Avrieux

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Avrieux
Entrée d'Avrieux depuis Modane avec la pointe de Longe Côte (3 104 m) en arrière-plan.
Entrée d'Avrieux depuis Modane avec la pointe de Longe Côte (3 104 m) en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Terra Modana
Maire
Mandat
Jean-Marc Buttard
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73026
Démographie
Gentilé Avrionlins
Population
municipale
401 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 55″ nord, 6° 43′ 21″ est
Altitude Min. 1 094 m – Max. 3 506 m
Superficie 37,85 km2
Localisation

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Avrieux
Liens
Site web avrieux.com

Avrieux est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village situé en haute Maurienne, au bord de l'Arc, aux portes du parc national de la Vanoise à 5 kilomètres au nord-est de Modane.

Communes limitrophes d’Avrieux
Aussois
Villarodin-Bourget Avrieux Bramans
Modane Bardonnèche
(Italie)

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Avrou, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est la ville de décès du roi de la Francie occidentale, Charles II le Chauve. L'empereur et roi de France meurt dans le village de Brios (actuel Avrieux) le 6 octobre 877. Il a peut-être été empoisonné, alors qu'il revenait d'Italie où il était allé porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins.

En 1805, un poste de la ligne de télégraphe Chappe Paris — Milan est construit à Avrieux, au Courberon[2].

Sur la commune s'élevait, en dehors des monuments visibles encore aujourd'hui, le château des seigneurs de La Chambre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avrieux est une des 20 communes du canton de Modane.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Roland Fiandino DVD  
1995 2001 Chantal Grenat DVG  
mars 2001 mars 2014 Antoine Pla UMP  
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Jean-Marc Buttard    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 401 habitants, en augmentation de 0,25 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192 224 246 218 247 274 291 305 305
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
306 248 247 224 221 220 211 222 208
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
195 171 158 145 149 308 261 387 267
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
285 310 340 353 400 401 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Soufflerie de l'ONERA[modifier | modifier le code]

Vue de la commune au premier plan, et de l’ONERA plus loin.

Soufflerie expérimentale de l’ONERA[8] : cette installation comporte en 2011 cinq souffleries de tailles diverses destinées à étudier l'aérodynamisme de divers aéronefs (missiles, avions, etc.), plus ponctuellement d'autres engins : remontées mécaniques, ponts à haubans, etc. Elle emploie près de 150 personnes, cadres et techniciens.

La plus grosse soufflerie et la plus ancienne, dénommée S1MA, est transsonique ; c'était au départ une création que les Allemands avaient commencé à construire dans la vallée de l'Ötztal pendant la Seconde Guerre mondiale. Récupérée à titre de dommages de guerre par la France, elle fut installée à Avrieux car il fallait une très haute chute d’eau pour la faire tourner, aucune centrale électrique ne délivrant à l'époque la puissance nécessaire ; cette soufflerie fut en effet conçue pour un fonctionnement sur turbine hydraulique. Elle fonctionne aujourd'hui encore à l'aide de turbines alimentées par l'eau de conduites forcées provenant des lacs de barrages artificiels de la vallée du Fond d'Aussois (Vanoise).

Le déménagement de cette soufflerie a conduit après guerre à prolonger de quelques kilomètres, le long de l'Arc, la ligne ferroviaire de Modane, extension depuis laissée à l'abandon.

Verrerie d'art[modifier | modifier le code]

Un souffleur de verre de France est installé à Avrieux, dans une verrerie artisanale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie des retombées de la station de ski de La Norma, située sur l'autre versant de l'Arc.

Elle est également propriétaire d'un hôtel-restaurant[9] dont la gestion est déléguée à des restaurateurs privés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Portail de l'église Saint-Thomas-Becket, fresques murales.
Les forts de l'Esseillon : au premier plan, la redoute Marie-Thérèse, et en arrière-plan, le fort Victor-Emmanuel.
  • L'église Saint-Thomas-Becket[10] présente sur ses murs extérieurs, une fresque figurant les vertus et les vices. Sa porte est du XVIIe siècle. Elle abrite un diptyque d'un ancien retable du maître-autel réalisé par Jean Clappier. Les autres retables sont dus à des artistes locaux. Le patronnage d'un saint anglais peut aussi bien s'expliquer par la fondation en 1214 de la paroisse par le seigneur « Anselme de Apilis et ses fils d'Angleterre » que par les liens pouvant alors exister entre la Maison de Savoie et la cour d'Angleterre[11].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges[12], du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle.
  • Chapelle Saint-Benoît[13], chapelle de pèlerinage construite à partir du XVe siècle.
  • Chapelle Sainte-Anne, détruite après la Seconde Guerre mondiale avec la construction des conduites forcées (une statue d'une Triade étant été retrouvée cachée), reconstruite par EDF sur les hauteurs sud de la commune et inaugurée le 30 juillet 1967[11].
  • La cascade du Saint-Benoit. Elle est alimentée par le barrage de Plan d'Aval.
  • Château d'Avrieux[14], disparu.
  • Redoute Marie-Thérèse[15] faisant partie des Forts de l'Esseillon construits au XIXe siècle.
  • Le territoire situé sur le haut de la commune fait l'objet d'un site Natura 2000[16], notamment pour sa richesse floristique.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune d'Avrieux a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec « deux fleurs »[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vanessa Demange, « Avrieux », dans Collectif, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, Évian-les-Bains, Cléopas, , 852 p. (ISBN 2-9522-4597-5), p. 425-433

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p 72
  3. Gemellaggio di Avrieux con Piedicavallo, site de la commune de Piedicavallo l www.piedicavallo.com
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Centre Onera de Modane-Avrieux
  9. hôtel de la Cascade à Avrieux
  10. « Notice no PA00118191 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Thomas-Becket
  11. a et b Demange, 1000 ans d'histoire de la Savoie 2008, p. 431-432
  12. « Notice no PA00118190 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Notre-Dame-des-Neiges
  13. « Notice no PA00118189 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Saint-Benoit
  14. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 158.
  15. « Notice no PA00118192 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse
  16. http://www.ltf-sas.com/upload/File/DUP/LTFDUPCh7To7f.pdf
  17. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  18. Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, 2009, p. 35
  19. Janet Nelson, La mort de Charles, 1996, Médiévales, volume 15, n°31, p. 53 à 66.