Olivier Delavault

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Olivier Delavault[1] est un auteur, directeur de collection, éditeur et musicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivier Delavault[1] est né en 1951.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Olivier Delavault est passionné par les Indiens d'Amérique depuis son enfance[2]. La lecture de La Flèche brisée (d’Elliott Arnold) en 1964[3] semble avoir été le déclic initial.

Télévision[modifier | modifier le code]

Après un passage de deux ans en 1967 à la librairie Joseph Gibert[4], boulevard Saint-Michel à Paris, Olivier Delavault entre le 1er juillet 1969 à la télévision[3], à l’époque Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), où il est technicien film[5].

Université[modifier | modifier le code]

Tout en continuant d’exercer à la télévision, Olivier Delavault entreprend des études de Lettres. Il obtient à Jussieu Paris VII la Licence et la Maîtrise[5] entre 1980 et 1984 (L’énonciation ironique dans Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert).

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

  • Auteur, Olivier Delavault écrit une biographie[6] de Geronimo, le guerrier chaman de guerre des Apaches chiricahuas-bedonkoes ; cette biographie est publiée en 2007 aux éditions Folio/Biographies chez Gallimard.
  • À la suite de l'émission de radio Cherchez la source, et dans la veine de celle-ci, Olivier Delavault rédigera à la fin du livre du dernier directeur artistique de Claude François, Guy Floriant, intitulé Claude François l’enfer du décor, éditions du Rocher, 1998, un dossier consacré aux reprises. Ensuite, Delavault écrira Le Dictionnaire des chansons de Claude François aux éditions Durante (publié en 2003 ; des rééditions suivront). C’est un ouvrage de réhabilitation d’un grand artiste et aussi d’un excellent musicien de jazz (batteur). Le livre est republié et augmenté en 2008 aux éditions Télémaque, et réédité une troisième fois avec encore augmentation du propos et une préface d’Alain Chamfort aux éditions Trédaniel en 2013. C’est ainsi qu’on y trouve des reprises inconnues, inattendues, par lesquelles d’aucuns peuvent se rendre compte de l’importance du répertoire qui s’étend « ethno-musicalement » du XVIe siècle à 1978, en passant par des courants musicaux comme les anciens airs européens rapportés au Nouveau-Monde dès le XVIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, puis par les thèmes country, puis country rock, des années 30 aux années 70, de la musique soul de la Tamla Motown de Detroit et des œuvres pop du swinging London, le fameux British Beat des années 60. Cet ouvrage, à sa façon, par le biais de Claude François, présente finalement un panoramique vaste et en même temps assez précis de la musique populaire occidentale des cent dernières années.
  • En 1998, Olivier Delavault écrit, avec Guy Floriant, Jacques Brel : l'inaccessible étoile.
  • En 2013, Delavault, vouant un grand intérêt à Jacques Brel, écrit, aux éditions Télémaque, Mots de Brel. Le dégoût essentiel, un essai musical et sémiotique sur les textes et les orchestrations, leur rôle dans l’univers métaphysique brélien.
  • En 2018, il écrit le livre Claude François. L’intégrale des adaptations[7],[8],[9], publié chez Trédaniel. L’ouvrage a la particularité, outre de se consacrer uniquement aux adaptations, y compris les inédites, effectuées par l’Artiste, de présenter pour chaque adaptation la pochette du disque vinyle original d’où est issue la reprise française concernée.

Carrière de libraire[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté TF1 suite à la privatisation de 1987, Olivier Delavault ouvre, en , une librairie[10] uniquement consacrée à l’Amérique indienne, et située au 11 de la rue Charlot dans le 3ème arrondissement à Paris. Le champ couvert englobe toute l’Amérique indienne du Pôle Nord au Pôle Sud, mais aussi de l’Île de Pâques aux îles Martinique et Guadeloupe ; l’ensemble présente également un secteur jeunesse, et compte 3000 titres, en incluant livres anciens et rares toutes époques confondues depuis le début du XVIIe siècle, ainsi que le livre neuf et d’occasion parfois épuisé[11].

