L'Intransigeant

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L’Intransigeant
Image illustrative de l'article L'Intransigeant
Une du premier numéro de L'Intransigeant
(15 juillet 1880).

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Fondateur Eugène Mayer
Date de fondation 1880
Date du dernier numéro 1948

Rédacteur en chef Henri Rochefort (1880-1905)

Paul Gordeaux (1947)

ISSN 1256-0189

L'Intransigeant est un quotidien français, qui a paru à Paris de 1880 à 1948.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’Intransigeant illustré, supplément du samedi, titrant sur le « massacre de Fourmies » du 1er mai 1891.

L'Intransigeant est fondé en juillet 1880 par Eugène Mayer, directeur de La Lanterne, pour le polémiste Henri Rochefort, qui en devient le premier rédacteur en chef.

Initialement journal d'opposition de gauche, il est tiré à environ 70 000 exemplaires à sa création en 1880 et totalise 4 pages vendues 5 centimes. Rallié au boulangisme, il évolue rapidement vers des prises de position nationalistes. En 1898, il participe au concert de la presse antisémite hostile à Dreyfus.

Léon Bailby, nommé par Rochefort rédacteur en chef en octobre 1905, en prend la direction à partir de novembre 1907 et le baptise L'Intransigeant et « le Journal de Paris » (jusqu'en juin 1916, puis en sous-titre) : toujours vendu 5 centimes, il se veut, dans les années 1920, le plus grand quotidien du soir d'opinion de droite, avec un tirage de l'ordre de 400 000 exemplaires, et une pagination qui progresse de 2 pages (durant la guerre) à 8 pages. Photographies et dessins apparaissent en une. En 1930, le quotidien atteint 10 pages vendues 25 centimes.

En décembre 1932, Bailby, en homme de droite, démissionne pour raisons politiques, et le journal passe dans le giron du groupe Louis-Dreyfus, prenant une orientation plus centriste, mais sa situation financière s’aggrave, son tirage n'atteignant plus que 130 000 exemplaires à la fin des années 1930. La direction passe à Jean Fabry à partir de décembre 1936.

En 1938, l'industriel Jean Prouvost rachète le supplément sportif de l'Intransigeant, fondé en 1926 et nommé Match l'intran : En 1938,  Paul Gordeaux est envoyé special a Londres de Paris Soir et Match. Il propose à Jean Prouvost d'en faire un Life français : le 5 octobre 1939, cinquième semaine de Guerre, le Match de la guerre était né. Un hebdomadaire d'actualités en photos que des photos a peine légendées, il tire à plus d'un million d'exemplaires et s'arrêtera le 30 mai 1940. Devenu Paris Match en 1949, Gordeaux en fut le premier rédacteur en chef et publie à la une, une interview exclusive de Churchill puis, quand Pierre Lazareff qui avait été son précieux second au Soir lui demande de participer sous sa dynamique direction, au lancement de France-Soir, Défense de la France. Gordeaux cède sa place à Hervé Mille.

L'Instransigeant cesse sa publication, le 11 juin 1940, après la débâcle de juin 40.

Il connait une brève reparution, à partir du 13 mai 1947, avec  Paul Gordeaux, rédacteur en chef. Le titre est absorbé le 30 septembre 1948 par Paris-Presse qui prend alors pour titre Paris Presse, L'Intransigeant[1]. À son tour, ce titre est absorbé par France-Soir en 1970[1].

Collaborateurs notoires[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice "Paris Presse, L'Intransigeant dans le catalogue Opale Plus de la Bibliothèque nationale de France

Liens externes[modifier | modifier le code]

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