Pégomas

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Pégomas
Pégomas
Pégomas.
Blason de Pégomas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Mandelieu-la-Napoule
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Gilbert Pibou (UMP)
2014-2020
Code postal 06580
Code commune 06090
Démographie
Gentilé Pégomassois
Population
municipale
7 909 hab. (2016 en augmentation de 12,23 % par rapport à 2011)
Densité 701 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 50″ nord, 6° 55′ 53″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 483 m
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Liens
Site web villedepegomas.fr

Pégomas est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Pégomassois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Pégomas se situe dans le canton de Mandelieu-la-Napoule et l'arrondissement de Grasse, dans la vallée de la Siagne, au point de confluence avec la Mourachonne et la Grande Frayère.

Situation de Pégomas (en vert) dans le département des Alpes-Maritimes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 11,28 km2 ; son altitude varie entre 6 et 483 mètres[1].

La topographie de la commune s'organise en trois grands ensembles : Le Tanneron, la vallée de la Siagne[2], et quelques massifs rattachés au Tanneron[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située en zone de sismicité modérée[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau et plan d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

Pégomas dispose de la station d'épuration intercommunale de Cannes-Agglomération d'une capacité de 300 000 Équivalent-habitants[6].

La commune est couverte par un Plan de prévention des risques (PPR)[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[8].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Auribeau-sur-Siagne Grasse Mouans-Sartoux Rose des vents
Tanneron (var) N La Roquette-sur-Siagne
O    Pégomas    E
S
Mandelieu-la-Napoule

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Ville Grasse Cannes Nice Marseille Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Lille
Orthodromie km km 29 km 128 km 292 km 441 km 613 km 558 km 682 km 774 km 834 km
Distance 10 km 11 km 39 km 177 km 442 km 532 km 774 km 828 km 904 km 1 114 km 1 119 km

Sources : orthodromie : lion1906.com ; distance : itinéraire le plus court.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Par la route, la ville est desservie depuis Mandelieu-la-Napoule par la D 109, depuis Mouans-Sartoux par la D 209 et depuis Tanneron par la D 309. La D 9, qui la traverse, relie La Roquette-sur-Siagne à Grasse. L'autoroute la plus proche est l'A8, sortie no 41 : La Bocca.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Par le bus, la ville est accessible grâce à la ligne no 29 du réseau Sillages, et aux lignes no 610 (Cannes - Grasse) et 611 (Cannes - Pégomas par Mandelieu-la-Napoule) du réseau TAM (Transports des Alpes-Maritimes) exploitées par le conseil général.

Le transport ferroviaire n'est pas présent, la gare la plus proche est celle de Mouans-Sartoux, et la gare TGV la plus proche est celle de Cannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom « Pégomas » est incertaine, mais plusieurs sources indiquent qu'il provient du latin pegomacium qui désigne la « pègue-poix », une résine de pin autrefois récoltée sur les collines environnantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les premiers siècles, il existe un castellaras sur un promontoire dominant la plaine de la Siagne. Mais de nombreuses invasions barbares et les incursions des Maures font le vide sur tout le territoire. La plaine n’est alors qu’un vaste marécage insalubre où les habitants ne peuvent demeurer.

Le nom de Pégomas apparaît pour la première fois au 1130 lorsque les comtes de Toulouse cédèrent ces terres de « Pégomacio » à l'abbaye de Lérins[9]. En 1258 sont réalisées les limites communales entre Pégomas, Auribeau-sur-Siagne et La Roquette-sur-Siagne. Des regroupements d’habitations forment les premiers quartiers : le Campaudié, la Fénerie, les Loubonnières, les Mitres, les Ribes.

En 1513, le territoire est déserté. Les moines de Lérins, souhaitant rentabiliser leurs terres, tentent alors un repeuplement par des « actes d’habitation » définissant les droits et les devoirs des futurs résidents. Mais en 1581, le cadastre mentionne que le territoire est, à nouveau, inhabité. Au début du XVIIIe siècle, un nouveau repeuplement est tenté, mais seuls peuvent subsister les habitants des collines, car la plaine reste trop insalubre. En 1808, une importante crue ouvre une brèche sur le front de mer, permettant à la Siagne de se créer un véritable lit, libérant les terres alluviales favorables à l’agriculture, dans un climat devenu salubre. La population peut alors croître parmi des champs prospères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Félix Chauvin    
1989 1995 Jean Barralis DVD  
1995 mars 2001 Gilbert Pibou UMP  
2001 février 2004 Christine Welker DVD  
février 2004 mars 2008 Gilbert Pibou UMP  
mars 2008 En cours Gilbert Pibou[10] UMP-LR Retraité

