Mike Brant

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Mike Brant
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Mike Brant en 1974.
Informations générales
Nom de naissance Moshé Michael Brand
Naissance
Famagouste, Drapeau de Chypre Chypre
Décès (à 28 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale chanteur, compositeur
Genre musical Variété, pop
Années actives 1969 - 1975
Labels CBS
WIP/Polydor
Sonopresse

Moshé Michael Brand (en hébreu : משה מיכאל ברנד), dit Mike Brant, né dans la nuit du 1er au 2 février 1947 à Famagouste (Chypre) et mort le à Paris (France), est un chanteur et compositeur israélien.

C'est en France qu'il rencontre le succès, au début des années 1970, avant sa mort à l'âge de 28 ans. Ses chansons les plus connues sont Laisse-moi t'aimer (1970), C'est ma prière (1972), Qui saura (1972), Rien qu'une larme (1973), C'est comme ça que je t'aime (1974) et Dis-lui (1975).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Tentes d'un camp de réfugiés juifs à Chypre où le futur Mike Brant naît en 1947

Mike Brant est le fils de Fishel Brand, juif polonais de Biłgoraj, professeur de danse de salon devenu maquisard auprès de l'armée russe pour combattre le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, et de Bronia Rosenberg, juive également polonaise, originaire de Łódź et survivante du camp d'extermination d'Auschwitz, qui a vu son père se faire tuer et sa mère mourir de faim sous ses yeux[1]. Fishel rencontre Bronia à la sortie de la guerre, dans un camp de réfugiés[2] ou sur le navire qui devait les conduire en terre d'Israël[3]. Il est son aîné de vingt ans et prendra soin de cette jeune rescapée qui a perdu toute sa famille dans la Shoah. Tous deux parlent yiddish et essaient d'émigrer en Palestine sous mandat britannique mais à cause de quotas stricts d'immigration juive à cette époque, leur navire de l'Aliyah Bet est détourné en mer par les Britanniques vers l'un des camps d'internement pour réfugiés juifs installé à Famagouste sur l'île de Chypre où ils sont obligés de vivre dans des conditions difficiles et entourés de barbelés. C'est dans ce camp que le couple scelle son union et que naît le 1er février 1947[4] Moshé Brand qui deviendra Mike Brant.

Rue Kibboutz Galuyot à Haïfa (en 2011) où les Brand ont emménagé à leur arrivée en Palestine en 1947

La famille Brand parvient finalement à débarquer en Palestine, à Haïfa, ville située au nord du pays, en Galilée, fin , et y vit de l'agriculture en habitant au 9 rue du kibboutz Galuyot ((en)« Rassemblement des exilés ») dans la ville basse[5] puis s’installe définitivement d'abord au 10 rue Sarah, dans le quartier Wadi Nissans puis déménage au 8 rue Partizanim, dans le quartier (he) Kiryat Eliezer fondé en 1951, où le frère de Mike, Zvi, naît trois ans après lui, le [6]. Fishel Brand trouve un travail à la municipalité et son épouse s'occupe du foyer : la famille est très modeste[6].

Moshé parle bien plus tardivement que les autres enfants ; il reste muet de longues années[3],[7],[2] mais se rattrape plus tard avec une passion pour le dessin et le chant qu'il affirme très tôt à son entourage : « Plus tard, je serai vedette… ou clochard ! »[7]. À l'âge de 10 ans, alors que sa mère est hospitalisée pour dépression, il apprend par hasard son passé à Auschwitz, les épreuves qu'elle a traversées et qu'elle lui a cachées[1].

À 11 ans, il est le seul garçon dans la chorale de son école et fait partie d'un mouvement scout[6]. D'un tempérament angoissé, sa scolarité est erratique[7] et à l'âge de 12 ou 13 ans, Moshé déménage au (en) kibboutz Gesher, situé dans la vallée du Jourdain, à 15 km au sud de Tibériade. Après environ une année à vivre proche de la nature, il retourne à l'appartement de ses parents et travaille dans plusieurs emplois temporaires comme vendeur de glaces, garagiste ou gardien au (he)Musée de la Marine nationale à Haïfa[2]. À 15 ans, l'opération qu'il subit à l'estomac pour un ulcère[7] l'empêchera d'effectuer son service militaire de trois ans. L'année suivante, à 16 ans, il tombe amoureux d'une voisine plus âgée que lui, Sarah Itskovitchi[1], relation qu'il justifiera dans une interview plus tard en disant : « L'amour n'est pas un calendrier ».

Débuts[modifier | modifier le code]

Fort d'un succès local, il est invité à chanter dans les fêtes et les Bar mitsva. À seize ans et demi, il est choisi pour animer le réveillon de la Saint-Sylvestre dans un grand hôtel de Haïfa, et, à dix-sept ans, il rejoint le groupe de son frère cadet Zvi, joueur d'accordéon, « The Chocolates », en tant que chanteur principal[8]. Le jeune groupe se produit dans des soirées, des clubs, des cafés ou des hôtels de Haïfa comme celui de l'hôtel Dan Carmel de la ville[2], et au Hilton Tel-Aviv, en reprenant les succès de la musique pop rock que Moshé chante phonétiquement[7]. Un patron de night-club conseille de mettre le jeune homme, qui semble séduire la clientèle, en avant et le groupe s'intitule désormais « Michaël Sela et les Chocolates » qui offre 150 chansons par soirée[7],[2]. Moshé devient peu après un artiste reconnu dans les grands hôtels israéliens, à la tête de son groupe « The Skymasters »[9]. Il interprète pour la clientèle internationale des hits américains de ses chanteurs préférés : Tom Jones, Elvis Presley, Frank Sinatra, Aretha Franklin, les Platters ; il est amateur de jazz et sa voix de crooner le sert[9]. Il commence avant tout avec des reprises des succès du Festival de Sanremo. Dès 1965, il se fait appeler Mike qui sonne plus international.

