Arme à feu

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Mousquetaire et son arme à feu (1608)
Une mitrailleuse calibre 12,7 mm.

Une arme à feu est une arme visant originellement à donner la mort à grande distance via des projectiles, au moyen de gaz produits par une déflagration (combustion rapide et confinée d'un composé chimique détonnant). Depuis quelques siècles, à partir de la Renaissance tardive, les armes à feu sont devenues les armes prépondérantes de l'humanité. Utilisées pour la chasse, certains sports, le crime[1],[2] et la guerre, elles ont été sources de nouveaux types de blessures et séquelles, et de profondes mutations dans les doctrines militaires[3].

Il existe, de façon simplifiée, deux types principaux d'armes à feu : les armes légères et les pièces d'artillerie. Les armes légères sont des armes d'un calibre assez réduit, souvent en dessous de quinze millimètres, que l'on pointe à la main et directement sur un objectif visible. Les pièces d'artillerie, elles, sont des armes plus imposantes nécessitant l'utilisation d'un support (l'affût) pour être mises en batterie, elles peuvent peser plusieurs tonnes et avoir une portée de plusieurs dizaines de kilomètres ; leur pointage se fait souvent de façon indirecte grâce à des observateurs avancés et par l'utilisation de coordonnées géographiques.

Une autre façon de répartir les armes à feu peut être l'automatisation de leur séquence de tir, on peut ainsi distinguer les armes au coup par coup, les armes à répétition, les armes semi-automatiques et les armes automatiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières armes à feu apparurent en Chine au VIIIe siècle avec les lances à feu (Huo Sang), espèce de lance-flammes, à l’efficacité pratique restreinte sur un champ de bataille (mais plus large pour ses qualités incendiaires). Leur efficacité psychologique sur des novices pouvait être utile. Les Byzantins ont utilisé le feu grégeois et des armes à feu[4]

Au XIIIe siècle, les troupes de Gengis Khan utilisaient, de façon marginale, les pots à feu (assimilables aux cocktails molotov). Les pots à feu étaient constitués d'un contenant rempli de combustible qui, en se répandant, créait un foyer incendiaire.

Les premières armes à feu européennes apparurent au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge, vraisemblablement au XIIIe siècle, date à laquelle on trouve les premières mentions de ce type d'armes à feu médiévales ; elles introduisent les armes à feu qui vont révolutionner la technologie militaire. Les premiers essais d'arme à feu concernaient surtout des engins d'artillerie, les armes portables se révélant tout d'abord problématiques à mettre en œuvre et moins efficaces que les armes de jet traditionnelles, comme l'arc et l'arbalète.

Les premières pièces d'artillerie furent utilisées conjointement avec l'artillerie névrobalistique, alors en usage pour les sièges. Du fait des limitations technologiques de ces premières réalisations, leur emploi était souvent risqué pour l'attaquant lui-même, les premières bombardes ayant tendance à exploser après quelques tirs, voire dès le premier. Leur efficacité était douteuse, leur projectile se désagrégeant à l'impact au lieu d'entamer la fortification visée. Les progrès réalisés en métallurgie vinrent peu à peu à bout de ces premières difficultés. Il devint possible, dès la fin du Moyen Âge, de réaliser des canons qui n'explosent plus que de façon très occasionnelle et les projectiles en fonte s'imposent au détriment de ceux en pierre, utilisés en premier lieu. L'effet sur les techniques de siège et de fortification est alors fondamental, les plus hautes murailles, gages d'invulnérabilité auparavant, deviennent les plus vulnérables, et l'on doit repenser tout l'art de protéger une position.

Petites armes à feu dans le monde[modifier | modifier le code]

Quelques armes à feu légères.

Les armes légères et de petit calibre sont considérées par l'ONU[5] comme une source potentielle ou avérée (selon les contextes) d'exacerbation de la violence.

En juillet 2007, un rapport[6] établi par l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève estimait que 650 des 850 millions de petites armes à feu sur Terre (76,5 %) sont en fait détenues par des civils, le reste l'étant par les diverses armées et forces de l'ordre.

