Landry (Savoie)

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Landry
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Bourg-Saint-Maurice
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Aime
Maire
Mandat
Thierry Marchand-Maillet
2014-2020
Code postal 73210
Code commune 73142
Démographie
Gentilé Landrigeots
Population
municipale
852 hab. (2014)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 20″ nord, 6° 44′ 28″ est
Altitude Min. 724 m – Max. 2 680 m
Superficie 10,62 km2
Localisation

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Landry

Landry est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune de montagne de la Tarentaise, elle comptait 852 habitants en 2014. Elle possède une station de ski affiliée au domaine skiable des Arcs, Peisey-Vallandry.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Landry est une commune de Savoie située à mi-chemin entre Bourg-Saint-Maurice et Aime.

Carte montrant Landry et les communes voisines.
Landry et les communes voisines.

Landry est entourée par les communes de Bourg-Saint-Maurice, de Peisey-Nancroix, et de la « commune nouvelle » de La Plagne-Tarentaise, qui appartiennent pour la plupart à la même communauté de communes des Versants d'Aime. Seule la commune de Bourg-Saint-Maurice n'en fait pas partie.

Communes limitrophes de Landry
Bourg-Saint-Maurice
La Plagne-Tarentaise Landry
Peisey-Nancroix

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à l'entrée d'une gorge qui mène à la commune de Peisey-Nancroix[1]. Cette gorge a été creusée par le Nant de Peisey ou Ponthurin, torrent de montagne qui rejoint au niveau de la commune, par sa rive gauche, la rivière de l'Isère[2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Landry comme beaucoup de villages de montagne de Savoie est constituée d'un chef-lieu et de hameaux, également appelés villages. Landry est ainsi composée du Villard, du Chêne, du Martorey, du Marterey[3], de la Vinerie et du Parchet. Toutefois, d'autres hameaux ou lieux-dits de la commune sont habités lors des estives ou de la saison des sports d'hiver, notamment le Biolley, les Rêches, les Côtes, le Praz Cartan, la Blanche murée, les Balmettes, les Charmettes, le Maîtaz et Barmont.

Hameaux de Landry[modifier | modifier le code]

La Vinerie se situe à mi-chemin entre la commune de Landry. Elle tient son nom à l'ancien emplacement de vignes sur le coteau. Présence d'un verger avec nombreuses variétés d'arbres fruitiers. La Vinerie est habité par un ménage, ce qui en fait le plus petit hameau de la commune.

Le Chêne se situe entre la Vinerie et le Martorey. Dans ce hameau d'une dizaine d'habitants, se trouve une ferme bio ainsi qu'une menuiserie.

Le Martorey est un hameau situé à 1 150 mètres d'altitude et s'étendant sur 4 km2 sur les hauteurs de Landry. On y trouve des maisons savoyardes du XIXe siècle, dont plusieurs à colonnade[4]. Ce hameau est habité à l'année par très peu d'habitants, mais jadis il était suffisamment peuplé pour qu'il y ait une école. En 2014, le hameau comptait 15 habitants résidents à l'année.

Un hébergement touristique se trouve dans le hameau. Cet hébergement a été édifié en 1800. Dans les années 2000, les propriétaires l'on restauré dans le style XIXe. On y trouve aussi une fontaine en pierre blanche et une petite place centrale avec un cerisier blanc (Prunus speciosa), planté en 2007.

Le Martorey se compose de deux parties :

  • Le Martorey du haut où vivent la plupart des habitants et où se trouve le chalet Friolin ainsi que l'ancienne école ;
  • Le Martorey du bas qui est constitué d'une ancienne bergerie du XVIIIe siècle aujourd'hui divisé en deux chalets.

Un petit ruisseau coule à proximité du Martorey, le Charbonnet (ou Bergintra en latin).

Le Villard se trouve en amont de la route qui mène de Landry à l'ancienne commune de Hauteville-Gondon (Les Arcs 1800), aujourd'hui rattachée à Bourg-Saint-Maurice.

Le Villard-Dessous et le Villard-Dessus occupent chacun un replat cerné de vergers et de ruches. On peut y trouver quelques très belles maisons tarines à colonnes datant du XIXe siècle.

Le Parchet est un petit hameau situé à proximité de la ville de Landry près du hameau du Villard se trouvant entre les villes de Bourg saint Maurice et Landry.

Les Charmettes sont un petit hameau situé en bordure de la route d'accès aux stations d'altitude de La Plagne (1 350 m). On peut y découvrir des logements traditionnels.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare.

On y trouve la gare de Landry, qui cumule les deux fonctions que sont la desserte locale de Landry et des communes environnantes par les trains du TER Rhône-Alpes, et la desserte des stations de ski environnantes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Landry est un toponyme est un nom dérivé de celui d'un domaine gallo-romain, associant un anthroponyme germanique Landarius au suffixe -acum selon l'abbé Adolphe Gros[5],[6].

La paroisse ou le village sont mentionnés dès la fin du XIIe siècle[5],[6]. L'Ecclesia de Landriaco apparait ainsi vers 1170, pour être mentionnée peu de temps après par Ecclesia de Landric (en 1184)[5],[6]. Elle évolue en Ecclesia de Landrea (1258), puis de Landrico (1297), enfin en de Landris au XIVe siècle ou encore Landriaci (1608)[5],[6].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Landri, selon la graphie de Conflans[7].