Son père meurt d'une crise cardiaque en 1967 ; Mike qui n'a que vingt ans en est très affecté, d'autant plus qu'étant en tournée, il arrive trop tard à son chevet. Désormais, il commencera chacune de ses prestations en interprétant la chanson préférée de son père, en son honneur[Laquelle ?]. En 1968, il entre comme chanteur dans la célèbre troupe de chanteurs et danseurs israéliens du grand Music-Hall d'Israël, Lakat Karmon, dirigée par le chorégraphe (he) Jonathan Karmon qui a découvert la voix et le charisme du jeune Mike dont il perçoit le potentiel, et pendant un à deux ans, il fait connaître en Afrique du Sud et aux États-Unis des airs du folklore israélien[10],[2].

Après cette tournée, il retourne travailler au club de l'hôtel Hilton de Tel Aviv où il entame une liaison avec la musicienne Michal Tal[11],[1]. Il y est remarqué et embauché, par l'intermédiaire de Noam Semel[12], en hiver 1968 par le propriétaire du Baccara, le night-club réputé de l'hôtel Hilton à Téhéran en Iran où il enchaîne tous les soirs plusieurs centaines de chansons. Le 17 mai 1969, sa voix, son sourire et son charme interpellent la chanteuse Sylvie Vartan et son secrétaire d'alors, le futur chanteur Carlos, tous deux de passage lors d'une tournée, qui l'invitent à leur table puis en France où ils lui assurent qu'il aura un bel avenir, bien qu'il ne parle pas le français et seulement un peu l'anglais[3].

En France[modifier | modifier le code]

Deux mois plus tard, le jeune Israélien de 22 ans qui les a pris au mot arrive à Paris et s'installe dans une chambre d'hôtel rue Cujas au Quartier latin[3]. Il possède peu d'économie et quotidiennement, il téléphone à Carlos et à Sylvie sans que personne ne lui réponde, jusqu'au jour où, à court d'argent, il se voit obligé de reprendre un avion pour quitter la France. Lors d'une dernière tentative à l'aéroport d'Orly, enfin Carlos décroche son téléphone et explique qu'il est de retour d'une tournée d'été avec Sylvie Vartan[3],[9].

La carrière de Moshé Brand va commencer à se dessiner. Il se produit grâce à Carlos au club Bistingo, qui l'héberge temporairement chez lui rue Saint-Benoît à Saint-German-des-Prés[2],[13] et lui fait également rencontrer Eddy Barclay et une partie du show-biz[2]. La « fusée Brant » va connaître son véritable coup d'accélération avec la rencontre de l’un des compositeurs de Sylvie Vartan et Johnny Hallyday, Jean Renard, qui est impressionné par son talent après que Mike lui a interprété le standard de jazz Summertime de Georges Gershwin, lors du premier rendez-vous chez l'auteur-compositeur et arrangeur Jean-Claude Vannier[2] :

« En plus de son allure, de sa beauté, ce qui ressortait, à travers son sourire clair, c'était un magnétisme de star. Et puis, il avait une telle aisance de voix et, surtout, une telle vibration qu'il m'a fallu quelques secondes pour me remettre du choc éprouvé »[9].

Renard lui propose aussitôt Laisse-moi t'aimer, un titre refusé par Johnny[9], et le forme pour le mettre en valeur en devenant son producteur, son agent, son costumier et son confident[14]. Il rassemble une équipe solide de professionnels pour assurer le lancement de son poulain : Catherine Angelloz aux relations publiques, le guitariste et arrangeur Slim Pezin pour chef d'orchestre et Inno Saada comme accompagnateur de gala. Il le met également entre les mains de nombreux photographes qui vont finir d'assurer sa promotion : Gérard Bousquet, François Gaillard, Charles Bébert, Tony Franck et Renard lui-même qui mitraille Brant pour sa collection personnelle[13].

Toujours conseillé, Mike deviendra un archétype de la mode seventies en endossant la panoplie du latin lover à paillettes[2], et change son nom de famille de « Brand » à « Brant » qui est la prononciation israélienne et s'éloigne de l'homonymie du groupe industriel de l'électroménager, Brand[7]. Pendant ce temps, Renard demande à Inno Saada d'organiser des tours de chant au Régiskaïa Club de Meudon la forêt pour que Mike gagne un peu d'argent[2].

Renard et Brant passent deux mois et 260 séances à travailler avec également Jean-Claude Vannier[7] au studio d'enregistrement du 44 rue des Dames du promoteur Gérard Tournier[15] qui avance les fonds et a accepté d'accueillir Brant dans sa maison[2],[3]. Le chanteur doit réécrire phonétiquement les paroles à l'aide de l'alphabet hébraïque et en avoir la traduction pour pouvoir les apprendre. Laisse-moi t'aimer, sorti en février 1970, devient rapidement un énorme succès, avec plus d’un million de 45 tours vendus[2].

Monique Le Marcis, figure emblématique de la radio RTL, qui apprécie particulièrement le chanteur israélien, contribue à ce succès en diffusant le titre sur les ondes plusieurs fois par jour[3] ; le standard explose : les auditeurs veulent savoir qui est ce « chanteur à la voix d'or » dont ils découvriront le physique[16] et le sourire charmeur à ses passages dans les émissions de télévision et de variétés qui l'inviteront, telles que celles de Guy Lux, Philippe Bouvard ou Jacques Martin[7].

La chanson Laisse-moi t'aimer est interprétée pour la première fois en public au Festival international de musique du MIDEM, en janvier 1970. Le festival, diffusé sur toutes les chaînes de télévision obtient un succès retentissant et le single sorti le lendemain, se vend à 50 000 exemplaires en deux semaines et atteindra 1,5 million d'exemplaires en quelques mois[13]. Le titre est enregistré en allemand et en italien pour être exporté dans ces deux pays[2].

Avenue Victor-Hugo à Paris

Mike Brant peut s'installer au 181-183 avenue Victor-Hugo dans le 16e arrondissement de Paris[17]. Le , il interprète Mais dans la lumière et remporte le Grand Prix RTL national et international. À sa première apparition à la télévision française, lors du réveillon 1969-1970[7], le standard de la chaîne explose là encore : sa voix suave et puissante, son accent exotique et son physique avantageux[16] séduisent immédiatement nombre de téléspectateurs[18]. En revanche, sa chanson écrite et composée par son ami Moshé Michael Tchaban et intitulée Why do I love you ? n'est pas diffusée sur les radios françaises au motif qu'elle est chantée en anglais[19].

