Magical Mystery Tour (album)

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Magical Mystery Tour est un album des Beatles, sorti le 27 novembre 1967 aux États-Unis parallèlement au film du même nom tandis que la version anglaise, mise en vente le 8 décembre 1967, est un double maxi de la bande originale contenant les six titres liés au film. La bande originale est composée de six morceaux composés et enregistrés durant l'été et l'automne 1967, dans la foulée du succès de Sgt. Pepper et de la mort de Brian Epstein.

Deux titres s'y démarquent particulièrement, The Fool on the Hill et I Am the Walrus, tandis que la face B de l'édition américaine est prétexte à la réunion de tous les singles publiés par le groupe durant l'année, notamment All You Need Is Love, Strawberry Fields Forever et Penny Lane. Ces chansons marquent les derniers feux de la période psychédélique du groupe, les Beatles s'écartant de ce genre dès l'année suivante.

Qu'il s'agisse de l'EP britannique ou de l'album américain, le disque connaît un grand succès, atteignant le sommet des charts de sa catégorie aux États-Unis, et la deuxième place des classements de singles en Angleterre (chose rare pour un double EP). La formule américaine se révèle cependant plus convaincante, et est généralisée à partir du milieu des années 1970.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

L'année 1967 est une année charnière dans l'histoire des Beatles. C'est en effet au mois de juin de cette année qu'ils publient leur album phare, Sgt. Pepper's Lonely Heats Club Band, souvent considéré comme un sommet de l'histoire du rock. Peu avant, le disque a été introduit par un single enregistré au même moment, le double face-A Strawberry Fields Forever/Penny Lane[1]. Le 25 juin, les Beatles représentent l'Angleterre durant l'émission Our World diffusée en mondovision devant plus de 400 millions de téléspectateurs. Ils interprètent en direct, à cette occasion All You Need Is Love, qui connaît un grand succès lors de sa publication en single peu après[2].

Dans la foulée de la publication de Pepper, les Beatles ont par ailleurs plusieurs projets sur les bras. Ils doivent en effet préparer quelques chansons pour la bande originale du dessin Yellow Submarine, mais aussi s'attaquer à leur nouveau projet de téléfilm, Magical Mystery Tour[3]. John Lennon explique : « Début 1967, on a réalisé qu'on ne ferait plus jamais de tournées parce qu'on n'aurait pas pu reproduire sur scène le genre de musique qu'on s'était mis à enregistrer. Donc, si les shows sur scène c'était fini, on voulait quelque chose pour les remplacer. La télévision était la réponse évidente[4]. » Les compositions qui en découlent dénotent un ton particulièrement psychédélique, que le groupe délaisse au début de l'année suivante[5]. Dans ce contexte, Paul McCartney révèle à la presse que le groupe a consommé du LSD, choquant une partie de l'opinion[6].

À la même époque, George Harrison s'ouvre à la spiritualité, et conduit le groupe à des conférences du Maharishi Mahesh Yogi, qui mèneront quelques mois plus tard à un voyage en Inde[7]. Le 27 août, alors qu'ils assistent à un séminaire, les Beatles apprennent la mort de leur manager, Brian Epstein, à seulement 32 ans. Suite à cela, ils décident de gérer eux-mêmes leurs affaires. Ils se remettent très rapidement au travail pour se changer les idées, s'attaquant vraiment à leur projet de film[8].

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Les Beatles en studio en 1966
Avec leurs albums de 1967, les Beatles utilisent au maximum les possibilités offertes par le travail en studio.

L'enregistrement des chansons constituant l'EP Magical Mystery Tour est assez étalé. La chanson titre est enregistrée dès que Paul McCartney a l'idée du film, entre le 25 avril et le 3 mai 1967, alors que Sgt. Pepper's n'est pas encore sorti[9]. La deuxième chanson enregistrée l'est bien plus tard : il s'agit de Your Mother Should Know, les 22 et 23 août, aux studios Chapell de Londres (ceux d'Abbey Road étant tous occupés). C'est durant ces séances que Brian Epstein rend pour la dernière fois visite au groupe. Le 5 septembre, peu après sa mort, le groupe est de retour en studio pour enregistrer la piste rythmique d'I Am the Walrus[10].

