Avrieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Avrieux
Avrieux
Entrée d'Avrieux depuis Modane avec la pointe de Longe Côte (3 104 m) en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité Communauté de communes Haute Maurienne Vanoise
Maire
Mandat
Jean-Marc Buttard
2020-2026
Code postal 73500
Code commune 73026
Démographie
Gentilé Avrionlins
Population
municipale
388 hab. (2018 en diminution de 5,13 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 55″ nord, 6° 43′ 21″ est
Altitude Min. 1 094 m
Max. 3 506 m
Superficie 37,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Modane
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Modane
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Avrieux
Géolocalisation sur la carte : Savoie
Voir sur la carte topographique de la Savoie
City locator 14.svg
Avrieux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Avrieux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Avrieux
Liens
Site web avrieux.com

Avrieux est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village situé en haute Maurienne, au bord de l'Arc, aux portes du parc national de la Vanoise à 5 kilomètres au nord-est de Modane.

Communes limitrophes d’Avrieux
Aussois
Villarodin-Bourget Avrieux Val-Cenis
Modane Bardonnèche
(Italie)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Avrieux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Modane, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (46,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31,4 %), forêts (20,7 %), zones urbanisées (1,2 %), prairies (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Avrou, selon la graphie de Conflans[7].

Dans la châtellenie de Maurienne, Avrieux fait partie de la Verne supérieure, c'est-à-dire des territoires sous l'administration du comte de Savoie en amont du Pas de la Verne et de la terre épiscopale de Saint-André. Dans ces comptes de châtellenie (par exemple ADS, SA16007 à SA16015), Avrieux est fréquemment mentionnée sous le toponyme latin April, ilis à ne pas confondre avec celui de Saint-Avre (Sanctus Aper, Sancti Apri)[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le roi de Francie occidentale et Empereur d'Occident Charles II le Chauve y fut peut-être empoisonné à son retour d'Italie (le village portait alors le nom de « Brios »), où il était allé porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins, et y mourut le 6 octobre 877.

En 1805, un poste de la ligne de télégraphe Chappe Paris — Milan est construit à Avrieux, au Courberon[10].

Sur la commune s'élevait, en dehors des monuments visibles encore aujourd'hui, le château des seigneurs de La Chambre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avrieux est une des 20 communes du canton de Modane.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Roland Fiandino DVD  
1995 2001 Chantal Grenat DVG  
mars 2001 mars 2014 Antoine Pla UMP  
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Jean-Marc Buttard    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 388 habitants[Note 3], en diminution de 5,13 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192224246218247274291305305
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
306248247224221220211222208
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
195171158145149308261387267
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
285310340353400401388--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Soufflerie de l'ONERA[modifier | modifier le code]

Soufflerie expérimentale de l’ONERA[16] : cette installation comporte en 2011 cinq souffleries de tailles diverses destinées à étudier l'aérodynamisme de divers aéronefs (missiles, avions, etc.), plus ponctuellement d'autres engins : remontées mécaniques, ponts à haubans, etc. Elle emploie près de 150 personnes, cadres et techniciens.

La plus grosse soufflerie et la plus ancienne, dénommée S1MA, est transsonique ; c'était au départ une création que les Allemands avaient commencé à construire dans la vallée du Zillertal pendant la Seconde Guerre mondiale. Récupérée à titre de dommages de guerre par la France, elle fut installée à Avrieux car il fallait une très haute chute d’eau pour la faire tourner, aucune centrale électrique ne délivrant à l'époque la puissance nécessaire ; cette soufflerie fut en effet conçue pour un fonctionnement sur turbine hydraulique. Elle fonctionne aujourd'hui encore à l'aide de turbines alimentées par l'eau de conduites forcées provenant des lacs de barrages artificiels de la vallée du Fond d'Aussois (Vanoise).

Le déménagement de cette soufflerie a conduit après guerre à prolonger de quelques kilomètres, le long de l'Arc, la ligne ferroviaire de Modane, extension depuis laissée à l'abandon.

Verrerie d'art[modifier | modifier le code]

Un souffleur de verre de France est installé à Avrieux, dans une verrerie artisanale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vue de la commune au premier plan, et de l’ONERA plus loin.

La commune bénéficie des retombées de la station de ski de La Norma, située sur l'autre versant de l'Arc.

Elle est également propriétaire d'un hôtel-restaurant[17] dont la gestion est déléguée à des restaurateurs privés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Portail de l'église Saint-Thomas-Becket, fresques.
Les forts de l'Esseillon : au premier plan, la redoute Marie-Thérèse, et en arrière-plan, le fort Victor-Emmanuel.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune d'Avrieux a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec « deux fleurs »[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vanessa Demange, « Avrieux », dans Collectif, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, Évian-les-Bains, Cléopas, , 852 p. (ISBN 2-9522-4597-5), p. 425-433
  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 195-200. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Modane », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  8. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, Chambéry, 2004, éd. originale 1936
  9. ADS (Archives départementales de la Savoie), comptes de la châtellenie de Maurienne
  10. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 72.
  11. Gemellaggio di Avrieux con Piedicavallo, site de la commune de Piedicavallo l www.piedicavallo.com
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Centre Onera de Modane-Avrieux
  17. hôtel de la Cascade à Avrieux
  18. « Église Saint-Thomas-Becket », notice no PA00118191, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. a et b Demange, 1000 ans d'histoire de la Savoie 2008, p. 431-432.
  20. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. III, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 145-156.
  21. « Chapelle Notre-Dame-des-Neiges », notice no PA00118190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. III, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 157-164.
  23. « Chapelle Saint-Benoit », notice no PA00118189, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. III, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 165-168.
  25. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 158.
  26. Notice no PA00118192, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse
  27. « Télégraphe Chappe de Courberon », sur haute-maurienne-vanoise.com (consulté le )
  28. http://www.ltf-sas.com/upload/File/DUP/LTFDUPCh7To7f.pdf
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  30. Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, 2009, p. 35.
  31. Janet Nelson, La mort de Charles, 1996, Médiévales, volume 15, no 31, p. 53 à 66.