Chalus (Puy-de-Dôme)

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Chalus
Chalus (Puy-de-Dôme)
Château de Chalus et église Sainte-Foy vue de la chaux
Blason de Chalus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Frédéric Lignière
2020-2026
Code postal 63340
Code commune 63074
Démographie
Gentilé Chalusiens, Chalusiennes ou Chalussois, Chalussoises ou Chalucois, Chalucoises [1]
Population
municipale
181 hab. (2018 en augmentation de 1,12 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 02″ nord, 3° 12′ 37″ est
Altitude Min. 417 m
Max. 647 m
Superficie 6,58 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Issoire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brassac-les-Mines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Chalus
Liens
Site web https://www.chalus63.fr/

Chalus est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Vue générale sur le village de Chalus, Puy-de-dôme

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chalus, perché sur un éperon basaltique (coulée de lave), offre un superbe panorama sur la plaine de l'Allier qu'il surplombe. Il s'est développé sous la protection de l'imposant château médiéval qui le domine.

Ses communes limitrophes sont[2] :

Fait partie de la Communauté de communes du Lembron Val d'Allier et de la Limagne qui est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO "Haut lieu tectonique Chaîne des Puys - faille de Limagne".

Régions naturelles

voisines

Chaîne des Puys,

Monts Dore, Bocage bourbonnais, Sologne bourbonnaise, Montagne Bourbonnaise, Combrailles, Livradois, Cézallier, Brivadois

Voisin du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne et du Parc naturel régional Livradois-Forez (où La Fayette est né).

La commune fait partie de la Limagne du Lembron, accolée à la Limagne d’Issoire, qui est taillée dans des formations argileuses rougeâtres par la Couze d’Ardes, le Couzillou et le Lembronnet qui rejoignent les terrasses sableuses de l’Allier. Cette plaine de basse altitude, protégée des vents, manifeste de bonnes aptitudes agricoles (maïs, betterave, tournesol, colza, vignes des côtes de Boudes). Les bois recouvrent les coulées basaltiques. Quelques vergers bien abrités, des vaches, des moutons, rappellent que jadis l’arboriculture (pêchers, pommiers, amandiers, cerisiers, vigne) faisait bon ménage avec la céréaliculture et l’élevage. Deux siècles d’exode rural ont appauvrit la région[3].

Vue du château de Chalus (Puy-de-Dôme)

Fait partie d'une zone Natura 2000[4] qui est un site important pour la conservation des rapaces forestiers et rupestres. Sont présents Faucon pélerin, Hibou grand Duc, Aigle botté, Circaëte Jean-Le-Blanc, Bondrée apivore, Milan noir. La population de Milan royal compte également parmi les plus importantes de la région Auvergne. Les deux espèces de busards (Busard cendré et Busard Saint-Martin) nichent dans les landes et les cultures, le Saint-Martin est également hivernant dans cette ZPS. La population de Bruant ortolan, bien qu'en diminution, reste encore bien présente sur les coteaux, les chaux et même les plaines cultivées. les chaux (pelouses, prairies et zones humides) abritent le Bruant ortolan et les limicoles et rapaces en migration. D'autres oiseaux fréquentent également les milieux forestiers comme le Pic noir et le rare Pic cendré. L'Engoulevent d'Europe est présent dans les zones buissonnantes et arbustives avec une des plus fortes densités de la région. Il en est de même pour l'Alouette lulu et la Pie grièche écorcheur, qui sont également présents dans les secteurs cultivés. Le site est aussi une voie de migration majeure pour l'Auvergne pour les rapaces, cigognes, pigeons et passereaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chalus est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,5 %), prairies (24,3 %), forêts (12,5 %), zones urbanisées (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plusieurs maisons ont une architecture traditionnelle avec perron et escaliers extérieurs, appelé estre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chalus peut désigner des noms de lieux en France et en Iran :

