Sainte-Foy-Tarentaise

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Sainte-Foy-Tarentaise
Sainte-Foy-Tarentaise
Habitat et bassin du hameau de la Mazure.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Tarentaise
Maire
Mandat
Yannick Amet
2020-2026
Code postal 73640
Code commune 73232
Démographie
Gentilé Santaférain(e)s
Population
municipale
750 hab. (2018 en diminution de 4,34 % par rapport à 2013)
Densité 7,5 hab./km2
Population
agglomération
16 708 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 24″ nord, 6° 53′ 04″ est
Altitude Min. 871 m
Max. 3 747 m
Superficie 100,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bourg-Saint-Maurice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bourg-Saint-Maurice
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sainte-Foy-Tarentaise
Liens
Site web http://www.saintefoy-tarentaise.fr/

Sainte-Foy-Tarentaise est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la rive droite de la Haute Isère, sur la route entre Bourg-Saint-Maurice et Val d'Isère.

La commune de Sainte-Foy-Tarentaise recouvre un total de plus de 10 000 hectares, ce qui en fait la 183ème commune de France par la superficie. Sur une vingtaine de kilomètres, elle est délimitée par la frontière italienne que deux cols permettent de franchir aisément : le col du Mont et le col du Rocher Blanc.

Son point le plus bas, à Viclaire, est à 890 mètres d’altitude. Le sommet culminant, la Grande Sassière, culmine à 3 747 mètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Foy-Tarentaise est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-Saint-Maurice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (47,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,8 %), forêts (16,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme du village était autrefois Sainte-Foy[7],[8], avant qu'on l'associe au syntagme « -Tarentaise », afin de le distinguer d'autres communes, à partir de 1892[9]. Sainte Foy était une vierge martyre du IIIe au IVe siècle[7]. Tarentaise est le nom de la vallée et de l'ancienne province historique de cette partie de la Savoie.

Pendant la période révolutionnaire, la commune est renommée Valamont[9].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sinta Fé (graphie de Conflans) ou Senta-Fê (ORB)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tandis que la Tarentaise semble avoir été peuplée dès le Ve millénaire av. J.-C. par les Ceutrons, aucun vestige ne témoigne d'une présence humaine sur la commune de Sainte-Foy avant que les Romains s'y installent vers le IIIe siècle av. J.-C. La Tarentaise est alors successivement occupée par les Burgondes (peuplade nordique) jusqu'au Xe siècle, puis administrée par les archevêques de Charlemagne qui protègent tant bien que mal les populations contre les invasions des Sarrazins.
Il semble qu'il y ait eu un lieu de culte à Sainte-Foy dès l'évangélisation de la région par Jacques de Tarentaise au Ve siècle, vraisemblablement dédié à Sainte-Madeleine, seconde patronne du village, mais le nom de Sainte-Foy n'apparaît dans un texte officiel qu'en 1170[11].

À partir du XIIIe siècle et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Sainte-Foy dépend de la seigneurie de la Val d'Isère et englobe Tignes et toute la vallée. Entre 1391 et 1738, la paroisse est administrée par trois syndics installés dans les quartiers des Villes, du Tiers de la Thuile et du Tiers du Milieu. Le , Joseph Joachin d'Allinges, dernier seigneur de la Val d'Isère, affranchit Saint-Foy [11],[12],[13].

Intérieur de Sainte-Foy-Tarentaise autour de 1900

Bien que Sainte-Foy accueille fraîchement les idées révolutionnaires, elle change tout de même de nom en 1794 pour être rebaptisée Valamont, jusqu'en 1806 où elle retrouve son nom originel. Entretemps l'église est presque entièrement détruite, en particulier son clocher. Ratachée à la Savoie au XIXe siècle, elle vit alors une époque plus paisible mais elle se dépeuple peu à peu. La population passe de 1574 habitants en 1849 à 935 en 1901. Elle perd encore 46 de ses membres pendant la Grande Guerre[11],[9].

Sainte-Foy-Tarentaise costumes traditionnels au XIXe siècle

En 1932, selon Henri Onde, le village compte « 15 ou 16 familles dont l'établissement remontait à 250 ans »[14].

Pendant la Seconde Guerre Mondiale Sainte-Foy est occupée par les Italiens jusqu'en septembre 43, puis par les Allemands[15]. Ses habitant fuient dans tout le pays, particulièrement en Haute-Loire[16]. La commune est libérée en mars 1945.

