Champagny-en-Vanoise

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Champagny-en-Vanoise
Champagny-en-Vanoise
Vue aérienne du village de
Champagny-en-Vanoise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté de communes Val Vanoise
Maire
Mandat
René Ruffier-Lanche
2020-2026
Code postal 73350
Code commune 73071
Démographie
Gentilé Champagnolais
Population
municipale
566 hab. (2018 en diminution de 7,06 % par rapport à 2013)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 19″ nord, 6° 41′ 36″ est
Altitude Min. 960 m
Max. 3 855 m
Superficie 84,96 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Moûtiers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Champagny-en-Vanoise
Liens
Site web mairie-champagny.com

Champagny-en-Vanoise est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune compte sur son territoire la station de sports d'hiver Champagny, qui fait partie des stations-villages de La Plagne et de son grand domaine skiable Grande Plagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Champagny-en-Vanoise se situe en Savoie, dans la vallée de la Tarentaise.

Champagny-en-Vanoise est une des 10 stations de ski du domaine de La Plagne qui comprend 225 km de pistes s'étageant entre 1 250 m et 3 250 m. Champagny dispose par ailleurs de 22 km de pistes de ski de fond et de sentiers de randonnée. Le site de Champagny-le-Haut comporte un musée des Glaciers et une tour artificielle d’escalade sur glace.

Champagny-en-Vanoise est située aux portes du parc national de la Vanoise.

La commune comporte de nombreux sommets à plus de 3 000 m d'altitude : la Becca-Motta (3 045 m), le Grand Bec (3 398 m), la Pointe du Vallonnet (3 372 m), la Pointe des Volnets (3 247 m), la Grande et la Petite Glière (3 392 et 3 322 m), l'Epena (3 421 m), la Grande Casse (3 855 m) plus haut sommet de Savoie, la Grande Motte (3 653 m), Pramecou (3 081 m), Pointe de la Valaisonnay (3 020 m), les Dôme et Pointe des Pichères (3 319 m et 3 309 m), Sommet de Bellecôte (3 417 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champagny-en-Vanoise est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (51,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,6 %), forêts (15,5 %), zones urbanisées (0,4 %), prairies (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shanpanyi, selon la graphie de Conflans[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Certains érudits locaux considèrent que le pape Innocent V (fin du XIIIe siècle), appelé parfois Pierre de Champagny ou Champagnon (« de Campagniaco » selon l'abbé Besson, Histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne, p. 240.) ou plus couramment sous le nom de Pierre de Tarentaise, y serait né, dans le hameau de Friburge[8]. Cependant, le pontife serait plutôt né à Tarentaise en Bourgogne ou alors à Tarentaise en Bas-Forez[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 mars 2008 Régis Ruffier des Aimes PS  
mars 2008 En cours
(au mai 2020)
René Ruffier Lanche    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 566 habitants[Note 2], en diminution de 7,06 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
497471482680770823746711736
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
734695668670633624591555496
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
419450467496456441421366303
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 -
346327379654664674609566-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La station de Champagny est l'une des dix stations composant la station de sports d'hiver de la Plagne et son domaine Grande Plagne. Elle a sur son territoire des remontées mécaniques de la SAP (Société d'Aménagement de la Plagne) dont le glacier de Bellecôte, et de la STGM (Société du Téléphérique de la Grande-Motte, du domaine de Tignes).

En 2014, la capacité d'accueil de la commune-station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 5 792 lits touristiques répartis dans 810 établissements[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 391 meublés ; 4 résidences de tourisme ; 2 hôtels ; 1 structure d'hôtellerie de plein air ; un centre ou village de vacances/auberges de jeunesse et 8 refuges[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'espace Glacialis - musée consacré aux glaciers de montagne.

L'église Saint-Sigismond : l'église actuelle est une reconstruction quasi totale d'un édifice plus ancien, réalisé vers 1648[15]. Les travaux sont donnés aux maîtres originaires de Samoëns[15]. Quelques années plus tard, en 1683, on envisage de nouveaux travaux cette fois-ci laissés aux soins de maîtres valésians[15]. Cet édifice baroque abrite un retable et une poutre de gloire classés.

Le vallon de Champagny le Haut : cette partie de la commune est située dans une ancienne vallée glaciaire fermée par un verrou glaciaire. Il est classé pour ses paysages et la préservation de ses hameaux. On peut y observer des cascades spectaculaires, des bouquetins, et c'est le point de départ de plusieurs itinéraires de randonnée dans le parc national de la Vanoise. Le territoire communal possède par ailleurs l'un des plus grandes réserves d'aulnaies vertes[16] d'Europe.

Lieux-dits, hameaux et écarts
  • Friburge ;
  • Plan des Mains ;
  • la Prise ;
  • le Bois ;
  • la Chiserette ;
  • la Couaz ;
  • Planchamp ;
  • les Rochers ;
  • le Laisonnay (d'en Haut et d'en Bas).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre de Tarentaise (v. 1225, Friburge – 22 juin 1276, Rome), élu pape le 21 janvier 1276 sous le nom d'Innocent V.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frère Des Cimes - Cent Paroles, Mille Secrets 167p. (2005)
  • Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 244-246. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[14].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  8. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05-101676-3), p. 112.
  9. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-84206-465-5, lire en ligne), p. 87-88.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  15. a b et c Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise,, vol. 2, Chambéry/Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 487 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 139-150.
  16. Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 487 p. (ISBN 978-2-7592-0003-0, lire en ligne), p. 21.