Les États-Unis sont largement en tête du classement avec 290 millions d’armes, soit presque une par personne (90 petites armes à feu pour 100 habitants)[7]. Viennent ensuite le Yémen (61 armes pour 100 habitants), la Finlande (56), la Suisse (46) et l’Irak (39). La France se situe à un niveau comparable à beaucoup de pays européens, avec 32 armes pour 100 habitants[7]. L'âge minimal pour le port d'armes à feu en Finlande est fixé à 15 ans[8],[9]. On estime que 56 % de la population finlandaise et 38 000 adolescents en détiennent une[8],[9].

L’Inde serait le pays d'Asie le plus armé (avec 46 millions d'armes privées, c'est-à-dire n'appartenant ni à la police ni à l'armée), mais rapporté à sa population le taux d'armement privé y est parmi les plus bas (4 pour 100 habitants). Idem pour la République populaire de Chine (3 pour 100 habitants) et le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique (1 arme à feu pour 100 habitants).

Si le rapport confirme des liens entre l'instabilité persistante de certaines situations (ex : violence armée et insécurité au Sud-Soudan) et la disponibilité des armes à feu pour la population civile, urbaine notamment, la seule présence d'arme ne permet pas d'en prévoir un usage violent, et le faible nombre d'armes par habitant ne garantit pas l'absence de violence ; le Nigeria, par exemple, est victime d'un taux important de violence, sans que les armes à feu soient nombreuses chez les civils. Contrairement à une idée répandue, il n’y a pas de relation claire entre un plus grand nombre d’armes et un niveau de violence accru, a commenté Keith Krause (qui a dirigé le programme), citant la délinquance importante en Amérique latine où la population civile dispose de peu d’armes à feu.

Outre les apports d'origine militaire (entraînements, conflits), l'usage de certaines munitions en pleine nature (chasse et ball-trap surtout) contribue de manière non négligeable à la pollution de l'environnement ; plusieurs dizaines de milliers de tonnes de plomb sont ainsi dispersées dans l'environnement chaque année par la chasse et le ball-trap (8 000 t par an environ, en France dans les années 1990, dont 6 000 t par la chasse[10]), qui se surajoutent aux apports des années précédentes de certaines pollutions diffuses de l'environnement (plomb toxique des balles ou de la grenaille, métaux lourds des amorces qui sont diffusés dans l'environnement, devenant des sources de saturnisme animal, aviaire notamment et peut-être humains).

Légalité[modifier | modifier le code]

Un rebelle avec un lance-roquettes en Centrafrique.
Article détaillé : Trafic d'armes.

Un baromètre[11] tente de suivre la légalité et la transparence des grands marchés mondiaux d'armes légères, petit calibre et de leurs munitions.

Les chercheurs tentent de différencier :

  • les transferts autorisés (mais ils peuvent ne l'être que par un seul des 2 gouvernements concernés).
  • les transferts irresponsables (ou « transferts sur le marché noir » ), autorisés par un gouvernement au moins, mais légalement douteux pour le droit international, avec risque d’utilisation abusive et/ou de détournement vers des usages ou des destinataires non autorisés, etc. Même si l'on ne retenait comme "irresponsables" que les transferts interdits par l'ONU, le rapport de 2007 constate que les embargos de l’ONU sur les armes, bien qu'étant contractuellement obligatoires pour tous les membres de l’ONU, ne sont que peu respectés, et effectués en toute impunité (ex : transferts autorisés par des gouvernements mais faits en secret, vers le Liban, la Somalie et le Soudan en 2006).
  • transferts illégaux (sur le marché noir), interdits par les deux gouvernements.

Les transferts illicites englobent les transferts irresponsables et les transferts illégaux (marché gris/noir). Ils sont difficiles à quantifier.
Certains transferts autorisés font l'objet de détournements massifs (À titre d'exemple ; le rapport Small arms survey 2007 cite le détournement de "plusieurs centaines de milliers d’armes légères transférées par les États-Unis à l’Irak" et de "dizaines de milliers de munitions des troupes de maintien de la paix en Afrique du Sud et au Burundi" depuis 2003.

  • Les transferts secrets (les plus difficiles à mesurer), désignant ceux qui sont volontairement cachés par les gouvernements (déclarations mensongères ou absence totale de déclaration et de transparence).

À cause du trafic d'armes et de munitions et de leur possible usage différé, la conséquence de tous ces transferts peut, être, éloignée dans l'espace et dans le temps.

