Sofia Goubaïdoulina

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Sofia Goubaïdoulina
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Sofia Goubaïdoulina en 1981.
Naissance (86 ans)
Tchistopol, RSSA tatare, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale Compositrice
Lieux d'activité Moscou, puis Allemagne
Éditeurs Éditions Sikorski
Maîtres Nikolaï Peïko, Vissarion Chebaline
Enseignement Conservatoire de Kazan, conservatoire de Moscou
Récompenses Prix Polar Music (2002), Prix Bach de Hambourg (2007)

Sofia Asgatovna Goubaïdoulina (en russe : София Асгатовна Губайдулина) est une compositrice russe, née le à Tchistopol, en RSSA tatare (RSFS de Russie, Union soviétique), résident en Allemagne depuis 1991, tout en gardant la citoyenneté russe. Elle est l'auteur d'une centaine d'œuvres allant de la symphonie au concerto, de la musique de chambre aux œuvres pour la scène, la musique de film et la télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sofia Goubaïdoulina effectue ses études musicales au Conservatoire de Kazan, où sa famille a déménagé en 1932. Elle étudie dès 1949, avec Grigory Kogan (piano) et Al'bert Leman (composition) et en sort diplômée en 1954. Elle poursuit son cycle au conservatoire de Moscou pour étudier le piano avec Iakov Zak et la composition avec Peïko[1]. Pendant ces même années, de 1954 à 1959, elle est assistante de Dmitri Chostakovitch. Après son diplôme supérieur en 1963 et avoir été reçu au sein de l'union des compositeurs, elle étudie la composition avec Chebaline[2]. En 1969 et 1970, Sofia Goubaïdoulina fonde un studio expérimental de musique électronique et est membre de l'Ensemble Astreya (1975–1981), avec les compositeurs Viatcheslav Artiomov et Viktor Sousline (depuis 1991)[2] avec qui elle improvise sur des instruments rares d'Europe de l'Est, ainsi que sur des instruments rituels.

En 1981, le violoniste Gidon Kremer interprète son concerto Offertorium et la fait connaître du monde musical international[3]. Outre Kremer, d'autres artistes ont été séduits par l'œuvre du compositeur, tels que le Kronos Quartet, le Quatuor Arditti, le percussionniste Mark Pekarski, Valery Popov, Vladimir Tonkha, les chefs d'orchestre Simon Rattle, Guennadi Rojdestvenski et les solistes Mstislav Rostropovitch[2] et Anne-Sophie Mutter. Cette dernière, lors de la découverte du concerto pour violon qui lui est dédié In tempus praesens (2006), a dit : « Ce fut, sans exagérer, la plus grande expérience que j'ai vécu avec une partition contemporaine. Cette pièce est d'une extrême densité émotionnelle »[4].

Influencée par ses origines Tatars, qui ont un profond effet sur ses œuvres[2], et toutes formes de musiques rituelles[3], par la mystique chrétienne et la philosophie orientale, qui se reflètent dans le choix de ses titres ou l'usage de textes latins, allemands et italiens[2]. Elle a reçu de nombreux prix, dont le prix international du disque Koussevitzky (1989 et 1994), le prix Franco Abbiato (1991), le Heidelberger Künstlerinnenpreis (1991) et le prix de l'État russe (1992).

Depuis 1992, elle est installée près de Hambourg en Allemagne[5],[6], tout en gardant sa citoyenneté russe[7].

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

Son éditeur tient à jour le catalogue de ses œuvres[8].

  • Chaconne (1963), pour piano
  • Musical Toys (Jouets musicaux) (1969), 14 pièces pour piano
  • Sonate (1965), pour piano en 3 mouvements (Allegro, Adagio et Allegretto)
  • Toccata-Troncata (1971) pour piano
  • Invention (1974) pour piano
  • Hommage à Marina Tsvetaïeva (1984), pour chœur
  • Hommage à T. S. Eliot (1987), pour octuor et soprano
  • In croce (1979-92), pour violoncelle et orgue
  • Offertorium (1980), pour violon et orchestre (commande de Gidon Kremer)
  • Sieben Worte (1982), pour violoncelle, accordéon et cordes
  • Quatuor à cordes no 1 (1971)
  • Quatuor à cordes no 2 (1987)
  • Quatuor à cordes no 3 (1987)
  • The Canticle of the Sun by St Francis of Assisi (1997), pour violoncelle, chœur et percussions
  • Rejoice!, sonate pour violon et violoncelle (1981)
  • Trio pour violon, alto et violoncelle (1988)
  • In Erwartung, pour quatuor de saxophones et 6 percussionnistes (1994)
  • Passion selon saint Jean (2000)
  • Pâques selon saint Jean Oratorio, (2002)
  • In Tempus Praesens, un concerto pour violon dédié à Anne-Sophie Mutter, (2006/2007).

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Son éditeur, Sikorski, tient sa discographie[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionary of Musicians »], t. 1 : A-G, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-06787-8), p. 1526
  2. a, b, c, d et e (en) Valentina Kholopova, « Gubaydulina, Sofiya Asgatovna », dans Stanley Sadie (éd.), The New Grove Dictionary of Music and Musicians, Londres, Macmillan, seconde édition, 29 vols. 2001, 25 000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)
  3. a et b (de) Biographie sur le site de son éditeur, sikorski.de.
  4. Cité dans le livret du disque DG (2008), p. 23.
  5. Scène Magazine, mai 2013.
  6. Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004 (p. 129).
  7. (ru) София Губайдулина: Нельзя включаться в ненависть (25 septembre 2014) sur russkoepole.de.
  8. Catalogue (28 avril 2017) [PDF] sur sikorski.de.
  9. (de) Sofia Gubaidulina - Von 1988 bis 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Musik. Seit 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Musik sur le site de l’Akademie der Künste
  10. Discographie (version septembre 2011) [PDF] sur sikorski.de.

Liens externes[modifier | modifier le code]