Robert Lamoureux

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Robert Lamoureux
Nom de naissance Robert Marcel Adolphe Lamoureux
Naissance
Saint-Mandé (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 91 ans)
Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Papa, maman, la bonne et moi, Mais où est donc passée la septième compagnie ?

Robert Lamoureux, né le à Saint-Mandé et mort le à Boulogne-Billancourt[1], est un acteur, humoriste, auteur dramatique, réalisateur, poète, parolier et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans un milieu modeste de la proche banlieue est parisienne, Robert Lamoureux met fin à sa scolarité à la fin de l'école primaire pour effectuer des petits boulots, dès l'âge de 19 ans. Il participe à la Seconde Guerre mondiale comme soldat, et connaît la débâcle comme ses camarades[réf. nécessaire]. Après la fin de la guerre, il devient comptable dans les houillères de Colomb-Béchar, en Algérie. Il revient ensuite à Paris, pour exercer la profession de représentant commercial pour des machines à écrire.

Robert Lamoureux commence sa carrière au cabaret, en 1949, où il interprète ses propres chansons et récite des monologues cocasses. Il est l'un des précurseurs de ce qu'on appelle aujourd'hui le stand-up (l'acteur/actrice joue son spectacle qui semble improvisé, seul(e) en scène, debout). En bon saltimbanque, Robert Lamoureux touche par la suite à toutes les facettes du spectacle : music-hall, disque, radio, théâtre… Il est l'auteur de quatorze pièces plaisantes, drôles et non exemptes d'une certaine critique sociale, dont certaines tiennent l'affiche plusieurs années et font l'objet de multiples reprises comme La Soupière en 1971 ou L'Amour foot en 1993.

Il reçoit en 1950 un grand prix du disque pour la chanson Papa, maman, la bonne et moi avant que le cinéma ne s'intéresse à lui. C'est de cette année que date le sketch qu'il a écrit et interprété, intitulé "La chasse au canard" dans lequel se trouve la fameuse phrase "Et le canard était toujours vivant..." rapidement devenue une expression qui signifie désormais "le problème est toujours présent". Il connaît de gros succès dans les années 1950, avec des comédies de théâtre de boulevard, où il impose un personnage mince, séduisant et drôle. De cette époque, on peut retenir notamment Papa, maman, la bonne et moi (1954) de Jean-Paul Le Chanois, inspiré d'un de ses numéros de cabaret, et Papa, maman, ma femme et moi (1955), du même réalisateur. En 1955, il joue avec Betsy Blair dans Rencontre à Paris. Il incarne deux fois un Arsène Lupin plein de gouaille (Les Aventures d'Arsène Lupin, 1956, de Jacques Becker ; Signé Arsène Lupin, 1959, d'Yves Robert).

En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser des films adaptés de pièces de boulevard dont il est l'auteur (Ravissante et La Brune que voilà), qui connaissent des succès en salles mais rebutent la critique. Après une longue éclipse au cinéma, Robert Lamoureux réinvente le vaudeville militaire avec notamment la série de la Septième Compagnie, dont les exploits remplissent les salles : Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973), On a retrouvé la septième compagnie (1975), La Septième Compagnie au clair de lune (1977). On le retrouve dans un de ses meilleurs rôles, subtil et doux-amer, dans L'Apprenti salaud (1977) de Michel Deville. Mais Robert Lamoureux avoue que le cinéma l'ennuie : il préfère le théâtre auquel il consacre l'essentiel de sa carrière.

Robert Lamoureux écrit des chansons comme Papa, maman, la bonne et moi ou Histoire de roses, ainsi que quelques poèmes comme L’éloge de la fatigue. En 1972, il a un différend avec Claude François : Robert Lamoureux avait écrit le texte d'une chanson Viens à la maison et Claude François interprète alors une chanson portant le même titre (paroles Frank Thomas, Jean-Michel Rivat, musique Jean-Pierre Bourtayre, Claude François, Jean-Michel Rivat). Robert Lamoureux et le compositeur (Henri Bourtayre, père de Jean-Pierre Bourtayre) portent plainte pour plagiat, ils sont déboutés, mais afin d'éviter une confusion la chanson interprétée par Claude François portera finalement le titre Y'a le printemps qui chante (Viens à la maison)[2].

Robert Lamoureux se marie en secondes noces avec Magali de Vendeuil, pensionnaire de la Comédie-Française, morte le [3] et dont il aura eu une fille. De sa première femme, une amie d'enfance qu'il avait épousée à 22 ans, il avait eu trois enfants.

Décédé le des suites d'un coma, il est inhumé le auprès de sa femme Magali de Vendeuil à Neauphle-le-Vieux (Yvelines), après des obsèques religieuses en l'église de Boulogne-Billancourt[4],[5].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Poèmes, courts monologues ou chansons[modifier | modifier le code]

  • CD « Papa, maman, la bonne et moi : Robert lamoureux », Believe / Rym Musique, 2000, 19 titres :
    • De quoi donc tu causes ? (chanson)
    • Papa, Maman, la bonne et moi (chanson; paroles et musique : Robert Lamoureux)
    • La plupart du temps
    • Souris à la vie (chanson)
    • Le dernier de la classe
    • Viens à la maison (chanson)
    • Qu'est-ce que tu crois ? (chanson)
    • Éloge de la fatigue
    • La chasse au canard
    • Banlieue (chanson)
    • Liberté Java (chanson)
    • Histoire de roses (chanson; paroles et musique : Robert Lamoureux) — autres interprètes : Patachou (1950), Renée Lamy, Lucette Raillat
    • Éloge de mon prénom
    • Lettre à Dédé
    • J'aurais aimé savoir chanter (chanson)
    • Saint-Mandé
    • Voyage en Italie
    • Enfantillage
    • Passé simple
  • Album « J'ai un moral à tout casser » :
    • J'ai un moral à tout casser
    • Viens pas trop tard
    • La voiture d'occasion
    • Le printemps
    • Métro (chanson; paroles : Robert Lamoureux — musique : Henri Bourtayre) — autre interprète : Yves Montand
    • Fanfan la Tulipe
    • Foire du Trône (chanson; paroles : Robert Lamoureux — musique : René Delauney)
    • Le déménagement
    • Laissez-les s'envolerGeneviève Guitry
    • Cinq à sept — Harry Séguéla
    • Le trac
  • Album « […] » :
    • Hold-up
    • Retour de vacances
    • Le tour de France / La chasse à cour

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1950 : Grand Prix du disque, pour Papa, maman, la bonne et moi[1]
  • 1986 : le « Conservatoire Robert-Lamoureux » est le nom désormais donné au Conservatoire municipal de Saint-Mandé (Val-de-Marne), pour l'enseignement de la musique et de la danse
  • 2000 : Officier de la Légion d’honneur[1]
  • 2009 : Médaille Grand Vermeil, de la Ville de Paris[6]

Robert Lamoureux est évoqué dans le 82e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Cinéma : Le réalisateur de la «7ème compagnie» Robert Lamoureux est mort », Le Matin,‎ (lire en ligne).
  2. « Partition dans archives de la BNF », sur Bibliothèque Nationale de France.
  3. Le Figaro, édition du 16 janvier 2009.
  4. Thomas Padilla, « Mort de Robert Lamoureux, auteur, acteur et chansonnier populaire », L'Express,‎ (lire en ligne).
  5. Julien, « Décès de Robert Lamoureux »,‎ (consulté le 11 novembre 2011).
  6. « Robert Lamoureux », Rire et Chansons,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]