En 2 ans, de 2002 à 2004, plus de 60 États ont laissé faire ou soutenu des transferts de type "irresponsables" en direction de 36 pays [réf. nécessaire].

Quelques chiffres (évaluations, pour petits calibres et armes légères)[modifier | modifier le code]

Taux de mortalité par arme à feu pour 100 000 habitants (en 2009)

Les grands exportateurs de ces armes, en 2004, sont : Les États-Unis, l’Italie, l’Allemagne, le Brésil, l’Autriche, la Belgique puis la Chine (ceux qui exportent pour plus de 100 millions de dollars/an).
Les plus grands importateurs (ceux dont la valeur annuelle importée s’élevait à au moins 100 millions de dollars) étaient les États-Unis, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la France et les Pays-Bas.

Transparence des transferts (selon le Baromètre 2007)
Les pays les plus transparents sur le commerce des armes légères seraient les États-Unis, la France, l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Les moins transparents : Bulgarie, Corée du Nord et Afrique du Sud qui n'ont fourni aucune information, ni preuve.

Selon la Small Arms Survey, une enquête de l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève sur les armes de poing, il y aurait entre 18 et 20 millions d'armes à feu détenues illégalement en France, qui se classerait en septième position mondiale et en deuxième position européenne pour le nombre d'armes par civil.

Le nombre d'armes détenues légalement en France s'établirait quant à lui aux environs de 3 millions se répartissant de la façon suivante :

  • 762 331 armes soumises à autorisation (actuelles catégories B dites de tir, de guerre et de défense)
  • 2 039 726 armes soumises à déclaration ou enregistrement (armes dites de tir, de chasse ou de salon, catégories C et D1)[12].

Ces chiffres ne prennent en compte que les armes détenues à titre civil, et non celles détenues par l'état pour sa mission régalienne.

Banalisation et mortalité par armes à feu[modifier | modifier le code]

La violence par armes à feu a été banalisée par les guerres, puis à grande échelle par le cinéma et la télévision, certains jeux vidéo pouvant favoriser une « déréalisation de la violence »[13],[14] notamment parce qu'on n'y meurt jamais vraiment et que le personnage du joueur peut ressusciter[15], et aux États-Unis par la facilité d'accès et de détention au domicile (notamment dénoncée par Michael Moore [16]). La simple vue d'une image d'arme à feu peut induire une cascade de réactions psychologiques, dont on s'est demandé si elles encouragent la violence ou une conduite plus agressive[17]. Comme pour d'autres formes de violences[18] et les homicides en général[19], il existe une géographie et une épidémiologie du risque de mort par arme à feu[20]. Et une étude récente (publication 2017) faite à Chicago a montré que la violence par arme à feu se répandait dans les réseaux de personnes de manière épidémiologique[21] avec localement des phénomènes d'« endémisme »[22] (causant des morts et blessures qui coûtent 229 milliards de dollars par an aux États-Unis selon Quéré & Raufer (2015)[23].

Les blessures par balles d'armes à feu étaient d'un genre nouveau[24] ; elles ont nécessité une évolution de la médecine[25]et de la médecine légale[26], suscitant l'apparition de nouvelles disciplines telles que la traumatologie balistique[27],[28].