La construction du barrage de Tignes, envisagée dès les années 30, reprend en 1947 et apporte de l'activité à Sainte-Foy. L'inauguration du barrage le donne l'occasion au Président Auriol de s'arrêter à Sainte-Foy en se rendant à Tignes[réf. nécessaire].
Le site est pris en compte dans le cadre du Plan neige de 1964, pour l'aménagement du ski. Malgré cela, l'exode rural se poursuit à Sainte-Foy comme ailleurs et le village se vide inexorablement de sa population. En 1975, la commune ne compte plus que 593 âmes. À partir des années 60, plusieurs projets de stations de sports d'hiver germent dans l'esprit des habitants, comme le relate assez justement le feuilleton prémonitoire Miroir 2000 jusqu'à ce qu'en 1982, le site de Bon Conseil soit finalement retenu pour le lancement d'une station de ski. Après moult péripéties et oppositions, le maire Daniel Pascual, élu en 1977, finit par ouvrir les trois premiers télésièges à l'hiver 1990/91, avec le slogan "Sainte-Foy, j'y crois". Après des débuts chaotiques, la station prend véritablement son envol à partir des années 2000, notamment grâce à l'engouement des Anglais et des Hollandais[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la maison de l'intercommunalité de Haute-Tarentaise dont le siège se trouve dans la ville voisine de Séez.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Sainte-Foy Tarentaise est composé d'un maire et de 14 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Sainte-Foy Tarentaise :

Groupe Président Effectif Statut
SE Paul Cusin-Rollet 15 majorité

Liste des maires de Sainte-Foy-Tarentaise[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Thierry Riorda SE  
mars 2001 mars 2014 Raymond Bimet SE  
mars 2014 mars 2020 Paul Cusin-Rollet SE  
mars 2020 En cours Yannick Amet SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Sainte-Foy-Tarentaise sont appelés les Santaférain(e)s, on trouve la forme erronée Fantaférain(e)s sur Sabaudia.org[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2018, la commune comptait 750 habitants[Note 3], en diminution de 4,34 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 0161 0261 1011 4821 5651 5741 3131 4311 263
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 1471 0531 0761 0991 0941 002935918911
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
994794793885922858728700593
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
609643681815767737750--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Foy-Tarentaise est située dans l'académie de Grenoble. En 2016, elle administre une école maternelle et une école élémentaire regroupant 81 élèves[21].

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, Radio Courchevel... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale de la vallée de la Tarentaise. France 3 et son décrochage France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré avec une édition locale, et l'hebdomadaire La Savoie.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse de Sainte-Foy-Tarentaise était dédiée à Sainte Foy[8]. La commune est désormais intégrée à la paroisse Saint Maurice en Haute Tarentaise[22], , qui fait partie du doyenné de Haute Tarentaise, dont le siège se trouve à Bourg-Saint-Maurice[22]. Elle se trouve dans l'archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise[22].

Sports[modifier | modifier le code]

Sainte-Foy-Tarentaise Station
Vue aérienne de la station.
Station de Bonconseil en été vue depuis La Rosière
Administration
Commune Sainte-Foy-Tarentaise
Site web www.saintefoy.net
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 21″ nord, 6° 53′ 02″ est
Massif
Altitude 813 m
Altitude maximum 2620 m
Altitude minimum 1550 m
Ski alpin
Domaine skiable Sainte-Foy-Tarentaise
Remontées
Nombre de remontées 6
Télésièges 4
Pistes
Nombre de pistes 23
Noires 4
Rouges 11
Bleues 6
Vertes 2

Sainte-Foy-Tarentaise voit se développer une station de sports d'hiver sur son territoire à partir du débuts des années 1980 Celle-ci est aménagée au hameau de Bon Conseil et son domaine sur le versant nord-ouest de la Foglietta. Il s'agit d'une « station dite moyenne ou station de moyenne montagne »[23].

L'ouverture du domaine a lieu lors de la saison hivernale de 1990-1991, avec trois télésièges[23].

Le domaine skiable propose 41 km de pistes de ski alpin (30 km en 2004[23]). Il s'étend entre 1520 et 2620 mètres[23].

En cyclisme, Sainte-Foy Tarentaise fut à l'arrivée de la 8e étape du Tour de l'Avenir 2017. La montée fut classée en deuxième catégorie et Egan Bernal remportait cette étape, consolidant son maillot jaune endossé la veille.