Vue sur les hauteurs des monts de Châlus depuis Solignac
  • Chalus ou Chaloos (en persan : چالوس), une ville de la province du Mazandéran, au nord de l'Iran, en bordure de la Mer Caspienne.
    Chalous Road - Arangeh
  • le comté de Chalus (en persan : شهرستان چالوس), une préfecture de l'État iranien, située dans la province du Mazandéran.
  • le Chalus, un fleuve du Nord de l'Iran.
    A bridge on a river in the middle of Chalus, Mazandaran, Iran.
  • Château de Chalus, Robin des bois, au Bourne Wood, Angleterre
    Set for the filming of the 2010 film Robin Hood at the Bourne Wood in Surrey, England. Used for the siege of Chalus Castle.
  • Sur la planète Mars, en février 2021, l'une des cibles d'analyses effectuées sur un affleurement rocheux par l'astromobile Curiosity de la NASA, est baptisée Chalus[12].
    Première image du module persévérance NASA

Une mention de Chalus, en France, apparaît dans la Vita Brevior de saint Waast, rédigée au vie siècle, lequel serait né en un lieu appelé Leucus, qui pourrait être Châlus, alors issu de Castrum Leucus. Ensuite, on trouve les formes Castel Lucius et Castelluccio citées dans deux chartes du cartulaire de l'abbaye de Beaulieu de 885.[13]

Chalus serait une contraction de Chastelus. Ce toponyme correspond à un type occitan, issu du gallo-roman méridional castelluciu, composé apparent des éléments castellu, château, et du suffixe uciu, analysé par Auguste Longnon, Albert Dauzat et Charles Rostaing qui citent le bas latin castellucium, dérivé de castellum « fort » avec le suffixe -ucium.[13]

Et effectivement, pour la vente d'une vigne[14] à Chalus Lembron, il est bien fait mention de Castellucius. Elle est localisée ainsi : Vines in payo Arvernico, in comitatu Telamitenai, in culture de villa qui dicitur Gignac, in monte qui vocatur Castellucius. (traduction du latin via Google : Vignes à Payo Arvernico, la société Telamitenai, la culture du village appelé Gignac, appelé le Mont Castellucius).

Le Chalus d'Iran s'écrit Čâlus (Salut) en persan qui est une langue Indo-européennes. Cette région est aussi montagneuse et possédait aussi un château en pierre.

Est-ce que Chastelus et Čâlus ont la même racine linguistique éloignée? Ce qui est étonnant c'est que des ancêtres très éloignés des seigneurs de Chalus viennent de le région proche de Čâlus [15].

Si nous retenons que Chalus est la déformation de Salut, dans certaines situations critiques, ne trouvait-t-on pas le salut face ou dans un château fort en haut d'une montagne ou colline?

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Quelques découvertes montrent que le secteur a connu une occupation humaine pendant la préhistoire.

Voir Hypothèse kourgane (tumulus), origine langue Indo-européennes, maîtrise de la métallurgie, fabrication du char qui était d'une grande importance lors des batailles antiques :

Chariot spread.png

Propagation historique du char et de la culture associée :

La culture de Hallstatt (800 à 500 av. J.-C.) et la culture Tène ou second âge de fer (450 à 52 av JC)[modifier | modifier le code]

Voir culture de Hallstatt. Berceau des peuples celtes?

Cultures Hallstatt (jaune) et La Tène (vert) .

Voir culture Tène.

Carte de la cité des arvernes en superposition sur la région administrative d'Auvergne

Les hommes constatent la très grande fertilité des terres noires de la Limagne et commencent à drainer. Au fil des siècles, les puissants Arvernes font du bord ouest de la Limagne le centre de leur territoire. Pendant ce quasi millénaire Gaulois, la forte extension de l'industrie (poterie, extraction minière, métallurgie), couplé à l'extension humaine et donc agricole, génère un déboisement massif qui accroît de manière significative le ruissellement et donc l'érosion.

Époque Gallo-romaine 52 av JC[modifier | modifier le code]

Voir la section historique de Gignat

Chalus domine la ville gallo-romaines de Liziniat (Saint-Germain-Lembron) et sa voie gallo-romaine.