Les jours suivants sont consacrés au travail sur Blue Jay Way et l'instrumental Flying[11]. Du 25 au 29 septembre, le groupe se consacre à The Fool on the Hill, ainsi qu'à de nombreux overdubs sur Your Mother Should Know, Flying et surtout I Am the Walrus[12]. D'autres overdubs surviennent pour Blue Jay Way et The Fool on the Hill (ajout de parties de flûte) les 6 et 20 octobre[13]. Tous les mixages sont réalisés courant novembre[14].

En ce qui concerne l'album produit par Capitol, qui contient cinq chansons supplémentaires publiées en single en 1967, les enregistrements s'étalent sur une période bien plus vaste. L'enregistrement de Strawberry Fields Forever remonte en effet à la fin de l'année 1966 et s'étire du 24 novembre au 22 décembre[15] Penny Lane lui succède pour sa part, du 29 décembre au 17 janvier suivant[16]. Pour sa part, Baby, You're a Rich Man, est enregistrée le 11 mai 1967 aux studios Olympic[17]. Sa face A, All You Need Is Love, voit ses enregistrements survenir dans la deuxième quinzaine de juin, la plus grande partie ayant lieu en direct à la télévision le 25 juin[18]. Hello, Goodbye, pour sa part, est enregistrée durant les sessions de l'EP, du 2 octobre au 2 novembre. Toutes ces séances ont en commun la complexité du résultat souhaité, qui pousse à des enregistrements par des musiciens professionnels (cuivres, violons, flûte), mais aussi des ajouts de bruitages. Pour parvenir au résultat souhaité, les Beatles ont par ailleurs recours à un nombre de prises amplement supérieur à leurs habitudes les années précédentes[19].

Parution et réception[modifier | modifier le code]

Magical Mystery Tour pose un problème aux Beatles. Le single Hello, Goodbye/I Am the Walrus est sorti le 24 novembre, mais les six chansons issues du film ne pourront être issues sur ce format, ni sur un simple EP, qui ne contient habituellement que quatre chansons. À l'inverse, le nombre est bien trop faible pour un album[20]. Il est finalement décidé de produire une version sous forme de double EP proposant les six chansons, ainsi qu'un volumineux livret illustré de photographies tirées du film, et d'une adaptation en bande dessinée[21]. Il s'agit du tout dernier EP officiel publié par les Beatles, et du seul publié en mono et stéréo, à une époque où ce format est délaissé par le public. Le disque sort d'ailleurs six jours après l'abandon d'un classement spécial pour les ventes de ce format. Malgré cela, le disque fait l'objet de 400 000 précommandes et se vend à 600 000 exemplaires en à peine un mois après sa commercialisation, le 8 décembre 1967. Il atteint la deuxième place des ventes de singles, exploit pour un disque beaucoup plus cher que ses concurrents[22].

Le marché américain, en revanche, répond à des besoins différents, le format EP n'ayant jamais réussi à y faire ses preuves[20]. Capitol Records a par ailleurs l'habitude de proposer au marché américain des albums différents, mieux adaptés au public[23]. Il est donc décidé de publier Magical Mystery Tour avec en face A les chansons de l'EP britannique, et en face B cinq chansons publiées en single en 1967 (Hello, Goodbye, Strawberry Fields Forever, Penny Lane, Baby, You're a Rich Man et All You Need Is Love). La formule rencontre très rapidement un grand succès après sa publication, le 27 novembre 1967[21].

