Aussois

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Aussois
Aussois
Plateau et village d'Aussois vus depuis la Norma.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Alain Marnézy
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73023
Démographie
Gentilé Aussoyens
Population
municipale
659 hab. (2015 en diminution de 1,2 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 38″ nord, 6° 44′ 32″ est
Altitude Min. 1 120 m
Max. 3 600 m
Superficie 41,94 km2
Localisation

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Liens
Site web aussois.com

Aussois (prononcé [o.swɑː]) est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Aussoyens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aussois est située dans la vallée de la Maurienne, au sud du massif de la Vanoise, à 8 kilomètres au nord-est de Modane sur un plateau à 1 489 m d'altitude.

Autrefois village traditionnel de montagne, Aussois s'est transformée en station de sports d'hiver et d'été.

Communes limitrophes d’Aussois
Pralognan-la-Vanoise
Villarodin-Bourget Aussois Val-Cenis
Avrieux
Col d'Aussois.

La commune est limitrophe au nord de celle de Pralognan-la-Vanoise située dans la vallée de la Tarentaise. Seul un sentier passant par le col d'Aussois permet de relier les deux communes.

Bramans peut être reliée directement via un chemin de terre.

Les communes d'Avrieux (via les forts, ou indirectement via la commune de Villarodin-Bourget) et de Sollières-Sardières sont reliées par des routes goudronnées.

La commune de Termignon, située après Sollières, peut également être reliée par des sentiers traversant le parc national de la Vanoise, par le col de Labby (3 324 m).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune d'Aussois est reliée :

  • vers l'ouest à Modane (à 7,5 km) par la route départementale D 215. De là, en continuant vers l'ouest, on peut emprunter en direction de Chambéry l'autoroute à péage A43 (E70) ou la route D 1006 (anciennement « RN 6 »), qui lui est parallèle. De Modane, on peut aussi se rendre en Italie (Bardonnèche, à 21 km) par le tunnel du Fréjus ;
  • vers l'est par la D 83 à Sardières (à 4,5 km) puis à Sollières (aérodrome de Sollières-Sardières). De Sollières, on rejoint la route D 1006 qui remonte la vallée de l'Arc, vallée qu'elle quitte à Lanslebourg pour atteindre la frontière italienne, via le col du Mont-Cenis (fermé en hiver).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ohely (prononcé [o.e] Écouter) est le nom du village d'Aussois en arpitan savoyard et les Oherins désignaient ses habitants[1] ou, en francoprovençal, , selon la graphie de Conflans[2] ou « Ohéy »[3]. « L'Arche d'Oé » et « Les ânes d'Oé » sont d'ailleurs les noms donnés au XXIe siècle respectivement au musée de la vie du village et à une activité touristique locale.

« Ohely » viendrait de solely[4] (soleil) reflétant l'orientation méridionale de la station, alors que la plupart des villages ou stations des environs sont situés en fond de vallée (Modane, Bramans, etc.) ou sur le flanc nord (La Norma, Valfréjus).

Une autre interprétation fait provenir le nom du village du nom féminin Alseda[5], qui pourrait correspondre au chef-lieu Ocellum des Graiocèles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Près du village, le parc archéologique des Lozes témoigne par ses gravures sur roche (plusieurs centaines de signes) d'une occupation depuis au moins 1000 ans av. J.-C., et jusqu'au Moyen Âge.

Il est possible qu'avant la conquête romaine (fin du Ier siècle av. J.-C. - début du Ier siècle apr. J.-C.), Aussois ait pu être Ocellum, capitale du peuple gaulois des Graiocèles, au même titre que d'autres sites[5]. Le chanoine Gros indique que Dom Rochet, auteur de l'ouvrage Gloires de l'Abbaye de Novalaise, « prétend avoir lu quelque part (il ne dit pas dans quel auteur), que Aussois portait jadis le nom d'Ocellum. Inutile de le réfuter »[5], ajoute-t-il pour dire que cette explication ne lui paraît pas sérieuse.