Économie[modifier | modifier le code]

Hameau de La Motte avec le refuge de l'Archeboc dans le vallon de Mercuel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au , l'Insee indique que la commune de Sainte-Foy-Tarentaise possède un hôtel 3*[Insee 1], aucun camping[Insee 2], mais cinq hébergements — 3 résidences de tourisme et 2 villages de vacances — collectifs d'une capacité de 1 627 lits touristiques[Insee 3].

L'organisme promotionnel Savoie Mont Blanc estimait en 2016 que la capacité d'accueil de la commune était de 5 688 lits touristiques répartis dans 867 établissements (contre 778 en 2014)[Note 4]. Les hébergements se répartissent comme suit : 4 meublés ; 3 résidences; 2 hôtels (contre 4 en 2014), 3 gîtes d'étapes ou refuge et une chambre d'hôte labellisée[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques, la chapelle Sainte-Brigitte[25] et aucun lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[26]. Par ailleurs, elle compte 21 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques dans les différents édifices religieux que compte la commune[27], mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[28].

Lieux[modifier | modifier le code]

Le mont Pourri vu du Monal.
La fontaine et la chapelle Saint-Clair au Monal.
Le Monal

Le Monal est un site classé depuis 1987[29]. Le hameau, situé à 1874 mètres d'altitude, est composé de chalets traditionnels datant des XVIIIe et XIXe siècles. L'environnement naturel fait de pierres et de bois se retrouve entièrement dans le mode de construction. Les maisons ont été bâties sur les restes d'un monastère datant du XVIe siècle. Plusieurs chapelles encore debout témoignent de cette époque [30].L'eau est, elle aussi, richement présente dans les gouilles et les ruisseaux qui serpentent entre les maisons.
Site authentique, le village du Monal a été utilisé pour le tournage de certaines scènes du film La trace, en 1983, qui conte les aventures d'un colporteur au XIXe siècle. Plusieurs Santaférins ont fait de la figuration dans ce long-métrage[31].

Habitats du hameau de la Mazure, fond le hameau du Miroir et sa chapelle.
Le Miroir

Le hameau possède ses maisons à colonnes ; procédé de construction esthétique, mais utilisé à l’époque pour son côté pratique. En effet, ces colonnes, originaires de la Vallée d’Aoste, supportent l’avancée du toit et forment un espace de circulation abritée : la circulation de l’air au niveau des séchoirs à foin ou à bois et la circulation des hommes entre les différents étages, à l’abri des intempéries.

Le hameau a inspiré un feuilleton télévisé intitulé Les Sesterain ou Le Miroir 2000[32].

On peut également retrouver ces maisons à colonnes à La Mazure, à Montalbert, au Baptieu, à La Thuile et à Bonconseil (village d’implantation de la station de Sainte-Foy).

