Bozel

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Bozel
Chef-lieu de Bozel avec le Grand Becen fond de vallée.
Chef-lieu de Bozel avec le Grand Bec
en fond de vallée.
Blason de Bozel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Moûtiers
Intercommunalité Communauté de communes Val Vanoise Tarentaise
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Martinot
2014-2020
Code postal 73350
Code commune 73055
Démographie
Gentilé Bozelains
Population
municipale
2 018 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 08″ nord, 6° 38′ 56″ est
Altitude 860 m (min. : 746 m) (max. : 2 594 m)
Superficie 28,8 km2
Localisation

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Liens
Site web mairiebozel.fr

Bozel (en arpitan Bozé) est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Bozel est notamment connue pour être très proche de la station de Courchevel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de Bozel et son clocher à bulbe.

Bozel est située au cœur de la Savoie, en Tarentaise, dans la vallée du Doron. L'altitude du point le plus bas de la commune est de 751 m. Les points les plus élevés sont le sommet du Roc du Bécoin à 2 594 m et du Mont Jovet au nord à 2 589 m, et la Dent du Villard à 2 284 m au sud. La grande majorité des habitations sont situées sur le versant ensoleillé. Le centre du village (860 m) comporte les administrations, les écoles et le collège, les commerces et une zone artisanale très active. Sur le versant sud, on trouve les hameaux de Villemartin (1 116 m), Tincave (1 263 m), Les Mollinets (1 111 m), Le Ratelard et Lachenal (1 350 m). Le hameau des Moulins (869 m) est sur le versant nord.

Sa proximité avec le massif de la Vanoise est appréciée des randonneurs l'été, tandis que le voisinage des grands domaines skiables (3 Vallées et Paradiski) intéresse les skieurs et les surfeurs l'hiver.

Le Doron de Bozel reçoit, à la hauteur du Chef-lieu, le torrent du Bonrieu venant du nord, et ceux de La Rosière et de Montgellaz venant du sud. Le Doron de Bozel se jette dans l'Isère à Moûtiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bozel
Notre-Dame-du-Pré Aime-la-Plagne La Plagne Tarentaise
Montagny Bozel Champagny-en-Vanoise
Courchevel Planay

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bozel est un toponyme qui selon l'abbé Gros proviendrait du bas latin buxellus, boxelus, bosellus. Ce sont des diminutifs du mot boscus qui désigne un « bois », donnant au pluriel [de] bosellis[1],[2]. L'abbé indique par ailleurs que le toponyme était toujours indiqué sous la forme plurielle dans les différentes mentions, [de] Bosellis, indiquant peut être par là « plusieurs mas boisés dans la même localité »[1].

Les premières mentions du village [de] Bosellis remontent au XIIe siècle, avec Ecclesia de Bosellis (1170), Parrochia de Bosellis (1184) ou encore Vallis de Bosellis (1186, dont on trouve une variante [de] busellis)[1],[2]. On trouve cependant un document qui remonterait au XIe siècle ou peut être du XIIe siècle parlant d'un « Magister Boso de Boselle »[1]. Les dérivés deviennent Bosellam ou Bosellarum (XIIIe siècle), Bosel (fin du XIIIe siècle), Bosellorum (XIVe siècle). L'auteur indique que par la suite en langue française on retrouve, selon les documents, les formes Bauzey (1648)[3], Bossel (1691), Boselles (1759) ou encore Bozeil (1764), mais que la forme Bozel reste la plus usitée[1].

Lors de l'annexion du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, la commune est désignée par Fructidor, même si l'on retrouve le toponyme original dans des documents de 1793 ou dans le Bulletin des lois de 1801[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Bozé (graphie de Conflans) ou Bosél / Bozél (ORB)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bozel a gardé une trace ancienne de présence humaine en Savoie, avec le vase trouvé au hameau des Moulins, daté de 2500 ans av. J.-C., et exposé au Musée Savoisien de Chambéry. Une copie en est visible dans la Tour Sarrazine.

Au Moyen Âge, on signale l'existence d'une maison forte appartenant en 1388 à François de Secal. Ce dernier est également en possession de la moitié de la montagne de la Valette et de Lesturges, qu'il partage avec Jacques Cembey, qui n'en possède qu'un quart[6],[7].

La paroisse de Pralognan fut détachée de celle de Bozel en 1530 et réunie à nouveau à Bozel au début du XVIIe siècle.

À la Révolution, Bozel devint Fructidor, nom qui évoque les activités agricoles de la population à cette époque mais aussi la prospérité. En effet, la commune possédait alors un important vignoble et, comme activité économique principale, la production de gruyère, dont une partie était exportée vers le Piémont, par le col de la Vanoise.

