Drouot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Drouot (homonymie).
Drouot patrimoine
Image illustrative de l'article Drouot

Création 2002
Personnages clés Maître Georges Delettrez
Forme juridique société anonyme
Siège social Drapeau de la France 9, rue Drouot
75009 Paris Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Maître Georges Delettrez
Activité marché de l'art, enchères
Filiales Auction Press,
Drouot estimations,
Drouot Formation,
Drouot SI,
SCI Drouot Immobilier,
Site web www.drouot.com

Drouot est une holding française spécialisée dans les ventes aux enchères et le marché de l'art. Issue de la réforme du statut des commissaires-priseurs (loi du 10 juillet 2000), elle a son siège dans l’hôtel Drouot.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1801, est créée la chambre des commissaires-priseurs de Paris, dirigée par 5 membres élus en son sein (un président, un syndic, un secrétaire, un trésorier et un rapporteur), elle dispose d'un pouvoir de sanction interne. La réforme du statut des commissaires-priseurs (loi du 10 juillet 2000) oblige l'hôtel des ventes à modifier son statut et à devenir une société commerciale. Plusieurs offres d'achat sont alors effectuées, notamment par Barclays, Pierre Bergé ou le groupe AXA, mais refusées par Compagnie parisienne. Face à cet échec, un petit nombre de commissaires-priseurs propose à ceux d'entre eux qui le souhaitent de rentrer, par l'intermédiaire d'un LBO, dans le capital de la société pour racheter eux-mêmes l'hôtel des ventes. En 2002, la création de Drouot Holding concrétise ce projet et remplace la Compagnie des Commissaire-priseurs de Paris pour les ventes volontaires[1]. La société est présidée par Maître Georges Delettrez, commissaire-priseur.

À la suite d'un scandale en 2009 portant sur des vols opérés à Drouot par les manutentionnaires de l'hôtel des ventes parisien, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la justice, commande un audit sur Drouot. Outre de nombreux dysfonctionnements, on apprend au sein de ce rapport que Drouot a un chiffre d'affaires entre 2003 et 2008 qui passe de 390 à 411 millions d'euros alors que dans le même temps Sotheby's, l'un de ses principaux concurrents, triple son chiffre d'affaires sur la même période passant de 3,3 à 9 milliards d'euros[2]. Aujourd'hui, l'institution qu'est Drouot tente de se réformer, non sans peine. Depuis le scandale de 2009 et la parution du dernier rapport de l'audit, l'un des changements les plus visibles est la disparition des "cols rouges", ce qui met fin à une tradition vieille de 150 ans instituée par Napoléon III. Cette corporation savoyarde a perdu définitivement son monopôle de fait. À présent la manutention au sein des ventes de Drouot est ouverte à la concurrence[3].

Le 20 janvier 2014, le Conseil des ventes, organisme disciplinaire, condamne la société Europ Auction et deux de ses commissaires priseurs à une interdiction d'exercer allant jusqu'à 9 mois pour une série de manquements et d'infractions (enchères fictives, publication de faux résultats, non-paiement des vendeurs, ...) révélateurs des difficultés de Drouot à assurer la transparence de ses activités[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Drouot Patrimoine[modifier | modifier le code]

Président du Conseil d’Administration : Maître Georges Delettrez
Vice-président du Conseil d’Administration : Maître Jean-Pierre Teucquam
Membres du Conseil d’Administration :

  • Maître Jean-Claude Binoche
  • Maître Yann Le Mouel
  • Maître Jean-Marc Delvaux
  • Maître Remy Le Fur
  • Maître Alexandre Ferri
  • Maître Olivier Rieunier
  • Maître Dominique Bondu

Drouot Enchères[modifier | modifier le code]

Président du Conseil de Surveillance : Maître Alexandre Giquello
Membres du Conseil de Surveillance :

  • Maître Patrick Debureaux
  • Maître Rodolphe Tessier
  • Maître Christophe Joron-Derem
  • Monsieur Olivier Lange
  • Maître Christophe Lucien
  • Maître Brice Pescheteau-Badin

Les ventes aux enchères[modifier | modifier le code]

L’activité principale et historique de la société est la vente aux enchères publiques. Elle s’organise autour de deux lieux de ventes - Drouot Richelieu et Drouot Montmartre - et d’un lieu d’exposition - Le 12 Drouot.

