Janet Woollacott

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Janet Woollacott
Nom de naissance Janet Edith Woollcott
Naissance
Carlton, Nottinghamshire
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 72 ans)
Clamart, Hauts-de-Seine
Drapeau de la France France
Activité principale chanteuse, danseuse
Années actives années 1970-1980

Janet Woollacott ou Janette Woollacott, née Janet Edith Woollacott le à Carlton dans le Nottinghamshire et morte le à Clamart dans les Hauts-de-Seine, est une danseuse et chanteuse d'origine britannique ayant fait carrière en France. Ayant exercé à l'Olympia, elle put côtoyer de grands artistes de son temps : outre Claude François, dont elle fut le grand amour et la seule épouse, Gilbert Bécaud, qu'elle lui préféra et avec qui elle eut une fille, Jennifer Bécaud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formations[modifier | modifier le code]

Janet Woollacott, fille de Leonard Arthur Woollacott et de Clarice Edith Burton, est danseuse dans les célèbres clubs dansants de la Côte d'Azur, notamment avec l'orchestre du Sporting Monte-Carlo, où en 1959 elle fait la connaissance Claude François, alors batteur. Ils se marient le à la mairie de Monaco[1] en présence des proches et des amis musiciens. Les témoins sont Rolland Chakour, un proche des François, et Renaud Schulze, un des musiciens de l'orchestre de Louis Frosio[2]. Sur les conseils de Sacha Distel et de Brigitte Bardot, le couple monte à Paris en 1961 et emménage dans un appartement à Montmartre.

Cependant, leurs relations sont loin d'être sereines. Claude François est si jaloux et possessif qu'elle finit par se détacher de lui[3]. En 1962, alors que son mari tente d'accéder à la notoriété (son disque Nabout Twist a fait un bide), elle est engagée comme danseuse à l'Olympia dans les ballets d'Arthur Plasschaert. C'est là qu'elle fait la connaissance de Gilbert Bécaud qui, séparé de son épouse Monique Nicolas, entreprend de la séduire[1]. Pour le suivre, elle se sépare bientôt de son époux qui, ironie du sort, devait devenir la nouvelle idole des jeunes quelques semaines plus tard avec la chanson Belles, belles, belles[4]. Le divorce ne sera prononcé qu'au bout de cinq ans, le . Claude vit mal cette rupture, qui lui aurait inspiré sa chanson Je sais en 1964[1][réf. insuffisante]. Cependant les relations du trio finiront par s'apaiser, Bécaud et Janet venant ensemble féliciter dans sa loge de l'Olympia en septembre 1964 un Claude François épris de France Gall[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après ses débuts comme danseuse, Janet Woolacott entame une carrière de chanteuse dans les années 1970-1980 (Bénie soit la pluie, Le chocolat, etc.), puis d'écrivaine[5].

Chansons[modifier | modifier le code]

Sous le pseudonyme de Janet, c'est en 1970 et en duo avec son mari Jean Sarrus qu'elle chante pour la première fois, Je t’aime… normal et Super-gangsters, écrits par Gérard Rinaldi, avant de se lancer en solo, en 1972, avec les deux chansons Bénie soit la pluie et Le chocolat aux côtés de son quatrième époux, le compositeur Dominique Perrier. Avec ce dernier, elle compose et interprète en anglais Mama et The dream pour le film Adieu blaireau de Bob Decout, sorti en 1985.

À partir de 1994, elle collabore avec Stone Age, le groupe de son mari Dominique Perrier, pour lequel elle interprète régulièrement quelques chansons sur les albums du groupe.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud et Janet Woolacott ont une fille en 1968, Jennifer Bécaud, qui deviendra plus tard la chanteuse Jennifer Kay. C'est la seule descendance que Janet aura. Leur relation durera quatre ans. Janet se remariera ensuite plusieurs fois : avec le producteur Jean-Paul Barkoff, puis avec le comédien Jean Sarrus, membre des Charlots, et enfin avec le compositeur Dominique Perrier[1].

À la suite d'une longue maladie, elle décède le dimanche à l'âge de 72 ans et est enterrée trois jours plus tard au cimetière de Clamart dans les Hauts-de-Seine[1].

Mémoires[modifier | modifier le code]

Vingt ans après la mort de son premier époux, elle écrit, en sa mémoire, avec Christine Reynolds un ouvrage intitulé Claude François, les années oubliées, publié en 1998[6]. Elle y raconte ses années de vie commune avec le chanteur et son ascension vers la gloire, qu'elle a suivie deux ans durant.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Janette Woollacott et Christine Reynolds (trad. Cécilia et Francis Monteux), Claude François, les années oubliées, Édition N° 1, Paris, 1998, (ISBN 2-8639-1858-3).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Anonyme, « Janette Woollacott, grand amour et seule femme de Claude François, est morte », sur Pure People, (consulté le 4 mars 2012)
  2. Pierre Pernez, Claude François en souvenirs (Livre numérique Google), City Edition, 2013, 288 pages.
  3. Pierre Pernez, op. cit..
  4. Adrien Paredes, « Cloclo ressuscité en principauté », sur Monaco Hebdo, (consulté le 4 mars 2012)
  5. Janette Woollacott et Christine Reynolds (trad. Cécilia et Francis Monteux), Claude François, les années oubliées, Édition N° 1, Paris, 1998.
  6. « Claude François : les années oubliées », sur WorldCat (consulté le 4 mars 2012)