En 1630, le ruisseau Bonrieux inonda Bozel et combla l'étage inférieur de la Tour Sarrazine[8].

L'église de Bozel, érigée au Ve siècle, subit à deux reprises le courroux des eaux en crue du torrent le Bonrieu, en 1666 et en 1669.

En 1848, "la population de Bozel possédait "un nombre considérable de goitreux et de crétins", alors que Saint-Bon, village situé en face possédait une population saine, robuste et intelligente. La municipalité voyant que les conditions hygiéniques étant les mêmes, et que la seule différence importante entre les deux communes était dans les eaux potables, elle résolut d'abandonner les eaux jusque là en usage et de les remplacer par celles de la colline de Saint-Bon. Les travaux coûtèrent dix mille francs, et c'est depuis ce changement dans les eaux d'alors que l'endémie du goitre disparut"[9].

La catastrophe de Bozel[10][modifier | modifier le code]

Crue de 1904.

Le Bonrieu avait déjà débordé plusieurs fois par le passé, comme en 1630, 1666, ou 1669 (voir chapitre précédent), mais dans la soirée du 16 juillet 1904, entre sept et neuf heures, une partie du village de Bozel fut détruite dans ces circonstances rappelant la terrible catastrophe de Saint-Gervais en 1892.

Au cours d'un violent orage qui sévissait sur la région, le torrent de Bonrieu, qui, en temps ordinaire, roule à peine deux mètres d'eau, se trouvant subitement accru, sortit de son lit, entraînant dans son cours les rocs, les arbres et les terres, et se répandit en une véritable nappe de boue dans les rues de Bozel, détruisant plus de vingt maisons, ruinant trois ponts et engloutissant onze personnes.

Les secours s'organisèrent de suite sous la direction du maire, puis du sous-préfet de Moutiers et du procureur de la République.

Au petit jour, le spectacle des rues envahies par la vase, encombrées de débris de toutes sortes, apparut terrible.

On se préoccupa immédiatement de venir en aide aux malheureux sinistrés :

  • les baigneurs de Brides envoyèrent de suite 1000 anciens francs (soit environs 4000 euros aujourd'hui), puis 2 000 francs de l'époque (un peu moins de 8000 euros) et organisèrent une fête de bienfaisance ;
  • le préfet donna un premier secours de 400 francs anciens (soit environs 1500 euros) ;
  • un comité disposa de 5 000 anciens francs (environs 20.000 euros) pour les besoins les plus urgents ;
  • le 29 décembre 1904, une loi fut votée ouvrant au ministre de l'intérieur et des cultes un crédit supplémentaire de 50 000 francs anciens (env. 194.000 euros) pour aide aux victimes de la catastrophe de Bozel (Savoie) [11].

Cent hommes du 158e régiment de ligne et deux compagnies du 4e génie ont été envoyés à Bozel pour procéder au déblaiement des routes.

Les mines d'anthracite[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XIXe siècle, grâce à la présence d'anthracite dans son sous-sol, Bozel a vu s'ouvrir une nouvelle ère avec l'exploitation de ses mines dès 1880, l'implantation d'une usine au Villard du Planay en 1898, et celle d'une centrale électrique aux Moulins en 1910. Employant jusqu'à 200 ouvriers en 1920, l'usine du Villard ferme ses portes en 1984.

Cette industrialisation a favorisé le maintien de la population en même temps que celui de l'agriculture, permettant ainsi aux habitants d'exercer une double activité. Le phénomène des ouvriers-paysans était ici particulièrement bien représenté.

Parallèlement, la vallée s'est orientée vers le développement des activités touristiques, d'abord d'été avec le thermalisme (Brides-les-Bains) et l'alpinisme (Pralognan), puis d'hiver avec l'expansion des stations de sport d'hiver dans les années 1945-1960, avec notamment la station de Courchevel. Par le décret du 19 février 1959, une partie de la commune de Bozel a été rattachée à la commune de Saint-Bon-Tarentaise, correspondant à une partie de la station de Courchevel - Moriond (ex-1650).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1931 Georges Machet Radical-socialiste Huissier, Sénateur
mars 1989 mars 2001 Jean-Baptiste Martinot ... ...
mars 2001 juin 2006 Françoise Perrot ... ...
juin 2006 mars 2008 Claude Tison ... ...
mars 2008 mars 2014 Christian Seigle-Ferrand ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2020)
Jean-Baptiste Martinot ... ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Bozelains[12].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 018 habitants, en diminution de -0,59 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 247 1 064 1 186 1 270 1 472 1 468 1 330 1 422 1 267
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 231 1 250 1 316 1 201 1 166 1 124 1 172 1 186 1 246
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 248 1 389 1 183 1 223 1 271 1 439 1 431 1 380 1 344
1982 1990 1999 2007 2011 2014 - - -
1 504 1 690 1 854 1 992 2 023 2 018 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, le premier samedi du mois de décembre, la petite chapelle Sainte-Barbe est exceptionnellement ouverte, et une messe est célébrée le matin en son sein. Puis s'ensuit une dégustation de soupe traditionnelle, préparée dans la nuit dans un immense chaudron par les habitants du quartier des « Tombettes ». Cette soupe est accompagnée de vin chaud, et partagée entre tous les habitants une fois la messe terminée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour Sarrazine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Sarrazine.

