leur succèdent les Féraud-Glandevès (XIVe-XVe siècles), les d’Oraison au XVIe siècle, puis les Jassaud jusqu’à la Révolution[17]. En 1342, la communauté de Thorame-Basse est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence[23].

Au début du deuxième millénaire, jusqu’au XIIIe siècle au moins, une communauté indépendante était installée sur la colline de Piégut. Son église dépendait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. La communauté fournissait un service militaire aux comtes de Provence sous la forme d’un cavalier monté et équipé (redevance dite de la cavalcade)[22]. Une bastide (sous la forme d’une maison forte) appartenait aux Balbi à la Bâtie[22].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion provoquent des dévastations (destruction de la tour de Piégut). En avril 1586, une troupe protestante s’approchant du village, les habitants se réfugient dans le clocher qui était fortifié. Les protestants y mettent le siège, puis incendient l’église où meurent plusieurs habitants[22].

Si l'on en croit E. Bresc[24], le village de La Bâtie situé à l'entrée du goulet d'étranglement de la vallée de l'Issole (anciennement La Bastide) aurait été rattaché au XVIIIe siècle à Thorame-Basse. Il disposait de ses propres armes : D'azur, à une maison d'argent, essorée de gueules et ajourée de sable sur une terrasse de sinople.

La communauté dépendait de la viguerie de Colmars à la fin de l’Ancien Régime[22].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, les paysans prennent d’assaut le château et arrachent les carcans de la prison à l’été 1791[25]. La commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle la commune connaît un certain essor industriel grâce au tissage de la laine. Deux fabriques fonctionnent en 1841, sur le modèle de la fabrique Honnorat de Saint-André-de-Méouilles[27] ; elles sont dirigées par Jean-Baptiste Arnaud et les associés Bonnet et Chauvin[28]. À elles deux, elles n’emploient jamais plus de 10 ouvriers[29]. L’une était située au Moustier, l’autre à La Bâtie et utilisait la force motrice de l’Issole[30]. Elles cessent leur activité à la fin du XIXe siècle[31].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1827, le cadastre dit napoléonien de Thorame-Basse est achevé[32].

Comme de nombreuses communes du département, Thorame-Haute se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà quatre écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, au village chef-lieu, mais aussi à La Valette et aux hameaux de Château-Garnier et de La Bâtie[33]. En 1851, la loi Falloux impose l’ouverture d’une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants, seuil que Thorame-Basse dépasse brièvement : la commune obéit à la loi, d’autant que la première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants[34]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire trois de ses quatre écoles des villages : seule celle de La Valette est laissée en l’état[35].

En 1948 deux avions s'écrasent à peu d'intervalle sur la montagne du Cheval Blanc (voir l’article pour plus de détails) : un Douglas C-47 Dakotaqui fin janvier qui fait 12 victimes civiles et militaires. Une croix est construite avec les restes de l'avion. Quelques jours plus tard, un autre avion, une Forteresse Douglas SB-17 partie à la recherche du premier s'écrase au sommet de Tournon (sur Cheval Blanc) faisant 10 victimes et un survivant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thorame Basse.svg

Blasonnement :
De sinople à la tour d'or bâtie au pied et à senestre d'un rocher d'argent mouvant de la pointe[36].

Économie[modifier | modifier le code]

L’activité économique de la commune se partage entre l’agriculture pastorale et le tourisme.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Bière bio du Haut-Verdon.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Chailan est un producteur et négociant en miel, qui emploie 5 personnes[37].

Commerces[modifier | modifier le code]

Une brasserie bio est installée au village.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1977 F. Pougnet   agriculteur
1977   André Peyron   Clerc de notaire
  1995 Paul Bonnet    
1995 mars 2008 Jean Kints UMP militaire retraité
mars 2008 décembre 2015 Boris Pougnet[38],[39] DVG agriculteur et maître brasseur
décembre 2015 en cours
(au décembre 2016)
Bruno Bichon   Directeur d'établissement retraitéd
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[40] :

  • total des produits de fonctionnement : 224 000 , soit 980  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 199 000 , soit 867  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 42 000 , soit 183  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 83 000 , soit 360  par habitant.
  • endettement : 8 000 , soit 36  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 5,27 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 1,74 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 12,38 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 9,36 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 15 513 [41].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Thorame-Basse fait partie:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[42].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 3,27 % par rapport à 2010, Thorame-Basse comptait 221 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Thorame-Basse). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1768 1793 1800 1806 1821 1831 1836
145 feux95 feux938937897842797885894809
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
795787761808810735674655597615
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
572578531525504420393340315298
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
238187164134129146151200--
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer[17] et Expilly[43] pour l’Ancien Régime, EHESS[44], Insee à partir de 1968[45],[46],[47])

