119e régiment d'infanterie

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119e Régiment d'Infanterie
Image illustrative de l’article 119e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 119e régiment d’infanterie

Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Devise "Toujours prêt à bondir"
Inscriptions
sur l’emblème
Burgos 1808
Santander 1809
Arapiles 1812
Guise 1914
artois 1915
Verdun 1916
Picardie 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
une étoile de vermeil
Insigne de béret de l'infanterie

Le 119e régiment d'infanterie (119e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé par le Premier Consul à partir de deux régiments provisoires de l'armée d'Espagne en 1808.


Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1808 : Création 119e régiment d'infanterie de ligne (formé à partir de) 13e et 14e régiments Provisoires d'infanterie, formé en 1808 pour servir en Espagne.
  • 1814 : dissolution.

Colonels/Chef de brigade[modifier | modifier le code]

  • 1901 : colonel Charles Lanrezac
  • 1913 : colonel Émilien Victor Cordonnier
  • 1914- : colonel Boulangé
  • au  : lieutenant-colonel Alphonse Pineau
  • 20- : lieutenant-colonel Henri Bourdeau
  • 22- : intérim par le Commandant major J.C.J. Henry
  • -  : lieutenant-colonel Édouard Husband
  • 5- : intérim par le Commandant major J.C.J. Henry
  • -  : colonel de Montluisant
  • -  : colonel Henri-Jean Waymel
  • : lieutenant-colonel Emmanuel Malvy
  •  : colonel Roger de Barbeyrac de Saint-Maurice
  • 1939-1940 : lieutenant-Colonel Perdijon.
  • Officiers tués et blessés alors qu'ils servaient dans les 119e régiment d'infanterie durant la période 1808-1814.
  • Officiers tués: trente-six

Historique des garnisons, combats et batailles du 119e RI[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914 : casernement Lisieux et Courbevoie; à la 12e B.I, 6e D.I, 3e corps d'armée.

1914[modifier | modifier le code]

Vers Charleroi : Bataille de Charleroi. La retraite. Les opérations de l'aile gauche: Bataille de Guise .Bataille de la Marne, 5 au : Montceau-les-Provins.

1915[modifier | modifier le code]

Offensive d'Artois (mai-juin et septembre) : Vimy.

1916[modifier | modifier le code]

Bataille de Verdun. Reprise des Forts de Douaumont et Vaux: secteurs de Tavannes et Bezonvaux. personnalités citées à l'ordre de l'armée ayant fait partie de la 2e compagnie du 119e: Albert Besson

1918[modifier | modifier le code]

Oise : offensive de Lassigny (10-).

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Formé le sous les ordres du Lieutenant-Colonel Perdijon, il appartient à la 6e division d'infanterie. En 1940, la 6e DI était commandée par le Général A.Lucien. Elle était stationnée dans le Nord de la France, puis en Belgique.


Dans maintes circonstances, des troupes françaises luttèrent avec ardeur, sans avions et sans chars ,contre un ennemi toujours supérieur en nombre et en matériel , au cours du tragique printemps 1940. Dans l'est, en Lorraine, des unités qui se battaient depuis le début de l'offensive allemande continuèrent, bien qu'encerclés complètement, à livrer de durs combats qui se seraient poursuivis sans la signature de l'Armistice. Ce fut le cas du 119e R.I qui ayant participé à de violentes batailles autour de Montmédy et dans les Ardennes reculait sur la Meuse depuis le .Malgré cela, aucun de ses soldats ne déserta son poste et aucun de ses officiers ou sous-officiers n'abandonna ses hommes. Notre Normandie peut être fière des régiments qu'elle a formés avec ses propres fils, dignes continuateurs de leurs aînés de la Grande Guerre.

De Cherbourg à Thuilley aux Groseilles, le 119e R.I a vécu 10 mois, quelques trois cents jours d'épreuves, de souffrance et de gloire, continués pour beaucoup par d'autres nombreux jours de souffrance entre les barbelés des camps.
Toutes ses journées sont inscrites à jamais dans nos mémoires

C'est l'arrivée. Cherbourg dont les rues d'ordinaire si calmes, s'animent d'une foule chaque jour un peu plus militaire où le kaki du 119e R.I domine les cols bleus et les pompons rouges.

La vie de cantonnement nous y attend des noms de consonance inconnue nous abritent LE THOUR, LA SELVE,  NIZY LE COMTE,  et les semaines s'écoulent à mettre au point par des exercices , des marches et des tirs, la machine de guerre du 119 e R.I. Nous partions nous battre aux grandes manœuvres, par un automne, clément, chacun s'étonne un peu de la douceur du temps et de la douceur de la vie. Mais octobre arrive et novembre. La frontière belge nous occupe un moment avec la chasse au lapin et la contrebande de tabac, la chasse aux espions et les travaux de fortification. 
La plus belle période s'achève le 9  décembre car nous allons maintenant prendre notre tour de garde aux avant-postes de la ligne Maginot face aux unités allemandes. La température se refroidit sérieusement aussi les manœuvres intensives auxquelles intensives auxquelles nous sommes soumis deviennent plus pénibles