Une élection municipale partielle eut lieu en 2001 à la suite de l'invalidation de l'élection de Gilbert Pibou, amenant à l'élection de Christine Welker. Une autre élection municipale partielle eut lieu en 2004 à la suite de la démission du conseil municipal, amenant à l'élection de Gilbert Pibou.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 8 600 000 , soit 1 088  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 7 816 000 , soit 989  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 10 659 000 , soit 135  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 948 000 , soit 246  par habitant ;
  • endettement : 470 000 , soit 595  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,08 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,16 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,05 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 683 [12].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville instruit actuellement une modification de son plan local d'urbanisme[13],[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 7 909 habitants[Note 1], en augmentation de 12,23 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453431345482582625621634616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
583563607614571609664632657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7356787717289271 0091 0321 0691 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3321 7172 1493 4524 6185 7946 2356 2967 285
2016 - - - - - - - -
7 909--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 21 %).
Pyramide des âges à Pégomas en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,0 
75 à 89 ans
7,1 
12,9 
60 à 74 ans
12,8 
22,7 
45 à 59 ans
23,0 
22,0 
30 à 44 ans
23,5 
16,3 
15 à 29 ans
15,7 
20,7 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pégomas comptait à la rentrée scolaire 2013 quatre établissements scolaires[21] :

  • École maternelle Jules-Ferry ; 8 classes - 215 élèves
  • École maternelle Jean-Rostand ; 4 classes - 115 élèves
  • École élémentaire Marie-Curie ; 10 classes - 240 élèves
  • École élémentaire Jean-Rostand ; 8 classes - 212 élèves

Un collège, du nom d'Arnaud-Beltrame[22], ouvre en [23]. Il est prévu d'y accueillir 600 élèves environ[24]. Le nom de l'établissement, choisi après les attaques du à Carcassonne et Trèbes et le sacrifice du gendarme Arnaud Beltrame, provoque la contestation de certains parents d'élèves, craignant que le collège au nom symbolique devienne « potentiellement une cible à des attaques criminelles »[25].

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[26] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hopitaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les productions notables de Pégomas sont le mimosa dont elle en est la capitale a l'inverse des idées reçues qui pensent que c'est Mandelieu La-Napoule, et les fleurs destinées aux parfumeries grassoises.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[31].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
  • Église Saint-Pierre (1765-1768-fin XXe siècle, pierre enduite)[32]. Au début du XIe siècle existait une chapelle Saint-Pierre édifiée par les moines de Lérins. En 1762, l’évêque de Grasse donne l’autorisation de détruire la chapelle pour construire une église et sa maison curiale. Le clocher de fer forgé et la loggia de pur style provençal sont à l’image de ceux de la région.
  • Château (fin du XVIIIe siècle, pierre enduite)[33]. Ce château est construit par le comte de Drée autour d’une ancienne bastide. Un quartier se crée alors autour du château, abritant le personnel et les employés agricoles de la propriété. Des tourelles aux angles agrémentent la sobre bâtisse de pierres crépies et blanchies à la chaux. Le château est vendu par la dernière descendante du comte de Drée en 1900. Partagé à plusieurs reprises en plusieurs secteurs par les divers héritiers, il contient un ensemble d’appartements.
  • Ancienne chapelle rurale Saint-Pierre[34].
  • Monument aux morts[35].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard Anthony, (1938-2015), y vivait et y est décédé.
  • Zinédine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes, il vivait dans une famille d'accueil, il était alors âgé de 13-15 ans. Un parking près du château porte d'ailleurs son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pégomas

D'azur à l'éléphant contourné d'argent.

Variante: Coupé: au 1er d’or à la fasce de sinople, au 2e d’azur à l’éléphant d’or. (D'Hozier)

En application de l’édit de 1696, le conseil de la commune n’ayant pas présenté son dessin à l’enregistrement dans le délai imparti le garde de l’armorial général de France octroya d’office un blason. Pégomas reçut, par hasard, l’éléphant[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. Les inondations dans la vallée de la Siagne, un phénomène contemporain ?, par J.-M. Castex, A. Dagorne, J.-Y. Ottavi
  3. Composantes physiques du territoire, p.88
  4. Didacticiel de la règlementation parasismique
  5. L'eau dans la commune
  6. Description de la station
  7. PPR inondations
  8. Table climatique
  9. Le nom de Pégomas « Pégoumas » dérive du latin « Pix », terre collante
  10. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  11. Les comptes de la commune
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  13. PLU
  14. Rapport de présentation du PLU
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Évolution et structure de la population à Pégomas en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  21. Pégo-Mag' Bulletin d'information municipal n° 20 - Décembre 2013
  22. Nouveau collège de Pégomas
  23. Olivier Le Creurer, « Dans les Alpes-maritimes, un collège baptisé « Arnaud- Beltrame » », sur France 3 Occitanie, (consulté le 17 avril 2018).
  24. 19 janvier 2018, « À la rentrée 2018, le futur collège de Pégomas réservera une bonne nouvelle pour les élèves et leur famille », sur Nice-Matin (consulté le 17 avril 2018).
  25. Tanguy Hamon, « Alpes-Maritimes : malgré l'opposition de certains parents, un collège sera baptisé Arnaud-Beltrame », sur LCI, (consulté le 24 avril 2018).
  26. Professionnels et établissements de santé
  27. Paroisse Saint-Vincent de Lérins
  28. Gîtes de France
  29. Chambres d'hôtes
  30. Camping Les Mimosas
  31. Commerces de proximité
  32. L'église St Pierre
  33. Monuments et bâtiments remarquables
  34. Ancienne chapelle rurale Saint-Pierre
  35. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  36. Pôle Azur Provence : Pégomas, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]