L’histoire démographique de Thorame-Basse, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période, étendue pour la commune, dure de 1800 à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1926, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1861[48]. Le mouvement de recul ne s’arrête que tardivement, dans les années 1980. Depuis, la population s’est remis à croître.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile et défensive[modifier | modifier le code]

La vallée de l’Issole, où est située Thorame-Basse, marque la limite sud des toits montagnards, qui étaient traditionnellement couverts de bardeaux[49]. Ce type de couverture a largement été remplacé, dans la seconde moitié du XXe siècle, par les tôles (tôle ondulée, tôle plate, etc.). Une maison du village date de 1504, dont le linteau est soutenu par deux figures d’atlantes ou de caryatides, dont les traits sont usés et méconnaissables[50].

La mairie est logée dans un bâtiment appelé « le château » : grande bâtisse carrée, il a deux étages aux fenêtres cintrées du côté de la campagne. Il remonte au XVIIIe siècle[51].

La tour de Piégut se trouve sur une colline qui domine le village, et voisine avec Notre-Dame de Piégut : un chemin d’oratoires y conduit. La tour, aux salles voûtées d’ogives, doit dater du XIVe siècle[52].

Art religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens (1588[22] : la nef de trois travées en berceau, aboutit dans une travée de chœur, au chevet plat. De chaque côté du chœur, se trouve une chapelle[53]. La flèche du clocher est couverte de tuiles vernissées vertes, brunes, jaunes, comme le toit de la nef, où les tuiles dessinent un quadrillage[54]. Dans le mobilier de l’église, se trouvent :
ornant le chœur, un vaste retable à trois pans. Au centre, se trouve une peinture de saint Pierre et l’ange ; sur les côtés, saint Pierre et saint Paul sont statufiés. Le tout, encadré de colonnes, de frises en bois sculpté, date de la fin XVIIe-début XVIIIe, et est classé au titre objet[55],[56] ;
un tableau classé de la première moitié du XVIIe siècle représente la Crucifixion[57],[58] ;
un autre retable représente la donation du rosaire[59] ;
une armoire ornée de chutes de fruits de la fin du XVIIe siècle[60],[61].
  • La chapelle Notre-Dame de Piégut, en haut du Piégut, est ornée sur sa façade d’une statue de la Vierge en marbre peint, du XVIe siècle, classée au titre objet à l’inventaire des monuments historiques[62],[63].
  • L’église de la Nativité de Notre-Dame[22] à Château-Garnier est construite en 1859[64], en remplacement de l’ancienne église Saint-Mathieu[22] ; on lui ajoute un clocher en 1870-1872. Bien qu’éloignée de 500 m à peine de la chapelle Saint-Thomas, on la construit pour faciliter l’accès des paroissiens en hiver. La nef compte deux travées voûtées d’arêtes, le chœur étant logé dans l’une d’elles, et une travée centrale sous coupole[64]. Dans son mobilier, le tableau représentant saint Matthieu, daté de 1657, est classé au titre objet[65]. L'horloge est de 1891[66] .
  • La chapelle Saint-Pierre au hameau du Moustier dépendait de la paroisse de Thorame-Basse[22].
  • La chapelle Saint-Thomas, au cimetière du hameau de Château-Garnier, date en partie du XIIe siècle ou du XIIIe siècle : l’abside, classée monument historique[67] est de cette époque. Lors de la reconstruction de l’église en 1890, un mur la sépare du reste du bâtiment[68]. En dehors de l’abside, l’église est composée d’un chœur à trois pans, couvert d’une demi-coupole, et d’une nef à deux travées. La chapelle se signale surtout par les fresques de ses voûtes, classées aux monuments historiques[69], [70], allant du XIIe au XVIe siècle[71] : le Christ en majesté est assis sur un arc-en-ciel, accompagné du Soleil et de la Lune. Les quatre évangélistes datent des environs de 1550[68]. Sur la façade, se trouve une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIe siècle[72].
  • La chapelle Sainte-Agathe, au hameau de la Bâtie, est construite en 1861[73] sur l’emplacement d’une chapelle plus ancienne[22]. Elle compte trois travées voûtées d’arêtes, dont une pour le chœur, à chevet plat[73]. Le calice en argent, orné par l’orfèvre d’une guirlande et des lettres IS, date du XVIIIe siècle ; il est classé[74].
  • La commune compte encore l’église de la Transfiguration de la Vierge (ou du Saint-Sauveur) à La Valette, qui a été une succursale de Thorame-Basse[22].
  • Fontaines et lavoirs

Activités et associations[modifier | modifier le code]

Festivités

Chaque année au début du mois d'août depuis 1903 a lieu la "Messe des bergers" à la cabane de Chalufy. Ce pèlerinage amène chaque année une foule nombreuse.