Dès janvier 1968, la version importée des États-Unis se vend au Royaume-Uni, atteignant la 31e place des charts. À partir de 1976, l'album de Capitol est intégré à la discographie officielle du groupe et apparaît dans tous les coffrets regroupant l’œuvre des Beatles[24]. De fait, les singles de l'année 1967 n’apparaissent pas sur les compilations de singles Past Masters publiées en 1988[25].

D'un point de vue critique, l'EP est considéré comme assez bon, même si la version publiée sur album l'emporte[21],[26]. L'album lui même est considéré comme une suite logique de Sgt. Pepper's Lonely Hears Club Band, bien qu'il manque de l'unité de celui-ci. L'avalanche de hits de la face B contribue fortement à la qualité du disque[27]. John Lennon a déclaré au sujet du disque : « Magical Mystery Tour est un de mes albums préférés parce qu'il est tellement bizarre. I'm the Walrus est aussi une de mes chansons préférées — parce que je l'ai écrite, bien sûr, mais aussi parce que c'est une de celles qui ont en elles assez de petits machins décousus pour maintenir l'intérêt même au bout de cent ans[28]. »

Analyse artistique[modifier | modifier le code]

un mellotron
Le mellotron est utilisé sur plusieurs chansons du disque.

Le téléfilm, diffusé en noir et blanc sur la BBC à Noël 1967, est considéré comme le premier échec artistique des Beatles. Il se fait littéralement démolir par la critique. Il est vrai que sur une nébuleuse idée de Paul McCartney, le tournage s'est avéré « mystérieux », même pour les acteurs y participant. L'absence de couleur lors de la retransmission a également privé le film d'une partie de son identité visuelle, ce qui ne l'a pas empêché d'être par la suite apprécié par certains, comme Steven Spielberg[29]. Les six compositions accompagnant le film ont en revanche été très appréciées. Comme à leur habitude dans ces circonstances, les Beatles n'ont pas composé leurs chansons en prévision du film, et ont, à l'inverse adapté le tournage à leur musique. Ainsi, pour trouver un passage adapté à The Fool on the Hill, Paul McCartney est spontanément parti tourner une séquence à Nice[29].

La seule chanson écrite en prévision du film est Magical Mystery Tour, qui est venue à l'esprit de McCartney en même temps que le projet de film lui-même. Utilisée comme introduction, elle prend la forme d'une réclame pour cette promenade en bus (« mystery tour » qui désigne en anglais ce genre de virée dont les passagers ne connaissent pas la destination)[30]. McCartney domine l'EP puisqu'il apporte également Your Mother Should Know (composée au printemps en prévision de l'émission Our World) qui traite du conflit de générations sur un air de music hall[31], et The Fool on the Hill, connue notamment pour ses parties de flûte, qui raconte l'histoire d'un homme mystérieux vivant sur une colline[32]. Les deux compositions centrales de la face A du disque américain partagent un thème nébuleux. L'instrumental Flying (seul instrumental publié par les Beatles sur leurs albums studio) se termine dans une cacophonie de sons étouffés, tandis que l'apport de George Harrison est joué dans une atmosphère sombre accentuée par l'orgue. Pourtant, cette dernière est en réalité une blague sur des amis retardataires[33].

John Lennon n'apporte qu'une contribution à l'EP, mais il s'agit de la chanson la plus connue, le psychédélique I Am the Walrus. Long patchwork de trois chansons mélangées, le morceau joue sur le terrain du non-sens avec des paroles surréalistes inspirées de Lewis Carroll. Son aspect déconstruit est amplifié par les nombreux effets sonores et instruments : cris, violons, cuivres, et mêmes émissions de radio. L'enregistrement, prolongé sur un mois, est symbolique du style des Beatles en 1967[34].

