Jules-Albert de Dion

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Jules Philippe Félix Albert de Dion Wandonne de Malfiance, dit Jules-Albert de Dion, né le à Nantes[1] et mort le à Paris, est un pionnier de l'industrie automobile en France et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dit « le marquis de Dion » (titres de courtoisie)[2],[3],[4],[5], il est le fils d'Albert Guillaume Louis de Dion Wandonne de Malfiance, baron de Wandonne dit « le comte de Dion »[2],[5], président de la Société Archéologique de Nantes et de Clémentine Cossin de Chourses. Il épousa le 3 septembre 1908 à Paris 7e Valentine Bouillant, Infirmière (1858-1932) dont il n'eut pas de postérité.

Il résidait au château de Maubreuil à Carquefou, et possédait un hôtel particulier rive gauche à Paris, au 25 quai d'Orsay, où furent établis les jalons de l'Automobile Club de France avec Étienne van Zuylen van Nyevelt et Paul Meyan, en octobre 1895.

Sa sépulture se trouve au cimetière du Montparnasse à Paris ; une plaque commémorative est apposée dans la chapelle funéraire de la famille, au hameau de Wandonne (commune d'Audincthun) dans le Pas-de-Calais.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Constructeur d'automobile et d'autorails[modifier | modifier le code]

Article détaillé : De Dion-Bouton.

De Dion, avec son associé Georges Bouton (en) et Charles Trépardoux (de), a fondé la société des automobiles De Dion-Bouton à Puteaux en 1883, qui fut, pendant une petite période, le plus grand fabricant automobile au monde, puis, après la Première Guerre mondiale, le principal fabricant français d'autorails. Il collabore notamment avec Raoul Perpère, ingénieur, géologue, et inventeur, qui met au point le premier embrayage de l'histoire de l'automobile.

Sports automobiles et mécaniques[modifier | modifier le code]

Dès le 28 avril 1887, trois tricycles à vapeur de Dion-Bouton roulent entre le Pont de Neuilly et Versailles. Georges Bouton arrive le premier après plus de 30 kilomètres parcourus à près de 30 kilomètres de moyenne horaire, au bout d'un peu plus d'une heure de route[8].

Le comte Jules de Dion entre dans l'histoire automobile sept ans plus tard, en remportant le deuxième prix de la première compétition automobile de l'histoire, de Paris à Rouen le , sur une De Dion-Bouton. Il participe aussi au Paris-Bordeaux-Paris en 1895 et au Paris-Marseille-Paris en 1896. Il termine également second du Paris-Dieppe le 24 juillet 1897 (vainqueur de classe) ainsi que quatrième du Paris-Trouville le 18 août de la même année[9].

Il est le fondateur du Salon de l'auto en 1898, ainsi que le cofondateur de l'Automobile Club de France (1895) et de l'Aéro-Club de France la même année.

Il crée le journal L'Auto en 1900. Il devient durant la même année du 14 mai au 16 octobre le vice-président de la Commission d'exécution des concours, dans le cadre Automobilisme (voiture, voiturettes et motocycles notamment) des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 -non reconnus officiellement par le comité olympique-, durant l'année des Jeux olympiques d'été de 1900, incluant durant 4 jours en juillet la course de vitesse Paris-Toulouse-Paris[10]. Il y obtient une plaquette d'or de l'Exposition en "poids légers" (des voitures légères de livraison) le 16 octobre, les épreuves s'étant déroulé du 17 au 22 septembre, ainsi que deux autres plaquettes d'or en "poids lourds" avec un omnibus et un camion à vapeur (concours du 8 au 13 octobre). Il devient alors aussi l'un des membres du Comité exécutif de la Coupe automobile Gordon Bennett.

Galerie[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Nantes (5e canton, vue 21/75, n° 116)
  2. a et b Une branche de la famille de Dion fut titré marquis de Malfiance en 1787, mais ce titre et cette branche sont éteints avec le bénéficiaire décédé sans postérité. La branche à laquelle appartenait Jules-Albert de Dion fut titrée baron de Wandonne en 1761 voir : Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882, page 39.
  3. Charondas, A quel titre, volume 36? Les Cahiers nobles, 1970;
  4. Henri Bellamy, Vraie et fausse noblesse, 1937, pages 26-27.
  5. a et b André de Royer Saint-Micaud, Y a-t-il une noblesse française ?, le "Gotha français, 1899, page 88.
  6. La Presse, 28 mai 1920, p. 2.
  7. « Anciens sénateurs IIIe République : Albert de Dion », sur http://www.senat.fr (consulté le 6 mai 2010)
  8. Charles-Armand Trépardoux (An. 1868) (Frédéric Champlon, avec le soutien de l'Amicale de Dion-Bouton); Les premières courses automobiles, lettre de René Ville Président de l'Amicale de Dion-Bouton, sur le site de celle-ci, auteur de l'ouvrage La grande époque des De Dion-Bouton, à l'Amicale.)
  9. 1897 Grand Prix and Paris Races sur Teamdan.com
  10. Rapport officiel des JO 1900 part.2, p.316.
  11. Duel de Mr Huillier (dans La Presse, le 27 mai 1898 et reproduit sur Gallica).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Un dog-car de Dion de 1885
(musée de Compiègne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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