Wimpole Street

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Wimpole Street
Image illustrative de l’article Wimpole Street
Wimpole Street, en août 2017.
Situation
Coordonnées 51° 31′ 11″ nord, 0° 08′ 56″ ouest
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Quartier(s) Marylebone
Début Henrietta Place
Fin Devonshire Street
Morphologie
Type Rue
Longueur 550 m
Histoire
Création Années 1730
Géolocalisation sur la carte : Grand Londres
(Voir situation sur carte : Grand Londres)
Wimpole Street

Wimpole Street est une rue du centre de Londres, en Angleterre.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Orientée nord-sud, longue de 550 mètres, elle commence à Henrietta Place pour finir à Devonshire Street. La partie comprise entre Weymouth Street et Devonshire Street s’appelle Upper Wimpole Street.

La rue est en sens unique dans le sens sud-nord.

Le quartier est desservi par les lignes Bakerloo roundel1.PNG Bakerloo Central line roundel (no text).svg Central Victoria roundel1.PNG Victoria à la station Oxford Circus et par les lignes Central line roundel (no text).svg Central Jubilee roundel1.PNG Jubilee à la station Bond Street.

La voie est connue pour ses nombreux cabinets médicaux.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue tient son nom du domaine de Wimpole situé dans le Cambridgeshire, ayant appartenu à la famille Harley[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'entrée de la Royal Society of Medicine, 1 Wimpole Street.
Un café au 3a Wimpole Street.

La rue a été aménagée dans les années 1730 sur le domaine Cavendish-Harley[2].

Un cas de nuisance de voisinage ayant eu pour cadre l'angle de Wimpole Street et de Wigmore Street est resté célèbre dans la jurisprudence britannique : il s'agit du cas Sturges v Bridgman (en) en 1879.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'immeuble du 50, Wimpole Street, où une inscription rappelle qu'à cet endroit se trouvait la maison où vécut Elizabeth Barrett avant son enlèvement par Robert Browning.
  • No 50 : la personnalité la plus connue ayant habité cette rue fut la poétesse Elizabeth Barrett, qui vécut avec sa famille au no 50 de 1838 jusqu'en 1846, l'année où elle s'enfuit avec Robert Browning. La rue a connu un regain de célébrité à cause de la pièce de Rudolf Besier racontant leur liaison sentimentale, The Barretts of Wimpole street, a comedy in five acts. (1930). Lorsque Katherine Cornell, l'une des actrices de cette pièce, prend sa retraite, elle déménage à la 51e rue est à New York, pour s'y retrouver voisine de deux autres acteurs ayant également joué dans la même pièce. C'est la raison pour laquelle cette rue new-yorkaise a reçu le surnom de Wimpole Street[réf. souhaitée].
  • No 57 : le musicien Paul McCartney a vécu à cette adresse de 1964 à 1966 durant sa liaison avec Jane Asher[3]. C'est à cette même adresse que John Lennon et Paul McCartney ont écrit la chanson « I Want To Hold Your Hand » dans une pièce du rez-de-chaussée et que McCartney a composé « Yesterday » dans une chambre mansardée sous les toits[4].
  • No 64 : siège de la British Dental Association (Association dentaire britannique).
  • No 82 : l'écrivain Wilkie Collins a passé la dernière année de sa vie (1888-1889) dans cette maison[5].
  • No 94 : en 1932, Paul et Marjorie Abbatt ouvrent un magasin de jouets, Paul & Marjorie Abbatt Ltd, conçu par leur ami, l'architecte Ernő Goldfinger à cette adresse[6],[7]. Ce magasin est unique en son genre, car il offre aux enfants la possibilité de toucher les jouets exposés et même de jouer avec.

Références à Wimpole Street dans des œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

  • Dans Mansfield Park, roman publié en 1814, Jane Austen y situe l'hôtel particulier de Mr Rushworth, dont l'épouse crée le scandale (« a matrimonial fracas ») en s'enfuyant avec Henry Crawford, un libre-penseur séduisant et amoral dont elle est follement amoureuse[8].
  • Dans sa pièce Pygmalion, Bernard Shaw indique que le personnage du professeur Henry Higgins habite Wimpole Street.
  • Dans l'adaptation musicale de cette pièce My Fair Lady, son adresse est donnée plus précisément, au numéro 27a.
  • Dans le sketch Secret Service Dentists des Monty Python le numéro 22a est cité[9].
  • Dans Flush : une biographie, Virginia Woolf décrit l'arrivée du héros de son livre, le cocker Flush, au domicile de M. Barret au no 50 de la rue dont elle dit qu'aussi longtemps que Wimpole Street demeurera, la civilisation sera sauve.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Caroline Taggart, The Book of London Place Names, Ebury Press, 2012 (ISBN 978-0091940454).
  2. (en) S. Fairfield, The Streets of London: a dictionary of the names and their origins, Pappermac, 1983 (ISBN 0 333 28649 9).
  3. (en) Graham Vickers, Rock Music Landmarks of London, Londres, Omnibus Press, , poche (ISBN 978-0-7119-8675-6, LCCN 2002483695, lire en ligne).
  4. (en) Paul McCartney Many Years From Now, by Barry Miles.
  5. (en) « Wilkie Collins - Wimpole Street », sur Wilkie Collins - Info, UK.
  6. (en) « Paul and Marjorie Abbatt Ltd », The Modern Shop: The Emergence of Modern Shop Design in Britain, sur architecture.com, site du Royal Institute of British Architects, UK (consulté le 21 juillet 2011).
  7. (en) « Paul and Marjorie Abbatt », sur le Grace's Guide, UK (consulté le 21 juillet 2011).
  8. (en) Jane Austen, Mansfield Park, Leipzig, B. Tauchnitz, (lire en ligne), p. 410.
  9. (en) orangecow.org Secret Service Dentists (script).

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