C'est ici en 877, auprès d'un berger, que le roi Charles II le Chauve a trouvé refuge, affaibli par une fièvre qui va l'emporter.

En 1802, le Piémont, occupé par les troupes de Bonaparte, est annexé au territoire français et divisé en six départements.

Après la chute de Napoléon, au congrès de Vienne (1815) la France doit renoncer à la Savoie. Réintégrée au royaume de Piémont-Sardaigne, la commune bénéficie alors (1819-1834) de la construction des forts de l'Esseillon (ou barrière de l'Esseillon), destinés à se protéger d'une attaque française.

Sous le Second Empire, en 1859, la campagne d'Italie, qui voit l’armée franco-piémontaise affronter celle de l’Empire d'Autriche pour la deuxième guerre d'indépendance italienne, est l'occasion d'une alliance entre France et Piémont. En contrepartie de cette aide, l'année suivante, le traité de Turin (1860) scelle le rattachement de la Savoie (correspondant aux deux Savoie actuelles) à la France, rendant alors la barrière de l'Esseillon caduque.

1871 : ouverture du tunnel ferroviaire du Fréjus entre Bardonnèche et Modane ; Modane devient gare internationale et de nombreux Aussoyens y trouveront un emploi.

1938 : ouverture de l'Accueil Saint-Nicolas, un centre d'accueil géré par le clergé local.

En juillet 1940, après la défaite de la bataille de France, la population aussoyenne ayant été relativement épargnée, une statue est édifiée en reconnaissance, Notre Dame de la Paix, qui est inaugurée en août 1942[6].

Plan d'amont vu du col d'Aussois.

Entre 1950 et 1955, la construction de deux barrages EDF à Plan d'Aval et Plan d'Amont[7], au-dessus du village, lui assure un revenu régulier. En 1955, le chantier de Plan d'Amont sert de cadre au tournage de La Meilleure Part (1956), d'Yves Allégret, avec Gérard Philipe.

Fin des années 1950 : Aussois, qui n'est qu'à quelques kilomètres de la gare SNCF de Modane (Paris - Rome), s'ouvre au tourisme (maisons familiales Fleurs & Neige et La Vanoise ; Hôtel du Soleil, Hôtel des Glaciers, Café des Sports).

En 1963, création du parc national de la Vanoise (PNV) sur 28 communes ; une partie du territoire de la commune d'Aussois est en zone centrale, le village étant en zone périphérique. Le PNV a été un atout pour le tourisme - il n'est que de constater l'explosion démographique d'Aussois depuis les années 1960 - en particulier le tourisme d'été (randonnées, refuges, faune et flore) ; le parc a cependant représenté un frein à l'extension de la station de ski alpin, en raison de l'interdiction d'équiper en remontées la zone centrale.

Une régie municipale est créée en 1969, pour l'exploitation des remontées mécaniques et des équipements touristiques.

En 1980, l'ouverture du tunnel routier du Fréjus, entre Modane et Bardonnèche, facilite la fréquentation de la station par des skieurs venant d'Italie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Aussois est une des 20 communes du canton de Modane.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1860 août 1877 Alexandre Col (sans étiquette)  
août 1877   Hilarion Buisson (sans étiquette)  
  juillet 1937 Camille Montaz    
juillet 1937 avril 1977 Jean-Louis Détienne    
19   Charles Cabaud    
19   Michel Bailly    
199 mars 2001 Éloi Chardonnet    
mars 2001 en cours
(au aout 2014)
Alain Marnézy (sans étiquette)  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Aussoyennes et les Aussoyens[8]. Selon l'écrivain Joseph Dessaix, dans son ouvrage Nice et Savoie (1864)[9], les habitants étaient surnommés, à cette époque, les Sorciers[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes des massifs alpins, Aussois connait :

  • un maximum démographique au milieu du XIXe siècle, avec 766 habitants en 1861 ;
  • un déclin démographique continu depuis la Première Guerre mondiale, avec le recul de l'activité agro-pastorale traditionnelle ;
  • un renouveau démographique depuis la 2e moitié du XXe avec le développement des sports d'hiver.