Selon un article récent (2017) de la revue JAMA Internal Medicine, alors que la violence par armes à feu se propage un peu à la manière d' « une maladie infectieuse », la lutte contre cette source de décès et de blessures graves (plus de 30 000 tués/an aux États-Unis en 2015) ne bénéficie pas des moyens financiers et de recherche qui seraient attendus au vu de la menace si le problème était traité en termes de santé publique[29]. 200 personnes sont tuées (moyenne) par jour aux États-Unis en 2016[21] ; en 2014, 10945 personnes ont été tuées par balles dans ce pays (l'équivalent de la population d'une ville de plus de 10 000 habitants) et environnement 65106 autres blessées[21]), Rapportée au risque d'être tué par balle une telle source de mortalité devrait attirer des subventions de recherche bien plus importante, et susciter un nombre de publications scientifiques beaucoup plus élevé ; or durant décennie 2004-2014, seuls 22 millions de dollars ont été attribués à ce thème (2,2 millions par an en moyenne), au lieu des 1,4 milliards attendus), soit 6200 % d'argent en moins[30] que ce qui serait attendu de la part des seuls financement fédéraux américains à la recherche si l'on compare la létalité de cette forme de violence par rapport à celle des maladies cardiaques[29]. De même pour les publications scientifiques qui ne sont que 4 % environ de ce qui serait attendu au vu du nombre de morts par arme à feu. Si l'on comparait cette fois les financements et publications avec ceux induits par les maladies infectieuses mortelles, les morts par armes à feu ne permettent de lever que 0,7 % de crédits de recherche attendus, et 4 % des publications scientifiques attendues.
Rapportée à l'indicateur "nombre de morts", d'après les bases de données de la recherche publique, la recherche sur la violence par armes à feu est aux États-Unis le second thème de recherche le moins financé, derrière la mortalité par les chutes, les accidents de circulation ou même les empoisonnements (et de manière générale les blessures issues de violences font l'objet de moins de recherche (et de publications) que les autres sources de mortalité)[29]. Les auteurs plaident pour que cette disproportion soit levée, d'autant qu'une part importante de cette mortalité est une mortalité évitable[31]. Elle touche en outre significativement plus de jeunes que d'adultes mûrs[29], en termes de nombre d'année perdues et pouvant être épargnées, ou d'années de handicap induite, la disproportion d'intérêt est encore plus marquée que rapportée à l'intérêt pour les accidents de la route par exemple[29] (Des remarques similaires ont été faites sur les dégâts auditifs induits par les coups de feu[32],[33], et en 2014-2015 pour le saturnisme induit par les munitions (de chasse notamment) qui a fait l'objet de nombreuses études dans le monde animal mais de très peu de publications concernant son existence et ses effets chez l'Homme). Selon les auteurs de l'article des études basées sur les outils épidémiologiques existants suffiraient à prédire les personnes à risque et à mieux protéger les citoyens[29]. Des commentateurs de l'étude suggèrent que « la violence par armes à feu se développe à la manière d'une maladie et mérite des ressources médicales et en santé publique  »[30]. Le lobby des armes a freiné les tentatives de recherche sur ce thème, y compris en pesant politiquement : ainsi un projet de loi de budget du Congrès de 1996 stipulait que « aucun des fonds mis à disposition des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) pour la prévention et le contrôle des blessures ne peut être utilisé pour défendre juridiquement ou promouvoir le contrôle des armes à feu » et des restrictions de ce type ont été faites à l'égard des National Institutes of Health et d'autres agences de soutien à la recherche)[29]. Même si la loi n'interdit pas explicitement cette recherche sur le phénomène de violence liée aux armes à feu, elle la défavorise[29] En 2016, l'Association américaine pour l'avancement des sciences (éditeur de la revue Science) a en 2016 appelé le Congrès à lever les restrictions sur le financement de la recherche sur les armes à feu, sans succès[34].

Mortalité[modifier | modifier le code]

Dans le monde : Elle varie considérablement selon les pays et les époques, et est élevée dans certains pays même en temps de paix. Ainsi dans les années 2010, aux Etats-Unis plus de 33 000 personnes meurent chaque année par armes à feu (accidents, homicides et suicides) ; c’est autant que tous les morts par les accidents de la circulation du pays[34]. Il existe curieusement une exception aux Etats-Unis : la Californie, dont le taux de mortalité annuel due à la violence armée a diminué d'environ 20% de 2000 à 2016 alors que le taux national ne changeait pas dans le pays, ce phénomène n'a pas encore été expliqué[35] (c'est aussi l'Etat le plus impliqué dans la lutte contre le saturnisme induit par les munitions[36]).

En France : Selon les statistiques disponibles concernant les causes médicales de décès par armes à feu pour la période de 20 ans 1979–1999[37], si l'on retire la rubrique E 965.4 « Armes à feu autres et non précisées » les fusils et carabines de chasse sont largement surreprésentés dans les suicides, blessures accidentelles et même les attentats par rapport aux armes de poings et fusils de guerre.