Située sur la rive droite du torrent du Bonrieu, dans le bourg, la tour Sarrazine datée de la fin du XIIe siècle, est le dernier vestige d'une maison forte, distante de quelques mètres, qui a été reconvertie en habitation rurale, et qu'elle protégeait.

La tour est le plus ancien édifice de la vallée de la Tarentaise. Malgré son nom, elle n'a pas de rapport avec les invasions sarrasines survenues en Savoie aux IXeXe siècles. Elle pourrait constituer le vestige d'un domaine seigneurial plus vaste, endommagé par les crues du Bonrieu ; en 1630 une inondation envahit ainsi le niveau inférieur de la tour. Sa position atteste toutefois de la puissance des seigneurs de la vallée, les Rouge (Roux ou Rol) qui gravitaient dans l'entourage de l'archevêque de Tarentaise et des comtes de Savoie. À partir du XIIIe siècle, elle appartient aux nobles du Verger qui possédaient une autre tour à Bozel.

Cette construction de plus de 8 m de côté, présente des maçonneries de moellons bruts scellés dans un mortier de chaux et de sable. Les angles, piédroits et arcs des baies sont en moellons réguliers. Elle comporte quatre niveaux séparés par des planchers. Entièrement réhabilitée, elle abrite une exposition permanente retraçant la vie du canton du Néolithique à nos jours. Elle abrite également des expositions temporaires.

Église Saint-François-de-Sales[modifier | modifier le code]

Vue de l'église et de son clocher à bulbe.

L'église Saint-François-de-Sales a été construite en deux temps, à 150 ans d'intervalle[16].

En 1666 et 1669, le torrent Bonrieu traversant le village inonda par deux fois le village et endommagea considérablement la paroisse d'origine.

Il fallut attendre 1732 pour que la reconstruction de la paroisse commence sur la base de plans définis au début du siècle, sur l'emplacement de l'ancienne église qui était beaucoup plus petite, comprenant la sacristie et le chœur actuels.

Elle fut consacrée en 1755 par l'archevêque de Tarentaise Claude-Humbert de Rolland, et placée sous le patronage de saint François de Sales. Elle a été agrandie en 1877 d'une troisième travée.

La presque totalité du mobilier de l'église fut détruite sous la Révolution française.

Entre 1794 et 1800, l'église servit d'entrepôt pour le salpêtre nécessaire à la fabrication des poudres à canon.

Une nouvelle restauration de l'église recommença après le Concordat de 1801, mais ce n'est que vers 1830 que l'église retrouva l'ensemble de son mobilier (autel, retable, ...).

En 1840, le retable du maître-autel fut construit par Pédrino, sculpteur, au prix de 3 200 francs. Le tableau de l'autel, peint à Milan par le peintre Giovanni Arienta représente la guérison d'un enfant et la scène de la Transfiguration de Raphaël (selon saint Marc, 9,1-29).(Reproduction d'un tableau de Raphaël). De chaque côté du tableau se trouvent à gauche saint François de Salles, patron de la paroisse, et à droite sainte Agathe.

À l'intérieur, la chaire avec sculptures représentant les quatre évangélistes et le Bon Pasteur a été exécutée en 1856 par le sculpteur Duithe, de Beaufort, au prix de 420 francs.

En 1876, avec l'accroissement de la population, l'église fut de nouveau agrandie avec le déplacement de la façade. Cette modification permit la construction de l'actuelle tribune, plus grande que l'ancienne, qui fut alors réservée aux membres masculins de la confrérie du Très-Saint-Sacrement. Les hommes de plus de vingt cinq ans qui n'en étaient pas membres occupaient alors la nouvelle travée du fond de l'église.