Un recensement officiel de la commune par l'INSEE s'est déroulé début 2011.

En saison touristique, la population est augmentée par l'afflux de touristes, rendu possible par la construction de nouveaux hébergements.

Un aménagement en cours mi-2017 vise à instaurer une zone résidentielle et tertiaire, dite « écoquartier de la Fintan »[11], en entrée nord-ouest de la commune.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 659 habitants[Note 1], en diminution de 1,2 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
322386415478572673706766582
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
611646648746709731723717555
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
426341333336369601339328331
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
500530628668658659---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Fête-Dieu (procession, fête traditionnelle, en juin).
  • Les Musicales d'Aussois - 31 juillet 2011[16].
  • Le vivathlon (mois de juillet).
  • La fête traditionnelle du 15-Août.
  • La semaine culturelle (début juillet).
  • Descente aux flambeaux.
  • La Grande Odyssée (étape sur la course internationale de chien de traîneaux).
  • La compagnie des sapeurs-pompiers d'Aussois défile à l'occasion des principales festivités du village.
  • La Onzième Conférence Internationale de Linguistique Austronésienne, 22-26 juin 2009.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a fait l'objet en 2001 d'un rapport de la Cour des Comptes[17] concernant notamment un endettement atteignant le plafond envisageable pour cette commune, notamment de par ses investissements touristiques .

Aménagements hydroélectriques[modifier | modifier le code]

Historique

Les pionniers de la houille blanche s'étaient désintéressés de la haute Maurienne parce qu'elle n'était pas desservie par la voie ferrée au-delà de Modane. Seul Saint-Gobain avait construit en 1921 sur le cours même de l'Arc la centrale au fil-de-l'eau d'Avrieux pour alimenter sa proche usine de carbure de calcium de Villarodin-Bourget. De son côté Alais-Froges-et-Camargue (la future Pechiney) avait résolu son problème d'alimentation permanente en édifiant le barrage de haute altitude de Bissorte en 1935. Ce n'est qu'après 1946 qu'EDF a placé la commune d'Aussois au centre de sa stratégie. Alors est ressorti des cartons le projet de Pechiney d'équipement des sites d'altitude de Plan-d'Amont et Plan-d'Aval dans la vallée du Saint-Benoît, affluent de rive droite de l'Arc[18].

L'alimentation : barrages et adductions

barrage-poids à contreforts de Plan-d'Amont
Barrage-poids à contreforts de Plan-d'Amont
barrages de Plan-d'Amont et Plan-d'Aval
lacs de Plan-d'Amont et Plan-d'Aval
La prise d'eau sur le Povaret dans le vallon d'Orgère
La prise d'eau sur le Povaret dans le vallon d'Orgère (commune du Bourget)

