Dominique Rey

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Dominique Rey
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Dominique Rey, avril 2013.
Biographie
Nom de naissance Dominique Marie Jean Rey
Naissance (69 ans)
Saint-Étienne (France)
Ordre religieux Communauté de l'Emmanuel
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale par le card. Jean-Marie Lustiger
Dernier titre ou fonction Évêque de Fréjus-Toulon
Évêque de Fréjus-Toulon
Depuis le

Blason
« Doux et humble de Cœur »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Dominique Rey, né le à Saint-Étienne, est un évêque catholique français, évêque de diocèse de Fréjus-Toulon depuis 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Dominique Rey obtient une maîtrise en économie politique à Lyon, puis un doctorat en économie fiscale à Clermont-Ferrand qui lui permettent d'exercer la profession d'inspecteur des impôts de 1976 à 1979 à la Direction générale des Impôts, au ministère des Finances et à la Direction de la Prévision.[réf. nécessaire]

Il se prépare ensuite à la prêtrise, obtenant une licence de théologie et un diplôme en droit canonique à l'Institut catholique de Paris.[réf. nécessaire]

Ministères[modifier | modifier le code]

Membre de la communauté de l'Emmanuel, il est ordonné prêtre le pour le diocèse de Paris. Son ministère sacerdotal est partagé entre le diocèse de Paris et la communauté de l'Emmanuel. Il est successivement aumônier du lycée Stanislas à Paris en 1984, puis vicaire à la paroisse Sainte-Marie-des-Batignolles dans le 17e arrondissement de Paris en 1985, avant d'être nommé de 1986 à 1988 supérieur des chapelains de Paray-le-Monial, lieu d'importantes sessions organisées par la communauté, puis de devenir prêtre accompagnateur des séminaristes et des prêtres de l'Emmanuel de 1988 à 1995. Il a ensuite un nouveau ministère paroissial à Paris, comme curé de la paroisse de la Sainte-Trinité de 1995 à 2000.

Nommé évêque du diocèse de Fréjus-Toulon le 16 mai 2000, il est consacré le 17 septembre de la même année par le cardinal Lustiger assisté du cardinal Bernard Panafieu et de l'évêque Joseph Madec.

En 2001, Dominique Rey accueille dans le diocèse de Fréjus-Toulon les sœurs de Points-Cœur. En 2008, il incardine Thierry de Roucy et reconnaît canoniquement l’œuvre Points-Cœur (fondée par Thierry de Roucy) et toutes ses branches. Par la suite, Dominique Rey ordonne prêtres de nombreux séminaristes de Points-Cœur formés en Argentine, au Chili ou au Collège anglais de Rome. En février 2016, Dominique Rey déclare Thierry de Roucy en situation de suspens a divinis (la suspense lui interdisant d'exercer son sacerdoce, c'est-à-dire lui imposant l'interdiction d'administrer les sacrements) pour « manquement caractérisé » à son devoir d'obéissance[1],[2].

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre de la commission pour la mission universelle de l'Église.

En 2012, il est nommé par le pape Benoît XVI membre du Synode romain sur la Nouvelle évangélisation[3], et se trouve élu rapporteur d’une des commissions francophones.

Il est nommé consulteur du Conseil pontifical pour les laïcs le 6 février 2014 par le pape François[4].

En octobre 2019, alors que se tient au Vatican le synode sur l’Amazonie, la huitième édition du pèlerinage Summorum Pontificum mené par Dominique Rey, avec Claude Barthe comme aumonier, rentre dans la Basilique Saint-Pierre. Ils y sont accueillis par le cardinal Angelo Comastri. Dominique Rey y célébre un pontifical et explique cette manifestation de piété : « La Tradition n’est pas un musée, mais un fleuve qui prend sa source dans le mystère du Christ et qui, à travers sa doctrine, le culte et la vie de l’Eglise, irrigue à travers les siècles les générations qui se succèdent. Il s’agit de réconcilier les catholiques avec leur héritage multiséculaire, de retrouver dans nos racines qui rejoignent ici le témoignage apostolique de Pierre, la sève qui nourrira notre foi d’aujourd’hui ». L'hebdomadaire La Vie rapporte le point de vue d'un connaisseur du diocèse de Fréjus-Toulon : « Cela pouvait ressembler à une provocation »[5],[6].