En 1877 furent placées sur la façade de l'église les statues en terre cuite d’Élie (à gauche) et de Moïse (à droite), ainsi que celle du Sacré-Cœur de 2 mètres de hauteur et pesant 600 kilos. La porte est caractéristique du baroque en Tarentaise, avec son fronton interrompu encadrant une niche abritant la statue de saint Pierre. Des pilastres latéraux ainsi qu'un décor peint sur la partie supérieure complétaient la décoration jusqu'au début du XXe siècle.

En 1794, durant la période de la Révolution française, le représentant du peuple en mission dans le département du Mont-Blanc en 1794 ordonna par décret que le clocher à double bulbe du XVIIIe siècle soit découronné. Ce clocher fut reconstruit en 1824 sur une base similaire à son plan d'origine, il s'élève à plus de 40 mètres.

La totalité de la couverture de la flèche à deux bulbes fut entièrement refaite en 1978.

Le clocher possède quatre cloches achetées aux établissements Paccard d'Annecy. Les deux plus grosses en 1820, et les deux autres en 1927. La dernière réfection du clocher date de 1978.

L'église est une des silhouettes les plus reconnaissables de Savoie, avec sa flèche unique à double bulbe.

Curiosité[modifier | modifier le code]

Stèle - église Saint-François-de-Salle - Bozel.

Une stèle en pierre sculptée est visible sur un mur de l'église Saint-François-de-Sales (incrustée à l'extérieur, juste à droite de l'entrée principale).

Elle comporte l'inscription latine suivante :

« H.D.J ET S.R.E
JOANNA MARIA
ROGET NATA IX Kal
X bris ANNO MDCCLXX
PERFECTOREMVITAM
ANHELANS, FACULTA-
TIbUSq, TERRENIS
COELESTES DIVITIAS
COMPARARE CUPIENS
SECESSIT INDOMUM
qUAM EDUCANDIS
PUELLIS FUNDAVERAT.
OBDORMIVITXVKAL
JULII. MDCCCXLV
TIBI PAX ETORATIA
DILECTOE MATRI FILIOE CARITATIS TVOE ».

La dernière ligne est semi-enterrée sous le goudron de la place.

Traduction :
En l'honneur du Seigneur Jésus et de la sainte Église romaine,
Ci-gît et repose Jeanne-Marie Roget née le 22 novembre 1770 ;
Aspirant à une vie plus parfaite
et désirant se préparer les richesses célestes avec les moyens terrestres,
elle se retira dans la maison qu'elle avait fondée pour l'éducation des jeunes filles.
Elle "s'endormit" (décéda) le 16 juin 1845.
- A toi la Paix et la Grâce -
- Pour toi, mère bien-aimée, les filles de ta charité -

Collège Le Bonrieu[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée du collège.

Bozel, chef-lieu de canton, abrite également un collège depuis 1960 (en septembre, cette année-là eut lieu la première rentrée scolaire). Situés au centre du village, rue des Écoles, les bâtiments actuels, qui furent construits plus tard, accueillent aujourd'hui 350 élèves de la 6e à la 3e. Leur architecture s'intègre facilement dans leur environnement.

Le collège comporte une très belle salle d'animation, qui est fréquemment le théâtre d'évènements culturels.

Les élèves viennent également des autres communes de la vallée (Pralognan-la-Vanoise, Champagny-en-Vanoise, Saint-Bon-Tarentaise, Montagny, Feissons-sur-Salins, Les Allues ou La Perrière).

La structure pédagogique comporte une section à vocation sportive ski et une section européenne anglais[17].

Le collège a fêté le vendredi 28 juin 2013 son 50e anniversaire : le premier bâtiment avait en effet été construit en 1963. Autour du principal du collège, Damien Raymond, 250 personnes étaient présentes pour l'occasion, dont le député et président du conseil général de la Savoie Hervé Gaymard, le conseiller général, Vincent Rolland, lui-même ancien élève et le maire, Christian Seigle-Ferrand.

Chapelle Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir[modifier | modifier le code]

Façade de la chapelle.

Selon la tradition, une statue de Notre-Dame-de-Pitié ou de Compassion était placée dans une niche de la façade de l'église de Bozel, au-dessus du portail. Aux XVe siècle, son pouvoir de guérison fut sollicité, et des résultats furent constatés. Cette statue fut alors appelée Notre-Dame Miraculeuse vers le milieu du XVIIe siècle.
Une première chapelle, nommée Notre-Dame, fut érigée en 1664 devant l'église, contre le mur de la façade, pour abriter cette statue miraculeuse. Cette chapelle originelle dut être détruite lors de l'agrandissement de l'église.
La construction d'une nouvelle chapelle, nommée Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, fut achevée en 1741, dans le cimetière entourant alors l'église, moins de dix ans après la première[18].