Reddition de Vercingétorix après la bataille d'Alésia 52 av JC. La représentation des Gaulois aux cheveux longs et aux moustaches est également remise en cause aujourd'hui. Le cheval est un Percheron, bien qu'à cette époque cette race n'était pas en Gaule. Le bouclier rectangulaire ne correspond pas non plus à l'époque où ils étaient pour la plupart ovales. En plus de cela, la représentation des soldats dans l'armure « Lorica Segmentata » n'est pas exacte pour l'époque - l'uniforme standard des légionnaires était le « Lorica Hamata » utilisé à la fin de la période républicaine.
Statère au nom de Vercingétorix. Arvernes, vers 60 av.JC. BnF
Denier de L. Hostilius Saserna. Tête de barbare portant un torque, supposé Vercingétorix, derrière lui un bouclier gaulois. Rome, 48 av.JC. BnF

Âge sombre pour Chalus[modifier | modifier le code]

Voir : histoire de l'Auvergne

Section à alimenter pour Chalus.

Probable abandon des terres agricoles en plaine au profit de la culture des coteaux et collines. Était-ce dû à des problèmes d'irrigation, d'insécurité ?

Puis reculture des plaines...

Moyen Âge, Xe jusqu'aux guerres de religion : la seigneurie de Chalus[modifier | modifier le code]

Château de Chalus en 1460. Copie de l'estampe, de ci-dessous, du château de Chalus du Lembron et pas de Chalus-Chabrol[16],[17] étude de Patrick Chabrol.
Registre d'armes ou armorial d'Auvergne, dédié par Guillaume REVEL au roi Charles VII[18]

Une motte castrale (ou forteresse) avec enceinte est attestée au début du Xe siècle à cet emplacement [19]. Les fortifications actuelles ont été érigées après le XIe siècle.

La seigneurie, le château de Chalus, les dépendances de Sansac au sud, d'Auzat au nord fut possédés par la Maison de Chalus[20].

Il y avait deux châteaux : le château des Chalus et le château de la châtellenie d'Apchon (ou Achon) qui avait ces propres terres et appartenait à plusieurs familles apparentés à celle de Chalus.

L'origine de la seigneurie fut Guy de Chalus[15], qui vivait en 967, fils de Guy d'AUVERGNE , vicomte d'auvergne 945-1016, descendant des comptes de Carcassonne, descendant des comptes d'Autun, descendant d'habitants de colonies Grecs installés dans une région de l'actuel Iran lors de la domination d'Alexandre le Grand[21] et de Humberge de BOURBON.

Alexandre le Grand, roi de Macédoine, Louvre[22]

Dans ces colonies au Nord de l'Iran, les grecques vivaient avec les parthes eux-même descendant des Scythes qui avaient le phénotype européen du nord : peau claire et, en majorité, yeux et cheveux clairs. Un château fait de pierre y était présent. La population se révolta sous domination musulmane et subit des représailles sanglantes[15].

En Iran, il y a d'ailleurs une ville nommé Chalus ou Chaloos, un comté de Chalus et un fleuve Chalus.

Une plaque en or représentant un cavalier scythe avec une lance dans sa main droite.
Empereur Scythes Souverain du Soleil Issykl. Dans sa main le symbole du pouvoir suprême : le fléau. Reconstitution par Krym Altynbekov.
Orodes II Roi des Parthes. Sur le verso : un arché assis avec un arc.
Gotarzes II Roi des Parthes
Françoise de Chalus, maitresse du Roi de France Louis XV (1734-1821) [23]
Louis XV fils de Louis XIV Roi Soleil

Guy de Chalus aurait épousé Adelinde[24] l'héritière du Château de Chalus-Lembron.

Au XIe et XIIe siècles, Chalus appartenait à un Comptour. Le premier démembrement du Comptoirat de Nonette fut le Comptoirat de Gignat qui avait pour capitale militaire la seigneurie de Chalus qui fut morcelé[25].

