Peisey-Nancroix

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Peisey-Nancroix
Vue de Peisey-Nancroix depuis le Martorey
Vue de Peisey-Nancroix depuis le Martorey
Blason de Peisey-Nancroix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Bourg-Saint-Maurice
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Aime
Maire
Mandat
Laurent Trésallet
2014-2020
Code postal 73210
Code commune 73197
Démographie
Gentilé Peiserots
Population
municipale
652 hab. (2012)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 50″ N 6° 45′ 25″ E / 45.5472222222, 6.7569444444445° 32′ 50″ Nord 6° 45′ 25″ Est / 45.5472222222, 6.75694444444
Altitude Min. 1 100 m – Max. 3 779 m
Superficie 70,64 km2
Localisation

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Peisey-Nancroix est une commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans une vallée suspendue au-dessus de l'Isère, au cœur de la Haute Tarentaise.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 7 064 hectares ; son altitude varie de 1 100 à 3 779 mètres[1].

Le point culminant est le sommet du mont Pourri, offrant une vue particulièrement remarquable sur les sommets qui ferment la vallée de Rosuel situé aux portes du parc National de la Vanoise :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La vallée comprend plusieurs torrents, le principal est le Ponthurin, ou Nant de Peisey, provenant du lac de la Plagne, parfois très impressionnant en passant dans des gorges, puis tumultueux dans la forêt sous la crase de la Teppe d'Aval. Le Nant-Bénin et le Nant-Fesson convergeant au-dessus de Nancroix vers les Lanches, se déversent dans le Ponthurin, celui-ci allant jusqu'à Landry pour se déverser dans l'Isère[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, le territoire de la commune comprend plusieurs hameaux et lieux-dits :

  • Peisey regroupe les hameaux suivants : le Villaret, les Arches, le Frenay, le Moulin ;
  • Nancroix est composée des hameaux suivants : le Passieu, la Chenarie, le Pracompuet ou Pracompuis, les Lanches, le Beaupraz, les Bettières, Rosuel, la Guraz, les Loyes, les Esserts, le Tovet.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La départementale D87 part depuis Landry pour rejoindre en 7 kilomètres de montée, par de nombreux lacets forestiers, la commune de Peisey, puis continue de monter sur 2,5 kilomètres à Nancroix, puis dessert les Lanches, La Gurraz pour rejoindre Rosuel en fond de Vallée, d'où les randonnées pédestres plus escarpées démarrent dans le Parc National de la Vanoise.

D'autres petites routes, telles que celle forestière allant des Mines aux Esserts ou aux Bauches en passant par la Teppe d'Aval, une autre partant de Peisey descendant sur Moulin, et celle plus importante bifurquant depuis le chalet "Les Amis" pour Plan-Peisey, assurent les différentes liaisons entre hameaux, départs d'excursions et la station de ski.

Depuis Le Villaret, le télécabine original de la Lonzagne[3], à 6 petites bennes ouvertes en position debout, permet de monter jusqu'à Plan-Peisey, en rejoignant le départ du grand téléphérique Vanoise Express.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Peisey, située à 1 320 mètres d'altitude, viendrait de « pesetum », lieu où abondent les épicéas. Ses habitants sont appelés les Peiserots[4].

Nancroix, à 1 450 mètres, anciennement « Nant cruet », veut dire confluent de « nants », issu du mot celte nanto, signifiant ruisseau, rivière ou torrents[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section est rédigée à partir des informations fournies par le blog de Laurent Silvin[5] et l'ouvrage Peisey-Nancroix autrefois d'Alain Richermoz[AR 1]

La vallée de Peisey est une ancienne vallée glacière dite en U par sa forme. Son accès a toujours été difficile depuis Landry. Il n'y avait qu'un sentier de largeur moyenne (de 1 à 2 m) appelé le « le Grand Raccourci ».

Primitivement la vallée était habitée par les Ceutrons, population locale d'origine celtique puis vinrent se mélanger les Burgondes et même les Sarasins (GONTHARET et RICHERMOZ). Arrivés aux environs de l'an mil, les Peiserots avaient progressivement développé une organisation démocratique: chaque année les chefs de famille élisaient deux d'entre eux comme syndics pour gérer les « fruits communs », c'est-à-dire les alpages communaux qui appartenaient à la collectivité; ils en tiraient une certaine aisance financière qui supprimait la misère. C'est ainsi qu'ils ont pu en 1685, dans le cadre du grand mouvement de la "Contre-réforme" qui a suivi le Concile de Trente, reconstruire une église plus grande et la décorer de sept rétables dont trois dorés à l'or fin, réalisés notamment par des artistes venus du Val Sésia en Italie.

Au début du XVIIIe siècle, ils édifient également un sanctuaire marial auprès d'une « source miraculeuse » située à 1 600 m d'altitude, Notre Dame des Vernettes, où se déroule un grand pèlerinage chaque 16 juillet.

En 1792, à l'arrivée des Français, ceux-ci n'ont pas été bien accueillis car les Peiserots avaient déjà racheté les droits féodaux à leur seigneur. Grâce à leur mobilisation, ils ont pu limiter la fureur destructrice des révolutionnaires à la perte des cloches de l'église tout en préservant leur clocher qui est le plus haut de Tarentaise.

Exploitation de la mine argentifère[modifier | modifier le code]

À la même époque commence l'exploitation d'une mine de plomb argentifère, d'abord concédée par le gouvernement sarde à une compagnie anglaise. C'est ce qui explique le nom de Monts d'argent donné par les révolutionnaires français. Napoléon Bonaparte alors Premier Consul décide en 1802 d'y installer le siège de l'École des mines, aujourd'hui Mines ParisTech qui sera rapatriée à Paris lorsque la Savoie retourne à la Maison de Savoie en 1815. La population atteint alors 1 600 habitants, mais les filons sont de plus en plus difficiles d'accès et des problèmes d'inondation des galeries amènent la fermeture définitive de la mine en 1866 soit six ans après le rattachement de la Savoie à la France.

Ateliers de bronze[modifier | modifier le code]

Ayant acquis des compétences dans le domaine de la fonderie, de nombreux peiserots partent alors travailler à Paris où ils s'installent dans les 3e et 11e arrondissements pour ouvrir des ateliers de « bronze imitation ». Certains reviennent ensuite au pays et y construisent de belles bâtisses agrémentées de balcons en fer forgé. Le couple Jourdan offre à la municipalité le bâtiment du Ramonard et celui de la poste. Le village connaît alors un fort exode rural et la population tombe à 400 habitants.

Durant la seconde guerre mondiale, Peisey-Nancroix fut relativement isolé et protégé grâce à la « barrière » constituée par les hautes montagnes environnantes, excepté quelques patrouilles italiennes, et il n'y eut aucune arrestation. Le ravitaillement était toutefois encore plus difficile et compliqué sous le rude climat d'hiver, en devant se rendre souvent à pied sous les tempêtes de neige par les raccourcis jusqu'à Bourg-Saint-Maurice.

Accès au village[modifier | modifier le code]

Pour rejoindre Peisey ou Nancroix depuis Paris au début du siècle précédent, le voyage en train à vapeur durait une douzaine d'heures, en passant par Chambéry, puis Albertville (avec inversion en gare du côté de la locomotive), en s’arrêtant en « omnibus » à chaque petite gare intermédiaire, enfin Moutiers, son terminus. Ensuite, on devait prendre la « diligence » sur des routes en terre.

Par la suite, de nombreux travaux de tunnels forés traversant les montagnes, permirent d'étendre la ligne de train jusqu'à Aime, puis Bourg-Saint-Maurice (qui devint même ensuite le TGV en 1992 pour honorer les Jeux Olympiques d'Albertville, permettant d'effectuer le voyage depuis Paris en seulement 6 heures), en passant par Landry, d'où commence la départementale avec de nombreux lacets pour Peisey, puis Nancroix.

Le Moulin sur le Ponthurin[modifier | modifier le code]

Le nom de Moulin situé en contrebas de Peisey, est l'origine du "moulin à Rosat", l'un des deux moulins pour fabriquer le pain dans la région. Le torrent était dérivé en amont par un canal qui amenait l’eau sur le moulin, la forge et la scierie fonctionnant tous avec l’énergie du Ponthurin[6].

La route actuelle date de 1900 et elle a été élargie à deux reprises.

Plus tard fut goudronnée celle de Peisey à Nancroix et enfin, en 1972, celle de Nancroix à Rosuel (auparavant carrossable, mais en chemin de terre).

Tourisme et ski[modifier | modifier le code]

Les villages de Peisey et de Nancroix, ainsi que les villages environnants, ont conservé le charme de leur style champêtre d'autrefois. Ils constituent un séjour agréable de calme et de nature reposante pour les estivants, dans un site grandiose, et un point de départ pour les randonneurs l'été ou les skieurs l'hiver, en restant authentiques.

Le tourisme commence à se développer dès les années 1920, d'abord à Nancroix : c'est pourquoi, bien que les deux villages soient séparés d'environ 2 kilomètres, en 1934 la commune de Peisey prend officiellement le nom de Peisey-Nancroix. Le développement touristique a permis au fil des années, un nouvel accroissement de la population qui s'élève aujourd'hui à plus de 620 habitants.

L'Association de la Vallée du Ponthurin a été créée en 2003 pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie de la région, l’AVP regroupant plus de 150 adhérents résidents de Peisey-Vallandry, et des villages environnants[7].

Randonnées d'été[modifier | modifier le code]

Les randonnées possibles depuis les villages, sur des chemins et sentiers balisés et équipés de flèches d'indications de directions à chaque intersection, sont très nombreuses pour divers parcours :

  • Côté forêt, via le pont du Ponthurin : La Teppe d'Aval, Les Mines, les Esserts, les Bauches pouvant monter vers le Col de la Chiaupe et le Lac de l'Etroit,
  • Et surtout en fond de vallée : Les Lanches, La Gurraz, Rosuel (où se situe un grand refuge), d'où démarrent les excursions dans le Parc national de la Vanoise, pour monter au Lac de la Plagne, puis continuer jusqu'au Col du Palet (pouvant rejoindre Tignes), Col de la Sachette ou Col du Val Laissonay.

Ski et sports d'hiver[modifier | modifier le code]

  • Le premier télésiège français (de 1 place seulement par nacelle), faisant office également en alternance de téléski, a été construit à Peisey-Le Villaret en 1948[AR 2].
  • En 1963 débute la création de la station de Plan Peisey, accessible par navettes de car régulières. En 1986, est créée la station Vallandry (car plus proche de la vallée allant vers Landry), s'associant pour devenir Peisey-Vallandry. Depuis décembre 2003, elle abrite une gare du Vanoise Express, l'un des plus grands téléphériques du monde, à deux niveaux qui relie les stations de ski des Arcs et de La Plagne, en créant le domaine commun aux trois stations, Paradiski.
  • Le ski de fond, ainsi que les randonnées en raquettes, sont également très pratiqués depuis de très nombreuses années, possédant de multiples pistes de chemins de différents niveaux de difficultés qui desservent les Esserts, les Mines, puis Les Lanches et Rosuel, jusqu'en fond de vallée. Quelques skieurs de randonnées expérimentés poursuivent même pour atteindre le Lac de la Plagne.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Plusieurs autres sports sont pratiqués dans la vallée, comme le Canoë-kayak, l'équitation, le moto-cross, la luge, etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Commune fait partie de la communauté de communes du canton d'Aime dont le siège se trouve dans la ville voisine d'Aime.

Tendances politiques : Elections[modifier | modifier le code]

Présidentielles

Législatives

Européennes

Régionales

Cantonales

  • 2008 : 89,26 % pour Auguste Picollet (UMP), 10,74 % pour Daniel Glatigny (Régionaliste), 71,48 % de participation.

Municipales

  • 2008 : 94,44 % pour Gérard Collin (DVD), 60,75 % de participation.
  • 2001 : - % pour - (-), - % pour - (-), - % de participation.

Référendaires

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[8].

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal à la suite des élections municipales et communautaires de 2014 :

Groupe Président Effectif Statut
SE Laurent Tresallet 15 majorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1946 1963 Roger Collin SE ...
1963 mars 1971 Francis Poccard-Marion SE ...
mars 1971 mars 1983 Maurice Coutin SE ...
mars 1983 mars 1989 Roland Parfier SE ...
mars 1989 juin 1995 Jean-Yves Richermoz SE ...
juin 1995 mars 2008 Patrick Givelet SE ...
mars 2008 mars 2014 Gérard Collin DVD ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Laurent Tresallet SE ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 017 1 113 1 142 1 389 1 631 1 511 1 180 1 479 1 125
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
965 912 821 757 697 630 538 557 543
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
466 442 433 417 420 503 476 423 450
1982 1990 1999 2006 2008 2012 - - -
481 521 614 642 648 652 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête du Costume et de la Montagne, le 15 août[modifier | modifier le code]

Cette fête de l'Assomption, perpétue la tradition depuis de très nombreuses décennies[5].

Elle commence par une messe à 9 h 30. Puis à 10 h 30, le défilé démarre depuis l'église, en suivant la route en lacets du village. Avec en tête, la fanfare champêtre villageoise d'Albertville ou Bourg-Saint-Maurice, suivie du défilé des « tarines » ou jeunes femmes habillées d'un des célèbres et lourds costumes en velours foncé richement brodés de décors fleuris représentant notamment des édelweiss et rhododendrons et rehaussés de dentelles et fils d'or, et coiffées de la « frontière » (que portaient tous les jours plusieurs villageois autrefois), d'un ensemble folklorique avec accordéon diatonique du crû, puis des guides de haute-montagne et moniteurs de ski.

Lors de l'après-midi à partir de 14 heures, près du Pont Baudin au-dessus de Nancroix et près des Lanches, puis à Rosuel en fond de vallée, se succédaient(ent) un concert champêtre de la fanfare, puis un groupe de danseurs folkloriques et chorale sur un podium dansant les airs régionaux de Savoie au son de l'accordéon et des instruments locaux (La Montfarine, La Badoise...).

Simultanément a lieu une loterie-tombola avec tirage au sort d'un jambon et d'une frontine (fromage savoyard) gratuits des tickets gagnants. Enfin, plusieurs démonstrations d'escalade, voire d'équilibre ont lieu sur les rochers abruptes environnants[11].

Traditions et gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Les cultivateurs étaient très nombreux autrefois, utilisant souvent le mulet pour tirer les charrues, jusqu'aux années 1970. Celui-ci fut progressivement remplacé par le tracteur et les machines agricoles. Le travail était rude, notamment lors de la période des foins.
  • La Fondue savoyarde est très souvent dégustée dans une "tablée", dans les restaurants d'auberges, ou entre familles et amis.
  • La liqueur souvent vendue est le Génépi (trois espèces existent en Vanoise).
  • Les magasins de souvenirs vendent souvent aussi les traditionnelles "cloches" et clochettes de vaches de plusieurs tailles et sonorités de tintements.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

  • Les forêts qui entourent la région sont constituées principalement en altitude d’épicéas (cônes pendant sous le rameau) et de sapins (dressés verticalement), à aiguilles persistantes. Plus bas, on trouve aussi des mélèzes, seul conifère perdant ses aiguilles l'hiver, ou des pins sylvestres.
  • Les animaux les plus souvent croisés en randonnées (en plus des troupeaux de vaches ou chèvres), sont les marmottes, voire bouquetins et chamois, ainsi que l'aigle ou Tétras. L'imposant chien Saint-Bernard est souvent adopté. Les criquets ou sauterelles sont nombreux à crisser dans les champs l'été. Il faut faire attention toutefois parfois aux vipères en plein soleil[13].

