Brassac-les-Mines

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Brassac-les-Mines
Vue de Brassac-les-Mines depuis le village de Marnat.
Vue de Brassac-les-Mines depuis le village de Marnat.
Blason de Brassac-les-Mines
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines (bureau centralisateur)
Intercommunalité Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Yves-Serge Croze
2014-2020
Code postal 63570
Code commune 63050
Démographie
Gentilé Brassacois - Brassacoises
Population
municipale
3 294 hab. (2014 en augmentation de 0,7 % par rapport à 2009)
Densité 458 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 53″ nord, 3° 19′ 47″ est
Altitude Min. 395 m
Max. 533 m
Superficie 7,20 km2
Localisation

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Liens
Site web brassaclesmines.fr

Brassac-les-Mines est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Dénomination[modifier | modifier le code]

La commune porte le nom de Brassac-les-Mines depuis 1886. Auparavant, son nom était Brassac.

L'actuelle dénomination a été officialisée par la réunion du conseil municipal de Brassac-les-Mines, qui s'est déroulée le 20 novembre 1886[1]. M. le sous-préfet a invité M. le maire à donner suite à une demande de l'administration des Postes. Afin d'éviter des problèmes « d'acheminement des objets de correspondance » dus au nom de Brassac porté par plusieurs communes françaises, « au point de vue de l'intérêt postal », Brassac est donc devenue Brassac-les-Mines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Brassac-les-Mines est une commune située au sud du département du Puy-de-Dôme, limitrophe avec le département de la Haute-Loire par la ville de Sainte-Florine, à environ 50 kilomètres de Clermont-Ferrand et à égale distance d'environ 15 kilomètres entre Issoire et Brioude.

Six communes, dont deux dans le département voisin de la Haute-Loire, sont limitrophes de Brassac-les-Mines[2] :

Communes limitrophes de Brassac-les-Mines
Beaulieu Auzat-la-Combelle Jumeaux
Brassac-les-Mines
Charbonnier-les-Mines Sainte-Florine (Haute-Loire) Vézézoux (Haute-Loire)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bayard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à proximité de la sortie de Charbonnier sur l’A75.

Une gare SNCF est implantée sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Elle est desservie par des TER Auvergne reliant les gares de Clermont-Ferrand (plus rarement au-delà) et Issoire au nord, Arvant, Brioude, Le Puy-en-Velay ou Aurillac au sud, et une fois par jour et par sens par des Intercités reliant Clermont-Ferrand à Nîmes ou Béziers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Braciacus au IXe siècle[3].

Il s'agit d'une formation gauloise ou gallo-romane du type *BRACIACU, basé sur un élément d'origine gauloise Brac-, suivi du suffixe gaulois -acon, latinisé en -(i)-acum ou -(i)-acus dans les documents médiévaux. Il est possible d'y voir un anthroponyme gallo-romain Bracius, dérivé du nom d'homme gaulois Bracus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chevalement métallique peint en rouge.
Puits Bayard.

Le chevalement du puits Bayard témoigne du passé minier de Brassac. Exploitées depuis le XVIIe siècle, les mines de charbon ont fermé définitivement en 1978.

Ouvert en 1924, le puits Bayard a été le dernier exploité. Le charbon était transporté par bateau sur l'Allier. L'ouverture du canal de Briare, dans les années 1640, permit de relier l'Allier à la Seine et favorisa le transport jusqu'à Paris. À partir de 1855, avec l'ouverture de la ligne d'Issoire, c'est par le train que le charbon est transporté. Sur la vingtaine de chevalements présents dans le bassin minier (Auzon, Brassac, Charbonnier, Frugères-les-mines), seuls ceux de Bayard et de La Combelle ont été conservés.

Le site abrite aujourd'hui un musée de la mine.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Villa rustica ou Villa urbana?

Très tôt, la concentration démographique certainement, pousse les habitants à construire à proximité une extension du centre de l'ancienne villa. Ce processus de dédoublement est toujours inscrit dans le nom d'un des quartiers de Brassac.
La formation de ce nouveau toponyme se fixe dans les plus anciennes strates linguistiques du haut Moyen Âge et cette dation précoce suggère déjà qu'aux Ve et VIIe siècles, ce centre rural avait une certaine importance. Cependant, son étendue et ses composantes ne sont pas donnés par la documentation ancienne et l’état actuel des connaissances archéologiques ne donne aucune réponse aux nombreuses interrogations.

  • Curtis carolingienne, administration et droit régalien.

Dans les textes du début du Xe siècle[5], cette cour est citée parmi les biens d'Acfred, abbé de Brioude et dernier duc d'Aquitaine de la principauté Guilhelmide.
À l'image du grand domaine classique appartenant au domaine public, la villa Braciacus disposait certainement comme de nombreuses cours carolingiennes, d'une résidence aristocratique peut être déjà protégée par une installation close.
Ce « palais rural » est directement lié aux exploitations agricoles alentour. Il en est le centre fiscal et administratif par lequel les agents du roi ou les abbés prélèvent l’impôt. Ce statut particulier lui a ainsi permis d’éviter (jusqu’à la féodalisation des structures) les découpages et les transmissions héréditaires.

  • Ecclesia sancti Petri.

En 926, lors de la ratification du testament du duc d'Aquitaine, un sanctuaire dédié à saint Pierre est déjà construit. Il devient, par cette donation, la propriété du chapitre de Brioude. En pleine crise féodale, la terre devenue d'Église est rapidement détournée puis abusivement « concédée », à la descendance même de son usurpateur. Ce phénomène de "privatisation" annonce l'arrivée imminente des temps seigneuriaux.

  • Castellum féodal.