En mai 2022, à la suite d'une mission d’inspection, menée par Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, dont dépend le diocèse de Fréjus-Toulon, le Vatican décide de suspendre l’ordination des prêtres et de diacres dans le diocèse de Fréjus-Toulon. C'est une décision sans précédent, le fonctionnement du séminaire de La Castille interrogeant le Saint-Siège. Dominique Rey accueille cette suspension dans la « douleur et la confiance »[7],[8],[6].

Engagements[modifier | modifier le code]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Pour Yann Raison du Cleuziou, maître de conférences en science politique à l'université de Bordeaux, Dominique Rey « incarne un catholicisme intransigeant dans lequel la figure du prêtre reste sacrée »[13].

Observatoire sociopolitique (OSP)[modifier | modifier le code]

L'observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon, dirigé par le Père Louis-Marie Guitton, organise chaque année une université d'été à la fin du mois d'août en partenariat avec les Dominicains de la Sainte Baume, Famille Chrétienne et Liberté Politique[14].

Relations avec le Front national[modifier | modifier le code]

Le 29 août 2015, les participants à l'université d'été[15] du diocèse assistent à une table ronde, au côté de Dominique Rey sur le thème « Politique et médias » avec pour invités : Arnaud Le Clere de Sens Commun, Valérie Boyer, député Les Républicains, (remplacée par Hervé Mariton), Simon Renucci, ancien député-maire Divers gauche d'Ajaccio, Aymeric Pourbaix de Famille Chrétienne et de Marion Maréchal, députée Front national. « Pour la première fois, des représentants d’un diocèse ont invité un élu du Front national à participer à un débat qu’ils organisent »[16],[17],[14]. À cette occasion, Dominique Rey déclare : « avec 40 % de voix [le FN a obtenu 38,9 % des voix aux départementales de 2015], il est impossible de faire autrement que de débattre avec le FN »[18]. Pour Cécile Chambraud, journaliste du Monde, Dominique Rey a ainsi « contribué à rompre la digue entre les catholiques pratiquants et l’extrême droite »[7].

Migrants[modifier | modifier le code]

À l'occasion de l'élection présidentielle française de 2017, Dominique Rey propose des critères de discernement. À cette occasion, il conditionne un bon accueil des migrants à l’« affirmation des racines chrétiennes » de ces derniers[19].

Chrétiens d'Orient[modifier | modifier le code]

Il lance un appel à l'été 2013 contre l'intervention militaire de la France en Syrie. Le 15 août 2015, il appelle à la prière pour les chrétiens d'Orient[20] ; il est le premier évêque français à se rendre en Syrie depuis le début de la guerre, le même mois[21]. Le diocèse accueille plusieurs familles de réfugiés de Syrie et d'Irak.

Liturgie[modifier | modifier le code]

Le 5 juillet 2016, à l'occasion d'une conférence à Londres, le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, invite les prêtres à revenir à la célébration ad orientem, soit tournés vers l'orient. Également présent à cette conférence et invité à s'exprimer, Rey a pris la parole pour le remercier de cet appel et y répondre favorablement, en affirmant qu'il célébrera et appellera ses prêtres à célébrer la messe de cette manière à compter du dernier dimanche de l'Avent et en d'autres occasions appropriées[22].