Sports[modifier | modifier le code]

La gare d'arrivée du téléphérique Vanoise Express.

La station de Peisey-Vallandry est située au cœur du domaine skiable Paradiski, formé par la réunion des domaines des Arcs Peisey-Vallandry et de la Plagne, grâce au téléphérique Vanoise Express, et offre ainsi un accès direct aux 420 km de pistes, 3 glaciers, 2 sommets de plus de 3 000 m et de nombreux versants en forêt.

La commune possède également un site de ski nordique dans le lieu-dit des Chabottes.

Économie[modifier | modifier le code]

Économie basée sur le tourisme saisonnier et le pastoralisme.

Bâtiments administratifs et commerces[modifier | modifier le code]

  • Le principal bureau de la poste se situe à Peisey le long de la D87 allant vers Nancroix.

Hôtels et maisons familiales[modifier | modifier le code]

Concernant les maisons familiales, elles se situent principalement :

  • À Peisey, le chalet de La Vigogne,
  • À la bifurcation de la D87 entre Peisey et Nancroix, et la route de Plan-Peisey, le Chalet "des Amis"
  • Au-dessus de Nancroix, sur la D87, le chalet du "Bon Air"
  • Le camping des Lanchettes se situe près de la D87, entre Nancroix et le hameau des Lanches
  • À Rosuel en fond de vallée, un important refuge constitue le point d'hébergement de nombreux randonneurs vers le parc de la Vanoise.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte trois monuments et treize objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[14],[15] :

Mine argentifère[modifier | modifier le code]

L'ancienne mine de plomb et d'argent, exploitée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans ses bâtiments fut installé le premier siège de l'école française des Mines de 1802 à 1814. Un parcours pédestre de découverte archéologique du site est proposé aux touristes (Palais de la Mine et circuit des Monts d'argent). Un projet d'art contemporain de Hubert Duprat y est en train de naitre. Une deuxième galerie parallèle y sera creusée. Elle reliera la première par un conduit poli qui mettra en valeur la pierre, sa couleur verte issue de chlorite et les inclusions de pyrite ferreuse qu'elle contient. Le palais de la mine, la fonderie, le bâtiment annexe, la galerie d'écoulement et l'allée de mélèzes, ainsi que les parcelles qui les portent sont « inscrits » depuis le 20 décembre 1990[16].

Notre-Dame des Vernettes[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire de Notre-Dame des Vernettes a été édifiée au début du XVIIIe siècle auprès d'une source « miraculeuse », suite à la guérison d'un habitant de Peisey, située à 1 816 m d'altitude à une heure de marche facile de Peisey. C'était à l'origine un sanctuaire marial d'inspiration art baroque savoyard. Haut-lieu de dévotion depuis le XVIIe siècle, les peintures murales ont été réalisées par Luca Valentino en 1733 et restaurées à plusieurs reprises. Le retable majeur a été édifié entre 1739 et 1743 par Joseph-Marie Martel et dédié à Notre-Dame-de-Pitié. Les autels latéraux (1750) sont dédiés à Saint Jean-Baptiste et Saint-Nicolas.

Un grand pèlerinage et procession s'y déroule chaque 16 juillet suivant l'Assomption. Les façades et toitures du presbytère, la grande chapelle votive, la petite chapelle et l'oratoire sont « inscrites » depuis le 27 juin 1983[17]. Ce sanctuaire contient deux des treize objets « classés ».

