Psychose collective

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La psychose collective, (également nommée maladie psychogène de masse, hystérie collective, hystérie de masse, hystérie de groupe ou comportement obsessionnel collectif), est un phénomène psychologique et social, se caractérisant par l'apparition soudaine de symptômes physiques de manière épidémique dans une population et dont l'origine n'est pas un trouble organique ou une maladie.

Définition[modifier | modifier le code]

Une psychose collective, possède trois caractéristiques principales[1] :

  • Le nombre de personnes touchées varie entre plus d'une dizaine et plusieurs milliers ou millions
  • Les symptômes peuvent être proches de certaines Psychoses ou Névroses mais uniquement superficiellement, avec des traits distincts d'un point de vue psychiatrique des symptômes usuels de troubles psychiatriques en apparence proches
  • La psychose collective se répand ou se partage via un phénomène psychopathologique de contagion mentale

Caractère épidémique[modifier | modifier le code]

Étiologie des symptômes physiques[modifier | modifier le code]

Facteurs aggravants[modifier | modifier le code]

Plusieurs facteurs peuvent mener à la diffusion rapide d'une psychose collective[2] :

  • Phénomène ou épiphénomène culturel
  • Médiatisation du phénomène
  • Croyances fortes

Histoire des cas observés[modifier | modifier le code]

Un cas aurait été observé en 1977 aux États-Unis, quand 57 membres d'un orchestre scolaire furent pris, après un événement sportif, de maux de tête, nausées, vertiges, évanouissements… Ne trouvant pas de cause organique, les chercheurs ont conclu à une réaction à la chaleur, dont avaient été victimes quelques-uns de ces musiciens et qui s'était étendue aux autres par suggestion émotionnelle[réf. souhaitée].

Le terme de « réaction de stress collective » est aujourd'hui préféré pour parler de phénomènes de ce genre[réf. souhaitée].

Ufologie - OVNI[modifier | modifier le code]

Georges Heuyer, dans une communication à l’Académie nationale de médecine[3] qui date de 1954, émit l’hypothèse que les vagues d’ovni, étaient le fruit d’une psychose collective.

Encore aujourd'hui, les ufosceptiques, dans le cadre du modèle sociopsychologique du phénomène ovni, considèrent les vagues d'ovnis telles que la vague belge d'ovnis[4] comme des contagions psychosociales (même s'il y a d'autres cas ovnis, notamment ceux ayant lieu en dehors des flambées collectives, qui peuvent avoir une explication différente).

Traitement[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de traitement pour les psychoses de masse. Dans certains cas, comme en 2009 à Madagascar, la population concernée peut être convaincue que le phénomène est le résultat d'une possession des personnes touchées par des entités surnaturelles. Dans ce cas en effet, la suggestibilité des personnes touchées a permis aux mpiandry de circonscrire le phénomène via des rituels à caractère religieux[2].

Fictions[modifier | modifier le code]

Cinéma et séries[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Dr House, épisode 18, saison 3 intitulé « Y'a-t-il un médecin dans l'avion », les passagers de l'avion sont en proie à un syndrome d'hystérie collective, ce qu'il nomme aussi « névrose de conversion ».
  • Dans le film L'Invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the Body Snatchers) de Don Siegel réalisé en 1956, l'expression « hystérie collective » (mass hysteria en version originale) est employée à de nombreuses reprises par certains protagonistes du film. Celui-ci se déroule dans une petite ville des États-Unis, et l’expression est utilisée pour qualifier les phénomènes surnaturels vécus simultanément par différents habitants, le plus souvent afin de rationaliser ces phénomènes ou de discréditer ceux qui en sont témoins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Ellenberger, Ethno-psychiatrie, Lyon, ENS Éditions, , 308 p. (ISBN 978-2-84788-933-8 et 2847889337, lire en ligne), p. 228
  2. a et b (en) « Une manière de s’exprimer, l’hystérie collective », L'Encéphale, vol. 41, no 6,‎ , p. 556–559 (ISSN 0013-7006, DOI 10.1016/j.encep.2014.11.001, lire en ligne, consulté le )
  3. Heuyer, G. (1954). Note sur les psychoses collectives. Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, 138, 29-30, 487-490.
  4. Van Utrecht, W (1992), Triangles over Belgium - A case of Uforia?, Privately printed: Antwerpen, Hallet, M. (1997). « La prétendue Vague d’OVNI belge… ». Revue Française de Parapsychologie, vol. 1, n°1, p. 5-23 et Abrassart, J.-M. (2006). « La personnalité encline à la fantaisie et son implication en ufologie ». Inforespace, n°112, p. 27-36.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jerome Clark (1993). Unexplained! 347 Strange Sightings, Incredible Occurrences, and Puzzling Physical Phenomena. Canton, Milwaukee: Visible Ink Press. (ISBN 0810394367).
  • Heuyer, G. (1954). Note sur les psychoses collectives. Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, 138, 29-30, 487-490.
  • Michel de Certeau, La possession de Loudun, Gallimard, (ISBN 2-07-031913-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]