Martorey ou Marterey est un toponyme ancien qui serait un dérivé de *Martyretum, lui-même dérivant de Martyrium, indiquant le lieu ou la tombe d'un « martyr » plus généralement d'un « cimetière »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, du Xe siècle au XIIIe siècle, les terres de Haute-Tarentaise sont la possession des vicomtes de Tarentaise, la famille de Briançon. Toutefois, l'ascension de la famille comtale des Savoie amène ceux-ci à intervenir en Tarentaise. Le 12 mars 1276, il est décidé que le château de Briançon et le droit sur la vicomté reviennent au comte de Savoie[10]. Le 15 avril 1279, le représentant de la famille, Jean d’Aigueblanche, doyen du chapitre d'Hereford, et Aimery, chancelier d’Hereford, son frère, consentent à l'achat de leurs droits par le comte de Savoie[10]. Landry devient désormais un fief des comtes de Savoie[3]. Au XVIe siècle, les terres ainsi que les droits sont donnés à la famille de Chabod, une famille noble originaire de Chambéry dont les origines remonterait au XIe siècle[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du canton d'Aime dont le siège se trouve dans la ville voisine de Aime.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[11].

Aux élections municipales de 2014, les quinze membres du nouveau conseil ont été désignés au scrutin majoritaire plurinominal de liste[12]. Didier Favre a été élu maire de Landry.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Landry
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Lucas Curton PCF  
mars 2001 mars 2014 Daniel Miedan-Peisey SE  
mars 2014 mars 2016 Didier Favre SE  
mars 2016 en cours Thierry Marchand-Maillet SE Charpentier

Jumelages[modifier | modifier le code]

À ce jour, l'Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, ne répertorie aucun projet de jumelage ou de coopération décentralisée, ni pacte d’amitié à l'international pour la commune[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Landrigeots[14].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 852 habitants, en augmentation de 17,68 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
577 635 618 450 482 879 724 723 706
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
648 580 537 550 504 509 476 525 524
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
518 416 396 406 347 406 410 363 314
1982 1990 1999 2007 2011 2014 - - -
356 490 628 718 809 852 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose, en régie avec la commune de Peisey-Nancroix, la station et domaine de Peisey-Vallandry (12 415 lits touristiques[19]). La commune accueille ainsi la station intégrée, dite de 4e génération, de Vallandry.

La capacité d'accueil de la commune est estimée, en 2014, à 5 787 lits touristiques répartis dans 851 établissements[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : 85 meublés ; 2 résidences de tourisme ; 3 établissement d'hôtellerie de plein air et 1 chambre d'hôtes[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En terme architectural et historique, le principal bâtiment de cette commune est l'église et sa situation remarquable sur un promontoire, lui permettant de dominer tout le village.

L'église Saint-Michel est consacrée en 1687 : elle comporte un clocher à bulbe sur un porche et une arcature lombarde d'époque Romane ; un décor floral enlumine les voûtes qui comportent également une remarquable peinture des quatre évangélistes ; le retable majeur a été rénové au XIXe siècle par Jean Tresal, habitant de Landry, avec les éléments de l'ancien retable du Rosaire du XVIIe siècle attribué à Étienne Fodéré. Le tableau central de saint Michel Archange de Giulietta date de 1816 ; la tribune sur pilier unique en son genre est un véritable chef-d'œuvre d'architecture ; tous les ornements et décorations de cet édifice font que celui-ci s'intègre parfaitement dans le circuit du « Baroque en Haute Tarentaise ».

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Une partie du parc national de la Vanoise s'étend sur 11 km2 du domaine communal.

À noter l'ancienne mine de charbon, dont les restes en ruine ont servi dans les années 1970 de terrain d'entrainement au 7e BCA.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Une chanson traditionnelle répandue dans toute la francophonie conte le désir des filles d'un petit village de trouver à se marier. Le nom du village varie selon les versions (l'interprète utilise généralement le nom de son propre village). Une version localisée à Landry (« À Landry, petit village, y a des filles à marier... ») a été reprise par le groupe Malicorne sur leur premier album[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[19].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Luquet, Dictionnaire du duché de Savoie : M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, t. 2, La Fontaine de Siloé, coll. « L'Histoire en Savoie » (réimpr. 2005) (1re éd. 1840), 265 p. (ISSN 0046-7510), p. 204.
  2. Paul Mougin, Les torrents de la Savoie, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2001), 1251 p. (ISBN 978-2-8420-6174-6), p. 760, Nant de Peisey ou Ponthurin.
  3. a, b et c Hudry 1982, p. 125.
  4. http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/archirurale/document14.php
  5. a, b, c et d Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 246.
  6. a, b, c et d D'après Henry Suter, « Landry », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en juillet 2014).
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. Hubert Bessat et Claudette Germi, Les noms du patrimoine alpin : Atlas toponymique II, Savoie, Vallée d'Aoste, Dauphiné, Provence, vol. 2, Ellug, , 464 p. (ISBN 978-2-8431-0052-9), p. 247-252.
  9. D'après Henry Suter, « (...) Martorey », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en juillet 2014).
  10. a et b Volume 1 de Archives de l'ancien duché de Savoie. Série S A. Inventaire, Archives départementales de la Savoie, 1966, p. 59.
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  12. « Accueil Municipales 2014 > SAVOIE (73) > L > Résultats reçus 1er tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en septembre 2014).
  13. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Landry », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté en août 2014).
  14. « Landry », Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. a, b et c « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  20. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4, lire en ligne), p. 206-207.
  21. « Église Saint-Michel de Landry », notice no PA00118264, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Paroles de la chanson sur le site de Gabriel Yacoub.