Téléthon[modifier | modifier le code]

En 2007, il revient sur la polémique qui a surgi en 2006 concernant le Téléthon. Il exprime l'incompatibilité éthique pour les catholiques entre le respect de la personne humaine dans sa conception et la recherche sur l'embryon humain. Il appelle à un « fléchage » des dons pour garantir aux donateurs qui le souhaitent que leurs dons ne seront pas utilisés pour cette recherche sur l'embryon et soutient les recherches sur les cellules souches de l'adulte et sur le sang du cordon ombilical.[réf. nécessaire]

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'un livre dans lequel il expose les causes de l'incompatibilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie[réf. nécessaire][23].

Droit à la vie[modifier | modifier le code]

En 2008, il soutient la Marche pour la Vie, manifestation parisienne visant à relancer le débat sur l'avortement. Il déclare notamment que la Marche pour la Vie lui « semble particulièrement pertinente pour réaliser un nouveau tournant culturel en faveur de la promotion de la vie de l’enfant conçu[24] ».

Publications[modifier | modifier le code]

Préfaces

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Points-Coeur ou les liaisons dangereuses de Mgr Dominique Rey », L'envers du décor,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Toulon : l'ONG catholique Points-Cœur placée sous surveillance », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le )
  3. « Résumés des interventions des évêques français au Synode sur la Nouvelle Evangélisation - Église catholique en France », Église catholique en France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Salle de presse du Saint-Siège, « Actes Pontificaux - 6 février », sur press.vatican.va, (consulté le )
  5. « Mgr Rey dans la Basilique Saint-Pierre : « réconcilier les catholiques avec leur héritage multiséculaire » », L'Homme nouveau,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b « Pourquoi le Vatican suspend les ordinations du diocèse de Fréjus-Toulon », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. a et b « Le Vatican suspend l’ordination de prêtres dans le diocèse de Fréjus-Toulon », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Pas d’ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon : une décision romaine et des questions », La Vie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. 6e édition du forum « Communion Evangélisation »
  10. https://www.france-catholique.fr/Le-prince-Jean-d-Orleans-parle-de-son-mariage.html
  11. « Manifestation contre la PMA : «Un enfant a besoin d'un père et d'une mère» (Mgr Rey) », sur Figaro Live (consulté le )
  12. Diocèse de Fréjus-Toulon, « Jumelage des diocèses de Homs et de Fréjus-Toulon - Eglise catholique du Var », sur diocese-frejus-toulon.com (consulté le )
  13. « Dans le Var, Mgr Rey, évêque de la "reconquête" catholique », France Info Région,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. a et b « France: L'invitation par le diocèse de Fréjus-Toulon de Marion Maréchal-Le Pen fait le buzz », Cath.ch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « 5e édition des Universités d'Été de la Sainte-Baume | Agenda de l'Observatoire Sociopolitique » (consulté le )
  16. Cécile Chambraud, « L’Église ne tourne plus le dos au FN », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Pour la première fois, des représentants d’un diocèse ont invité un élu du parti d’extrême droite à participer à un débat qu’ils organisent. »

    .
  17. « Marion Maréchal-Le Pen, hôte controversée de l'Église dans le Var », sur www.varmatin.com (consulté le )
  18. « Monseigneur Rey, l’évêque qui flirte avec le FN », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « L’évêque de Fréjus-Toulon a jeté le trouble dans les rangs des catholiques en invitant Marion Maréchal-Le Pen à l’université d’été de son diocèse »

  19. « Présidentielle : les conseils de Mgr Rey pour réfléchir avant de voter », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  20. Prières pour les chrétiens d'Orient
  21. Charlotte d'Ornelas, « Syrie : la double soif d’Alep », Famille chrétienne,‎ (lire en ligne)
  22. « Le cardinal Sarah suggère aux prêtres de célébrer la messe « vers l’Orient » à partir de l’Avent 2016 », sur Famille Chrétienne, .
  23. Dominique Rey, Peut-on être chrétien et franc-maçon ?, Salvator, Paris, 2007, (ISBN 978-2706705175)
  24. Site internet du diocèse de Fréjus-Toulon
  25. Décret du 13 mai 2005 portant promotion et nomination

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]