Palais d'Hiver (Lyon)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Palais d'Hiver.
Palais d'Hiver
Présentation
Destination initiale
Palais d'hiver
Destination actuelle
Démoli et remplacé par un immeuble de bureaux
Construction
1920 (modernisé en 1963)
Démolition
1988
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Coordonnées
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Le Palais d'Hiver était une salle de bal, de music-hall et de concert situé au 149, boulevard Pommerol à la limite entre Lyon et Villeurbanne, construit à l'emplacement de la piscine Delange[1]. Pouvant accueillir jusqu'à 3000 personnes à son inauguration en 1920 et 2500 lors de sa modernisation en 1963[1], il a été le plus grand music-hall d'Europe jusqu’à sa destruction en 1988. Depuis 1990 il a laissé place à des bureaux[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

La vie du palais d'hiver est lié à ses fondateurs, les frères Lamour et principalement Pierre Lamour puis son fils Roger.

Dès son ouverture en 1920, c'est une salle de bal appréciée, équipée d'un bar américain et près de sic cents tables, pouvant accueillir jusqu'à 3000 personnes, principalement entre septembre et avril[3].

Il a accueilli depuis les années 30 de nombreuses stars comme Fernandel, Joséphine Baker, Tino Rossi, Mistinguett, Nino Ferrer, Antoine, Yves Montand, Georges Brassens, Lucienne Boyer, Édith Piaf, Georges Guétary, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour, Les Chaussettes noires, Jacques Brel, Les Chats sauvages, Duke Ellington, The Beatles, The Beach Boys, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dave, Nicoletta, Lionel Hampton, Claude François, Sheila, Santana (groupe), ou encore Gérard Lenorman, Dalida, Bob Asklöf, Petula Clark, Henri Salvador, Barbara, Metallica, etc.

L'animateur permanent était Jacky Thomas, il intervenait en première partie avant la vedette annoncée, et un groupe musical passait avant celle-ci[réf. nécessaire].

Historique[modifier | modifier le code]

Vue du grand bassin de la piscine avec des nageurs sous un toit du type halle. Au fond du bassin sur le petit côté se trouvent des gradins.
La piscine Delange vers 1910.

En 1920, les frères Lamour, propriétaires d'un restaurant rue Royale, font l'acquisition de la piscine-patinoire de Monsieur Delange et la transforme en salle de bal. Ils l'appellent « Le Palais d'Hiver ». Le 19 octobre 1920, trois mille personnes poussent les portes du Palais d'Hiver pour la première fois, un nom qui se voudra concurrencer le Palais d'Été de Montchat-Monplaisir à Lyon.

Devant ce succès, Pierre Lamour ouvre une annexe du Palais, un Club privé baptisé Le Lido.

En 1939, réquisitionné par l'armée d'occupation, le Palais d'Hiver est fermé au public. Plus tard, Roger Lamour, le fils de Pierre, se retrouve seul à la tête de ce grand music-hall et engage René Valéry de la Société des imprésarios de France.

À l'époque de Roger Lamour, Eddy Barclay, Claude Carrère, Bruno Coquatrix et autres sont à la recherche d'artistes. Ils ne les cherchent pas à Lyon, mais envoient ceux qu'ils lancent se faire les dents devant le public lyonnais réputé difficile. Ce sont toutefois les musiciens de Lyon qui les accompagnent. Avec les artistes et grands orchestres qui se programment, le Palais d'Hiver travaille tous les jours à guichets fermés[3].

Un soir d'octobre 1962, un incendie anéantit le Palais d'Hiver. Une enquête de police conclura à un accident. Grâce à la ténacité de Roger Lamour et du soutien de son personnel et de ses clients, Lamour reconstruit le Palais d'Hiver en plus grand, avec de meilleurs normes et du matériel de grande qualité. Le 7 novembre 1963, c'est « Monsieur 100 000 volts », la vedette Gilbert Bécaud qui inaugurera la réouverture du Palais d'Hiver.

Le Palais d'Hiver connaît ensuite de grandes difficultés financières. Les charges et responsabilités reposent sur Roger Lamour au détriment de sa santé. Le 5 octobre 1974, après avoir laissé une lettre sur son bureau, Roger Lamour décide de mettre fin à ses jours et se tire une balle dans la tête. Après cette disparition, Pierre-Yves Lamour, aîné des trois enfants de Roger Lamour, apprend le métier d'entrepreneur de spectacles et se met à la tête de l'empire. À cause de mauvaise gestion et de la concurrence de nouvelles salles en France, le Palais d'Hiver s'effondre peu à peu. Mais le Palais d'Hiver reste branché sur 20 000 watts et le rock pur et dur investit la scène de ce Music-Hall.

Le 24 février 1978 le chanteur Claude François donne le dernier concert de sa carrière[4].

Le 8 juin 1981, Pierre-Yves-Lamour, se tue au volant de sa voiture, qui sortait de révision, à cause d'une fuite d'huile, il perd le contrôle du véhicule. Après cette nouvelle disparition suivie du décès de l'épouse de Roger Lamour, Irène Lamour, la dynastie Lamour s'éteint et le Palais d'Hiver aussi, malgré les efforts de ses plus fidèles employés comme Pierre Peyroche et d'autres.

C'est le 9 décembre 1985 que le Palais d'Hiver ferme ses portes définitivement. Le ministère de la Culture n'inscrit pas ce music-hall à l'inventaire des Bâtiments de France, et le bâtiment est détruit à la fin de l'été 1988.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le Palais d’hiver », sur Exposition virtuelle "AIRS DU TEMPS, Édouard Herriot et la vie musicale à Lyon (1905-1957)", (consulté le 23 mars 2019)
  2. « Le Palais d'Hiver », sur pss-archi.eu.
  3. a et b Pierre PEYROCHE, Le Palais d'Hiver, l'envers du décor, Meyzieu, Césura, , 128 p.
  4. « Claude François est mort il y a 38 ans. Retour en chiffres sur sa carrière », sur programme-tv.net (consulté le 14 octobre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gepehel, Le Palais d'hiver, 50 ans de spectacles, Y.N Productions - La Cuisine aux images, 2000. Film documentaire.
  • Pierre Peyroche, Le Palais d'Hiver, l'envers du décor, Césura Lyon Édition, 2006.
  • Patrick Savey et Mario Gurrieri, Histoire du plus grand music-hall d'Europe Le Palais d'Hiver, Édition DSG Lyon, 2000.
  • Florent Deligia, « Le Palais d'Hiver : quand Lyon était la capitale du rock », sur Lyon Capitale, .