Ainsi ont été édifiés successivement sur la commune d'Aussois les barrages de Plan-d'Aval (1950) et de Plan-d'Amont (1956). La nature de chacun de ces ouvrages a été déterminée par la différence des sites. Celui-ci se prêtait à Plan-d'Amont à la construction d'un barrage-poids. Il épouse classiquement vers l'amont la forme d'un mur vertical rectiligne mais on ne retrouve pas, à l'aval, le parement régulièrement incliné, hypoténuse dans la section en triangle traditionnelle ; on a étayé simplement le mur de loin en loin par des plots ou contreforts en forme de T couchés : "chaque contrefort, et la portion de parement amont qu'il étaye, se comporte comme un élément de barrage-poids". La cuvette de Plan-d'Aval était, elle, fermée vers l'aval par un solide verrou glaciaire encadré de deux encoches. Celle de gauche dans laquelle le Saint-Benoît a scié sa gorge a été barrée d'un barrage à voûte mince. La surprise est venue lors des sondages pour asseoir une voûte homologue sur l'encoche de droite. Celle-ci n'était en réalité qu'une cicatrice superficielle au-dessus d'un profond canyon creusé par un ruisseau sous-glaciaire ; les alluvions et des éboulis l'avaient comblé ! Il a fallu curer en profondeur jusqu'à la roche saine avant de construire un barrage à voûte mince symétrique du premier. Les deux retenues échelonnées sont alimentées par les eaux du Saint-Benoît. Du fait de l'exiguïté de son bassin-versant (20,6 km2) on a cherché à accroître la capacité de stockage de Plan-d'Aval. D'une part, côté ouest, le Povaret a été capté à la cote 1993 au fond du vallon de l'Orgère, sous l'aiguille Doran. Une galerie de 6,4 km, sur laquelle se greffe le captage du Saint-Bernard permet d'amener 1,5 m3/seconde à une altitude qui correspond à la base du barrage de Plan-d'Amont. D'autre part côté est, une adduction beaucoup plus longue détourne vers Plan-d'Aval les eaux du doron de Termignon. Le bassin-versant est ainsi porté à 127 km2[19].

Cinq centrales connectées

La centrale d'Aussois et l'ONERA
La centrale d'Aussois et l'ONERA

L'aménagement de l'ensemble a déterminé la création de quatre centrales :

  1. La première mise en service dès 1950 est celle dite d'Aussois (en fait sur la commune d'Avrieux). Elle turbine les eaux en provenance du réservoir de Plan-d'Aval d'une capacité de près de 4 millions de m3 lors de son remplissage à la cote 1974, sous une chute de 861 mètres avec un débit maximum de 12,6 m3/seconde, une puissance installée de 88,3 MW et un productible annuel de 120 GWh.
  2. Au pied du réservoir de Plan-d'Amont, d'une capacité de 7,5 millions de m3 lors de son remplissage à la cote 2007, a été mise en service la centrale homonyme sous une chute de 130 mètres, avec un débit de 1,7 m3/seconde, une puissance installée de 7 MW et un productible annuel de 5,2 GWh.
  3. EDF a construit en 1976 en parallèle de celle d'Aussois la centrale de la Combe-d'Avrieux. Elles ont la même alimentation mais la seconde en diffère par le débit maximum admis de 17,4 m3/seconde, la puissance installée de 12,4 MW et un productible annuel de 170 GWh. Son fonctionnement n'est pas soumis aux mêmes servitudes que la centrale d'Aussois car c'est sur cette dernière qu'ont lieu les brusques lâchers pour le fonctionnement de la soufflerie de l'ONERA. Mais là n'est pas son principal intérêt. Elle a été mise en service en 1976, postérieurement à la centrale de Villarodin qui turbine les eaux du lac du Mont-Cenis depuis 1970. La proximité des deux centrales a suggéré l'idée de les raccorder. De la sorte, les réservoirs du Mont-Cenis et de Plan-d'Aval, qui sont sensiblement à la même cote d'altitude lors de leur remplissage, fonctionnent en vases communicants avec possibilité de transvasement dans un sens ou dans l'autre : "Ce transfert garantit le stockage de toute la fonte des neiges des deux rives de l'Arc, permettant ensuite d'optimiser la production des usines hydrauliques de Villarodin, Combe-d'Avrieux et Aussois lors des pics de consommation".
  4. Revenons à Plan-d'Aval. L'adduction en provenance du doron de Termignon débouche à 24 mètres au-dessus de Plan-d'Aval au remplissage. C'est pourquoi a été créée la centrale du Carrelet, mise en service en 1984, avec un débit maximum de 3,8 m3/seconde, une puissance installée de 0,8 m3/seconde et un productible annuel de 4,7 GWh[20].
      Nom

de la centrale

  Date de la mise

      en service

   Bassin-   versant

   en km2  

  Hauteur de chute

en mètres

Débit maximum

    En m3/s

Puissance installée

      en MW

Productible annuel

      en GWh

Villarodin-Bourget       1968     888       52       360          640
    Aussois       1950     861       12,6       88          120
Combe d’Avrieux       1976     861       17,4     12,4          170
      Avrieux       1921     108       16,2     11,6         47,5
    Plan-d’Amont       1956     130       1,7     1,7         5,2
      Carrelet       1984     24       3,8     0,8         4,7