Il est régulièrement invité aux émissions de Guy Lux et chez Maritie et Gilbert Carpentier, et devient l'ami de vedettes telles que Dalida ou Charles Aznavour[7]. Son succès surgit rapidement auprès des Françaises qui sont sous le charme du play boy israélien à la voix chaude[2].

En hiver 1970, l'enfant du pays donne des concerts en Israël dont le premier a lieu le 31 décembre 1970 au Yad Eliyahu Sports Hall de Tel Aviv, un stade de sport et de divertissement d'une contenance de plus de 10 000 places. Il y interprète une nouvelle chanson Erev Tov (Bonsoir) écrite avec (he) Nahum Heiman et une collaboration musicale de Moshé Michael Tchaban. Lors de sa tournée de concerts en Israël, il est accompagné de la chanteuse israélienne Yaffa Yarkoni[20]. Il enregistre également des versions de ses chansons en allemand et en italien[7].

Le , il est victime d’un accident de la route à Attignat dans l'Ain. Son producteur Jean Renard en profite pour en faire un coup de publicité spectaculaire comme c'était habituel à l'époque, en ajoutant bandages et tuyaux sur un Mike hilare. Les photos sont vendues à « France Soir » pour être publiées dès le lendemain. La légende selon laquelle Mike a subi un traumatisme crânien perdurera longtemps comme une des explications pour ses « suicides » mais le « coup de pub » de son impresario fait la sensation du moment, et son nouveau 45-tours Nous irons à Sligo, écrit par Franck Gérald, remporte un succès peut-être inespéré[7].

Le 45 tours suivant portant les titres de À corps perdu et Felicita où sa voix est mise en valeur sort en juillet 1971. À cette époque, Mike Brant ne donne pas suite aux propositions que lui offre le cinéma afin de ne pas se disperser dans une carrière d'acteur alors qu'il ne se sent pas encore aguerri dans celui de chanteur ; il continue d'apprendre les rouages du show-business aux côtés d'un des tout meilleurs managers de l'époque[2]. Il décide d'avancer progressivement dans sa carrière.

En octobre 1971, Dalida lui propose de faire la première partie de son spectacle à l’Olympia de Paris, prévu pour soixante-trois jours, en tant que vedette anglaise[2]. Alors qu'il préférait jusqu'alors se produire en province, ne se sentant pas prêt pour se lancer à Paris, il rencontre pour la première fois le public de la capitale, le 23 novembre 1971, et se produit devant lui pendant quinze jours[2]. C'est principalement pour cette raison que Jean Renard se sépare de lui, d'autant que son dernier disque Une fille à aimer a remporté un succès médiocre[7]. Cette séparation entraîne la désaffection de Jean-Claude Vannier, solidaire de Renard[2].

Également à cette époque, il part en tournée avec la chanteuse Esther Galil, avec qui il noue une grande amitié.

Après la séparation avec Jean Renard remplacé par le parolier et producteur Gérard Tournier[15], lequel est relayé par le parolier Michel Jourdan et le producteur indépendant Charles Talar[21],[22], il sort à la fin de l'année 1971, son 45 tours Une fille à aimer qui n'obtient pas le succès escompté[2]. Il chante alors la chanson Qui saura, en avril 1972, reprise de Che sarà (écrite en 1971 par le compositeur italien Jimmy Fontana pour le festival de Sanremo de 1971), adaptée par Jourdan et produite par Talar[23], qui devient rapidement numéro un des hit-parades francophones[2], et se vend à plus de 2 millions d'exemplaires[2]. Mike Brant fait la couverture de magazines de fans d'idoles de l'époque comme « Podium », « Mademoiselle Age Tendre » et d'autres[2], dépassant Claude François en popularité au référendum annuel organisé par le magazine « Hit »[7].

Puis, il se met à composer des tubes à la chaîne, avec la complicité de Michel Jourdan qui lui écrit des textes sur mesure. Il enchaîne ainsi la même année avec C'est ma prière qui figure sa première composition sur des paroles de Richard Seff, et se classe notamment en première position des hit-parades français et belge wallon[24],[2]. Puis vont sortir Que tu es belle et Toutes les couleurs entre fin 1972 et début 1973. Suivent en 1973 Rien qu’une larme qui le consacre une nouvelle fois premier en France et ailleurs avec notamment 120 000 ventes au Canada, puis le titre Tout donné, tout repris qui se vend à un million d'exemplaires et en 1974, c'est au tour de Viens ce soir, C’est comme ça que je t’aime, Serre les poings et bats-toi, On se retrouve par hasard et Qui pourra te dire ?[2]. Il fait venir d'Israël son ami Alain Krief pour réaliser ses disques[7]. Classé parmi les « chanteurs à minettes »[25], à l'instar de Patrick Juvet, Christian Delagrange, Dave, Frédéric François, alors qu'il rêve de jazz, il multiplie les tournées en France, en Europe, au Japon, en Australie, etc.[2] où il donne plus de deux-cent cinquante galas en 1973 et soixante-dix galas pendant l’été 1974. Il détrône même Johnny Hallyday au Hit-Parade.

Sa chanson Rien qu'une larme écrite en 1973 également en collaboration avec Jourdan est un nouveau triomphe en France, en Suisse romande, en Belgique francophone et au Canada[24],[26],[27]. À ceux qui lui reprochent l'indigence des paroles de ses chansons, il répond que « les chansons engagées sont bonnes pour les chanteurs sans voix »[7] mais ajoute qu'il souhaiterait être écouté quand il se produit en public plutôt qu'être submergé par ces « minettes hystériques qui crient pendant qu'il chante »[2]. La directrice artistique Monique Le Marcis se souvient d’un concert à Lyon où « les filles étaient montées sur la scène ; il s’est tourné vers moi et j’ai vu son regard paniqué : il avait peur de l’agressivité des fans »[1]. À l'époque, les jeunes filles l'attendent dans ses escaliers ou l'assaillent physiquement à ses moindres déplacements[2]. Lors des concerts, certaines se jettent sur lui, essayant de lui voler un baiser ou lui arracher une mèche de cheveux en souvenir[1].