Construite « afin d'attirer toujours mieux la dévotion des Chrétiens », mais construite au cœur du village, cette chapelle fut orientée selon un axe nord-sud, avec le chœur au sud, contrairement aux règles canoniques.

Cette chapelle fut un lieu de pèlerinage important pour toute la vallée, et avant 1794, de nombreux ex-voto en ornaient les murs.

Au XIXe siècle, le 16 juillet, fête du Mont-Carmel, et le 8 septembre, fête de la Nativité, étaient les deux principales solennités de ce sanctuaire.

En 1835, « une pauvre fille était sourde depuis quinze ans environs, de manière à ne pouvoir entendre le prédicateur à l'église et ceux qui voulaient converser avec elle. Elle fit un vœu à Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, et le jour de la fête du saint Rosaire, comme elle gardait son troupeau, elle fut guérie subitement et depuis lors ne ressentit plus son infirmité »[19].

L'un des plus importants pèlerinages eut lieu le 6 juillet 1875: une procession venue de Moûtiers se prolongeait sur une longueur de deux kilomètres. Plus de 200 ecclésiastiques, le sous-préfet de Moûtiers et environ 15 000 à 16 000 pèlerins provenant de toute la Tarentaise.

Comme les autres centres de pèlerinages en Tarentaise, cette chapelle est à plan centré "en croix grecque", surmontée d'une voute orthogonale et d'un lanternon.

Le retable de la chapelle est classé Monument Historique. Des colonnes torses, de style corinthien soutiennent l'entablement au-dessus duquel s'élève un fronton richement décoré, orné de statues et de cariatides.

À l'intérieur du dôme central, les peintures ont été exécutées en 1780, par les frères Pierre et Joseph Desdominique de la Valsesia (Val de Sezia). Elles ornent les huit pans du dôme et retracent les principaux mystères de la vie de la Vierge Marie : sa naissance, sa présentation au temple, son mariage avec Joseph, l'annonciation, la visitation, l'adoration des bergers, l'assomption, et son couronnement au ciel. Certaines de ces scènes se retrouvent sur la façade extérieure. Des médaillons représentant les quatre évangélistes se voient aux quatre pendentifs du dôme.
En 1850, sur les murs et les piliers du Dôme d'où les ex-voto avaient disparu à la Révolution, furent ajoutées des peintures de moins grande valeur dont il ne reste que les quatre Pères de l'église latine.

L’élément le plus somptueux est le retable de 1754, qui échappa à la destruction lors de la Révolution, et fut redoré en 1857. Il fut construit pour mettre en valeur, dans une niche au centre du premier étage, la statue miraculeuse. Cette statue fut malheureusement détruite en 1794 par un acte impie, et remplacée par une statue de la Vierge à l'enfant du XIXe siècle.
Les deux volets latéraux contiennent les statues de saint Joachim et saint Joseph.

Cette chapelle a été restaurée en 1966.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Barbe.
  • Chapelle Sainte-Agathe (fondée en 1486, reconstruite en 1659, restaurée en 1879).

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Souvy (1936 - 1992), promoteur de la rénovation architecturale du centre de Bozel.

Yves Paccalet, né dans le hameau de Tincave, écrivain, philosophe et naturaliste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 77.
  2. a et b Henry Suter, « Bozel », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  3. Selon la carte de Sanson d'Abbeville surchargée en 1648.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. Élisabeth Sirot 2007, p. 69.
  7. Archives départementales de Savoie. C 1769 II, f° 15, 103, 143.
  8. Les monuments anciens de la Tarentaise par E.-L. Borrel (Éditions Ducher, Paris, 1884), p. 166 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k29839s/f170.image.r=)
  9. Traité du goître (impr. de G. Mont-Louis, 1879), p. 79-80 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54821449/f85.image.r=)
  10. Revue Universelle (Paris, 1901), p. 471-472 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5808379t/f480.image.r=bozel.langFR)
  11. Journal Officiel du 31 décembre 1904
  12. « Bozel », Accueil > Ressources > Communes, Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise, Volume 2, La Fontaine de Siloé - FACIM, , 335 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 125-132.
  17. Collège Le Bonrieu
  18. Marius Hudry, Sur les chemins du Baroque en Tarentaise, Volume 2, La Fontaine de Siloé - FACIM, , 335 p. (ISBN 978-2-84206-422-8, lire en ligne), p. 133-138.
  19. Notre-Dame de Savoie, par M. l'abbé F. Grobel (Ed.C.Burdet, 1860), p.460 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6539480f/f478.image.r=)
  20. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).