Guy Lux

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Guy Lux
Image illustrative de l'article Guy Lux
Le manoir de Guy Lux, dans le Loiret

Nom de naissance Guy Maurice Lux
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Seine
Nationalité Drapeau : France Française
Émissions Le Palmarès des chansons
Intervilles
Cadence 3
Chaîne France 2

Guy Lux[1], né le à Paris, et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un producteur et un animateur de jeux et de divertissements télévisés français, ayant inventé et créé au total plus de 50 émissions de radio et de télévision[2] dont Intervilles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Eugène Lux, chimiste et de son épouse, née Charlotte Gérard, il effectue des études secondaires médiocres au lycée Voltaire puis entame des études supérieures à l'école Estienne[3].

Après des études à l'école des arts appliqués et aux beaux-arts, Guy Lux s'oriente vers la chanson en tant que parolier, mais a du mal à trouver preneur pour ses textes.

Mobilisé en 1939, Guy Lux est fait prisonnier au début de la Seconde Guerre mondiale. Il parvient à s'évader et à rejoindre la Résistance en 1943 puis s'engage dans les troupes alliées. Il obtient la médaille des évadés et la croix de guerre[3].

En 1948, il s’installe comme quincaillier à Asnières-sur-Seine, dans la banlieue de Paris. Il y imagine ses premiers jeux qu'il teste sur ses clients, tout en animant les activités de la paroisse Saint-Joseph d'Asnières.

Sa carrière télévisuelle débute en 1952, avec son ami Pierre Louis, quand il lance l'idée originale de jeux radiophoniques et télévisés à la RTF.

Années 1960 et 1970[modifier | modifier le code]

En 1960, Guy Lux présente sa première émission Contact devenant ensuite La Roue tourne. Par la suite, il conçoit ou anime plusieurs émissions de jeux et de variétés qui ont marqué l'histoire de la télévision française, notamment Intervilles, créée avec Pierre Brive en 1962 et qu'il anime avec Simone Garnier et Léon Zitrone, puis Jeux sans frontières en 1965. Après RTL, il passe sur Europe n° 1 en 1972

Animateur d'émissions de variétés, il présente Palmarès des chansons de 1965 à 1968 avec Anne-Marie Peysson, puis Cadet Rousselle, Domino, Ring parade, Système 2 avec Sophie Darel.

Il réalise le film Drôles de zèbres en 1977 avec Sim, Alice Sapritch et le chanteur Claude François. Il participe également à différents journaux spécialisés en tant que pronostiqueur de courses hippiques.

En 1975, il participe à un sketch de Coluche, Le Schmilblick, qui parodiait le jeu du même nom, dont il était justement l'animateur. En 1979, quand vint l'heure de prendre sa retraite, il refusa de la prendre, en indiquant qu'il était engagé sur plusieurs projets. Guy Lux va être l'un des premiers animateurs issus de l'ORTF à souhaiter travailler au delà de 60 ans, avec Léon Zitrone. Son souhait de rester à la télévision au-delà de 60 ans ne fit cependant pas trop de vagues, et il resta encore en poste pendant toute une décennie.

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1981, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, il est renvoyé par une décision d'Antenne 2 alors qu'il est à la tête de quatre émissions. Son dernier Palmarès réunit les plus grands noms de la chanson française : Julien Clerc, Dalida, Serge Gainsbourg, Serge Lama, Mireille Mathieu, Michel Sardou, Sheila, Tino Rossi, Sylvie Vartan, tous ceux qu'il a reçus dans ses émissions depuis seize ans. Sa disgrâce est provisoire après que le président François Mitterrand eut prononcé une petite phrase, lors d'un dîner avec des pontes de la télévision : « Ceux qui ont voté pour moi n'ont pas voté contre Guy Lux »[4]. En 1983, il revient sur FR3 avec Cadence 3. Il relance en 1985 Intervilles toujours sur FR3, le spectacle qu'il avait créé avec la lyonnaise Simone Garnier, et Léon Zitrone. Le succès est tel que TF1 organise le transfert du jeu et de son équipe sur son antenne (le jeu sera diffusé jusqu'en 1991).

Parallèlement, il anime dans les années 1984 et 1985, les jeux de la mi-journée sur la radio RMC, en compagnie de Frédéric Gérard. Le 31 décembre 1986, il présente sur FR3, avec un énorme succès[réf. nécessaire], la première finale télévisée de Miss France. Sa société de production People production, créée au début des années 1980, lui a permis de lancer en 1987 l'émission de divertissements La Classe, animée par Fabrice sur FR3. Il signe les paroles de la chanson de Bézu À la queuleuleu.

Guy Lux est parodié par Goscinny et Uderzo dans Les Aventures d'Astérix, en tant que Guilus (Le Domaine des dieux) et par Stéphane Collaro en tant que Gu-Lyx (Cocoricocoboy). Il est aussi parodié par Coluche dans Le Schmilblick.

En 1989, Guy Lux, qui vient d'avoir 70 ans en juin, est dénigré par certains animateurs, comme Patrick Sabatier et Michel Drucker. Ce dernier, qui va rejoindre la chaine TF1, racontait que Guy Lux était trop vieux, et qu'il devait passer la main[réf. nécessaire].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, la position de Guy Lux, vu son âge, devenait de plus en plus délicate. Jacques Chirac, en qui il voyait un soutien, perd l'élection présidentielle de 1988, tandis qu'au même moment, la télévision française voyait arriver de nouveaux animateurs.

