Villarodin-Bourget

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Villarodin-Bourget
La mairie (située au Bourget).
La mairie (située au Bourget).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Terre Modana
Maire
Mandat
Gilles Margueron
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73322
Démographie
Population
municipale
509 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 53″ N 6° 41′ 50″ E / 45.2147222222, 6.6972222222245° 12′ 53″ Nord 6° 41′ 50″ Est / 45.2147222222, 6.69722222222
Altitude Min. 1 070 m – Max. 3 418 m
Superficie 33,08 km2
Localisation

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Villarodin-Bourget
Liens
Site web villarodin-bourget.com

Villarodin-Bourget est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune située en haute Maurienne sur les deux versants de la vallée de l’Arc à 3 kilomètres au nord-est de Modane se compose de deux villages principaux : Villarodin sur la rive gauche de l'Arc et Le Bourget sur sa rive droite.

Communes limitrophes de Villarodin-Bourget
Pralognan-la-Vanoise Aussois
Villarodin-Bourget Avrieux
Modane

Habitat[modifier | modifier le code]

Trois sites :

  • Le village de Villarodin situé à gauche de l’Arc à 1 200 m d’altitude. Chef-lieu de la commune.
  • Le village du Bourget au Nord de l’Arc situé à 1 163 m d’altitude.
  • La station de sports d'hiver de La Norma dominant Villarodin à 1 359 m d’altitude.

La commune a également :

  • Deux hameaux d’altitude : Amodon (1 374 m) et Ogère (1 821 m) au nord du Bourget.
  • Des chalets d’alpage : le Fournet, la Repose et le Mélèzet.

Climat[modifier | modifier le code]

Villarodin-Bourget bénéficie d’un climat sec et ensoleillé. Ce climat se traduit par l’existence d’une végétation grandement sèche, mais qui est adapté au manque d’eau avec moins de 800 mm de précipitations annuelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des trouvailles archéologiques prouvent que l’homme s’est très tôt installé sur la rive droite de l’Arc, du côté du Bourget. Il y a eu pas la suite une présence romaine qui a laissé quelques monnaies. Le Bourget était situé sur la route la mieux déneigée. Le développement de la commune se justifie en partie par le passage reliant la Maurienne à la vallée de Suse par le Col du Mont-Cenis. Ce passage garda longtemps son importance et le Bourget est resté dans quelques récits de voyageurs.

Jusqu’au XIIe siècle, l’histoire de Villarodin-Bourget demeure bien obscure. L’église de Villarodin dépendait de celle de la commune du Bourget et était desservie par un vicaire. Elle a pour patrons St Julien et St Ferréol. Bâtie en 1528, en 1631 on ajouta le chœur actuel avec son dôme et en 1666 le vestibule et les tribunes. L’église du Bourget, quant à elle dédiée à saint Pierre, fut construite en 1678. Elle a été restaurée en 1895. Elle comporte un clocher romain à arcatures lombardes, restauré en 1935.

Deux chapelles se situent à Villarodin. L’une dédiée St Roch, à l’entrée de Villarodin construite en 1565 et restaurée en 1953. L’autre, dédiée à St Sébastien, est un oratoire orné d’une statue en bois polychrome du XVIIe siècle[1].

Les territoires des villages de Bourget et Villarodin sont réunis pour la première fois sous la même entité juridique quand le duc de Savoie érige ces terres en comté pour Don Guido-Maria Gaschi (1727-1804), le 19 mai 1775[2].

L’activité essentielle de la commune était alors l’agriculture. Les principales plantations étaient le seigle, les choux, le chanvre et la pomme de terre. On pratiquait aussi l’élevage. Quelques industries se développent à partir de la fin du XVIIIe siècle. Villarodin possède jusqu'au début du XXe siècle une chamoiserie (fabrication de peau de chamois).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune vers 1920. (Villarodin est à gauche, Le Bourget est à droite de l'autre côté de la vallée).

Villarodin-Bourget est une des 20 communes du canton de Modane.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Henri Ratel DVD  
mars 2008 en cours Gilles Margueron DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
407 300 484 508 504 508 505 512 519
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
533 536 553 551 547 506 513 517 460
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
423 505 504 527 494 501 516 765 399
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
467 514 501 475 481 505 509 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population reste stable entre 1936 et 1962 avec 500 habitants ; grâce à la construction du barrage du Lac du Mont-Cenis et les travaux effectués par Électricité de France, la population a fortement augmenté entre 1962 et 1968 (accroissement supérieur à 48 %).

La fin des travaux et la fermeture de l’usine de Saint-Gobin en 1972 engendre une baisse de la population (inférieure à 366 habitants).

Grâce à la création de la station de ski de la Norma, aménagée à partir de 1970, il y a eu une augmentation d’activités économiques, ce qui a permis à la population de croitre (511 habitants)[5]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
Télécabine de la station la Norma.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, située au Bourget, est classée MH[6].
  • L'église Saint-Julien, située à Villarodin.
  • la chapelle Sainte-marguerite à Amodon.
  • Le sentier de découverte du vallon de L'Orgére.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paillard, Philippe.Histoire des communes savoyarde Savoie.Édition Horvath-Roanne, OCTOBRE 1983. ISBN 2-7171-0289-2
  2. http://www.iagiforum.info/viewtopic.php?f=3&t=11421
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  5. Bourgoin, Virginie. Découvrir le patrimoine naturel de Villarodin-Bourget. Parc de la Vanoise, 2005. 171p. Conservation de patrimoine naturel de la Savoie. ISBN 2-901617-20-4.
  6. « L'église Saint Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture