36e régiment d'infanterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le domaine militaire
Cet article est une ébauche concernant le domaine militaire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

36e Régiment d'Infanterie
Image illustrative de l'article 36e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 36e RIInsigne régimentaire du 36e B.I (1960 à 1962)
Insigne régimentaire du 36e RI
Insigne régimentaire du 36e B.I (1960 à 1962)

Création 1776
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Caen
Inscriptions
sur l’emblème
Hondschoote 1793
Zurich 1799
Austerlitz 1805
Iéna 1806
La Marne 1914
Artois 1915
Verdun 1916
L'Ailette 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Bataille de France
Guerre d'Algérie
Fourragères aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations croix de guerre 1914-1918
Trois palmes
Une étoile de vermeil
insigne de béret d'infanterie

Le 36e Régiment d'Infanterie de Ligne (ou 36e RI) est un régiment d'Infanterie de ligne constitué à la fin de l'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Colonels/chef-de-brigade[modifier | modifier le code]

  • 1791 : De Contades de Giseux (Louis-Gabriel-Marie) - colonel
  • 1792 : De Wildermouth (Jean-Henri) - colonel
  • 1792 : Augustin Joseph Isambert - colonel
  • 1793 : De Saint-Laurent (Jean-Baptiste-Philibert Bodin) - colonel
  • 1793 : De Glatigny (Jean-Jacques-Rene) - colonel
  • 1794 : Quetard de la Porte (Jacques) - Chef-De-Brigade
  • 1796 : Sergent (?) - Chef-De-Brigade
  • 1799 : Pierre Belon Lapisse - Chef-De-Brigade
  • 1799 : Graindorge (Jean-Francois) - Chef-De-Brigade et colonel en 1803
  • 1805 : Houdard de Lamotte (Antoine-Charles) - colonel
  • 1806 : Pierre-André-Hercule Berlier - colonel
  • 1811 : Metrot (Jean-Francois-Antoine) - colonel
  • ...
  • 1849 : colonel Blanchard
  • Juin 1940: LtCol Bléger

Cinq des Commandants ci-dessus ont atteint le rang de la Général-De-Brigade

Isambert (Augustin-Joseph) - Quetard de la Porte (Jacques) - Lapisse (Pierre Bellon) Graindorge (Jean-François) - Berlier (Pierre-André-Hercule)

Historique des garnisons, combats et bataille du 36e RI de ligne[modifier | modifier le code]

Le 36e Régiment d'Infanterie prend ses quartiers dans la Caserne Lefèbvre au château de Caen après la réorganisation militaire qui suit la défaite de 1870. Dès 1876-1877 un grand bâtiment est construit sur l'ancien emplacement du donjon pour héberger un bataillon et ses réservistes. En 1901, un second bâtiment près de la Porte des Champs vient compléter ce dispositif pour une garnison renforcée d'éléments du 129e régiment d'infanterie. Les bâtiments anciens du château sont conservés mais adaptés aux exigences de la garnison. Le château est désormais coupé de la ville. Ses murailles sont en partie cachées par les maisons qui l'entourent. Les Caennais en oublient même jusqu'à son existence. Mais la présence de nombreux soldats, les défilés, les parades, et surtout un service militaire au recrutement local, maintiennent le lien entre la ville et le château. Héros de la guerre de 1914-1918, le 36e régiment d'infanterie est cependant dissous en 1923. Le 129e régiment d'infanterie reste seul au château jusqu'en 1939. Le 36e régiment d'infanterie est alors reformé mais succombe au plus fort de la bataille en juin 1940.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1852[modifier | modifier le code]

  • 1830 : Une ordonnance du 18 septembre créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[1].

En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome

Second Empire[modifier | modifier le code]

Par décret du 2 mai 1859 le 39e régiment d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 102e régiment d'infanterie de ligne.


Le 36erégiment d'infanterie de ligne à la bataille de Frœschwiller le 6 août 1870.