les noms de HAM SOUS VARSBERG, CREUTZWALD, PORCELETTE, illustrent une longue période de souffrances et de froid pour les bataillons qui vont se relayer à partir du à la garde des postes P2, P3, P6, P 26, P 7, P 36, etc où les nuits n'étaient pas les meilleures par des températures - 30 degrés. Mais c'est la "guerre en chapeau de paille" comme le dira le capitaine Picard, vétéran de 14. Nos adversaires sont calmes, les patrouilles des groupes francs seules travaillent pour situer les emplacements ennemis , quelques coups de canon sont échangés, les 75 tombent sur le BUCHENSTAUDEN , les mines sur le poste 26. Le groupe franc du 1/119 s'illustre au cours d'une reconnaissance en profondeur , le sous-lieutenant de Tramont y gagne la première croix de guerre du régiment

Nous sommes relevés le par les auvergnats de la 26e DI bien heureux d'aller profiter du printemps qui commence et des permissions qui reprennent dans nos nouveaux cantonnement de la Meuse.

Le 119e R.I parfaitement aguerri forme maintenant une grande unité malgré de nombreuses mutations amenuisant par trop ses effectifs restés squelettiques jusqu'au fatidique.

Comme il est petit en effet le 119e dès son premier engagement le dans la grande bagarre au bout de ses 10 jours de marches forcées mais comme il est vaillant.

La bataille fait rage pendant 5 jours presque sans interruption entre OLIZY et MALANDRY, charnière de la ligne Maginot. Les allemands ne passent pas mais les pertes sont sévères.

Sur les 15 officiers du 3e bataillon 5 sont tués, 9 blessés; les bois du LIGANT sont hachés par l'artillerie.

Au premier bataillon des vides terribles se creusent, la densité de l'artillerie qui nous écrase fait dire au commandant DELEVAL "c'est un petit Verdun".

Le , à 2 heures du matin, le 9e R.T.M vient prendre notre place dans "l'enfer d'Olizy" sous une canonnade copieuse. Nous avions droit à quelques jours de repos mais les circonstances commandent notre remise en place dans le dispositif sur la rive gauche de la Meuse en remplacement du 43 R.I.C dans le bois du Four.

Entre deux attaques nous organisons la défense, pose de mines et de barbelés, l'artillerie nous exaspère mais encore bien plus le survol de nos positions par le "mouchard" qui ne cessera d'évoluer en toute sécurité dans notre ciel.

le , le 2e bataillon est attaqué avec des moyens énormes, aviation ,artillerie, mais tient ses positions et c'est un véritable désespoir que nous accueillons les ordres de repli général qui nous parviennent dès 22 heures.

La retraite commence, combats de retardement pendant le jour, mouvement de repli pendant la nuit durant treize jours encore où la fatigue s’accroît et la volonté fléchit. La tenaille ennemie se resserre, le combat doit cesser, l'ordre en est donné aux 470 hommes, derniers débris du régiment.

Et le commandant DELEVAL écrit à la fin de son journal de route "le 119e R.I a le droit de marcher la tête haute malgré la défaite. Depuis plus d'un mois, il se bat avec acharnement subissant les bombardements les plus intenses de l'aviation et de l'artillerie adverses, défendant pied à pied les positions qui lui sont confiés.

Vraiment les gradés et les hommes du 119 R.I ont fait preuve d'une force morale et d'une résistance physique au-dessus de tout éloge. Ils ont fait sans défaillance leur devoir, tout leur devoir, plus que leur devoir.

Les anciens du 119 ont gardé malgré les douze années qui les séparent de ce tragique printemps 1940 le souvenir des combats sanglants qui les conduisirent d'Olizy sur chiers à Vezelize en passant par la cote 311, le bois du Four, Esnes et Drubazie. Puisse cette journée du Souvenir resserrer encore les liens qui les ont unis, et que le pieux salut adressé en commun à leurs morts sauve de l'oubli les belles actions de leur régiment BURGOS 1080, SANTANDER 1809, ARAPILES 1812, GUISE 1914, ARTOIS 1915, VERDUN 1916, PICARDIE 1918 sont inscrits en lettres d'or sur le drapeau du 119e R.I. Lieutenant BENNEHARD.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[1]:

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

Drapeau du 119e régiment d'infanterie de l'armée française, avec ses batailles.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 française.jpg avec deux citations à l'ordre de l'armée puis une à l'ordre du corps d'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Traditions et uniformes[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

"Toujours prêt à bondir"

Personnalités ayant servi au 119e RI[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie fournie par le musée du château de Vincennes.
  • Archives du Grand Quartier général des Armées du Nord et du Nord-Est État-Major ordre no 6735 "D"()
  • 1939-1940 : v. Gilles Buisson, Historique du 119e RI : guerre 1939-1940, 139 p., (s.n.), 1951
  • A partir du livre Drapeaux et étendards de régiments Normands et Bretons de X.Pringuet, préface du Général de C.A du Vigier à l'occasion des journées Interarmes de Coutances (22 et ). Imprimerie Notre Dame de Coutances. Edition du Comité de Liaison Inter fédérale des Amicales Régimentaires. Paris 8 e
  • À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  • [1] le 119e R.I

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]