Carrière d'éditeur[modifier | modifier le code]

Création de la collection « Nuage Rouge »[modifier | modifier le code]

En 1990, au sein de sa librairie, Olivier Delavault, face à la demande pour des livres épuisés ou rares et pour des thèmes inexistants en langue française, crée l’espace éditorial qui devient la collection « Nuage rouge » en 1991[12],[13]. Les premiers titres sortent en septembre et aux éditions du Rocher avec les romans Danse avec les loups de Michael Blake, Little Big Man de Thomas Berger, La Flèche brisée de Elliott Arnold (en), Pleure, Geronimo de Forrest Carter, le livre d’ethnologie de Frank Waters (en), Le Livre du Hopi, la biographie de Sitting Bull, Sitting Bull chef des Sioux Hunkpapas de Stanley Vestal. En 2020, la collection, à laquelle Delavault a adjoint la collection « Terres étrangères »[14] en 2003, tout spécialement pour la littérature écrite par des Native Writers d’Amérique mais aussi de Sibérie, d’Asie, d’Océanie, compte près de 150 titres[15].

En 1993, pour la première fois en langue française, est publié[16] le roman La Maison de l'aube (House Made of Dawn) de l’écrivain kiowa N. Scott Momaday, distingué en 1969 du Prix Pulitzer ; ce fut d’ailleurs la première fois dans l’histoire que ce prix distingua un Native American. Cette première édition en France connaît un grand succès tant en ventes qu’en presse[17],[18],[19] ; le livre est repris en poche en 1995 chez Folio/Gallimard avec une préface de l’éditeur et écrivain Yves Berger. La traduction de Daniel Bismuth a reçu l’aide du Centre national des lettres.

En 1993, l'année de publication de La Maison de l’Aube de N. Scott Momaday dans sa collection « Nuage rouge », Olivier Delavault fait signer un contrat d’édition dans sa librairie à un auteur particulier : il s’agit du premier P.D.G. de TF1 Jean Cazeneuve, de l’Institut, pour son livre Les Indiens zunis. Les dieux dansent à Cibola. Cet ouvrage unique sur ces pueblos sédentaires du Nouveau-Mexique avait été édité une première fois en 1957 aux éditions Gallimard dans la collection de Paul Rivet, un des créateurs du Musée de l’Homme, « L’Espèce humaine ». Ce livre a la particularité de contenir des documents photographiques qu’il n’est plus possible d’avoir depuis très longtemps car toute prise de vue – en cela on peut comprendre les Zunis – est interdite dans la réserve.

Les activités d’éditeur[2] de Delavault font que ses auteurs de fiction indiens sont souvent invités au Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo et dans d’autres lieux et salon et d’autres contextes. Delavault est également amené à donner des conférences[20] sur le thème des Indiens d’Amérique du Nord et de l’Amérique indienne dans sa collection « Nuage rouge » pour les municipalités, des associations, des médiathèques.

En 1999, il publie dans sa collection le livre/récit complet du Saint-Homme des Sioux oglalas Black Elk, Le Sixième Grand-Père. Black Elk et la Grande Vision, de Black Elk et Raymond J. DeMallie pour une monumentale et capitale introduction, avec une préface de J.M.G. Le Clézio pour cette édition française.

2001, la collection « Nuage Rouge » a dix ans[21]. Ce sont deux rééditions successives, dans cette collection, du livre fortement documenté et illustré de Daniel Dubois et d’Yves Berger, Les Indiens des Plaines. L’ouvrage avait été publié une première fois chez Dargaud en 1978. Olivier Delavault le fait rééditer avec force augmentations/corrections-précisions linguistiques de Daniel Dubois, puis préface par Delavault, postface par Dubois.

Daniel Dubois avait effectué en 1997 le même travail en matière d’identification des tribus et de linguistique pour la réédition du récit de Leroy Bacqueville de La Potherie intitulée Histoire de l’Amérique septentrionale avec introduction d’Yves Cazaux ; réédition à l’identique dans la pagination et l’emplacement des gravures originales, de la première édition de 1722 chez Jean-Luc Nion. Travail analogue de Daniel Dubois et Olivier Delavault pour les livres de l’historien des Sioux George E. Hyde, pour Histoire des Sioux et Les premiers peuples des Plaines. De la période ancienne à l’arrivée des Européens.