Par ailleurs, de nombreux hameaux de montagne possèdent leurs chapelles (24 chapelles sur la commune dont certaines ont été rénovées). La plupart d’entre elles sont très anciennes puisque leur existence est mentionnée en 1633. Elles furent érigées par les « communiers », paysans utilisant les alpages, et les propriétaires habitant les hameaux.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Brigitte, Logo monument historique Inscrit MH par arrêté du [33]
  • L'église de Sainte-Foy : elle a été détruite plusieurs fois et a été reconstruite pour la dernière fois en 1975. L’architecture actuelle est en harmonie avec le style des constructions traditionnelles : alliage du bois et de la maçonnerie, toit de lauzes soutenu par des colonnes de pierre. En entrant, on remarque les retables qui garnissent le fond et le côté de l’église.
Intérieur de la chapelle Saint-Claude-et-Sainte-Appolonie reconstruite au XVIIIe siècle dans le hameau de La Mazure.
  • La chapelle Saint-Claude-et-Sainte-Appolonie, reconstruite au XVIIe siècle, située au hameau de La Mazure.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Émile Borrel (1846-1924), prêtre, historien. Professeur puis Vicaire général de Tarrentaise (1896-1924), secrétaire perpétuel de l'Académie de la Val d'Isère (1889-1906)[34]. Élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique correspondant[35].
  • Joseph-Marie Emprin (1865-1939), curé de Sainte-Foy originaire de Séez et écrivain, secrétaire perpétuel de l'Académie de la Val d'Isère (1918-1939)[36]. On lui doit une première « Histoire de Sainte-Foy-Tarentaise », Imprimerie de la Manufacture de la Charité, Montpellier (1933), 382 pages (Réimpression 1999, Imprimerie Medcom, Lyon).
  • César Constantin Empereur (1848-1929), député de la Savoie (1899-1909), puis sénateur (1909-1920)
  • Natale Palli (en) (1895-1919), aviateur italien tombé avec son avion SVA sur le mont Pourri[37].
  • Emile Paganon : militaire et résistant. A vécu à Sainte-Foy et y est inhumé.
  • Ulysse Bozonnet (1922-2014), résistant, écrivain et alpagiste au hameau de Pierre Giret[38]. On lui doit l'ouvrage Section Paganon, "dans les cimes pour la liberté" (2005).
  • Rémy Bozonnet, professeur de géographie, alpiniste, fils du précédent[39]. On lui doit, entre autres, des ouvertures de voies d'escalade sur les Œillasses (au-dessus du hameau de la Petite Sassière) ainsi qu'une monographie sur Sainte-Foy écrite avec Yves Bravard : « Sainte-Foy-Tarentaise, une montagne pour des hommes » publiée en 1984.
  • Yves Bravard (1922-2002), enseignant, résistant, alpiniste et « alpinophile », professeur des universités à Grenoble, directeur de l'Institut de géographie alpine. Habitant, à partir de 1968, au hameau du Fenil dont il a essayé d'être un résident permanent, ses écrits montrent le très grand attachement qu'il a porté tout au long de sa carrière à la Haute-Tarentaise et plus particulièrement à Sainte-Foy[40].
  • Jane Mezen-Leard, diplômée des Beaux Arts de Paris, professeur de dessin[41], elle découvre la Haute-Tarentaise en 1924. Au cours de ses vacances dans la région, elle découvre l'architecture des villages et hameaux point de départ des ouvrages Architecture traditionnelle dans le paysage de Tarentaise » (2 volumes : 1995, 2000). Elle est à l'origine de la restauration de la chapelle Saint-Maurice (1604) du hameau du Biolley.
  • Michel Arpin (1935-2015), 4e au slalom des Jeux Olympiques d'Innsbruck en 1964 et préparateur de ski de renom, notamment connu pour avoir été le technicien de Jean-Claude Killy à partir de 1966[42].
  • Daniel Pascual, maire de la commune de 1977 à 1995, à l'origine de la station de sports d'hiver sur le plateau de Bonconseil[43].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Les données fournies par l'organisme Savoie Mont Blanc prennent en compte l'ensemble des établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[24].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Insee[modifier | modifier le code]

  1. TOU T1 - Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2018.
  2. TOU T2 - Nombre et capacité des campings au 1er janvier 2018.
  3. TOU T3 - Nombre d'autres hébergements collectifs au 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bourg-Saint-Maurice », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  7. a et b D'après Henry Suter, « Sainte-Foy », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 3 août 2017).
  8. a b et c « Sainte-Foy-Tarentaise », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 3 août 2017), Ressources - Les communes.
  9. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  11. a b et c Jean-Louis Bradel, Sainte-Foy-Tarentaise, , 89 p. (ISBN 2-9512834-0-7, lire en ligne), p.9.
  12. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 468..
  13. Henri Menabrea, Histoire de la Savoie, , xx.
  14. Sur le sujet Henri Onde, « L'occupation humaine en Maurienne et en Tarentaise », Revue de géographie alpine, vol. 29, no 2,‎ , p. 223-264 (lire en ligne), et également la suite « La nature du peuplement en Maurienne et en Tarentaise. — Les hommes et les types humains (suite) » (1942), pp. 51-123.
  15. Gilles Emprin, La résistance en Rhône-Alpes, Editions Le Dauphiné Libéré, , 51 p. (ISBN 978-2811000165).
  16. Jean-Louis Bradel, Sainte-Foy-Tarentaise, , 89 p. (ISBN 2-9512834-0-7, lire en ligne), p.23.
  17. « Les 30 ans de la station de Sainte-Foy-Tarentaise », sur www.saintefoy-tarentaise.com, .
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Savoie (73) > Sainte-Foy-Tarentaise> École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 3 août 2017).
  22. a b et c « Paroisse Saint Maurice en Haute Tarentaise », sur Site de l'archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise (consulté le 3 août 2017).
  23. a b c et d Jean-Christophe Dissart, Emmanuelle Marcelpoil, « Gouvernance environnementale dans les Alpes françaises. Le cas des stations moyennes », Mondes du Tourisme, no 3,‎ , p. 66-82 (lire en ligne).
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