La Bâtie, Château Garnier et Thorame-Basse ont leur fête annuelle en été.

Équipements culturels et scientifiques

La commune possède un point-lecture informatisé (l'une des médiathèque du Pays A3V) (catalogue en ligne).

Un observatoire est en cours de construction sur la montagne du Cheval Blanc (2 326 m d'altitude) par l'association "A4", il s'agit d'un télescope automatique dirigeable à distance via Internet[75].

Associations
  • Culture et patrimoinecréée en 1989 par Marcel Boyer et Michel Mané et l'Association restauration des intérieurs des églises de Thorame-Basse qui travaillent avec la municipalité sur des projets de rénovation du patrimoine.
  • le Foyer rural des deux thorame C.O.O.L. des Thorame[76].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Allos-Colmars », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », , 72 (non-paginé) p., Relié (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  4. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
  5. a b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  7. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  8. F. R., « Cérémonie des vœux et galette des rois », La Provence, 15 janvier 2014, p. 11.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Thorame-Basse », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
  11. BRGM, « fiche 40137 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  12. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 1188, p 57
  14. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  15. Le nom de civitas Eturamina (cité d’Eturamina), sur le site Wiktionnaire
  16. Thorame-Haute / Eturamina (Alpes-de-Haute-Provence), par Guy Barruol
  17. a b et c Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 202
  18. BILLY Pierre-Henri, Dictionnaire des noms de lieux de la France, Paris, 2011.
  19. Voir : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca/Politique-et-actions-culturelles/Archeologie/Zones-de-presomption-de-prescription-archeologique/Arrete-prefectoral-par-commune-concernee
  20. Baratier, Duny & Hildesheimer, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in Atlas historique de la Provence
  21. a et b Daniel Thiery, « Thorame », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 1er septembre 2012
  22. a b c d e f g h i j et k Daniel Thiery, « Thorame-Basse », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 1er septembre 2012
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de la Sous-Préfecture de Castellane », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  24. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, p. 29
  25. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 154
  26. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  27. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p. 119.
  28. Mireille Mistral, op. cit., p 131
  29. Mireille Mistral, op. cit., p 141-145
  30. Mireille Mistral, op. cit., p. 150.
  31. Mireille Mistral, op. cit., p 191
  32. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  33. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  34. Labadie, op. cit., p. 16.
  35. Labadie, op. cit., p. 11.
  36. Haut-Verdon Val d'Allos : Thorame-Basse, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  37. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Chailan miels (SARL), consulté le 24 septembre 2012
  38. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  39. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires « Copie archivée » (version du 22 octobre 2014 sur l'Internet Archive) », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  40. Les comptes de la commune
  41. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  42. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
  43. Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, 1768, p. 938
  44. EHESS, notice communale de Thorame-Basse sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  45. « Résultats du recensement de la population - Thorame-Basse », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  46. « Recensement de la population au 1er janvier 2006 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  47. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  48. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  49. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 345
  50. Raymond Collier, op. cit., p 359
  51. Raymond Collier, op. cit., p 267
  52. Raymond Collier, op. cit., p 311
  53. Raymond Collier, op. cit., p 209-210
  54. Raymond Collier, op. cit., p 514
  55. Raymond Collier, op. cit., p 472-473
  56. Arrêté du 21 avril 1975, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  57. Raymond Collier, op. cit., p 478
  58. Arrêté du 7 septembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  59. Raymond Collier, op. cit., p 481
  60. Raymond Collier, op. cit., p 518
  61. Arrêté du 21 avril 1975, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  62. Raymond Collier, op. cit., p 469
  63. Arrêté du 25 mars 1956, notice de la Base Mérimée, consultée le 27 août 2008
  64. a et b Raymond Collier, op. cit., p 382
  65. Arrêté du 7 septembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  66. Notice no PM04002101, base Palissy, ministère français de la Culture horloge église de Château-Garnier
  67. Arrêté du 14 mars 1991, notice de la Base Mérimée, consultée le 3 mars 2009
  68. a et b Raymond Collier, op. cit., p 485
  69. Arrêté du 10 décembre 1952, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  70. Chapelle Saint Marcel : Fresques de la Chapelle St Thomas à Château Garnier
  71. Raymond Collier, op. cit., p 148
  72. Raymond Collier, op. cit., p 467
  73. a et b Raymond Collier, op. cit., p 386
  74. Arrêté du 25 mars 1956, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009
  75. La montagne du Cheval Blanc, culminant à 2323 mètres dans les Alpes de Haute Provence, a été choisie pour les qualités de son ciel
  76. Foyer rural des deux Thorame c.o.o.l Mairie 04170 Thorame-Basse
  77. les personnalités au château De Jassaud