La même année et dans un tout autre registre, il se rend en Israël pour soutenir le moral des soldats de son pays confronté à la guerre de Kippour, en chantant devant eux et en donnant son sang devant les photographes[2].

Il possède quelques amis dans le milieu du show-business dont Salvatore Adamo ou Enrico Macias avec qui il joue au football le dimanche matin au parc de Bagatelle dans le bois de Boulogne pour tenter d'échapper à la pression médiatique de tous ses instants[2]. Mais pour assurer sa protection, « son producteur Charles Talar l'entoure de cinq gardes du corps »[2]. Le chanteur reste cloîtré chez lui, se renfermant sur lui-même car n'ayant comme autre ouverture sur l'extérieur que son téléphone[2].

Au début de l'année 1974, il signe un contrat sous le label de la société de production WIP chez Polydor avec l’homme d’affaires sulfureux et menant grand train, Simon Wajntrob[28], déjà agent de Salvador Dalí et de Jacques Martin. Brant partage avec lui la langue, des origines communes et est impressionné par sa faconde et son charisme[29]. Il est invité dans sa villa à Saint-Elme près de Saint-Mandrier dans le Var[30] et également chez le peintre surréaliste Dali à Cadaqués, qui répond à sa passion pour le dessin en lui offrant des lithographies qu'on lui dérobera quelques mois plus tard, lors du cambriolage de son appartement ; il y rencontre également les chanteurs Mick Jagger et Alice Cooper[7]. Il confiera à son frère Zvi : « Si je meurs demain, sache que j'ai vécu comme 100 hommes qui ont vécu 100 ans chacun »[31].

Le chanteur est installé au 67 avenue Georges-Mandel à Paris. Son état « oscille entre l'envie de vivre et des périodes de forte déprime »[2]. Il sort en janvier 1975 Qui pourra lui dire et Elle a gardé ses yeux d'enfant sur des paroles de Richard Seff et Michel Jourdan. Il travaille ensuite sur le titre Dis-lui qu'il considère comme son meilleur disque et qui sort au début du mois d'avril 1975, le jour de sa mort[2].

Suicide[modifier | modifier le code]

Mikebrantuvie.jpg

Épuisé par le rythme de sa carrière, affecté psychologiquement par la guerre dans son pays en 1973 (il est revenu changé et traumatisé de son voyage[7]), hanté aussi par le spectre de la Shoah qui a décimé une partie de sa famille, il fait un séjour dans un hôpital de repos à Genève, conseillé par Johnny Hallyday, où on lui diagnostique une dépression[2]. Un médecin explique que personne ne peut tenir avec son rythme[réf. souhaitée].

Il souffre également d'un succès qu'il ressent comme une imposture frustrante ; la majorité de son répertoire est composée de chansons mièvres et indigentes, il a peu de pouvoir sur les textes et le français est une langue qu’il maîtrise mal. Il préfère l’anglais et le jazz pour pouvoir déployer son talent profond[3],[31].

Régulièrement assailli par ses groupies, il craint d'être une cible comme les athlètes israéliens assassinés par des terroristes palestiniens au Jeux olympiques de Munich en 1972[1].

La rencontre avec son dernier producteur Simon Wejntrob en 1974 n'est finalement pas à la hauteur de ce qui lui a été promis. Arnaque, abus, détournements de fonds : Mike souffre d'avoir été trahi par un entourage professionnel en lequel il avait confiance et avec lequel il partageait sa vie comme une famille de substitution, alors qu'il est loin de chez lui et sans aucune famille à proximité. Il est déçu et extrêmement désabusé, en plus d'être déraciné[29].

Sa vie amoureuse est douloureuse, parce qu'une nouvelle fois, il se sent trahi. La star adulée par des milliers de femmes, qui est au fond un homme simple et vrai rêvant de fonder une famille et vivre à la campagne entouré d’enfants et d'animaux, vit une grande déception amoureuse et n'arrive pas à se stabiliser avec celle qu'il aime.

Lors d'un concert en mai 1974, il quitte la scène après la quatrième chanson, laissant 4 000 spectateurs médusés[7]. Quelques jours plus tard à Cambrai, il brise le miroir de sa loge d'un coup de poing[2]. Le mois suivant, son appartement est cambriolé où on lui a volé ses biens, ses toiles, ses porte-bonheur et surtout les photographies de famille et les bijoux de sa mère[7],[2]. Probablement mal entouré, Mike Brant apparaît nerveux, anxieux et déboussolé[2].

Comme il le dit dans un entretien pour André Torrent, réalisé à l'hôpital de Genève, c'est « un trop-plein, un tout ». Il fait une première tentative de suicide le , en se jetant du cinquième étage de l'hôtel de la Paix, à Genève. Une rumeur se répand alors selon laquelle Mike Brant serait resté bloqué aux rambardes du troisième étage, accroché par le talon d'une de ses chaussures qui aurait freiné et finalement arrêté sa chute. Il en est quitte pour un traumatisme crânien et une double fracture de la jambe[32]. À son arrivée à l'hôpital, où il restera deux mois, il a un moment de délire : il se serait imaginé dans un camp de concentration.

D'après les confidences que Mike Brant aurait faites à Dalida et le témoignage du concierge de l'hôtel de La Paix, Hermann Mitterer, il était excédé par son nouveau producteur, Simon Wajntrob, qui ne lui offrait ni les royalties, ni la carrière internationale pour lesquels il avait signé un contrat le . Ce jour-là, Mike lui aurait annoncé qu'il préférait se jeter par la fenêtre plutôt que de continuer à travailler avec lui. En guise de réponse, Wajntrob aurait ouvert la fenêtre et lui aurait dit : « Tu veux sauter ? Eh bien, saute ! » Par provocation, Mike Brant, repérant un balcon au-dessous de celui de la chambre de Wajntrob, aurait alors sauté, parvenant à y atterrir. Son producteur aurait ensuite maquillé la scène en affirmant être sous la douche au moment du saut dans le vide de son protégé, afin de se dégager de toute responsabilité[29]. Interviewé sur son lit d'hôpital, Mike Brant déclare qu'il s'agissait d'un « moment de folie » et qu'il ne recommencera pas.