Nombre de Native Writers seront édités dans les collections « Nuage rouge » et « Terres étrangères », dont Adrian C. Louis (Paiute-Lovelock), Betty Louise Bell (Cherokee), D.L. Birchfield (Choctaw), Aaron Carr (Pueblo laguna), Linda Hogan (Chickasaw), LeeAnn Howe (Choctaw), Joseph Marshall III (Sioux lakota), Forrest Carter (Cherokee), Ron Querry (Choctaw oklahoneli), N. Scott Momaday (Kiowa), Gerald Vizenor (Anishinaabe Ojibway), Luis Alberto Urrea (Mexique)  ; puis, hors Amérique : Alai (Tibet), Erémeï Aïpine (Khanty-Mansi, Sibérie), Kim Scott (Aborigène Australie), S.P. Somtow Thaïlande), Ramabai Espinet (Inde), Donna Meehan (Aborigène Australie), Raumoa Ormsby (Maori Nouvelle-Zélande), Luis Alberto Urrea (Mexique), Manohar Malgonkar (Inde). Les principaux traducteurs pour ces ouvrages sont Danièle Laruelle, Thierry Chevrier, Aline Weil, Daniel Bismuth, Philippe Gaillard, Karin Bodson, Dominique Samson Normand de Chambourg.

Création de la collection "La Légende de l’Ouest"[modifier | modifier le code]

Cette collection créée au Rocher par Olivier Delavault en 1996 a publié essentiellement des biographies de personnages ayant incarné l’Ouest américain à leur manière. Ainsi des biographies de Kit Carson de Thelma S. Guild et Harvey L. Carter en 1996 ; de Daniel Boone la même année, par John Mack Faragher ; de Billy The Kid de Robert M. Utley en 1997 ; deux romans, avec La vengeance de Josey Wales en 1996, qui fut en partie porté à l’écran par et avec Clint Eastwood en 1976 dans The Outlaw Josey Wales (Josey Wales hors-la-loi) ; et en 1997 La dernière chevauchée de Tom Eidson également à l’écran en 2003 par Ron Howard, avec Tommy Lee Jones et Cate Blanchet, sous le titre de The Missing (Disparues).

Édition du livre de Jean-Claude Albert-Weil Sont... Les oiseaux.[modifier | modifier le code]

En 1993, Olivier Delavault déménage sa librairie pour aller rue du Bourg Tibourg dans le 4e arrondissement, à deux pas de chez Jean-Claude Albert-Weil qui, tout en continuant à jouer du jazz avec ses amis musiciens des années 50, œuvrait à l’écriture d’un roman qu’Olivier Delavault soumettra au patron du Rocher, Jean-Paul Bertrand, fin 1996. Le Rocher édite le livre en 1997, après avoir consulté un de ses conseillers littéraires, Jérôme Leroy, qui confirme l'intérêt du livre. Le roman a pour titre Sont... Les oiseaux, une uchronie dont George-Olivier Chateaureynaud se fera un large écho[22] dans les colonnes du Magazine Littéraire. Le roman obtient, l’année de sa sortie, le Grand prix du Roman de la Société des Gens de Lettres. Plus tard, il sera intégré dans ce que Jean-Claude Albert-Weil baptisera l’Altermonde, titre générique d’une trilogie qui comprend Sont... Les oiseaux (qui devient alors Europia), Franchoupia (en pré-sélection du Renaudot 2000) et Sibéria.

Cet altermonde tout en démesure est sillonné de part en part par une route gigantesque de un à deux kilomètres de large, qui est, ultimement, l’un des personnages de cette uchronie. Jean-Claude Albert-Weil la baptise La Panfoulia. Cette fameuse Panfoulia renaît de façon inattendue comme enseigne d’un café qui voit le jour rue du Bourg Tibourg, à côté du lieu où se tenait la librairie indienne d’Olivier Delavault.