Tourisme[modifier | modifier le code]

La station[modifier | modifier le code]

Aussois
Vue aérienne de la station.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Site web www.aussois.com
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 38″ nord, 6° 44′ 32″ est
Massif Massif de la Vanoise
Altitude 1 500 m
Altitude maximum 2 675 m
Altitude minimum 1 530 m
Ski alpin
Lié à -
Domaine skiable Aussois
Remontées
Nombre de remontées 10
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 0
Télésièges 6
Téléskis 4
Débit - (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 21
     Noires 3
     Rouges 7
     Bleues 6
     Vertes 5
Total des pistes 55 km
Installations
Nouvelles glisses
1 boarder cross, 1 snow park
Ski de fond
Nombre de pistes 5
     Noires 0
     Rouges 2
     Bleues 1
     Vertes 2
Total des pistes 30 km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Aussois

La station est gérée par une régie communale : 21 pistes balisées entre 1 530 et 2 675 m d'altitude, 55 km de pistes au pied de la Dent Parrachée (3 697 m). La station, exposée au sud, souffre parfois d'un manque d'enneigement, qui est néanmoins compensé par un bon équipement en neige de culture et la possibilité de skier à partir de la station intermédiaire, située à un peu plus de 2 150 mètres d'altitude.

En 1970 est construite la route D 215 à partir de Modane, menant ainsi directement au village et évitant ainsi l'ancienne route (D 215e, f & g) en corniche des forts de l'Esseillon, désormais fermée l'hiver.

En 2005, la station a réorganisé une partie importante de son domaine d'altitude par le remplacement d'un des plus longs téléskis de France (550 de dénivelée et plus de 2 km de long) par un télésiège débrayable 6 places. Le tracé étant différent, l'altitude maximale de la station a été réduite de quelque 20 mètres. Le sommet actuel de la station se trouve au sommet du télésiège 2 places de la Fournache à 2 675 m d'altitude.

Des accords particuliers, conclus avec des stations alentour, permettent de skier à La Norma, Valfréjus, Val Cenis et Val Thorens grâce à la télécabine d'Orelle.

La station profite d'une évolution économique très positive par la construction de plusieurs ensembles résidentiels de tourisme de standing, à proximité immédiate des pistes.

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie-Mont-Blanc, est de 6 491 lits touristiques répartis dans 627 établissements[21]. Les hébergements se répartissent comme suit : 249 meublés ; 5 résidences de tourisme ; 2 hôtels ; 1 établissement d'hôtellerie de plein air ; 6 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse ; 6 gîtes ou gîtes d'étape, et 1 chambre d'hôtes[21].

Le domaine[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver :

L'hiver, un service de navette gratuite amène les skieurs au départ des remontées mécaniques.

Sports d'été :

  • randonnée (Vanoise et Maurienne)
  • alpinisme
  • escalade[24],
  • canyoning
  • parapente
  • via ferrata du Diable[25] (cinq voies techniques, dont la plus longue de France)
  • parcours acrobatique forestier avec une tyrolienne géante : le parc du Diable[26].
  • VTT
  • PTT (parc aménagé)

En été, le télésiège du Grand Jeu amène les piétons au Montana (2 150 m), en contrebas du GR 5 (sauf le samedi).