Il existait, jusqu’en 2011, une salle située avenue Montaigne et dédiée aux ventes de prestige. L’activité s’est depuis recentrée sur l’Hôtel Drouot.

Drouot Richelieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel Drouot.

L’Hôtel Drouot, dans le 9e arrondissement de Paris, accueille, dans ses 16 salles, les ventes des objets d’arts et de collection.

Drouot Montmartre[modifier | modifier le code]

Longtemps appelé Drouot Nord, les deux salles du 64, rue Doudeauville, servent aux ventes de mobilier et objets courants. Les ventes y ont lieu le matin et ne sont pas précédées d’une exposition.

Drouot Véhicules[modifier | modifier le code]

La salle, située à La Plaine-Saint-Denis, sert à la vente des véhicules de tourisme et utilitaires, mais aussi aux poids lourds et matériels de travaux publics. Les vacations ont généralement lieu les mardis et mercredis après-midis et sont précédées d’une exposition. Les véhicules y sont vendus en l’état.

Drouot Estimation[modifier | modifier le code]

Situés en face de l’Hôtel des ventes, le pôle estimation offre des prisées. Les commissaires-priseurs s’y relaient grâce à un système de roulement. Les estimations verbales sont effectuées à titre gracieux et sans engagement alors que les estimations écrites (donnant lieu à un rapport) sont chiffrées en proportion de la valeur estimée.

La presse[modifier | modifier le code]

Le pôle presse regroupe deux services distincts et indépendants.

Drouot Presse[modifier | modifier le code]

Ce service publie les dossiers de presse sur le marché de l’art, les évènements et les ventes aux enchères. Il publie également le bilan des sociétés de vente de Drouot et met à la disposition des journalistes les dossiers et illustrations relatifs aux ventes.

Gazette Drouot[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Gazette de l'Hôtel Drouot.

La revue hebdomadaire dédiée aux ventes aux enchères en France.

La formation[modifier | modifier le code]

Le pôle Drouot Formation dispense des cours destinés tant aux professionnels qu’aux amateurs du marché de l’art.

À voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Quemin, Les commissaires-priseurs. La mutation d'une profession, Anthropos/Economica, 1997.
  • Drouot vu par Jean Gaumy, Bruce Gilden, Miguel Rio Branco, Elliot Erwitt, éd. Drouot/Binôme éditions, 1999, Milan, (ISBN 978-2-9125-0801-0) (Reportage photographique commandé par la Chambre nationale des commissaires-priseurs, auprès de photographes de l'agence Magnum). Cet ouvrage est accompagné de textes historiques, d'illustrations évoquant l’hôtel Drouot au XIXe siècle et d’interviews de personnalités du XXe siècle.
  • Frédérique Bosser et Philippe Raynal, Adjugé ! - L'histoire des commissaires-priseurs et des ventes aux enchères, Ed. Connivence, Paris, 1998 (ISBN 2-911259-11-4).
  • Michel Deléan, Adjugé, volé. Chronique d'un trafic à Drouot, éd Max Milo, 2011 (ISBN 2315001439)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Les commissaires-priseurs adoptent les statuts de Drouot Holding", Les Échos, 17 juin 2002 (n°18676), page 25.
  2. Article du journal Le Figaro - Un rapport accablant pour l'hôtel Drouot
  3. Article du Nouvel observateur - Un rapport accable l'hôtel des ventes de Drouot
  4. Jugement du conseil des ventes [PDF] et lefigaro.fr/culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]