Comme toutes les villes gallo-romaines et carolingienne, Gignat était dans la vallée. Après les invasions normandes du Xe siècle, les magnats d'Auvergne commencèrent à résider en hauteur à la pointe des rochers.

Chalus fut à l'origine une tour de refuge où vivre en sécurité et qui était mieux à même de surveiller les approches de l'ennemi. Gignat était le chef-lieu du territoire et Chalus une de ces dépendances[14].

Armand de Nonette était le seigneur Gignat et eu comme fils Armand de Gignat "Artmannus miles de Ginnaco" ou Armand de Chalus "Artmannus de Caslus"[26] qui devint Seigneur de Chalus d'après les capitulaires de Sauxillanges[27].

Chalus pris de l'importance mais les seigneurs de Gignat et de Chalus restèrent très mêlés.

Gignat subit les violences d'Armand de Nonette et en son temps de Maurice I, fils d'Hugues IV d'Usson, qui envahit Gignat, y tua un moine et incendia une partie des maisons.

Le comtoirat de Gignat aurait aussi subit, dans le dernier tiers du XIe siècle une révolution et des amoindrissements au profit des seigneurs de Chalus.

En 1262, en récompense de leurs services, peut-être à cause de leur lien de famille, le Dauphin céda aux seigneurs de Chalus les terres et la seigneurie de Boudes [28]. Chalus et Boudes formaient deux fiefs jumeaux sous la suzeraineté des Dauphins et la mouvance du roi [29].

À partir du XIIe siècle, la suzeraineté de Gignat resta aux Chalus. Ils eurent beaucoup d'enfants et fondèrent d'autres Chalus. Ils jouirent du prestige d'une antique et illustre origine.

Il semble que le partage de 1290, à la mort de Géraud de Chalus soit la raison du partage du château de Chalus. La partie nord resta à Hugues de Chalus tandis que la partie sud passaient à un Comtour d'Apchon à l'occasion de son mariage avec Guicharde de Chalus. Ce château sud prit la dénomination d'Apchon-lès-Chalus [30].

En 1333, Jean Dauphin céda à son germain Guillaume de Chalus le Chastel et la Châtellenie du Broc [31].

En 1342, sous Hugues de Chalus, Guillaume Roger, seigneur de Marguerite se démit du château de Bergonne au profit de la seigneurie de Chalus [32].

Guillaume VI de Chalus, seigneur d'Apchon-lès-Chalus et Comtour d'Apchon, capitaine général de l'Auvergne, combat avec succès Robert Knolles, chef militaire anglais, lors de son incursion en Auvergne en 1359; il dut utiliser son château pour combattre l'envahisseur pendant la Guerre de Cent Ans.

En 1408, Robert, Seigneur de Chalus, Bergonne et Boudes fut aux prises avec Beraud III qui voulait donner ces terres et titres au ducs de Berry mais ces terres lui furent restituées[33].

En 1507, Thomas Duprat (ou du Prat) épousa Gabrielle de Chalus, devint seigneur de Gondole et de Boudes.

En 1541, le Château d'Apchon-lès-Chalus était revenus aux Chalus mais fût donner en dot à la Maison du Prat.

En 1609, Anne Prat apporta par mariage à François de Chalus Apchon-lès-Chalus, les deux châteaux furent réunifiée une nouvelle fois.

Guerres de religion, guerre de la ligue ou de la Sainte Ligue[modifier | modifier le code]

Pendant les Guerres de religion et de la ligue, il y eut une certaine confusion. Claude le Groin, seigneur de Coullanges, dit Sieur de Chalus, prit part à plusieurs excès. Mais, il ne s'agissait pas de Chalus-Lembron mais d'un château nommé Chalus au Nord-Est du bourg Combrailles, région de Pontaumur) qui appartenait par le passé aux Chalus de Pradines. Ce château fut d'ailleurs détruit par punition à la suite de ces événements par décision du Parlement.

Le capitaine de Virmont prit, pendant que le peuple était à la messe de minuit, le 24 décembre 1587, veille de Noël, le château de Vodable qui n'était pas gardé par le sieur d'Anglard, capitaine de Vodable.