Deux musées d'art et traditions (Âme d'Art[27] et Arche d'Oé[28]), deux hôtels-restaurant, gîtes et chambres d'hôtes[29], camping, marché traditionnel savoyard en haute-saison.

Au centre de vacances Paul-Langevin du CNRS, cité plus haut, s'ajoute un CCAS d'EDF.

Production agricole[modifier | modifier le code]

Élevage d'ovins et caprins laitiers. Depuis quelques années, les éleveurs, confrontés au retour du loup dans la Vanoise, ont recours aux patous.

L'élevage de bovins est en forte régression, donnant lieu à fabrication du fromage de beaufort et de tomme de Savoie, à la coopérative laitière de Lanslebourg.

Bois, donnant notamment lieu à des affouages.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le fort Marie-Christine.
Forts de l'Esseillon : fort Victor-Emmanuel.

Barrière de l'Esseillon[modifier | modifier le code]

  • La barrière de l'Esseillon est une série de cinq fortifications construites au XIXe siècle, pour protéger le Piémont d'une éventuelle invasion française. Elle comprend quatre forts et une redoute, qui portent les noms de membres de la famille de Savoie :
    • Fort Victor-Emmanuel[30],
    • Fort Marie-Christine[31],
    • Fort Charles-Félix[32],
    • Fort Charles-Albert,
    • Redoute Marie-Thérèse[33], sur la rive gauche de l'Arc. Une passerelle, le Pont du Diable, relie la redoute aux forts (situés sur la rive droite) à 90 m au-dessus du torrent. À noter que l'actuel pont a été construit par la France. Les Italiens en ont construit un, dont les ruines se trouvent en remontant les gorges de l'Arc en direction de l'Italie.
  • Un cimetière militaire sarde est situé au cœur de cet ensemble.
  • Pyramide au hameau de l'Esseillon, rappelant la construction de 1889 à 1891 d'une route militaire en direction de la Loza (2 327 m), où il était prévu d'installer des batteries d'artillerie, dans l'éventualité d'une agression italienne.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Gravures préhistoriques (parc archéologique des Lozes).

Sites naturels[modifier | modifier le code]

La cascade Saint-Benoit.
  • Monolithe, 90 m de haut, à Sardières (il ne s'agit pas à proprement parler d'un monolithe, puisque constitué en réalité de cargneule).
  • La cascade Saint-Benoit, 80 m de haut, sur la commune d'Avrieux ; le ruisseau Saint-Benoit prend sa source au Fond d'Aussois.
  • Les Gorges de l'Arc.
  • Le parc archéologique des Lozes (gravures rupestres à même le sol).

De façon générale la commune d'Aussois héberge quelques raretés botaniques, comme le sabot de Vénus, la sauge d'Éthiopie, la bruyère des neiges, la clématite des Alpes ou le marabout (Stipa pennata). Bois de pins cembro.

Édifices[modifier | modifier le code]