Pour 1999 les statistiques (qui sous-estiment d'environ 20 % le nombre réel de morts par arme à feu selon l'Inserm) ont fait état en France de « 2 607 décès par arme à feu, quelle qu'en soit la nature : accident, suicide, homicide ou indéterminée quant à l'intention », qui se répartissent en 78 % pour les suicides, 6 % pour les homicides et 4 % pour les accidents (les 12 % restant correspondent aux cas que le médecin certificateur n'a pas pu classer en accident, suicide ou homicide)[37]. Le poids des décès par arme à feu a été en 1999 de 0,5 % dans la mortalité toutes causes confondues (537 459 décès) mais de 6,0 % dans la mortalité par mort violente (43 783 décès)[37].

Le taux brut de décès par arme à feu correspondant était de 4,4 pour 100 000 en 1999, avec environ 10 fois plus d'hommes que de femmes tués par arme à feu cette année-là (2 332 hommes tués pour 275 femmes)[37]. « Tous les âges de la vie sont touchés par les décès par arme à feu, y compris les âges extrêmes : 26 décès entre 1 et 14 ans, et 120 décès au - delà de 85 ans. Les décès par arme à feu augmentent très fortement dès l'âge de 10 ans jusqu'à 50 ans où ils atteignent leur valeur maximale (269 décès). On observe ensuite une diminution de leur nombre jusqu'à 64 ans, puis un nouvel accroissement jusqu'à 80 ans. On constate après cet âge une baisse continue mais irrégulière du nombre de décès par arme à feu »[37]. On constate une surmortalité chez les hommes seuls (veufs, divorcés ou célibataires) et des disparités géographiques importantes (surmortalité selon un gradient Nord/Sud-Ouest et Sud-Est).
D'après l'INSERM toujours, en France, 2 105 personnes sont mortes par armes à feu en 2005, dont 1 653 se sont suicidés. Il faudrait ajouter à ces chiffres d'autres séquelles possibles liées à l'utilisation d'une arme à feu (intoxication par le mercure ou le plomb (saturnisme) pour les pratiques en stand de tir, troubles de l'audition, invalidités physiques ou sociopsychologiques après un accident, blessures volontaires ou défensives lors d'une rixe, etc.).

Morts civils par arme à feu dans quelques pays de l'OCDE[38]
Pays Morts par
arme à feu
Population totale Rapport
1983
Royaume-Uni 8 55,8 millions 1/7 000 000
Allemagne de l'Ouest 53 78 millions 1/1 470 000
États-Unis 10 838 226 millions 1/20 900
1994
Royaume-Uni 261 58,5 millions 1/224 000
États-Unis 37 500 264 millions 1/7 040

Importance du délai entre l'achat et la réception[modifier | modifier le code]

En 2017 une étude américaine financée par la Harvard Business School et notamment conduite par Deepak Malhotra (chercheur en négociation/résolution de conflits) et un économiste (Michael Luca) a confirmé qu’une période d'attente obligatoire entre la vente d'une arme à feu et sa livraison au client sauverait des centaines de vies par an rien qu’aux États-Unis.

Divers travaux conduits dans d’autres pays avaient déjà suggéré qu’un tel temps de latence pouvait apaiser certaines des pulsions violentes et criminelles suscitées par la colère, de même que certaines pulsions suicidaires, notamment chez les adultes jeunes de sexe masculins (avec d’un délai de «réflexion» de 28 jours imposé par la loi avant l'achat d'armes à feu) selon une étude australienne de 1995[39].
De 1970 à 2014 43 États et Washington, D.C., disposaient d’une législation imposant un certain délai d’attente. Les auteurs de l’étude ont comparé les taux d’homicide par arme à feu selon le délai légal de livraison (qui selon les États américains, quand il existe varie de 2 à 7 jours)[40]. Résultat : Tous les États ayant imposé un délai d’attentes (peu importe la durée totale du délai) présentaient moins d’homicides (17% en moins en moyenne pour les crimes et 10% environ de suicides en moins)[40].
L’étude note aussi qu’en 1994 une Loi sur la prévention de la violence avec armes de poing a exigé des vérifications d’antécédents pour tout client achetant ce type d'armee ; avec 5 jours obligatoires d’attente (délai jugé minimal pour faire les vérifications demandées par cette loi). Ce texte s’est appliqué immédiatement dans tout le pays, imposant à 19 états jusqu’alors sans périodes d'attente de les imposer. Une analyse rétrospective des statistique a montré que le nombre d’homicide par armes à feu a alors chuté de 17%, pendant que le taux officiel de suicide par arme à feu chutait lui de 6%[40].
En 1998 sous la pression du lobby des armes à feu, un système de « vérification instantanée des antécédents informatisés » a supprimé cette période d'attente (sauf pour certains États qui ont tenu à les conserver)[40]. Les 17 États ayant conservé ce délai d'attente ont évité environ 750 homicides par arme à feu par an[40]. La relation de cause a effet est difficile à prouver, mais par extrapolation statistique, il semblerait que si les 50 États et Washington, D.C. adoptaient tous une période d'attente obligatoires, ce sont 910 vies supplémentaires qui seraient épargnées[40]. Sur cette base, Raja Krishnamoorthi (D-IL) a proposé un projet de loi imposant une attente de trois jours entre l'achat d'un fusil et sa livraison, «à peu près aussi longtemps que vous attendriez un achat Amazon » a commenté Deepak Malhotra dans le journal Science[34].