Création de la collection Frontières[modifier | modifier le code]

Dès 2014, Olivier Delavault a l’occasion de faire rééditer aux éditions Télémaque d’anciens romans ayant été publiés au tout début de ses deux collections du Rocher, « Nuage rouge » et « La Légende de l’Ouest ». C’est ainsi que sont réédités, après préfaces et révisions par Delavault, de grands classiques du western qui ont tous la particularité d’avoir été portés à l’écran. Ainsi de Little-Big-Man de Thomas Berger, Les Cheyennes de Mari Sandoz (un des premiers biographes de Crazy Horse), La Flèche brisée d’Elliott Arnold, La Prisonnière du désert d’Alan Le May, Hondo l’homme du désert de Louis L’Amour, Alamo de Steve Frazee.

Contributions dans diverses Éditions[modifier | modifier le code]

  • Outre sa collection, Olivier Delavault a l’occasion de faire éditer des livres dans d’autres maisons, comme Denoël, Phébus, Fayard, Mille et Une Nuits, Télémaque, Carnets Nord, Métaillié, Flammarion, Pascal Galodé. On notera entre autres le récit de voyage de Samuel Woodworth Cozzens Voyage au pays des Apaches chez Mille et Une Nuits en 2001 ; Des nouvelles des Indiens d’Amérique du Nord en 2008 aux éditions Métaillié, série de nouvelles par des écrivains indiens d’une nouvelle génération, celle de « l’école vizenorienne » de Gerald Vizenor, (écrivain aussi important parmi les auteurs indiens que N. Scott Momaday, James Welch et Louise Erdrich), Gerald Vizenor dont Delavault a édité dans « Nuage rouge » Crâneurs en 2007 et Les Corbeaux bleus en 2016 ; chez Carnets Nord, en 2009, il fait publier le récit de l’Inuit Eddy Weetaltuk avec E9-422. Un Inuit de la Toundra dans les tranchées de la guerre de Corée.
  • En 2001, Olivier Delavault rédige, dans le livre Les Indiens des Plaines. Les Peuples du Bison aux éditions Hoëbeke, issu d'un colloque à l'Abbaye de Daoulas, le chapitre consacré au domaine de l'anthropologie religieuse.
  • Après avoir fait éditer plusieurs fois La Flèche brisée d’Elliott Arnold, Delavault fait republier en 1999 chez Phébus Le temps des Gringos (Del Duca 1955) préfacé par Thierry Chevrier ; puis en 2001 fait rééditer chez Fayard le roman original, édité une première fois aux éditions Tallandier en 1927, Belphégor d’Arthur Bernède. C’est en partie l’équipe (au sein de laquelle œuvre Thierry Chevrier) du Bulletin des Amis du Roman Populaire, Le Rocambole, qui assurera ensuite l’appareil éditorial (préfaces, notes etc.) pour les rééditions chez Fayard de plusieurs romans de Bernède comme Mandrin, Surcouf, Judex et d’autres, par notamment Annie Besnier.
  • En 2003, Delavault fait éditer, aux éditions du Rocher, Maurice André. Une trompette de la renommée, le livre de Guy Touvron, trompettiste classique, soliste international, un des principaux élèves du Maître Maurice André. On retrouve ici l’univers de Delavault pour le répertoire classique de la trompette, ses années de conservatoire et d’études avec Robert Pichaureau. Olivier Delavault établit en fin de volume une conséquente discographie très détaillée de Maurice André : les premiers 45 tours puis tous les 33 tours originaux Erato, Deutsche Grammophon et Pathé Marconi.
  • Olivier Delavault rend visite à Richard Anthony à Cannes en 2010 pour faire réécrire et augmenter son autobiographie, dont la première édition Il faut croire aux étoiles... est parue chez Michel Lafon en 1995, puis chez Florent Massot sous le titre de Quand on choisit la liberté en 2010. Le succès de cette dernière édition a certainement été pour beaucoup dans la distinction de Richard Anthony au grade d’Officier des Arts et des Lettres qu’il reçoit le par le ministre Frédéric Mitterrand[réf. nécessaire]. Dans la foulée, le pionnier du rock français, plus de deux ans avant Johnny Hallyday et les autres – le premier 45 tours de Richard Anthony sort en 1958 chez Pathé-Marconi/Columbia avec la reprise de Peggy Sue du pionnier du rock américain Buddy Holly – effectue son dernier Olympia le .

