Brimont

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Brimont
Vue aérienne de Brimont en 2005.
Vue aérienne de Brimont en 2005.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes de la Colline
Maire
Mandat
Jean-Pierre Desplanques
2014-2020
Code postal 51220
Code commune 51088
Démographie
Gentilé Brimontois
Population
municipale
443 hab. (2012)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 30″ N 4° 01′ 33″ E / 49.3416666667, 4.0258333333349° 20′ 30″ Nord 4° 01′ 33″ Est / 49.3416666667, 4.02583333333  
Altitude Min. 79 m – Max. 170 m
Superficie 12,61 km2
Localisation

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Brimont est une commune française située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne, à quelques kilomètres au nord de Reims.

Ses habitants sont appelés Brimontois et Brimontoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Route touristique du Champagne et fait partie du Massif de Saint Thierry. La voie romaine de Reims à Bavay franchissait la colline à ce lieu et s'appelait le cran de Brimont.

Communes limitrophes de Brimont
Berméricourt Orainville Auménancourt
Brimont Bourgogne
Courcy Bétheny

Histoire[modifier | modifier le code]

Colonne de soldats allemands entre Loivre et Brimont, dans le département de Marne, en France, en 1918.

Brimons est cité en 1171, mais l'origine n'est pas certaine, il semble que l’appellation serait faite sur la base d'un nom propre Buriniacus.

Brimont était déjà une étape à quatre lieux sur la voie romaine partant de Reims vers le nord comme en témoigne la borne Victorin conservée au musée de Reims. Une tombe d'un personnage chrétien fut découvert en 1790 à 3,9m de profondeur lors de travaux de terrassement. Ce serait une tombe du IIIe ou IVe siècle[1]. Onze pièces de bronze ont aussi été trouvé à différents moments et tous sur le mont, elles recouvrent la période de 27 avant JC à 308[2].

Lors de la Guerre de cent ans, le duc de Lancastre avait son camp en Brimont le 4 décembre 1359.

Le 16 avril 1917, les soldats russes de la première brigade du corps expéditionnaire envoyé en France par la Russie attaquent à Courcy, en direction de Brimont, lors de l’offensive déclenchée sur le Chemin des Dames pour rompre le front et dégager Reims. Cette brigade, malgré sa vaillance, ne parvient pas à entamer sérieusement les positions ennemies.

Après l'armistice, tout ce secteur est classé en zone rouge. C’est une période de nettoyage, de désobusage, et de reconstruction.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Brimont.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 2008 Dominique Sellier    
2008 en cours Jean-Pierre Desplanques[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Brimontois et les Brimontoises[4].

En 2012, la commune comptait 443 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 375 387 389 442 457 499 541 563
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
533 522 527 513 816 461 488 459 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
419 434 413 282 316 332 304 247 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
350 296 335 316 457 456 453 452 443
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Brimont compte 43,5 ha de vignes champagne AOC, majoritairement plantées de pinot meunier[4].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

entrée du fort de Brimont.
  • Le fort de Brimont est un fort militaire qui défendait Reims dans le Système Séré de Rivières. Il est d'une ampleur considérable et fut construit en 1876. Ce système fut rendu obsolète par les progrès des canons et poudres ; démantelé dans les années 1910, il fut utilisé par les Allemands pour garder les prisonniers français lors de la Première Guerre mondiale. Son action est renforcée par deux batteries annexes situées sur ses ailes, la batterie de Loivre et la batterie du Cran de Brimont.
  • L'église Saint-Remi[7] date des années 1920 et est construite d'après les plans des rémois Rafine et Rouillard. Elle remplace une église romane du XIIe siècle détruite pendant la Première Guerre mondiale[8]. Les verrières de l'ancien édifice, du XVIe siècle, étaient classées monument historique[9]. En revanche, une statue en pierre de saint Remi de la même époque, également classée, se trouve aujourd'hui encore dans l'église[10].
  • Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale[11].
  • Les sépultures de sept aviateurs de la Royal Air Force tombés le 17 avril 1943.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Travaux de l'académie nationale de Reims, 122e volume, impr. Michaud, Reims, 1910.
  2. Pour leur description : Povillon-Piérard, tableau historique et statistique de la montagne et du village de Brimont près Reims, Boniez-Lambert, Châlons, 1826.
  3. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  4. a et b « Brimont », sur Union des Maisons de Champagne (consulté le 9 mai 2013).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  7. « Paroisse Sainte-Thérèse des Grandes Voies », sur site du Diocèse de Reims (consulté le 9 mai 2013).
  8. « Brimont, Histoire de l'église romane : Anéantie sous le feu du fort », L'Union,‎ 4 juillet 2012 (lire en ligne)
  9. « Notice no PM51001333 », base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 9 mars 2013.
  10. « Notice no PM51000114 », base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 9 mars 2013.
  11. Alexandre Niess. « Notice no IA51000542 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 9 mars 2013.