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Mise en mouvement du projectile[modifier | modifier le code]

Lors d'une étape préalable au tir, dont la nature varie avec le type d'arme considéré, le projectile est placé dans une chambre. Entre le fond de cette dernière et lui se trouve une charge propulsive (le premier composé de ce type utilisé a été la poudre noire, supplanté par la poudre sans fumée).

La charge propulsive subit, lors du tir, une réaction chimique en transformant une partie en gaz qui, se détendant, propulsent le projectile dans le canon.

La vitesse de cette réaction détermine certaines caractéristiques des gaz produits, en particulier les variations de leurs pression et volume, déterminant de façon directe la vitesse à la bouche, dont dépendent nombre de critères d'appréciation de l'efficacité (énergie donc portée...).

Cette réaction est une déflagration lorsque le fonctionnement de l'arme est normal, ce qui signifie qu'elle progresse dans la charge à une vitesse subsonique, même si elle produit des gaz plus rapides.

Onde de choc précédant, à l'extérieur de l'arme, une balle supersonique.

En progressant plus rapidement la réaction pourrait produire des gaz plus rapides ou sous plus forte pression mais également devenir une détonation, dont l'onde de choc provoque parfois une dangereuse explosion endommageant voire détruisant la chambre ou le canon. Renforcer l'arme et le projectile de sorte qu'ils tolèrent cela, par exemple afin d'employer une charge propulsive composée d'un explosif brisant, nécessiterait une architecture générale, des natures et quantités de matériaux ainsi qu'un mode de gestion des charges (instables, toxiques...) irréalistes, c'est pourquoi l'ensemble est conçu de sorte que le régime de la réaction reste celui d'une déflagration. Cela limite la vitesse des gaz produits, donc celle du projectile, à environ 2 000 m/s. Pour lever cette limite d'autres types d'armes, par exemple des canons électromagnétiques, sont à l'étude.

La proportion de l'énergie chimique d'une charge propulsive de cartouche contemporaine convertie en énergie cinétique lors d'un tir varie entre un cinquième et un tiers environ, le gros du reste l'étant, de façon à peu près équivalente, d'une part en chaleur des gaz (sans utilité directe pour le tir sinon celle de permettre et d'accompagner la réaction) et, d'autre part, en élévation de la température de l'arme, en particulier de son canon. Le reliquat, généralement inférieur à 10 %, est dissipé par les frottements ou correspond à de la charge non convertie (imbrûlée).

Chargement du projectile[modifier | modifier le code]

Selon le type d'arme et son degré d'évolution, le fût comporte ou non un système permettant l'insertion du projectile autrement que par la bouche du canon, éventuellement complété par un système permettant de répéter l'opération automatiquement :

  • fût monobloc (premiers canons, arquebuses),
  • culasse amovible (canons d'artillerie, fusils de chasse),
  • barillet (revolvers) : cylindre percé de part en part, chaque lumière constituant une section de chambre dans laquelle une munition est placée lors du chargement,
  • culasse à verrou (fusil de précision),
  • culasse avec mécanisme de chargement et fenêtre d'éjection, qui chambre une munition (la place dans la chambre) après avoir, si nécessaire, éjecté l'étui vide de la précédente.

