Séez

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Séez
Séez vue depuis Bourg-Saint-Maurice.
Séez vue depuis Bourg-Saint-Maurice.
Blason de Séez
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Bourg-Saint-Maurice
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Tarentaise
Maire
Mandat
Jean-Luc Penna
2014-2020
Code postal 73700
Code commune 73285
Démographie
Gentilé Séerains
Population
municipale
2 432 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Population
aire urbaine
16 708 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 25″ nord, 6° 48′ 06″ est
Altitude Min. 807 m
Max. 2 979 m
Superficie 42,55 km2
Localisation

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Liens
Site web seez.fr

Séez est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de la forêt Domaniale de Séez

Forêts[modifier | modifier le code]

Séez possède une forêt protégée et est soumise à la réglementation de protection et de boisements[1]. Cette forêt a été promulguée comme terrain communal grâce à un acte administratif du 1er décembre 1893[2]. L'entrée de la forêt communale se trouve sur la gauche de la RD 1090 en entrant dans Séez. La forêt est actuellement gérée par l'office national des forêts et possède une surface de 155 hectares et 35 aires. La surface de la forêt étant étalée sur une montagne, l'altitude minimale est de 875 mètres et l’altitude maximale de 1 850 mètres pour une moyenne de 1 350 mètres. La forêt est composée à 18 % de pins sylvestres, 6,5 % d'épicéas, 11,5 % de mélèzes, 0,5 % de pins à crochets pour une surface non boisé de 63,5 %[3].

Situation[modifier | modifier le code]

Séez est composé de plusieurs hameaux, dépendants du bourg. Il y a Villard-Dessous, et Villard-Dessus, qu'on trouve sur la route du col du Petit-Saint-Bernard qui permet le passage en Italie. On trouve sur la même route la station de La Rosière. On peut donc rattacher le col à la commune et situer le point culminant de Séez à la montagne du Sommet des Rousses à près de 3 000 m d'altitude.

Carte de la commune.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Séez est traversé par la RD 1090 (ancienne RN 90) qui relie la Tarentaise au Val d'Aoste (Italie) par le col du Petit-Saint-Bernard. Cette route bifurque sur la RD 902 depuis le centre du chef-lieu pour desservir les stations de Sainte-Foy-Tarentaise, Villaroger, Tignes, Val-d'Isère et le col de l'Iseran.

Pas de liaison ferroviaire, mais des autocars au départ de la gare de Bourg-Saint-Maurice (4 km) et à destination des stations de ski ci-dessus desservent également la commune.

Entrée à Séez depuis Bourg-Saint-Maurice.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient du fait que la commune se situe à l'emplacement de la borne « six » de la voie romaine, un giratoire à l'entrée de Séez représente cette borne.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit (graphie de Conflans) ou Sést (ORB)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Séez était le chef-lieu de la seigneurie de La Val d'Isère, composée également des paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger[5],[6].

Saint-Germain-de-Séez, actuel hameau de Séez, obtient des franchises communales en février 1259[7]. La population est ainsi exemptée de « taille, des chevauchées et de tous autres impôts » en échange de l'entretien de la route et du secours en montagne. Ces libertés obtenues par un hameau sont rares en milieu rural. Elles ont été concédées par la régente Cécile de Savoie, au nom de son fils Boniface, en raison de la position stratégique sur la route du col du Petit-Saint-Bernard du hameau[7],[8]. Des reconnaissances sont faites jusqu'en 1792.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Séez est une ville de droite.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Séez est composé d'un maire et de 18 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Séez :

Groupe Président Effectif Statut
SE Jean-Luc Penna 17 majorité
SE Christiane Jaymond 02 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Grand SE ...
mars 2008 mars 2014 Jean-Louis Grand SE ...
mars 2014 en cours Jean-Luc Penna SE Médecin généraliste
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Séez abrite la maison de l'intercommunalité de Haute-Tarentaise.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 432 habitants, en augmentation de 4,29 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 340 1 468 1 591 1 781 1 850 1 842 1 514 1 448 1 445
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 367 1 348 1 365 1 487 1 327 1 311 1 214 1 194 1 159
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 106 1 067 1 026 1 080 907 1 649 1 200 1 134 1 134
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
1 300 1 662 1 968 2 251 2 431 2 432 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 1 789 lits touristiques répartis dans 250 établissements[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : 55 meublés ; 5 hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air ; un centres ou village de vacances / maison familiale ; un refuge ou gîte d'étape et deux chambres d'hôtes[13].

En 2017, la commune est labellisée « Station verte »[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Séez ayant été le chef-lieu des vicomtes de haute Tarentaise, on peut y observer l'ancienne demeure seigneuriale.

L'église paroissiale dédiée aux saints Pierre et Paul, mentionnée au XIIe siècle, l'église actuelle est consacrée en 1683 dans une style baroque[15].

La Tannerie et la filature Arpin, sont des lieux de grand intérêt et de découverte de l'environnement et de l'artisanat local.

Fêtes, foires[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Francis Carquet (1845-1899) magistrat et député de la circonscription (1889-1899). Auteur d'une brochure Le percement du Petit-Saint-Bernard (1880-1881)
  • Joseph-Marie Emprin (1865-1939), curé de Sainte-Foy et écrivain, Secrétaire perpétuel de l'Académie de la Val d'Isère (1918-1939)[16]. On lui doit une première « Histoire de Sainte-Foy-Tarentaise », Imprimerie de la Manufacture de la Charité, Montpellier (1933), 382 pages (Réimpression 1999, Imprimerie Medcom, Lyon).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « SEEZ - Observatoire des Territoires de la Savoie », sur www.observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté le 26 août 2016)
  2. Forêt domaniale R.T.M de SEEZ, 45 p. (lire en ligne), « 0.1. Désignation et situation de la forêt », p. 6
  3. Forêt domaniale R.T.M de SEEZ, 45 p. (lire en ligne), « 1.4.4 - Répartition des essences forestières », p. 15
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Chanoine Joseph Garin, Le Beaufortain : une belle vallée de Savoie : guide historique et touristique illustré, La Fontaine de Siloé (réimpr. 1996) (1re éd. 1939), 287 p. (ISBN 2-84206-020-2), p. 33.
  6. Hudry 1982, p. 173.
  7. a et b Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 167.
  8. Article de Farbice Mouthon, « Les communautés alpines et l'Etat », p. 164, notamment la note de bas de page n°62, in Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Montagnes médiévales : XXXIVe Congrès de la SHMES, Chambéry, 23-25 mai 2003, vol. 79, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire ancienne et médiévale », , 450 p. (ISBN 978-2-85944-513-3).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté le 1er mars 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  14. « Séez », Station, sur site du label Station verte - stationverte.com (consulté en mars 2017).
  15. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4, lire en ligne), p. 248-249.
  16. Notice sur data.bnf.fr