Après sa convalescence, l'industrie du spectacle exige de Mike qu'il se remette au travail rapidement. À cette époque, les contrats des artistes les engageaient souvent à sortir plusieurs disques 45 tours (tubes) par an, et le rythme était incessant entre enregistrements studio, émissions médiatiques, reportages magazines, voyages et tournées internationales. Mike Brant suit ce mouvement sans encadrement psychologique ni médication thérapeutique[3]. Un médecin a affirmé que Mike aurait dû prendre au moins deux ans de repos sabbatique et s'éloigner d'un certain entourage néfaste pour lui[réf. souhaitée].

Au printemps 1975, il enregistre le titre Dis-lui, morceau lui tenant beaucoup à cœur et qui est l'adaptation française du succès Feelings du germano-brésilien Morris Albert, sortie en 1974, elle-même étant la reprise d'une chanson composée en 1957 par Loulou Gasté[3]. Mike se rend au studio le jeudi et croise par hasard Jean Renard avec qui il souhaite retravailler. Tous deux prennent rendez-vous pour le lundi suivant, très heureux d'envisager de nouveaux projets[33]. Mike a rendez-vous le lendemain pour acheter un nouvel appartement, et semble ravi de son nouvel album. Il jette même ses béquilles dans la Seine car il apprend par son médecin qu'il ne boitera pas à la suite de l'accident de Genève.

Mais, le vendredi , jour de la sortie de son nouvel album, à 11 h 15 du matin, l'artiste tombe du sixième étage d'un immeuble situé rue Erlanger, dans le 16e arrondissement de Paris[34], alors qu'il était chez son amie Jeanne Cacchi[17],[33]. Il meurt dans l'ambulance qui le transporte à l'hôpital Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt)[35],[36]. La semaine suivante, sa chanson Dis-Lui sort dans les bacs et se vend à un million d'exemplaires[3],[7].

Funérailles[modifier | modifier le code]

Mike Brant est enterré dans le (he) cimetière Hof Hacarmel dans le quartier de (he) Neve David à Haïfa, le . Sont présentes de nombreuses personnes et notamment venues de France pour assister aux funérailles Simon Wajntrob, son épouse France, Michel Jourdan et Alain Krief[37].

La stèle est revêtue de l'inscription « Mike Brand », réunissant son nom de scène et son vrai nom de famille, Moshé Brand en hébreu (Brand se prononce en fait « Brant »). Un arbre coupé sur la pierre tombale blanche représente sa vie foudroyée en pleine jeunesse. Non loin de la sienne, se trouvent les tombes de ses parents, toutes les trois se situant non loin de la mer, qui était chère au chanteur.

Thèses[modifier | modifier le code]

Affiche pour la comédie musicale Mike sur l'ancien bâtiment du (he) théâtre Beit Lessin à Tel Aviv (2008)

Plusieurs thèses ont été avancées pour expliquer sa mort : assassinat[14] (ou, tout au moins, responsabilité de son entourage professionnel[38] et des fréquentations douteuses de celui-ci), difficulté à assumer les conséquences de son succès (rythme de vie effréné, harcèlement perpétuel des fans qui l'assaillaient, chansons à l'eau de rose pour l'amateur de jazz qu'il était, déceptions amoureuses), traumatisme psychologique touchant les enfants de déportés de la Shoah, appelé notamment « syndrome de deuxième génération », et qui n'a pas été traité chez lui[39],[40].

La drogue a également été évoquée[9] bien que les rapports des médecins lors de son hospitalisation (d'une durée de deux mois après sa première tentative de suicide cinq mois plus tôt) n'aient pas décelé d'addiction à des produits stupéfiants. Soigné pour dépression[17], Mike Brant avait même cessé de prendre les psychotropes qu'on lui prescrivait par peur des effets secondaires. Se sentant envahi par le mal de vivre, trahi, et éprouvant un sentiment de « trop plein », selon ses propres mots, il aurait souhaité mettre fin à ses jours.

Il a également été suggéré qu'il se serait jeté par la fenêtre après avoir reçu un appel téléphonique attendu qui l'aurait rendu très nerveux[38]. Autre théorie : après cet appel reçu, il aurait cherché de l'air et aurait trébuché sur le balcon, passant au-dessus de la balustrade du jardin, le treillage en bambou fixé à la rambarde du balcon se brisant sous son poids (l'ironie veut que l’appartement du sixième étage étant légèrement en retrait de la façade, le balcon de l'étage inférieur aurait pu arrêter sa chute).

Parmi les autres versions qui firent également les gros titres de la presse spécialisée ou qui surgirent au fil des ans, on évoque encore : une implication dans un trafic d'œuvres d'art par son entourage professionnel, touchant indirectement Mike ; une histoire d'espionnage en lien avec le Mossad ; ou bien encore une énième querelle avec Wajntrob qui aurait tourné au drame. Cette dernière théorie s'appuie notamment sur la violente dispute en yiddish qui a opposé Simon Wajntrob à la mère de Mike Brant après les funérailles de ce dernier, peu avant qu'elle soit victime d'un second infarctus, fatal celui-là[41]. Trois ans plus tard, jeudi , le même Wajntrob[42]est retrouvé mort avec une balle dans le cœur et une autre dans la nuque, dans le bois de Vincennes, sans qu'on puisse déterminer avec certitude s'il s'agit d'un suicide ou d'un assassinat[29],[14]. Alain Krief[43],[44], secrétaire de Mike Brant, se suicide à son tour durant l'année 1984 en se jetant sous une rame de métro à Paris, ce qui concourt à alimenter les rumeurs les plus folles[37] comme celle d'un assassinat, selon la théorie du journaliste Julien Balestra[14]. La disparition de Brant reste aujourd'hui encore matière à controverse, comme pour d'autres vedettes disparues de façon tragique[37]. Pour Yona Brand, la nièce de Mike, sa mort restera un éternel mystère[41].