Le sieur de Chalus, conduit entre 100 et 120 paysans de Villeneuve, Chalus, Mareugheol, Antoingt et divers autres villages qui reprirent le château de Vodable des mains du capitaine de Virmont pendant que les troupes de Virmont dormaient au chaud à côté du four. Après cette prise, il conduisit sa troupe à la maison de Mallesaigne où les plus nobles s'étaient retirés pour se rafraîchir, nombre d'entre-eux furent tués. Avec des renforts d'Issoire sous la conduite de Montmorin, ils purent débarrasser le château de tous les gens de Virmont.

Il est à noter qu'à cette époque d'autres capitaines usèrent des mêmes tactiques que le capitaine de Virmont et eurent d'autres destins comme le cruel Capitaine Merle qui pilla et violenta Ambert, Issoire et Mende.

Le sieur de Chalus devint gouverneur d'Issoire qu'il accabla. Il prit la ville de Montmarault en Bourbonnais qu'il ruina et accabla.

Le sieur de Chalus périt, pendant la bataille de Cros-Rolland près d'Issoire avec 60 gentilshommes sans compter les gens de guerre en 1590[34]. Le bilan aurait pu être plus lourd sans le comte de Rastignac et ceux de l'armée royale qui couraient ça et là en criant « Nous sommes tous Français, ne nous tuons plus les uns les autres ! ». La ville d'Issoire avait été reprise par les arquebusiers du roi[35], une unité d'élite, avant la bataille. Le cardinal de Richelieu désigna les forteresses à abattre : Nonette, Vodable et Usson pour la région d'Issoire.

François de Chalus, seigneur de Chalus, et sa seigneurie ne fût pas inquiétés au grand étonnement de certains.

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Peu après les guerres de religion et de la ligue, la famille de Chalus agrandit son fief des seigneuries de d'Espalem en Haute-Loire et d'Auzat-sous-Chalus.

Les trois fiefs, le château de Chalus, le château de Sansac et la seigneurie d'Auzat furent partagés aux trois fils de François de Chalus.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les fortifications furent en partie détruites, en partie utilisées comme mur pour les habitations. Un des deux châteaux a été détruit pour devenir une résidence confortable au XIXe siècle. Le château actuel ne représente qu'une petite partie des fortifications présentes au Moyen Âge. Selon la légende, la tour du château fut réduite des deux tiers pour que la maison royale conserve les plus hautes tours.

Le village était spécialisé dans la production du vin avant la désastre de l'épidémie du phylloxera.

Cette tradition vinicole perdure via la culture du vin de Boudes et de Côte d'auvergne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
André Codron    
Alain Ollé    
Délégation spéciale[Note 3]    
Maryse Caudron[37]    
En cours
(au )
Frédéric Lignière[38]   Gestionnaire[39]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].

En 2018, la commune comptait 181 habitants[Note 4], en augmentation de 1,12 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +2,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420401446540459450491475473
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501423413395371374409416424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
390345282213183198178138124
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
130112136145156157166186177
2018 - - - - - - - -
181--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine.
  • Au pied de la butte du village est nichée la première église paroissiale de Chalus (chapelle Sainte-Madeleine), aujourd'hui isolée au milieu des champs.
  • Ancien village vigneron, Chalus conserve en ses murs plusieurs maisons à l'architecture traditionnelle, avec perron et escaliers extérieurs, appelé estre.
  • Château de Chalus. Château fort en ruine. Classé monument historique (1989).
  • Église Sainte-Foy de Chalus inscrite monument historique (1989).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

écartelé, au 1 et 4, échiqueté de gueules et d'or, au 2 et 3, d'azur à un vase à parfum d'argent

Les vases symbolisent Sainte Madeleine patronne de Chalus.

L'échiqueté de gueules et d'or est le symbole de l'illustre famille de Chaslus.

