Joni Mitchell

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Joni Mitchell
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Joni Mitchell en 1983.

Informations générales
Nom de naissance Roberta Joan Anderson
Naissance (71 ans)
Fort Macleod, Alberta
Activité principale Musicienne, chanteuse, auteur-compositeur, peintre
Genre musical Folk rock, jazz, pop
Instruments Voix, guitare, piano, dulcimer, ukulélé, autoharpe
Labels Reprise (1968-1972, 1994-2001)
Asylum (1972-1981)
Geffen (1982-1993)
Nonesuch (2002)
Hear Music (2007)
Site officiel www.jonimitchell.com

Joni Mitchell, de son vrai nom Roberta Joan Anderson, ( à Fort Macleod, Alberta au Canada) est une musicienne et peintre canadienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années 1960[modifier | modifier le code]

Elle a d'abord travaillé à Toronto et dans l'ouest du Canada, et a été associée au milieu des années 1960 avec la scène folk de New York, avant de découvrir de nouveaux horizons dans les années 1970, en s'essayant progressivement au rock puis au jazz. Elle est ainsi devenue l'un des auteurs compositeurs de chanson les plus respectés de la fin du XXe siècle.

En plus de la peinture, elle pratique aussi le piano, la guitare et le ukulélé depuis son enfance. Le nom Mitchell lui vient de son - bref - mariage avec le chanteur de folk Chuck Mitchell en 1965. Elle débute en chantant dans des cafés et des clubs de folk et se fait connaître grâce à son style unique de song-writing — en accordant, notamment sa guitare, à sa propre manière. Sa première chanson à atteindre les classements, Urge for Going, est un succès du chanteur de country George Hamilton IV. Les chansons de ses deux premiers albums Song to a Seagull (1968) et Clouds (1969) sont des archétypes du mouvement folk de l'époque. Personnelles et poétiques, ses compositions profitent de l'amplitude de son extraordinaire voix et de son jeu unique de guitare. Clouds représente une percée commerciale, avec deux titres largement repris par d'autres artistes, Chelsea Morning et Both Sides Now.

Les années 1970[modifier | modifier le code]

Joni Mitchell en 1974.

La maturité artistique point avec son troisième album, Ladies of the Canyon (1970), disque largement inspiré par sa toute nouvelle vie californienne (le « canyon » du titre est le Laurel Canyon, à Los Angeles). Ladies of the Canyon contient aussi le véritable premier succès de Joni Mitchell, Big Yellow Taxi (en). Un autre titre, Woodstock (en), à propos du célèbre festival de 1969 (auquel elle n'a pas assisté), devient également un hit, plus tard, pour Crosby, Stills and Nash (sur l'album Déjà Vu) et Iain Matthews (en). For Free est la première chanson d'une longue série traitant de la dichotomie entre les avantages de la célébrité et ses inconvénients tels que la perte de liberté ou de vie privée.

Cette approche tendant vers le confessional folk, se poursuit avec Blue (1971). Elle se sépare du musicien Graham Nash et compose A Case of You ou This Flight Tonight (en). Dans Little Green (en), elle évoque l'abandon de sa fille à la naissance qu'elle retrouvera dans les années 1990). Sur Blue, Joni utilise de plus en plus le piano ainsi que le dulcimer des Appalaches sur plusieurs titres. L'album sera classé 2e parmi les 50 plus grands albums de tous les temps, catégorie "Women who rock", par Rolling Stone Magazine[1]. Certaines rythmiques plus rock apparaissent dans les deux albums suivants, enregistrés avec une nouvelle maison de disques, Asylum : For the Roses (1972), dont la chanson titre reprend les thèmes développés dans For Free et Court and Spark (1974). Si le premier s'est bien vendu, emmené par le single ironique You Turn Me On, I'm a Radio, le second reste à ce jour le plus grand succès commercial de Joni Michell, grâce notamment au single Free Man in Paris.