Les singles proposés en face B de l'album américain sont dans la même veine. Penny Lane et Strawberry Fields Forever partagent cette débauche d'effets sonores et d'instruments classiques : il s'agit, en parallèle, de la vision de Liverpool par McCartney et Lennon. Alors que le premier dresse une description précise de personnages pittoresques, le second part du nom d'un orphelinat voisin de sa maison d'enfance pour s'élever dans des pensées profondes et personnelles[35]. All You Need Is Love et Baby, You're a Rich Man, chansons du single sorti en plein Summer of Love, s'inscrivent dans la mouvance hippie (la seconde s'adressant directement à elle) et la proclamation du pouvoir de l'amour, avec également des orchestrations travaillées[36]. Enfin, Hello, Goodbye est une rengaine de Paul McCartney sur le thème de la dualité des choses[37]. Un extrait de cette chanson est entendue à la fin du générique du téléfilm.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Liste des chansons[modifier | modifier le code]

Édition britannique en « double EP »[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par John Lennon et Paul McCartney, sauf mention contraire. 

Face A
No Titre Chant principal Durée
1. Magical Mystery Tour Paul McCartney 2:51
2. Your Mother Should Know Paul McCartney 2:29
Face B
No Titre Chant principal Durée
3. I Am the Walrus John Lennon 4:37
Face C
No Titre Chant principal Durée
4. The Fool on the Hill Paul McCartney 3:00
5. Flying (John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr) Instrumental 2:16
Face D
No Titre Chant principal Durée
6. Blue Jay Way (George Harrison) George Harrison 3:56

Édition américaine en album[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par John Lennon et Paul McCartney, sauf mention contraire. 

Face A
No Titre Chant principal Durée
1. Magical Mystery Tour Paul McCartney 2:51
2. The Fool on the Hill Paul McCartney 3:00
3. Flying (John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr) Instrumental 2:16
4. Blue Jay Way (George Harrison) George Harrison 3:56
5. Your Mother Should Know Paul McCartney 2:29
6. I Am the Walrus John Lennon 4:37
Face B
No Titre Chant principal Durée
7. Hello, Goodbye [n 1] Paul McCartney 3:27
8. Strawberry Fields Forever [n 2] John Lennon 4:10
9. Penny Lane Paul McCartney 3:02
10. Baby, You're a Rich Man John Lennon, Paul McCartney 3:03
11. All You Need Is Love [n 3] John Lennon 3:48

Interprètes[modifier | modifier le code]

The Beatles :

Musiciens additionnels :

  • George Martin : piano
  • Mal Evans : percussions
  • Neil Aspinall : percussions
  • Christoper Taylor, Richard Taylor, Jack Ellory, Ray Swinfield, P. Goody, Manny Winters, Dennis Walton : flûte
  • David Mason, Elgar Howarth, Roy Copestake, John Wilbraham, Tony Fisher, Greg Bowen, Derek Watkins, Stanley Roderick, Leon Calvert, Freddy Clayton, Bert Courtley, Duncan Campbell, Sidney Sax, Patrick Halling, Eric Bowie, Jack Holmes, David Mason, Stanley Woods : trompette
  • Rex Morris, Don Honeywill : saxophone
  • Neill Sanders, Tony Tunstall, Morris Miller, Dick Morgan, Mike Winfield, Frank Clarke, David Morgan, Evan Watkins, Henry Spain : cuivres
  • Sidney Sax, Jack Rothstein, Ralph Elman, Andrew McGee, Jack Greene, Louis Stevens, John Jezzard, Jack Richards : violon
  • Lionel Ross, Eldon Fox, Brian Martin, Terry Weil, John Hall, Derek Simpson, Norman Jones, Brian Martin : violoncelle
  • Ken Essex, Leo Birnbaum : alto
  • Jack Emblow : accordéon
  • Brian Kramer : vibraphone
  • Mick Jagger, Brian Jones, Keith Richards, Marianne Faithfull, Keith Moon, Eric Clapton, Pattie Harrison, Jane Asher, Mike McCartney, Maureen Starkey, Graham Nash, Gary Leeds, Hunter Davies, Peggie Allen, Wendy Horan, Pat Whitmore, Jill Utting, June Day, Sylvia King, Irene King, G. Mallen, Fred Lucas, Mike Redway, John O'Neill, F. Dachtler, Allan Grant, D. Griffiths, J. Smith, J. Fraser : chœurs