  • Fontaines et lavoirs sur la place et dans la rue Saint-Nicolas.
  • Four banal, rue Saint-Nicolas.
  • L'église paroissiale placée sous le vocable Notre-Dame-de-l'Assomption (1648)[34],[35]. L'église primitive est mentionnée dans une document de 1184[34]. L'édifice possède un clocher de style piémontais (XVIIIe siècle), d'un aspect extérieur sobre, dispose de riches décorations intérieures (poutre de gloire, retables, fresques, tableaux), qui lui valent son inscription dans le circuit des "Chemins du Baroque" des vallées de la Tarentaise, de la Maurienne, du Beaufortain et du Val d’Arly[36].
  • Chapelles :
    • Saint-Nicolas, la plus ancienne, rue Saint-Nicolas ;
    • Saint-Roch (XVIIe siècle), rue de Cambaz ;
    • Notre-Dame de la Salette (1877), rue d’En-Haut ;
    • Saint-Jean-Baptiste, à l'intérieur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption ;
    • Notre-Dame-des-Neiges au Fond d'Aussois (XIXe siècle ;
    • Chapelle du fort Victor-Emmanuel (XIXe siècle).
  • Poste du télégraphe Chappe de la ligne Lyon-Turin-Venise (XIXe siècle). Aujourd'hui en ruine, il est situé entre les stations de Saint-André et de Sollières-Sardières toutes deux restaurées en 2012.
  • L'Arche d'Oé, (XXIe siècle), musée agro-pastoral, rue de l'Église.
Le barrage du Plan d'Amont.
Structures touristiques[modifier | modifier le code]
Sites industriels[modifier | modifier le code]
Barrages de Plan d'Amont et d'Aval.
  • Les deux barrages EDF de Plan d'Amont et de Plan d'Aval construits entre 1948 et 1955. Plan d'Aval draine, outre le Saint-Benoit, toutes les eaux des alentours, en particulier celles des torrents issus des glaciers de la Vanoise (dent Parrachée, dôme de Chasseforêt, via une conduite forcée depuis Entre-Deux-Eaux), ainsi qu'une partie du torrent de Polset[42].
  • Les conduites forcées et les deux centrales hydro-électriques de Plan d'Aval.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 187-194. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. frp:Ohely sur l’édition de Wikipédia en langue arpitane.
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. http://www.aussois.com/liste.php?id=118
  4. Alain Favre, Diccionèro de fata: Savoyârd - Francês / Français - Savoyard, « Solely » p. 242, Yoran Embanner, Spézet, 2005.
  5. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 39.
  6. http://www.aussois.com/liste.php?id=124
  7. http://www.sabaudia.org/v2/dossiers/barrages/public4.php
  8. « Aussois », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 20 septembre 2018), Ressources - Les communes.
  9. Joseph Dessaix, Nice et Savoie : sites pittoresques, monuments, description et histoire des départements de la Savoie, Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes réunis à la France en 1860, 1864, p. 60.
  10. François Miquet, Sobriquets patois et dictons des communes et hameaux de l'ancien genevois et des localités limitrophes, Annecy, , 27 p. (lire en ligne), p. 7.
  11. http://www.savoie.pref.gouv.fr/sections/l_etat_en_savoie/recueil_des_actes_ad/2011/1108_-_janvier_2011/downloadFile/attachedFile/JANVIER_2011.pdf%3fnocache=1296740968.7 Savoie Recueil des actes administratifs Cf. page 25
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Fêtes musicales
  17. Cour des comptes : Rapport d'observations définitives (2002)
  18. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 51-69
  19. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 51-69
  20. EDF statistiques
  21. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergement (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  22. Maison d'Aussois
  23. Train de luges
  24. Bureau des guides
  25. Maison d'Aussois
  26. Parc du Diable - Parcours aventure et culturel dans les arbres (Fort Marie-Thérèse - Aussois)
  27. Ame d'Art - Ame d'art - la maison des metiers d'art)
  28. L'Arche d'Oé
  29. La Roche du Croué
  30. Notice no PA00118318, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Fort Victor-Emmanuel
  31. Notice no PA00118188, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Fort Marie-Christine
  32. Notice no PA00118187, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Fort Charles-Félix
  33. Notice no PA00118192, base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse
  34. a et b Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4, lire en ligne), p. 36.
  35. Dominique Peyre, En Maurienne : sur les chemins du Baroque, vol. 3, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-84206-169-2, lire en ligne), p. 191-202.
  36. voir « Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption » sur la page « Les chemins du baroque », Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne .
  37. http://next.caes.cnrs.fr/Vacances/Explorer/Aussois
  38. http://rvv2017.cirad.fr
  39. https://colloque4.inra.fr/aussoisplantebacterie
  40. https://colloque.inra.fr/jjc2016
  41. Next Generation of Nucleon Decay and Neutrino Detectors IN2P3 7-9/04/2005
  42. Grands barrages des Alpes de Savoie (cache)