Hommages[modifier | modifier le code]

Avec une carrière de cinq ans et 47 titres officiels répertoriés, Mike Brant a vendu plus de 33 millions de disques depuis 1970.

Son frère Zvi et sa nièce Yona entretiennent aujourd'hui le souvenir de l'artiste au travers de projets artistiques et d'un fan-club dont Yona est la présidente. Celle-ci a donné à sa fille le prénom d'Arrava, qui était un des titres préférés de Mike Brant, évoquant la terre frontalière de paix entre Israël et la Jordanie.

Le fan-club et les pages de réseaux sociaux qui lui sont consacrés regroupent plus de 220 000 personnes, des fans français, israéliens, canadiens, belges... dont certains pèlerinent annuellement sur la tombe du chanteur, lors de cérémonies anniversaires, en présence de sa famille[6],[18].

À Paris[modifier | modifier le code]

Près de son dernier domicile du 67 avenue Georges-Mandel (et du premier, à partir de 1969, 181-183 avenue Victor-Hugo), dans le 16e arrondissement, une place Mike-Brant est inaugurée en 2018[17],[45].

En août 2020, la municipalité de Haïfa donne son nom à une rue, sur la promenade Bat Galim, dans le quartier de Kiryat Eliezer où Moshé Brand a passé sa jeunesse. La cérémonie se déroule en présence de sa famille, de plusieurs fans et du maire de Haïfa, Dr. Einat Klish Rotem ainsi que Sigal Zioni du conseil municipal[6].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Mike Brant
  • 1974 : Toutes les couleurs

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1972 : L'Album d'or (CBS)
  • 1974 : Mike Brant 74 (Sonopresse)
  • 1974 : Album souvenir (Polydor)
  • 1974 : L'Album d'or, Vol. 2 (CBS)
  • 1980 : En plein cœur de ta jeunesse (Polydor)
  • 1985 : 10e anniversaire (Sonopresse)
  • 1990 : 15e anniversaire (Pathé Marconi EMI)
  • 1995 : 20e anniversaire (EMI)
  • 1998 : 20 chansons d'or (EMI)
  • 2000 : Laisse-moi t'aimer : Le meilleur de Mike Brant (EMI / Capitol)
  • 2002 : L'Essentiel (EMI / Capitol)
  • 2005 : Qui saura (EMI)
  • 2006 : Forever (EMI)
  • 2009 : Best Of (EMI)
  • 2010 : Éternel (EMI)
  • 2011 : Disque d'or (EMI)
  • 2013 : Laisse-moi chanter ! (EMI)
  • 2014 : L'Inoubliable (Warner)
  • 2018 : Un grand bonheur - Best Of (Warner)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Laisse-moi t'aimer
  • 1970 : Un grand bonheur
  • 1970 : Mais dans la lumière
  • 1971 : Nous irons à Sligo
  • 1971 : À corps perdu
  • 1971 : La Fille à aimer
  • 1972 : Qui saura
  • 1972 : C'est ma prière
  • 1973 : Rien qu'une larme
  • 1973 : Tout donné, tout repris
  • 1974 : Viens ce soir
  • 1974 : C'est comme ça que je t'aime
  • 1974 : On se retrouve par hasard
  • 1974 : Qui pourra te dire ?
  • 1975 : Dis-lui (musique originale composée par Loulou Gasté)
  • 1975 : Donne un peu de toi
  • 1976 : My Way

Singles internationaux[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Liebe will mehr (Laisse-moi t'aimer) (Allemagne)
  • 1970 : Cuore di bambina (Italie)
  • 1973 : Das ist mein Lied (Allemagne)
  • 1975 : Au revoir (On se retrouve par hasard) (Allemagne)
  • 1975 : Wer dich kennt, der muss dich lieben (Allemagne)

Autres chansons[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Parce que je t'aime plus que moi (face B de Laisse-moi t'aimer)
  • 1970 : Au pays de ma maison (face B de Un grand bonheur)
  • 1970 : Et je suis heureux (face B de Mais dans la lumière)
  • 1971 : Mr Shubert, I Love you (face B de Nous irons à Sligo)
  • 1971 : Felicita (face B de À corps perdu)
  • 1971 : Accrochons-nous à l'amour (face B de La fille à aimer)
  • 1972 : L'amour c'est ça, l'amour c'est toi (face B de C'est ma prière)
  • 1972 : She's My Life
  • 1972 : Qui a tort ?
  • 1972 : Sans amis (face B de Qui saura)
  • 1973 : C'est une belle fête (face B de Rien qu'une larme)
  • 1973 : La musique au fond du cœur (face B de Tout donné, tout repris)
  • 1974 : Serre les poings et bats-toi (face B de On se retrouve par hasard)
  • 1974 : Elle a gardé ses yeux d'enfant (face B de Qui pourra te dire)
  • 1974 : Attendez
  • 1974 : Toutes les couleurs
  • 1974 : Que tu es belle
  • 1974 : Je vis la vie que j'ai choisie
  • 1974 : Toi, moi, nous
  • 1974 : Arrava
  • 1974 : Holly Holy
  • 1974 : En plein cœur de ta jeunesse
  • 1974 : Toi, mon enfant (face B de Viens ce soir)
  • 1975 : Essayez de lui mentir (face A2 de Donne un peu de toi)
  • 1975 : Malaguena (face B1 de Donne un peu de toi)
  • 1975 : Summertime (face B2 de Donne un peu de toi)
  • 1975 : L'oiseau noir et l'oiseau blanc (face B de Dis-lui)

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Spectacle vivant[modifier | modifier le code]

En Israël, plusieurs spectacles ont retracé sa vie : en 1991, Eldad Ziv[46] écrit et réalise la pièce Laisse Moi T'aimer au Khan de Jérusalem ; en 2008, la pièce de théâtre musical intitulée Mike, sous la direction de (en) Micha Lewensohn, est donnée au théâtre Beit Lessin de Tel Aviv avec Dan Shapira[47] dans le rôle-titre et une musique de Gadi Inbar[48], est également « une parabole sur le succès et le prix qu'il en coûte »[8].

Dans un de ses spectacles, Dany Boon parodie Mike Brant en interprétant sa fameuse chanson Laisse-moi t'aimer, tout en étant suspendu dans les airs grâce à un câble.

Le producteur et rappeur américain Dr. Dre a samplé la chanson Mais dans la lumière pour le titre Crack a Bottle avec Eminem, 50 Cent et lui-même. Mais le célèbre titre de Mike Brant avait déjà été repris par deux autres rappeurs : Havoc du groupe Mobb Deep, pour son titre Live It Up, ainsi que RZA du Wu-Tang Clan.

En , Mike Brant : Laisse-nous t'aimer, une comédie musicale de Gadi Inbar sur la vie du chanteur, mise en scène par Thomas Le Douarec, a été créée au théâtre Comédia à Paris et est nominée au Molière 2011 dans la rubrique « meilleur spectacle musical »[49],[50]. Il s'agit de la reprise du spectacle israélien de 2008[8].

En , a lieu au Palais des sports la première de Hit Parade, comédie musicale rendant hommage aux titres de Claude François, Dalida, Mike Brant et Sacha Distel. Les quatre artistes apparaissent en hologrammes.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

En plus des utilisations de chansons de Mike Brant dans les bandes originales d’œuvres audiovisuelles déjà recensées par l'IMDb, ci-dessous suit une liste non exhaustive de films où ses chansons apparaissent.

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Disques[modifier | modifier le code]

Le 27 octobre 2014, le chanteur français Amaury Vassili sort un album hommage à Mike Brant chez Warner Music intitulé Amaury Vassili chante Mike Brant qui se classe à la 8e place du SNEP dès sa première semaine de sortie. Une édition collector contient la chanson Où que tu sois composée par Brant mais jamais sortie[51].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hubert et Georges Baumman (préf. Claude François), La Vraie Vie de Mike Brant, Paris, éditions Star System, — Les jumeaux Baumman faisaient partie de l'équipe de Mike.
  • Fabienne Roche, Mike Brant : Le Prix de la gloire, éditions Verso, .
  • Michel Jourdan, Mike Brant. Il n’a pas eu le temps…, Paris, éditions TF1 Musique, .
  • Fabien Lecœuvre et Gilles Lhote (préf. Zvi Brand), Mike Brant inédit, Paris, éditions Michel Lafon, (EAN 9782840986331).
  • Jacques Pessis, Mike Brant, Paris, éditions Vade Retro, coll. « Les lumières du music-hall », .
  • Olivier Lebleu, Mike Brant : La Voix du sacrifice, Paris, éditions Publibook, .
  • Fabien Lecœuvre, Mike Brant : L'Idole foudroyée, Paris, éditions La Lagune, .
  • Armelle Leroy (préf. Yona Brant), Mike Brant : Biographie, Paris, éditions Flammarion, .
  • Zvi Brant, Yona Brant et Fabien Lecoeuvre, Mike Brant dans la lumière, Paris, éditions Le Marque-pages, .
  • Alain-Guy Aknin, Mike Brant : Le Chant du désespoir, Monaco, éditions Alphée, (ISBN 978-1508553311).
  • Pierre Pernez (préf. Zvi, Corinne et Yona Brand), Mike Brant inoubliable, éditions City, (ISBN 978-2824605760).

Livres partiellement consacrés à Mike Brant[modifier | modifier le code]

  • Jacques Mazeau, Les Destins brisés de la chanson, Paris, éditions France-Loisirs, .
  • Fabien Lecœuvre et Gilles Lhote, Génération 70 : 70 idoles des années 70, Paris, éditions Michel Lafon, .
  • Jean Renard, Que je t’aime… la vie, Paris, éditions Le Marque-pages, .