Plats traditionnels[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les élections municipales de mars 2014 n'ayant pas été organisées faute de candidats, une délégation spéciale est mise en place temporairement[36].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/puy-de-dome-63
  2. Carte de Chalus (limites administratives, carte IGN et photographies aériennes) sur le site Géoportail de l'IGN (consulté le ).
  3. « Les grandes et petites Limagne », sur Keldelice.com (consulté le )
  4. « FR8312011 - PAYS DES COUZES », sur Inpn.mnhn.fr (consulté le )
  5. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Issoire », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. (en) Catherine O'Connell-Cooper, « Sols 3037-3039: Mars – a Two-Rover Kind of Planet! », sur NASA’s Mars Exploration Program (consulté le )
  13. a et b Largement inspiré de la page de Châlus
  14. a et b Vente d'une vigne de Chalus. Elle est localisé ainsi : Vines in payo Arvernico, in comitatu Telamitenai, in culture de villa qui dicitur Gignac, in monte qui vocatur Castellucius.
  15. a b et c (en) « Family tree of Guy de CHALUS », sur Geneanet (consulté le )
  16. « Château Châlus ou Chalus ? », sur www.histoirearcheo-paysdechalus.com (consulté le )
  17. « Armorial d'Auvergne dédié par le hérault Guillaume Revel au Roi Charles VII » ( référence : Bnf ms fr 22297)
  18. « Consultation », sur archivesetmanuscrits.bnf.fr (consulté le )
  19. G Fournier, Le peuplement rurales basse Auvergne durant le haut moyen-âge, p. 584 et 396
  20. Villes et châteaux de la veille France par Casati de Casatis : article Chalus
  21. Laurianne Martinez-Sève, « Les Grecs d’Extrême Orient : communautés grecques d’Asie Centrale et d’Iran », Pallas. Revue d'études antiques, no 89,‎ , p. 367–391 (ISSN 0031-0387, DOI 10.4000/pallas.975, lire en ligne, consulté le )
  22. Alexandre le Grand, roi de Macédoine, buste en marbre (H : 62 cm), copie romaine d’une statue en bronze, réalisée par un artiste inconnu vers 130 après J.-C., provenant de Grèce, ayant fait partie la collection Giampietro Campana di Cavelli et appartenant au Louvre (Cp 6430), photographiée lors de son exposition dans la Galerie du Temps (4 décembre 2012-3 décembre 2013) au Louvre-Lens (France).
  23. Photo d'un tableau représentant Françoise de Chalus (1734-1821) 18 ème siècle
  24. (en) « Family tree of Adelinde X. », sur Geneanet (consulté le )
  25. Charte du certulaire de Sauxillanges
  26. Le cartulaire de Sauxillange fait référence à Armand de Gignat "Artmannus miles de Ginnaco" dans la charte 582 ou Armand de Chalus "Artmannus de Caslus" dans la Charte 630 qui vivait à la même époque et était sûrement la même personne. Dans une version présente sur internet, Artmannus de Caslus est présente sous l'orthographe Artmannus de Casluz, pas de trace de Artmannus miles de Ginnaco... Problème de traduction?
  27. Chartes 582 mais aussi 131, 326, 331, 332, 931, 336, 863, 864, 865, 919,... du même capitulaire de Sauxillanges pour la généalogie des premiers Chalus
  28. Chabrol articles Chalus et Boudes.
  29. MC, Dessert, p. 208
  30. De Ribiet. Art. Chaslus d'Apchon. Notes. Ms. BIB. Côte 675, 801
  31. ms BIB Côte 764 et Chabrol art Chalus
  32. MC Dessert p 207
  33. MC Dessert p 208 209
  34. collection Marcellin Boudet : Les Boulier du Chariol
  35. Annales de la ville d'Issoirepar Bouillet p 37
  36. « La délégation spéciale est installée », sur La Montagne, .
  37. « Maryse Codron a été élue maire », sur La Montagne, .
  38. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur amr63.asso.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  39. Supplément « Annuaire des maires Puy-de-Dôme », La Montagne, , p. 25 (édition du Puy-de-Dôme).
  40. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.