Ce domaine est ensuite confié en fief à diverses familles de la noblesse locale.
Le village médiéval se développa principalement autour du château et l'ancienne chapelle castrale.

L'expansion de Brassac, bien avant l'exploitation minière, est liée à la présence de l'Allier qui est utilisé pour exporter les productions locales. Le trafic devient de plus en plus important, et la batellerie génère une activité intense à l'origine du développement de Brassaget, en bordure d'Allier. On y trouve alors charpentiers, qui fabriquaient les bateaux, cordiers, passeurs et d'autres corps de métiers participant à l'activité liée au transport par la rivière.

L'ouverture de la ligne de chemin de fer va provoquer le déclin, puis la disparition de la batellerie, tandis que la construction de deux ponts suspendus, l'un à Jumeaux, l'autre à Auzat, rendra caduque l'activité des passeurs.

Brassac-les-Mines pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

L'eau reçue par les habitants de Brassac-les-Mines est captée en grande partie dans la nappe alluviale de l'Allier par des puits filtrants. Une seconde partie de l'eau provient des sources du Cézallier, captée à Anzat-le-Luguet.

Fin 2009, la qualité de l'eau a fait l'objet d'un article dans le journal communal Brassac-tualités. Ces relevés ont été réalisés par le Syndicat du Cézallier qui gère la distribution de l'eau potable dans la ville. Les résultats sont les suivants[6] :

Bactériologie. Pourcentage de conformité des 47 valeurs mesurées : 96,6 % - maxi 3 germes/100 ml - Limites de qualité : 0 germes/100ml. Conclusion : Eau de qualité satisfaisante.
Minéralisation. 14 valeurs mesurées : mini. : 9,3 °F - maxi 13 °F - moyenne : 11,7 °F. Aucune références de qualité. Conclusion : Eau peu calcaire.
Fluor. 7 valeurs mesurés : mini. 0,1 mg/l - maxi. 0,2 mg/l - moyenne : 0,1 mg/l. Limite de qualité maximum : 1,5 mg/l. Conclusion : Eau peu fluorée.
Nitrates. 45 valeurs mesurées : mini : 3,0 mg/L - maxi : 34,8 mg/L - moyenne : 17,3 mg/L. Limites de qualité : mini. aucune ; maxi. 50 mg/L. Conclusion : Eau présentant une teneur en nitrates conforme à la réglementation européenne.
Total pesticides. 4 valeurs mesurées : mini. 0,0 μg/l - maxi. 0,0 μg/l - moyenne. 0,0 μg/l. Limite de qualité (maximum) : 0,5 µg/l. Conclusion : Eau ne présentant pas de pesticides.
Arsenic. 4 valeurs mesurées : mini. 0,0 μg/l - maxi. 0,0 μg/l - moyenne. 0,0 μg/l. Limite de qualité (maximum) : 10 µg/l. Conclusion : Eau ne présentant pas d'arsenic.

Conclusion générale : Le niveau de sécurité offert par le réseau est satisfaisant. Il peut cependant encore être amélioré.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 2001 Gilbert Belin[7] PS Professeur d'arts plastiques
mars 2001 mars 2008 Maurice Barreyre PS  
mars 2008 mars 2014 André Tapissier PS  
mars 2014 en cours Yves-Serge Croze DVD Conseiller général[précision nécessaire]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en mars 2015, Brassac-les-Mines faisait partie du canton de Jumeaux. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle est devenue le bureau centralisateur d'un canton de 59 communes[8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2014, la commune comptait 3 294 habitants[Note 1], en augmentation de 0,7 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : +2,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 538 1 580 1 676 1 804 2 017 2 010 2 071 2 007 1 962
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 874 1 826 1 890 1 904 2 127 2 237 2 332 2 385 2 549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 532 2 306 2 324 1 928 1 922 1 974 2 171 2 167 2 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 482 3 685 4 040 3 883 3 446 3 249 3 287 3 308 3 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Brassac-les-Mines comporte quatre établissements publics d'enseignement.

L'École maternelle Charles-Noir, située en face de la mairie, accueille les enfants de « très petite section » à « Grande section ». L'école élémentaire Jean-Zay, placée en contrebas de l'école maternelle, accueille les élèves de cours préparatoire CP à cours cours moyen 2e année CM2. Le collège Jules-Ferry accueille les enfants de la classe de 6e à la classe de 3e. Le lycée professionnel François-Rabelais complète cette offre.

Effectifs des établissements scolaires de Brassac-les-Mines[13]
Rentrée 2009 Rentrée 2010
École maternelle Charles-Noir 79 élèves 85 élèves
École élémentaire Jean-Zay 126 élèves 136 élèves
École privée Sainte-Thérèse (fermée en 2013) 78 élèves 70 élèves
Collège Jules-Ferry 195 élèves 206 élèves
LEP François-Rabelais 260 élèves 252 élèves

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Brassac-les-Mines[modifier | modifier le code]

Belle église situé aux centre ville, elle dépend de la paroisse Saint-Jacques des monts et des mines.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Mine, créé par d'anciens mineurs.
  • Musée Peynet, autour de l'œuvre de Raymond Peynet (1908-1999), dont la mère était originaire de Brassac. Il existe aussi un Musée Peynet et du dessin humoristique à Antibes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Compte rendu conseil municipal
  2. Géoportail (consulté le 26 janvier 2017).
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 109a.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. Liber de Honoribus, Baudot, p. 132.
  6. Brassac-tualités octobre-novembre-décembre 2009
  7. Repères biographiques, article dédié à la biographie de Gilbert Belin sur son blog personnel, consulté le 7 mars 2014.
  8. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. Brassac'tualités juillet - août - septembre 2010
  14. Étienne Feuillant, sur le site de l'Assemblée nationale. Consulté le 12 octobre 2012.