  • 1er corps : maréchal de Mac Mahon
  • 3e division : général Raoult
  • 36e RI : colonel Krien - cdt Prouvost - cdt Laman
  • Pertes de la bataille de Frœschwiller: 45 officiers 960 soldats.
  • La bataille:

En tête du 36e se tiennent comme une phalange d'élite : le commandant Laman, les capitaines Chevillard, Tortreau, Recamier, de Chauvenet, le lieutenant Tramont, le sous lieutenant Moulinay, le tambour-major Jacquerd, le sergent-major Galay, les sergents Bry et Petit, les soldats Rossignol et Henri.

  • Prise du drapeau:

Au milieu de la dernière lutte non moins acharnée qu'inégale, le drapeau noirci de poudre et criblé de balles, sur lequel tous les soldats ont les yeux fixés, tombe tout à coup et disparaît.
Le sous-lieutenant Beaumelle vient d'être blessé. Dans un geste désespéré, il soulève et tend son aigle au sous-lieutenant Lacombe en lui disant "Sauve-le !", puis s'affaisse sur le sol ensanglanté.

« Le lendemain de la bataille, un vieux prêtre qui habitait Mortzwiller, près de Reischshoffen ; obtint du prince Hohenzollern de se rendre sur le champ de bataille pour porter secours aux blessés. Il se rendit à Frœschwiller. Dans une grande aux trois quarts détruite, il trouva plusieurs cadavres, et, parmi eux, un bless respirant encore qui gisait dans un coin, la jambe brisée par une balle. Ce dernier demanda au prêtre de l’emporter dans une de ses voitures et lui raconta que poursuivis par ces Bavarois, plusieurs de ses camarades, à la tête desquels était le porte drapeau du régiment s’étaient réfugiés dans la grange. Ceux qui étaient valides avaient pu s’enfuir dans la nuit, mais avant de partir, dans la crainte dêtre arrêté par les Allemands, l’officier avait glissé l’étoffe dans le corps du blessé, se disant que les Bavarois ne pourraient le trouver en fouillant la grange… le prêtre remit les lambeaux à un officier envoyé par le général Raoult qui, grièvement blessé, était soigné à Reischshoffen au château du comte de Leusse où ils furent cachés jusqu’à ce qu’un officier blessé le ramena en France, en rejoignant sa famille  avec. L’aigle seule était tombée aux mains de Bavarois et fut ramené en France en 1946 par le Général Blanc directeur du musée de l’armée. »

Texte écrit à la plume au verso d'une carte postale allemande illustrée (vers 1900) intitulée

« Wörth, le 6 août 1870 Conquête d'un aigle français. 2. Bavarois. Régiment d'infanterie. »


De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

En 1901, le régiment est définitivement fixé à Caen dans la caserne Hamelin et la caserne Lefèvre.

Première Guerre mondiale[2][modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Le 36e appartient à la 10e brigade, à la 5e division d'infanterie du 3e corps d'armée. Il fait partie de la 5e division d'infanterie d'août 1914 à mai 1917, il est incorporé ensuite dans la 121e division d'infanterie jusqu'en novembre 1918.

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940 il appartenait à la 6e division d'infanterie les 36e RI, 74e RI, 119e RI, 43e régiment d'artillerie divisionnaire, 243e régiment d'artillerie lourde divisionnaire, 13eGRDI.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Sous le nom de 36e Bataillon d'infanterie il sera en Algérie de 1960 à 1962.

Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le 36°BI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale prévues aux accords d'Evian du 18 mars 1962. Le 36°B I forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 494°UFL-UFO composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de Militaires Musulmans, a Messobket qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire Algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

Il est régiment de réserve des forces du territoire, implanté à Caen jusqu'à sa dissolution en 1993.

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3]:

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918


36e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée :

De la croix de guerre 1914-1918 avec trois citations à l'ordre de l'armée plus une citation à l'ordre du corps d'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Jean-Baptiste-Jules Bernadotte, Lieutenant au 36e régiment de ligne en 1792, Louis-Félix Amiel (1802-1864), 1834.

Personnages célèbres ayant servi au 36e régiment d'infanterie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  2. L'Histoire du 36e régiment d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale est l'objet du blog du 36e RI
  3. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives militaires du Château de Vincennes.
  • À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]