En 1991, Guy Lux est contraint de se retirer des écrans, en tant qu'animateur. Mais il espérait refaire un retour gagnant en tant qu'animateur. Il continue de créer et de produire des concepts de nouvelles émissions avec sa société de production, comme Succès fous, de 1990 à 1992). Avec son comparse Claude Savary, il trouve l'idée du jeu L'Or à l'appel, qui est présenté par Vincent Lagaf' de mars 1996 à juin 1997. Cette époque montre l'ingéniosité des producteurs français qui ne vont pas chercher ailleurs d'autres concepts[réf. nécessaire].

Durant la décennie 1990, et celle des années 2000, Guy Lux va tenter en vain de revenir en tant qu'animateur et producteur d'émissions de variétés, dont il proposera plusieurs projets, tous refusés. Les dirigeants de TF1 misent à cette époque sur les « reality shows » (émissions Perdu de vue, Les Marches de la Gloire, etc.), et parient sur des animateurs ambitieux plus jeunes. Aussi, à l'époque, le concept des émissions de variétés commençait à être usé et à ne plus être trop à l'ordre du jour. Tant bien que mal, durant cette période, Guy Lux propose des idées de nouveaux jeux, mais son retour est un échec. En 1992, Guy Lux eut un premier AVC (accident vasculaire cérébral)[réf. nécessaire].

Il lance également l'émission Fa Si La Chanter, présenté par Pascal Brunner (du 3 octobre 1994 au 19 mai 2000) et qui connut un gros succès. Enfin, il continue, jusqu'en 1994 de produire La Classe, émission qui faisait la part belle aux humoristes reconnus, comme Jean-Louis Blèze, et aux jeunes qui montaient comme Jean-Marie Bigard, Chantal Ladesou, Vincent Lagaf', Anne Roumanoff, Michèle Laroque, Pierre Palmade, Élie Kakou, Tex, Les Vamps, Virginie Lemoine, Muriel Robin et beaucoup d'autres.

En 1997, TF1, qui a relancé Intervilles avec son accord, lui rend hommage au cours d'une émission spéciale. Début 2001, il tente une dernière fois de sortir de sa retraite et propose à Patrick Le Lay et Étienne Mougeotte, dirigeants de TF1, des projets de jeu et d'émission de variétés qu'il animerait. Les deux dirigeants refusent d'envisager un retour à la télé de Guy Lux, qui finalement renonce à tout retour, à contrecœur, très affecté. L'équipe dirigeante de TF1 fera finalement appel à ENDEMOL et programmera l'émission de télé-réalité Star Academy, au grand dam de Guy Lux qui critiqua beaucoup ce concept de radio-crochet adapté à la « trash TV » (télévision poubelle). Il fait sa dernière apparition à l'image à l'occasion de l'élection de Miss France 2003 sur TF1, le samedi 14 décembre 2002.

En 2002, Guy Lux, qui aimait profondément le monde de la chanson, fit part de son opinion à propos de l'émission Star Academy : il pensait que ce concept de programme allait donner une mauvaise image du monde de la chanson et des variétés, incitant à croire qu'un chanteur pouvait naître en quelques semaines, et faire des scènes prestigieuses au bout de quelques mois, alors que dans la réalité, le métier est difficile, et demande au moins plusieurs années de scènes avant d'émerger, alors que d'autres, découragés, abandonnent. Guy Lux craignait que ce concept de radio-crochet ne fasse passer les artistes pour des fainéants, ou arrivistes, ce qui pouvait facilement faire baisser dramatiquement les ventes de disques, dans les années à venir, alors que le métier était déjà difficile. Il ne sera guère écouté.[réf. nécessaire]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Guy Lux a eu deux enfants avec la seule femme qu'il ait jamais épousée (le 5 décembre 1942), Paulette Lux (née Lisle) : Michel et Christiane (décédée accidentellement en 1964). Il a élevé le fils de cette dernière, Jean-Christophe, comme son propre enfant. Il a également eu un fils hors mariage, Pierre, avec l'animatrice Vonny qu'il a reconnu après le décès de son épouse. Il n'a reconnu aucun autre enfant hors mariage. Il meurt le 13 juin 2003 à Neuilly-sur-Seine. Il repose au cimetière de Saint-Gratien dans le Val-d'Oise.[réf. nécessaire]

Émissions[modifier | modifier le code]

Émissions présentées[modifier | modifier le code]

Autres émissions conçues et/ou produites[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son vrai nom n'est pas Maurice Guy, comme certains ont pu l'écrire erronément. Maurice est son deuxième prénom comme l'atteste son acte de naissance ; [réf. incomplète]
  2. « Guy Lux, l'inventeur d'Intervilles, avait 83 ans », sur La Libre Belgique,‎
  3. a et b Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1165
  4. Sylvie Hamez, Génération Intervilles, Agenda du Sport Editions, , 156 p. (ISBN 9782951657793)

Liens externes[modifier | modifier le code]