Création de la maison d'édition "O.D. Édition - Indiens de Tous Pays"[modifier | modifier le code]

O.D. Édition est la maison d’édition créée par Olivier Delavault en 2009[23], et qui accueille sa collection « Nuage rouge », le Rocher ayant entre temps subi deux ventes successives. Pour continuer sa collection, Delavault a donc pris l’initiative d’éditer lui-même ses livres, et ce, de 2009 à 2017, soit 20 titres.

Inédits publiés par O.D. Édition : Moi, Sam Begay homme-médecine navajo de Sam Begay avec Marie-Claude Feltes-Strigler ; Faire la paix avec Cochise. Journal de 1872 du capitaine Joseph Alton Sladen édition de Edwin R. Sweeney ; Mémoires de Red Cloud, chef des Sioux oglalas édition de R. Eli Paul ; Les Guerriers silencieux. Journaux apaches de Grenville et Nel Goodwin ; Les Indiens d’Amérique du Nord dans la Grande Guerre, 1917-1918 de Jacques Rouzet ; Les Corbeaux bleus de Gerald Vizenor ; Au temps de Victorio. De mémoire apache, de James Kaywaykla et Eve Ball ; J’ai combattu avec Geronimo de Jason Betzinez avec Peter Sturtevant Nye ; Chez les Pueblos du Nouveau-Mexique. Voyages (1981-2014) de Marie Cayol ; Les Indiens osages. Enfants-Des-Eaux-Du-Milieu de Marie-Claude Feltes-Strigler ; Élan Noir parle. La Vie d’un Saint-Homme des Sioux oglalas de Black Elk et John G. Neihardt ; Celui-qui-marche-dans-La-Beauté. Des canyons de l’Arizona au monde cérémoniel navajo de Robert Fiess et Friedrich Abel ; Des terres sauvages à la réserve. Une Amérique indienne de Didier Latapie ; L’expédition fatale. Le regard des Indiens d’aujourd’hui sur le voyage de Lewis et Clark (1804-1806) d’Alvin M. Josephy, Jr. ; mais aussi la réédition revue et augmentée du livre Little Big Horn. Autopsie d’une bataille légendaire de David Cornut.

Radio[modifier | modifier le code]

En 1996, Olivier Delavault, grâce à Jean-Claude Albert-Weil, va parler d’un projet d’émission de radio à un ancien complice et ami musicien de jazz des caves de Saint-Germain des Près des années 50. Il s’agit de Pierre Bouteiller, alors directeur des programmes de France-Inter. C’est ainsi que durant l’été 1996 Delavault présentera son émission sur les chansons « françaises... », (guillemets et points de suspension de rigueur), issues d’une adaptation d’une chanson originale étrangère, émission intitulée Cherchez la source. C’est la première fois qu’un tel concept d’émission, au sens systématique du propos, est programmé dans une radio.

Carrière dans l'édition audiovisuelle[modifier | modifier le code]

Création du label Musictransfert[modifier | modifier le code]

En 2018-2019, Olivier Delavault créé le label Musictransfert ; il y produit des disques vinyle 25 cm, avec CD collé sur la pochette, à l’enseigne de Chansons Vo/Vf. Les deux premiers disques sont publiés en 2018 avec Johnny Hallyday et Claude François.

Contribution à la publication de titres rares[modifier | modifier le code]

En 2019 Olivier Delavault, en collaboration avec Elisabeth Anthony, effectue la sélection de plusieurs titres inédits et très rares de Richard Anthony (titres sur des 45 tours « perdus » des années 70 et 80, jamais sortis en CD), pour un CD qui paraît chez Marianne Mélodie ; il en rédige également le livret, en précisant les origines des adaptations inconnues, comme d’ailleurs il le fit pour ses opus sur Claude François.