Clocher et orgue de l'église de la Trinité de Peisey[modifier | modifier le code]

L'église de la Trinité et son cimetière avec son chemin de croix situé autour de l'église sont classés « Monument historique » depuis le 14 juin 1972 [18]. Son clocher élancé, dont la tour carrée est percée de baies et surmontée d'une petite aiguille métallique, est le plus haut de Tarentaise[19]. Cette église est décorée de belles fresques et dix des treize objets « classés » dont le retable du maître-autel sculpté et doré par Jacques-Antoine Todesco et Jean-Baptiste Guallaz en 1700.

Son orgue italien construit en 1773, amélioré en 1850 par Michel Tresallet et restauré en 1989, est l'un des 4 instruments de Savoie classé lui-aussi monument historique. Un concert en a été donné dans le cadre du Festival International d'Orgue des Alpes en Juillet 2014[20].

Chapelles Ste Marie-Madeleine de Nancroix et Ste Marguerite à La Chenarie[modifier | modifier le code]

Sainte Marie-Madeleine est située au centre du village de Nancroix, et son toit surmonté comme l'église de Peisey d'un clocher surélevé. Sur son chevet, un tableau représente Sainte Marie-Madeleine. Elle possède aussi de belles fresques, restaurées en 2007.

En montant sur La Chenarie, est perchée la chapelle Sainte Marguerite, dont le nom fut invoqué pour protéger des crues torrentielles[21]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • David Poisson (1982), skieur alpin, originaire du ski-club de Peisey Vallandry.
  • Alexandre Pouyé, membre de l'équipe de France de ski de fond, plusieurs fois médaillé aux championnats de France[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Richermoz, Peisey-Nancroix autrefois, éditions La Fontaine de Siloë, 2003, (ISBN 2-84206-239-6), [lire en ligne]
  • (en) Article de Ian Thompson, « New occupants in the commune of Peisey-Nancroix (Savoie), in relation to innovation in resource use (1800-2006) / Nouveaux habitants dans la commune de Persey-Nancroix, Savoie » (pp. 537-546), paru dans Colloque Franco-Britannique de Géographie Rurale, Les étrangers dans les campagnes. Actes du colloque franco-britannique de géographie rurale, Vichy, 18-19 mai 2006, vol. 25, Presses Universitaires Blaise Pascal, coll. « CERAMAC - Centre d'Etudes et de Recherches Appliquées au Massif Central, à la Moyenne Montagne et aux Espaces Fragiles »,‎ , 643 p. (ISBN 978-2-84516-373-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrage d'Alain Richermoz[modifier | modifier le code]

  1. p. ??, [lire en ligne].
  2. p. 1949, [lire en ligne].

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/anami_0003-4398_1932_num_44_175_5151?_Prescripts_Search_tabs1=standard&.
  3. http://www.espace-arcadien.fr/rpeiseylonzagne.html
  4. http://www.peisey-info.com/histoire/.
  5. a et b Blog de Laurent Silvin.
  6. http://peiseynancroix-tane73.blogspot.fr/2011/02/les-artisans-de-moulin-au-debut-du-20e.html
  7. http://avponthurin.blogspot.fr/
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  11. Site de l'office de tourisme.
  12. http://www.ledauphine.com/savoie/2014/10/12/le-site-de-rosuel-a-peisey-nancroix-(haute-tarentaise)-a-vu-defiler-samedi-apres-midi-des
  13. http://www.peisey-info.com/faune-et-flore-de-peisey-nancroix/
  14. « Liste des monuments historiques de la commune de Peisey-Nancroix », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des objets historiques de la commune de Peisey-Nancroix », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Ancienne mine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Sanctuaire de Notre-Dame des Vernettes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Église et son cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. http://michele-gabriel.chez-alice.fr/pge159.html
  20. http://infohautetarentaise.blogspot.fr/2014/07/peisey-nancroix-festival-international.html
  21. http://www.peisey-vallandry.com/hiver/a-visiter-a-nancroix-la-chenarie-pont-baudin.html#.VaErJ1_vrj3
  22. Alexandre Pouyé