Mise à feu du mélange déflagrant[modifier | modifier le code]

Avec les premières armes à feu, la mise à feu s'effectuait manuellement, par embrasement d'une mèche en étoupe à l'aide d'une pierre à briquet ou d'une torche.

Dans les armes à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre mélange déflagrant, enfermé dans le fond d'un étui ou d'une douille. Inaccessible à une flamme nue, sa déflagration est déclenchée par un choc brutal produit par un percuteur ou bien par une décharge électrique.

Types de projectiles[modifier | modifier le code]

Les plus anciens projectiles utilisés étaient des boulets inertes en fonte ou en pierre. Ensuite, pour les armes de plus petit calibre, on a utilisé de la mitraille (petits morceaux de fer ou de plomb).

On utilise actuellement des projectiles encapsulés dans une douille contenant aussi les matériaux assurant la propulsion (mélange déflagrant et une amorce déclenchant cette dernière). Une arme est donc chambrée pour une munition donnée qui définit strictement la forme et les dimensions (calibre, mais aussi longueur et morphologie de sa douille) et de puissance. Une munition peut être déclinée en différentes versions, avec notamment des projectiles et charges différents.

Le contenu de la partie utile peut grandement varier (selon le type d'utilisation de l'arme) :

Différents types d'armes à feu[modifier | modifier le code]

Âme d'un canon rayé de la Première Guerre mondiale.
Musée de l'Armée, France.
Article détaillé : Arme de poing.

Marques et termes célèbres[modifier | modifier le code]

Un AKM-59 (1er plan) et un HK MP5K (2d plan)

Effets des législations sur les homicides par armes à feu[modifier | modifier le code]

Après les guerres notamment, ou dans le cadre des luttes contra la criminalité, le contrôle des armes à feu et de leur entreposage[41] est un enjeu pour la sécurité intérieure des Etats[42]. On admet généralement que la facilité d'accès à une arme à feu augmente le risque de suicide au moyen de cette arme[43][44][45] mais les effets d'une loi sur le risque d'homicide a longtemps été controversés (par exemple aux Etats-Unis et en Australie[46] notamment parce que les premières études qui ont porté le lien entre les lois sur le contrôle des armes et les tués par balle manquaient de puissance statistiques (cela a par exemple été le cas des travaux de Bridges en 2002 [45]; de Lester en 2001 [47] ; de Mundt en 1990 [48] et de Scarff en 1983 [49]) Puis des études statistiquement renforcées ont démontrer l'efficacité de ces lois. Ainsi les lois canadiennes C-51 (1977), C-17 (1991) et C-68 (1995) votées pour améliorer le contrôle des armes et mieux prévenir les homicides ont eu un effet positif avec une réduction de 5 à 10 % (selon les provinces) des homicides). Cette réduction a été plus nette pour homicides commis par fusils de chasse et carabines. L'effet de diminution de l’accessibilité et de la disponibilité de ces armes semble être plus important que le durcissement des peines également prévues par le législateur[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gallusser A, Bonfanti M & Schütz F (2002). Expertise des armes à feu et des éléments de munitions dans l'investigation criminelle. PPUR presses polytechniques.
  2. Balthazard, V. (1913). Identification de projectiles d'armes à feu. Archives d'anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normal et pathologique, 28, 421-433.
  3. Schneider F (1964). Histoire des doctrines militaires (No. 735). Presses universitaires de France.
  4. Zenghelis, C. (1932). Le feu gregeois et les armes a feu des Byzantins. Byzantion, 7(1), 265-286.
  5. Small Arms Survey - Home
  6. Small Arms Survey.
  7. a et b [PDF]Small Arms Survey
  8. a et b « La Finlande doit revoir sa législation sur les armes à feu » dans Courrier international du 09-11-2007, [lire en ligne]
  9. a et b Anne-Françoise Hivert, « Le tueur des illusions finlandaises », dans Libération du 09-11-2007, [lire en ligne]
  10. Rapport sur les effets des métaux lourds sur l’environnement et la santé, par M. Gérard MIQUEL, Sénateur (Télécharger le rapport)
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  12. Rép. Min. Richert, Q. no 32591, JO Sén. 28 juin 2001, p. 2190. et Q. no 06224, JO Sén. 29 janvier 2009, p. 253.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]