Rédaction de livrets[modifier | modifier le code]

Olivier Delavault, pour les DVD Sidonis-Calysta d’Alain Carradore, rédige des livrets pour certains westerns, notamment ceux où il est question de chefs indiens comme le Comanche Quanah Parker, le Sioux hunkpapa Sitting Bull, le guerrier apache chiricahua-bedonkhoe Geronimo, le chef apache chiricahua-chihenne Mangas Coloradas. Cette collaboration avec Alain Carradore a des origines qui remontent à l’époque de TF1 ; entre 1976 et 1987, Alain Carradore venait souvent consulter un des membres de l’équipe des Achats de Programmes de la chaîne, où officiaient Jean-Claude Albert-Weil et Delavault. Il s’agit d’un des meilleurs et plus grands connaisseurs des films, téléfilms et séries américaines : Philippe Ferrari[24], disparu en 2019. Durant une soixantaine d’années, Philippe Ferrari a pu réunir des milliers de dossiers de presse sur films, téléfilms et séries, des livres, DVD américains rarissimes désormais, des BD originales de tous formats datant du début des années 50. Olivier Delavault et bien d’autres considèrent toujours que TF1 avait eu là l’absolue pointure en Europe en matière de cinéma et de séries.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Olivier Delavault », sur bnf.fr, Bibliothèque nationale de France, (consulté le 12 mars 2020)
  2. a et b Thierry Gandillot, « Olivier Delavault sur son "Nuage rouge" », Le Nouvel Observateur, no 1545,‎ 16-22 juin 1994, p. 112
  3. a et b « Le "Nuage rouge" d'Olivier Delavault », Livres hebdo,‎
  4. Serge Safran, « Olivier Delavault, un Indien à Paris », Le Magazine Littéraire,‎
  5. a et b « L'homme des bois amoureux des Indiens », L'Express,‎
  6. E.G., « L'Indien », Actualité de l'Histoire,‎
  7. Jean-William Thoury, « Livres - Claude François - L'Intégrale De Ses Adaptations », Jukebox Magazine,‎
  8. Fabrice Pliskin, « Chanson - Anti-français ? », L'Obs,‎ 08/14 mars 2018
  9. Hugo Cassavetti, « Ça s'en va et ça revient », Télérama,‎ 10/16 mars 2018
  10. Sophie Obadia, « Le Libraire en vitrine - La mine peau-rouge », Le Figaro Littéraire,‎
  11. Fabien Pages, « Les Indiens sont à Paris », Livres Hebdo,‎
  12. Marine Durand, « Nuage rouge - 25 ans : toujours à l’Ouest », sur Livres hebdo, .
  13. Jean-Louis Perrier, « Les Indiens, la plume à la main », sur Le Monde,
  14. Clarisse Normand, « Le Rocher en "Terres étrangères" », Livres Hebdo,‎
  15. « Catalogue général - Liste de notices », sur catalogue.bnf.fr, Catalogue de la Bibliothèque nationale de France, (consulté le 12 mars 2020)
  16. Manou Farine, « Voix du dedans et du dehors », sur France Culture,  : « De 40:20 à 58:10 »
  17. Yves Berger, « Moi, l'Indien », Le Monde,‎
  18. Isabelle Nataf, « Scott Momaday : la survie littéraire des Indiens », Le Figaro littéraire,‎
  19. Jean Soublin, « Le trésor de l'Indien », L'Express,‎
  20. « Sur un nuage rouge », Sud Ouest,‎
  21. « Dix ans de "Nuage Rouge" », sur Le Monde, Le Monde,
  22. G.-O. Châteaureynaud, « Un Falstaff uchronique », sur https://www.nouveau-magazine-litteraire.com, Le Nouveau Magazine Littéraire, (consulté le 10 mars 2020)
  23. Marine Durand, « Toujours à l'Ouest », Livres Hebdo, no 1064,‎ , p. 31
  24. Christophe Petit, David Fakrikian et Philippe Ferrari, « Guides des épisodes de Chapeau melon et bottes de cuir », Génération Séries,‎ , p. 60 (ISSN 1167-136X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]