Court and Spark permet d'entendre les premiers échos du jazz sur la musique de Joni Mitchell. Le premier de ces albums est The Hissing of Summer Lawns (1975). Les confessions laissent la place à une série de vignettes sur les femmes des années 1970, des night-clubbeuses (Edith and the Kingpin) aux femmes riches qui s'ennuient (The Hissing of Summer Lawns et Harry's House). Elle utilise des percussions africaines (les Royal Drummers of Burundi (en) sur The Jungle Line). Hejira (1976), où domine la basse fretless du musicien Jaco Pastorius et des arrangements issus du jazz-fusion. Don Juan's Reckless Daughter (en) (1977) est dominé par le très long Paprika Plain, qui occupe une face entière du disque. Elle collabore avec le bassiste Charles Mingus qui meurt avant que le projet ne voie le jour. La musicienne finit elle-même les titres et enregistre l'album Mingus (1979) avec Jaco Pastorius, Wayne Shorter et Herbie Hancock. Là encore, si l'album est bien reçu dans les milieux musicaux, son public habituel a du mal à suivre et la critique elle-même avoue ne pas comprendre pourquoi Mitchell tient à se transformer en chanteuse de jazz classique, effaçant ainsi l'originalité de la démarche qui avait abouti à Hejira.

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Ses albums des années 1980 sont ceux qui auront le moins de succès de toute sa carrière. Seuls trois disques sont enregistrés, et aucun ne bénéficie de critique positive. Semblant rejeter le jazz, Wild Things Run Fast (en) (1982) est un retour vers une écriture plus pop, avec des reprises à sa manière de Unchained Melody (combiné avec Chinese Café) et You're So Square. Comme son successeur Dog Eat Dog (en) (1985). Pour Chalk Mark in a Rain Storm (en) (1988), elle s'entoure de musiciens confirmés comme Willie Nelson, Tom Petty ou Don Henley.

Les années 1990[modifier | modifier le code]

Night Ride Home (en) (1991) qu'elle décrira comme un album de « middle-aged love songs » est mieux reçu, mais pour beaucoup, elle effectue son véritable retour à la musique de qualité avec Turbulent Indigo (en) (1994) qui gagne plusieurs Grammy Award et Taming the Tiger (en) (1998). Le 21 juin 1990, à Berlin, elle fait une apparition dans le spectacle The Wall de Roger Waters (Pink Floyd).

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, elle pense à cesser sa carrière pour se consacrer à la peinture et s'entoure d'un big band pour enregistrer deux disques, Both Sides Now (en) (2000) — utilisé dans le film Love Actually — et Travelogue (en) (2002). Le premier est essentiellement composé de standards de la musique américaine des années 1930 et 1940 comme Comes Love (de) ou You've Changed (en), et se veut un concept-album sur le thème de la relation amoureuse. L'album se clôt avec une reprise de Both Sides Now, repris 350 fois. Le second reprend le thème du voyage, qui lui est cher (Hejira fut composé lors d'une traversée des États-Unis en auto), et reprend ses chansons, des années 1960 (The Circle Game).

Après Hits (en) et Misses (en), sortis en 1996, Joni Mitchell sort des compilations en 2004, année où sortent The Beginning of Survival (en) et Dreamland (en). La première est un best-of des années Geffen, sa maison de disques depuis les années 1980. La seconde est un best-of de toutes ses périodes et présente, dans le livret, les nouvelles peintures de la musicienne.

Joni Mitchell a été intronisée dans le Hall of fame canadien en 1981 et dans le Rock'n'roll Hall of Fame en 1997. Elle a reçu un Grammy Award en 2002.

Début 2007, elle annonce officiellement son retour avec un album intitulé Shine. C'est finalement le label de la chaîne Starbucks, Hear Music (en), qui en assure la distribution à la rentrée 2007. Elle dit avoir été inspirée par la guerre d'Irak. Elle a peint plusieurs auto-portraits, dont le plus connu figure sur la jaquette de son album Both Sides Now (en).

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Atteinte du syndrome des Morgellons, elle critique Madonna et Bob Dylan, qu'elle qualifie de plagiaires dans les colonnes du Los Angeles Times[2]. Elle a inspiré Neil Young, Jimmy Page, Robert Plant, Björk, Jeff Buckley et Eurythmics.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studios[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Shadows and Light
  • 1984 : Refuge of the Roads
  • 1991 : Come in From the Cold (inédit en dvd)
  • 1998 : Painting With Words & Music
  • 2000 : Both Sides Now - an All-Star Tribute to Joni Mitchell
  • 2003 : Woman of Heart and Mind - a Life Story
  • 2009 : Joni Mitchell's the Fiddle and the Drum

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]