Équipe de production[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sortie le même jour en 45 tours, face A couplée à I Am the Walrus
  2. Originalement sortie en 45 tours, « double face A » couplée à Penny Lane
  3. Originalement sortie en 45 tours, face A couplée à Baby, You're a Rich Man

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Plassat 2011, p. 23
  2. Daniel Ichbiah 2009, p. 127
  3. Steve Turner 2006, p. 157
  4. The Beatles 2000, p. 272
  5. Steve Turner 2006, p. 158
  6. Tim Hill 2008, p. 286
  7. Tim Hill 2008, p. 291
  8. Tim Hill 2008, p. 293
  9. Mark Lewisohn 1988, p. 110 - 111
  10. Mark Lewisohn 1988, p. 122
  11. Mark Lewisohn 1988, p. 123
  12. Mark Lewisohn 1988, p. 126 - 128
  13. Mark Lewisohn 1988, p. 129
  14. Mark Lewisohn 1988, p. 130
  15. Mark Lewisohn 1988, p. 87 - 90
  16. Mark Lewisohn 1988, p. 91 - 93
  17. Mark Lewisohn 1988, p. 111
  18. Mark Lewisohn 1988, p. 116 - 120
  19. Mark Lewisohn 1988, p. 128 - 130
  20. a et b Mark Lewisohn 1988, p. 131
  21. a, b et c François Plassat 2011, p. 25
  22. (en) Graham Calkin, « Magical Mystery Tour - EP », Graham Calkin's Beatles Pages. Consulté le 15 octobre 2012
  23. François Plassat 2011, p. 139
  24. (en) Graham Calkin, « Magical Mystery Tour », Graham Calkin's Beatles Pages. Consulté le 15 octobre 2012
  25. François Plassat 2011, p. 120 - 121
  26. (en) Bruce Eder, « Magical Mystery Tour EP », Allmusic. Consulté le 15 octobre 2012
  27. (en) Richie Unterberger, « Magical Mystery Tour », Allmusic. Consulté le 15 octobre 2012
  28. The Beatles 2000, p. 273
  29. a et b Tim Hill 2008, p. 295
  30. Steve Turner 2006, p. 165 - 166
  31. Steve Turner 2006, p. 170
  32. Steve Turner 2006, p. 167
  33. Steve Turner 2006, p. 168 - 169
  34. Steve Turner 2006, p. 170 - 171
  35. Steve Turner 2006, p. 135 - 137
  36. Steve Turner 2006, p. 158 - 160
  37. Steve Turner 2006, p. 161

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Beatles, The Beatles Anthology, Seuil,‎ 2000, 367 p. (ISBN 2-02-041880-0)
  • Tim Hill, The Beatles : Quatre garçons dans le vent, Paris, Place des Victoires,‎ 2008, 448 p. (ISBN 978-2-84459-199-9)
  • (fr) Daniel Ichbiah, Et Dieu créa les Beatles, Les Cahiers de l'Info,‎ 2009, 293 p. (ISBN 978-2-9166-2850-9)
  • (en) Mark Lewisohn, The Beatles Recording Sessions, New York, Harmony Books,‎ 1988, 204 p. (ISBN 0-517-57066-1)
  • François Plassat, The Beatles Discomania, Hugo et Compagnie,‎ 2011, 191 p. (ISBN 2755608552)
  • (fr) Steve Turner (trad. Jacques Collin), L'intégrale Beatles : les secrets de toutes leurs chansons, Hors Collection,‎ 2006 (1re éd. 1994, 1999), 288 p. (ISBN 2-258-06585-2)