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Laisse-moi t'aimer, Dmaot Schell Malachim (Angles Tears), documentaire franco-israélien, le .
  • Mike Brant : Laisse-moi t'aimer d'Erez Laufer, 2003[52], sur France 3, le . Cette oeuvre est élue meilleur documentaire à la fois au Festival du film israélien aux États-Unis et lors de la cérémonie des Ophir Awards.
  • Le Droit de savoir : Mike Brant : Les mystères de sa mort de Mathias Favron, 2005, diffusé sur TF1, le .
  • Un jour, un destin : Mike Brant, l'icône brisée, présenté par Laurent Delahousse, sur France 2, le .
  • Nous nous sommes tant aimés de Jérôme Revon, produit par Stéphane Gateau et commenté par Gilles Verlant, le [53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Prisma Média, « Mike Brant: itinéraire d'un séducteur maudit - Gala », sur Gala.fr (consulté le 10 janvier 2021).
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak et al « Mike Brant - Biographie, discographie et fiche artiste », sur RFI Musique, (consulté le 9 janvier 2021).
  3. a b c d e f g h i j et k Bruno de Stabenrath, « Le playboy & le juif errant », sur La Règle du Jeu, (consulté le 7 janvier 2021).
  4. Lebleu 2002.
  5. « Mike Brant in family in company of her father her mother and her... », sur Getty Images (consulté le 14 janvier 2021)
  6. a b c d et e (he) אדיר יזירף, « מייק בראנט הנער החיפאי שהפך לאליל ההמונים אחרי 45 מונצח בחיפה • צפו » [« Après 45 ans, le nom de Mike Brant a été commémoré dans une nouvelle rue de Haïfa • Mike Brant Blvd »], sur חי פה - חדשות חיפה,‎ (consulté le 10 janvier 2021).
  7. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v « Mike Brant - Universal Music France », sur www.universalmusic.fr (consulté le 9 janvier 2021).
  8. a b et c (en-US) Helen Kaye, « Mike Brant's life story hits the stage », sur The Jerusalem Post | JPost.com, (consulté le 3 janvier 2021).
  9. a b c d e et f Olivier Rajchman, « Mike Brant, 40 ans après sa mort : les vertiges de la gloi... - Télé Star », sur www.telestar.fr, (consulté le 14 janvier 2021)
  10. Suite au succès des performances de la troupe de Jonathan Karmon à la salle de l'Olympia à Paris, son directeur Bruno Coquatrix lui propose le poste de conseiller artistique de l'Olympia, l'une des salles de concert les plus prestigieuses au monde à l'époque. Karmon y occupe ce poste à partir de la fin des années 1960 et pendant trente ans.
  11. (en) « ABOUT | Michal Tal - Pianist », sur Michaltal (consulté le 10 janvier 2021).
  12. « Noam Semel », sur Discogs (consulté le 10 janvier 2021).
  13. a b et c « Johnny HALLYDAY 3 », sur jeanrenardbiographie.monsite-orange.fr (consulté le 9 janvier 2021).
  14. a b c et d « Mike Brant : Il a été assassiné ! - France Dimanche », sur www.francedimanche.fr (consulté le 3 janvier 2021).
  15. a et b « Gérard Tournier », sur Discogs (consulté le 9 janvier 2021).
  16. a et b Un mètre quatre-vingt sept pour soixante quinze kilos, décrit comme possédant des « yeux de velours, une bouche voluptueuse, une mâchoire carrée, du charme à revendre... (une) toison arrogante... ». Lire en ligne.
  17. a b c et d « Dénomination place Mike-Brant », mairie de Paris, direction de l’urbanisme, 2018.
  18. a et b (he) Merav Yudilovich, « חברי מייק ברנט ציינו 30 שנה למותו » [« Les membres de la famille de Mike Brand ont célébré les 30 ans de sa mort »], sur ynet,‎ (consulté le 3 janvier 2021).
  19. Poret, op. cit., p. 20.
  20. Laurent Poret, Les stars mortes trop vite, Laurent Poret (lire en ligne).
  21. « Ancien dirigeant du PSG, Charles Talar est mort », sur L'Équipe (consulté le 9 janvier 2021).
  22. « Charles & Nicolas Talar », sur NOTRE DAME DE PARIS - La Comédie Musicale (consulté le 9 janvier 2021).
  23. Fabien Lecoeuvre, 1001 histoires secrètes de la chanson, Le Rocher, 2017.
  24. a et b Chartsventes, « World singles charts and sales TOP 50 in 58 countries: Mike BRANT », sur World singles charts and sales TOP 50 in 58 countries, (consulté le 9 janvier 2021).
  25. Le terme n'étant pas très péjoratif à l'époque.
  26. Michel Gignac,« Compilation des succès par ordre alphabétique d'interprètes » [PDF], sur banq.qc.ca, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
  27. (en) « Billboard. », Billboard Magazine,‎ , p. 45 (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2021).
  28. « Simon Wajntrob », sur Discogs (consulté le 9 janvier 2021).
  29. a b c et d education-programme, « Productions Wajntrob », sur C'est la vie ! Images d'archives, (consulté le 6 janvier 2021).
  30. « Quand Mike Brant venait passer ses vacances à Saint-Elme », sur Var-Matin, (consulté le 9 janvier 2021).
  31. a et b Le Point magazine, « Hommages et biopic pour l'idole Mike Brant, 40 ans après sa mort en pleine gloire », sur Le Point, (consulté le 9 janvier 2021).
  32. Un jour, un destin : Mike Brant, présenté par Laurent Delahousse, France 2.
  33. a et b Benoît Franquebalme, « Mike Brant : Il a été assassiné ! - France Dimanche », sur www.francedimanche.fr, (consulté le 6 janvier 2021).
  34. « Ses derniers instants », sur mike-brant.e-monsite.com (consulté le 3 janvier 2021).
  35. www.ohmymag.com/mike-brant/mike-brant-son-frere-fait-des-revelations-inattendues-sur-son-suicide_art109034.html.
  36. Telestar.fr, « Le jour où… Mike Brant s'est suicidé - Télé Star », sur www.telestar.fr, (consulté le 7 janvier 2021).
  37. a b et c Pierre Pernez, Mike Brant inoubliable, City, .
  38. a et b « « Le showbiz a tué mon frère » : Zvi Brant, 65 ans, frère de Mike », sur leparisien.fr, (consulté le 6 janvier 2021).
  39. Psychologies.com, « La Shoah en héritage », sur www.psychologies.com, (consulté le 3 janvier 2021).
  40. Abraham Sagi-Schwartz, Marinus Van IJzendoorn, Klaus E. Grossmann et Tirtsa Joels, « Les survivants de l'Holocauste et leurs enfants », Devenir, vol. 16, no 2,‎ , p. 77 (ISSN 1015-8154 et 2235-2090, DOI 10.3917/dev.042.0077, lire en ligne, consulté le 3 janvier 2021).
  41. a et b « Yona Brand : «La mort de Mike restera un éternel mystère» », sur Le Soir, (consulté le 7 janvier 2021).
  42. « LA SEYNE-SUR-MER (83) : cimetière - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le 3 janvier 2021).
  43. catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb147653784.
  44. data.bnf.fr/14765378/alain_krief/.
  45. Par Christine HenryLe 21 novembre 2018 à 18h26, « Paris : Mike Brant donne son nom à une place du XVIe arrondissement », sur leparisien.fr, .
  46. « Eldad Ziv », sur IMDb (consulté le 3 janvier 2021).
  47. « Dan Shapira », sur IMDb (consulté le 3 janvier 2021).
  48. « Gadi Inbar | THEATREonline.com », sur www.theatreonline.com (consulté le 3 janvier 2021).
  49. « La tragédie de Mike Brant en chansons », Le Parisien, 16 septembre 2010.
  50. « MIKE BRANT - LAISSE-NOUS T'AIMER - Le Théâtre Libre | THEATREonline.com », sur www.theatreonline.com (consulté le 3 janvier 2021).
  51. « Amaury Vassili - Amaury Vassili chante Mike Brant », sur ultratop.be (consulté le 3 janvier 2021).
  52. « MIKE BRANT, LAISSE MOI T'AIMER d'Erez Laufer - CINETOM », sur www.cinetom.fr, (consulté le 9 janvier 2021).
  53. www.programme.tv/nous-nous-sommes-tant-aimes-15541207/.

Liens externes[modifier | modifier le code]